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L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour    Page 2 sur 18

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L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Jeu 12 Nov 2009, 17:00

Rappel du premier message :

Ouvrons ce fil sur une double question, et tant pis pour le risque de confusion entre le sujet de fond et l'incident polémique de ces jours-ci (patience, j’y viens...).

L'Esprit Public, c’est une des émissions à la fois les mieux faites de toute la grille, et une des moins culturelles. Celle pour laquelle un ratio qualité radiophonique/contenu culturel serait le plus costaud. L’émission-type comme j’en cherchais sur BFM il y a 15 ans de ça, quand j’étais lecteur du Nouvel Escronomiste. Depuis, mes goûts ont changé : à ma radio je demande de la culture, et dans l’Esprit public, de la culture ben j’en entends pas lourd. Pourtant elle est là, ça ne fait pas de doute : dans l’art radiophonique de Philippe Meyer et dans le ciboulot des participants, et puis parfois quand même dans l’ultime séquence des brèves, mais c’est bien le seul moment où on l’entend, la culture. Pour le reste, c’est la version radio des discutes de jadis entre Ockrent, July, Alexandre. Et d’ailleurs pourquoi pas ? Si la formule est bonne, autant la reprendre. C’est ce qu’a fait récemment l’Economie en question : 4 invités, 2 sujets, une séquence de brèves. Ca nous fait maintenant 2 émissions instructives et ... aussi peu culturelles que possible.

C’est bien dommage, car Philippe Meyer est certainement une des meilleures pointures de toute la chaine. En témoignent son expérience de sociologue devenu journaliste, sa vaste culture, son souci de la langue sans jamais la moindre trace de purisme lourdaud (ça c’est vraiment rare), son recul et son humour vialatto-british, son art de maintenir le débat dans un cadre audible en réglant les tours de parole et en évitant ces chevauchements et interruptions qui à FC caviardent toutes les émissions de débat avec des passages plus ou moins longs de bouillie radio. Toutes choses en quoi nombre de producteurs de la station gagneraient à lorgner un peu du côté du dimanche à 11h et à s’inspirer de l’esprit de l’Esprit public.

Mais du côté des débatteurs invités, franchement, ça marque le pas. Les capacités d’analyse de Jean-François Revel et de Jean Claude Casanova n’ont pas été remplacées. Certes, Bruno Frappat vient de temps à autres jouer le rôle du sage, mais c’est pas bien souvent et ça aussi c’est dommage. Certes chacune des synthèses lues par Meyer (lecture intelligente, au fait, on n’est pas à la limite du déchiffrage comme chez Goumarre ou chez Baddou hein) est un modèle, comme le montre la réaction des intervenants ponctuels, ceux qu’on invite pour une émission thématique sur leur spécialité : pour la plupart ils saluent la justesse de l’analyse. Pour le reste, hormis les commentaires du même, mon impression générale est que les participants sont franchement usés. On se souvient qu’Emmanuel Todd n’était pas resté longtemps dans l’émission. Dans ses réponses à la question « Peut-on encore débattre en France », il avait dit sa difficulté d’avoir des opinions sur tout. Les actuels réguliers de l’Esprit Public ne semblent pas avoir sa réserve.
- Max Gallo tartine ses banalités comme si c’étaient des découvertes inédites et des vérités profondes.
- Michaud ricane tant qu’il peut. Il faut mettre à son crédit qu’il est aussi imprévisible que démagogique, ce qui est en soi un exploit. Enfin il est... I Mean : « il était » (cf plus loin, j’explique)
- Labarde et Olivennes font leurs petits effets de manche pour balancer des mini-coups de gueule et des paradoxes un peu faciles. On se dit qu’ils doivent être assez bons dans une discute de café ou dans une réunion de cadres. Seulement leur habileté d’orateurs n’est jamais bien relayée par quelque référence à la réalité empirique (sauciale). Quand on vérifie on se rend compte qu’ils fantasment du sophisme plutôt qu’ils n’étayent leur baratin pour marcher avec l’auditeur vers un peu plus de vérité et de clarté
- Bourlanges quant à lui il bourlangise tout-le-temps, c’est à dire que chaque semaine il nous fait 2 ou 3 fois un petit grand oral, en commençant par une belle astuce finement préparée et en achevant par une formule bien trouvée. Il cite Durkheim ou mieux Tonnies ou mieux Le Play ou mieux Saint-Simon à chaque fois on se demande jusqu’où il va remonter comme ça.

Le hic, c’est que le programme n’est toujours pas culturel. Ca serait d’ailleurs idiot de le réclamer tel : de même qu’on ne fera pas boire un âne qui n’a pas soif, on n’entendra jamais beaucoup de culture dans une émission d’actu politique. Oui tout ça c’est bien dommage pour Philippe Meyer, que j’aurais bien vu et qu'encore je verrais bien en directeur des programmes, mais enfin son émission aurait plus sa place sur France info, comme ça j'écouterais France Info.

./...
* * *

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Jeu 18 Fév 2010, 18:57

Bonsoir Henry, où que vous soyez !

Vous écrivez : " Je dirais que les discours de Churchill et power point se situent dans des ordres tellement différents".

Sans aucun doute. Cela dit, je serais moins optimiste que vous sur les vertus de Power Point. Combien d' étudiants n'entend-on se plaindre, dans des grandes écoles, ou à la fac, de l'excès de PP qui conduit à n'écouter plus que des cours hyper-allégés en matière... Le PP peut aider à clarifier, à condition de ne pas devenir une solution de facilité. Et de ne pas transformer un cours en séance de dessins animés.

Il me semble malgré tout que l'étude précise d'un texte complexe, par exemple, favorise l'apprentissage de l'abstraction, qui fait tant défaut à nos jeunes têtes. (oui, oui, c'est réac, mais c'est hélas, un constat quotidien).

Je note que vous avez oublié votre

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L'affaire Yves Michaud, 8 mois après... - le Dim 04 Juil 2010, 21:05

Dimanche 27 juin dans l'Esprit Public, alors que les débatteurs ont commenté la déroute de l'équipe de France de Foot immédiatement suivie de la débine généralisée de l'entraineur par tout ce qui possédait qui un micro, qui une plume, qui un émetteur optique, Philippe Meyer s'est singularisé en plaçant sinon un point de vue discordant, du moins une remarque sur le travail de ses confrères de la Presse. Il se trouve que cette remarque peut éclairer le renvoi d'Yves Michaud, sacqué de l'Esprit Public 8 mois plus tôt, en novembre dernier.

Dimanche 27 c'est par ces mots que Meyer avait conclu ce mini-débat sur la pilule reçue en AfSud :
<< ... autre chose qui m'a fait vraiment peur, c'est cette manière ... (Domenech mérite absolument toutes les critiques qu'on a faites sur lui, point-barre) à partir de quoi , la manière dont chacun, et notamment la presse qu'on regarde le plus à ce moment là c'est à dire la presse télévisée, celle des grandes chaines et aussi celle des chaines du câble, est tombée sur lui, donne froid dans le dos quand on pense à la capacité grégaire des gens de se jeter sur celui qui est par terre. J'ai entendu une journaliste d'une des chaines du câble expliquer que rien qu'à voir comment il était habillé, par rapport à la façon dont était habillé l'entraineur d'Afrique du Sud on pouvait voir que... (!) . J'ai entendu à un moment donné l'un des joueurs qui est parti seul pour rejoindre sa femme qui avait accouché peu de temps avant leur départ pour la Coupe du Monde, et quand on l'interroge il dit qu'il y a eu dislocation de l'équipe donc je prends mon avion. Et le mot "dislocation" a été repris sur ces mêmes chaines un nombre de fois considérable pour expliquer que ça voulait bien dire que l'équipe de France était pourrie puisqu'il y avait dislocation... Tout ça, cette surenchère et cet extraordinaire panurgisme dans la cruauté et dans la capacité à donner des coups de pieds à quelqu'un à terre, est quelque chose qui lève le coeur.>>

Cette déclaration de Meyer on peut la rapprocher du concert anti-Polanski de l'automne dernier. Concert qui ne fut pas univoque, mais tout de même très lourdement marqué par une rumeur morale sur l'air de la punition de l'horrible violeur. Polanski était piégé, incarcéré, à terre, sans défense. Dans la presse française on ne s'est pas privé de danser autour du poteau. Une minorité de voix a su rappeler que l'affaire n'était pas si simple que ça, et que 35 ans après les faits, le fautif avait quelques arguments à faire valoir. Au lieu de quoi, l'air général a été celui du déchainement moral de toute une catégorie de médiateurs plus prompts à la condamnation qu'à la réflexion. A ce moment là on a vu que l'affaire Outreau n'avais pas servi à grand chose sauf peut-être à réintroduire le doute sur la fiabilité des témoignages, mais surement pas à tempérer le plaisir de la chasse aux têtes, qui est un des sports favoris des médias français. Yves Michaud s'était fait un bonheur de rejoindre le troupeau et de persifler sa condamnation, tout en s'appuyant (bravo, le "philosophe") sur les critères moraux de novembre 2009 et surement pas sur une remise dans le contexte de 1975. Ensuite de quoi on n'a plus entendu Michaud à l'Esprit public, et ça avait fait du barouf. Il me semble que la sortie de Meyer lors du débat de la semaine dernière éclaire tardivement cette décision, qu'il n'avait pas jugé bon de motiver publiquement.

Ps : accessoirement, je rapproche ce post de celui que je viens de déposer en Fil de l'écoute. Le panurgisme du journalisme français, s'il ne fait pas toujours froid dans le dos, mérite d'être relevé comme mécanisme de fabrication des news. Après l'affaire Polanski avait éclaté une série de remises en causes (Frédéric Mitterrand , Cohn-Bendit) dont l'intérêt n'est pas tant de savoir si elles étaient justifiées ou non, mais de montrer comment dans la profession journalistique on s'empresse d'enfourcher le canasson que vient de grimper le collègue pour peu que ça semble porteur, et pour masquer un peu la copie on change de cible, pour produire en gros le même genre de baratin et de sport dégueulasse, toujours les mêmes : la chasse aux têtes, la symphonie pour signal d'alarme, le couplet de moraline, le sensationnel bas de gamme.

Ultime conclusion : si la presse française est en pleine dégringolade, ne serait-ce pas aussi parce que le lecteur a l'impression qu'on lui ressert toujours un peu le même plat en en changeant à peine la sauce, plat qui a toujours le même goût à peine réchauffé parce qu'il n'avait même pas eu le temps de refroidir.

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réponse à Nessie - le Lun 06 Sep 2010, 08:33

Vous avez en partie raison. Philippe Meyer n'aime pas que l'on s'acharne sur les victimes. C'est un vrai humaniste.
L'éviction de Michaud avait cependant d'autres raisons. Michaud n'était pas à la hauteur de la tribune: trop imprévisible, trop ironique, pas assez homme de culture. Dans ce genre d'émission il faut que chacun soit bien à sa place. Gallo en droite sarkozyste moderne, Bourlanges en centriste raisonnable, Olivennes en homme de gauche éclairé et Meyer en homme cultivé, parfois avec des parfums de maurassisme provincial. Sur une radio comme France-Culture, il faut des débats de haut niveau. Ce qui est étonnant, c'est que Meyer ait gardé Michaud aussi longtemps. Il faut dire qu'il n'avait pas encore trouvé Olivennes.
On peut aussi se demander si cette clarification n'allait pas dans le sens de la réorganisation de radio-France. Après tout Michaud pouvait être parfois aussi vulgaire que Guillon.
La seule chose que l'on puisse regretter est qu'il n'y ait eu aucune information claire sur ce changement de l'émission. Philippe Meyer pouvait très bien dire tout ça. Il aurait eu toute notre estime.
A propos, vous savez ce qu'est devenu Michaud? Il semble avoir disparu et ce n'est pas plus mal!

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la triste histoire de l'éviction d'Yves Michaud - le Lun 06 Sep 2010, 10:02




liber a écrit:

L'éviction de Michaud avait cependant d'autres raisons. Michaud n'était pas à la hauteur de la tribune: trop imprévisible, trop ironique, pas assez homme de culture. Dans ce genre d'émission il faut que chacun soit bien à sa place. Gallo en droite sarkozyste moderne, Bourlanges en centriste raisonnable, Olivennes en homme de gauche éclairé et Meyer en homme cultivé, parfois avec des parfums de maurassisme provincial. Sur une radio comme France-Culture, il faut des débats de haut niveau. Ce qui est étonnant, c'est que Meyer ait gardé Michaud aussi longtemps. Il faut dire qu'il n'avait pas encore trouvé Olivennes.

A propos, vous savez ce qu'est devenu Michaud? Il semble avoir disparu et ce n'est pas plus mal!




C'est tout à fait extraordinaire de lire qu'Yves Michaud n'était pas à la hauteur. Pas un homme de culture? Non mais ça va pas la tête! Yves Michaud est un homme d'une très grande intelligence et créativité et un esprit pas conformiste du tout. Son parcours est exceptionnel: le plus notable est d'avoir été Directeur de l'Ecole de Beaux-Arts, ce qui lui a donné une formidable expérience des institutions en général, de l'administration française en particulier et aussi de l'art à propos duquel il a quelques idées. C'est lui qui a mis sur pied l'université de tous les savoirs, une expérience fantastique, très exaltante dans ses débuts et qui a donné une visibilité aux travaux d'un certain nombre de chercheurs, expérience qu'il continue de mener à bien. Il avait écrit un livre dont au moins le titre était beau: "l'art à l'état gazeux".

Yves Michaud est capable d'analyses fulgurantes, ses critiques de Chirac étaient ravageuses, il est celui qui savait dans ses interventions introduire le petit truc auquel on n'avait pas pensé et qui changeait tout, et on se disait, mais oui, mais c'est bien sûr.

Donc Yves Michaud a été viré à la suite d'un désaccord avec le chef et l'émission dominicale a perdu au moins de 50% de son intérêt. Elle est devenue main stream, planplan et je le regrette profondément. C'est certainement la plus grande faute que Philippe Meyer, dont l'ego n'est pas mince, ait commise. Réaction de l'intéressé: Philippe Meyer a écrit un livre très bien qui s'appelle: "le communisme est-il soluble dans l'alcool?" Il connaît très bien le fonctionnement soviétique mais le pratique aussi. Il reste Max Gallo, sommet de beaufitude, jamais documenté, dont les interventions font bailler, Denis Olivenne, parfaitement écoutable, qu'on retrouve sur d'autres plateaux, notamment celui de c dans l'air, Jean-Louis Bourlanges, également très écoutable et d'autres dont un sociologue de gauche dont je n'arrive pas à retrouver le nom à la rhétorique un peu déconcertante mais extrêmement sympa à la cafétéria.

J'espérais que Yves Michaud réapparaîtrait quelque part. Effectivement je l'ai entendu deux fois au cours de l'été.

Une fois dans le cadre de l'éloge du savoir, il avait fait une conférence de l'Académie des sciences morales et politiques sur l'enseignement de la théorie et de l'histoire des beaux arts en France. Il était extraordinairement critique. Il a montré que, comme de coutume, la France a le système le plus compliqué et le moins performant du monde. Yves Michaud dit avoir créé une collection pour publier des travaux dans ce domaine et n'avait vu venir que des travaux étrangers, à la suite de quoi il a renoncé. J'ai écrit un compte rendu sur cette intervention que vous pourrez retrouver dans le fil éloge du savoir.

Une autres fois dans le cadre d'un débat sur le bonheur, il était opposé à Robert Misrahi. C'était assez curieux, Robert Misrahi, spinoziste donc en principe opposé au libre-arbitre défendait le libre-arbitre, contre Yves Michaud qui disait ne pas y croire.




Tous les détails sur l'éviction d'Yves Michaud à l'adresse suivante:
http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/yves-michaud-vire-de-france-64534

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re-meyer - le Lun 06 Sep 2010, 15:39

Je ne serai pas aussi élogieux sur l'apport de Michaud à l'Esprit public, mais effectivement ce fut désobligeant pour les auditeurs de ne pas savoir pourquoi quelqu'un qu'ils entendaient depuis des années subitement disparaissait sans que fût donnée la moindre explication. Comme quoi les mauvaises méthodes des années 1950 font partie du patrimoine français et parisien, y compris chez un grand honnête homme comme Meyer.
Pour le reste, une remarque de Liber devrait retenir notre attention: l'éviction de Michaud préfigurait la reprise en main de Radio-France.
Certes l'Esprit public n'est pas France Inter mais enfin bien recadrer les choses peut toujours être utile quand on a de la suite dans les idées. Gallo est un thuriféraire du président, Bourlanges bien trop nuancé pour être dangereux. Quant à Olivennes, il aurait pu faire partie de la gauche d'ouverture et il peut encore en faire partie si l'éventualité se présente. Quant à Meyer, je ne sais trop comment le situer mais sûrement pas à gauche. Voilà donc une émission qui est rentrée dans le droit chemin et personne ne s'en plaint vraiment.
Cela dit, je ne trouve pas l'émission devenue si mauvaise. Elle ronronne gentiment le dimanche matin et c'est exactement ce dont on a besoin avant le déjeuner de famille.

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L'esprit public et Yves Michaud - le Mar 07 Sep 2010, 09:44

je trouve dommage aussi que Yves Michaud ne fasse plus partie du groupe. Mais de toutes façons, il faudrait d'autres participants, en ce moment, on a l'impression, une fois que Philippe Meyer a fait sa présentation, qu'on sait par coeur ce qui va se dire.
Quant à Yves Michaud, donc, je crois qu'il s'occupe plus activement de l'Université de tous les savoirs. J'avais entendu quelque part qu'il avait constitué un groupe d' "humanisation" si l'on peut dire, intervenant dans les lycées sur leur demande, afin de parler des parler des problèmes d'autorité, de civilité, de violence, etc. Et il paraitrait que ça marche bien. Mais mes informations sont des plus vagues: quelqu'un doit en avoir des plus précises je suppose.

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les grandes fêtes d'Ibiza vues par Yves Michaud, projet inabouti - le Mar 07 Sep 2010, 10:21

Yves Michaud avait annoncé un livre sur les grandes fêtes d'Ibiza, sexe, droque, rock, techno, je ne sais quoi, grandes migration de touristes en rut, il a une maison là-bas, y participe-t-il? Le livre, apparemment n'est pas sorti, pas encore, peut-être, on aurait été curieux d'en connaître un peu le contenu, était-il pour ou contre ces manifestations d'hédonisme de masse, a-t-il sur ce phénomène des idées originales???

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l'esprit public n'est plus ce qu'il était - le Mar 07 Sep 2010, 10:46

Jean-Louis Bourlanges est intéressant à écouter et apporte quelque chose au débat. Max Gallo est insupportable de médiocrité. C'est Monsieur Prudhomme qui répète ce qu'il vient de lire dans le journal, en n'arrivant pas à s'en souvenir tellement bien.

Il faut reconnaître qu'il y a eu de bons moments dans l'esprit public.
Jadis, Alain Gérard Slama y faisait une démonstration magistrale que la parité, limitation arbitraire du droit d'être candidat et limitation arbitraire de la possibilité de choisir ses représentants était une atteinte à la démocratie.

Il y a eu un jour un débat mémorable entre Jean-Claude Casanova et Emmanuel Todd, Emmanuel Todd défendait la Suède, ce à quoi Jean-Claude Casanova, défendeur de la latinité lui rétorquait qu'en Suède, il fallait faire des centaines pour trouver une église et que si on en trouvait, l'architecte était un Italien.


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remerciements - le Mar 07 Sep 2010, 10:51

Je prends connaissance de ces différents messages et donc j'en profite pour donner des nouvelles en remerciant ceux qui disent des choses aimables sur mon compte: ça fait toujours plaisir.

Je publie la semaine prochaine un livre écrit en collaboration avec un jeune prof de lycée professionnel, Sébastien Clerc, Face à la classe, sur quelques manières d'enseigner, chez Gallimard en Folio actuel. Il s'agit de la synthèse de nos interventions dans les lycées, qui ont eu un tel succès que nous avons du en faire un livre pour ne pas intervenir tous les jour. Nous traitons 13 thèmes, depuis "Autorité" jusqu'à "Territoire" en passant par "Estime de soi", "Evaluation", "Respect", "Sanction", etc., avec chaque fois un cadrage conceptuel par moi et une approche pratique par Sébastien Clerc.

Le livre sur Ibiza est en cours mais j'ai été retardé par le projet précédent et j'ai tellement de documentation que je pourrais écrire un livre de 500 pages. Je vais me contenter de l'époque contemporaine et le livre s'appellera quelque chose comme La marque et le mythe. Il portera sur l'industrialisation de l'hédonisme. Comme d'habitude, je ne prends pas partie mais je décris le plus précisément que je peux les choses. Ce ne sera pas triste.

Je poursuis la direction de l'Université de tous les savoirs, notamment en supervisant les conférences dans les lycées, puisque cela me semble un des principaux enjeux de société actuels.

D'autres activités sont plus "journalistiques": une tribune mensuelle dans Philosophie magazine qui s'appelle "le diable dans les détails", mon blog Traverses dans Libération qui est de plus en plus visité

Et puis je termine la suite de L'art à l'état gazeux, prévue depuis 2003 mais que je viens enfin seulement de mettre au point d'une manière qui me convienne.

Pour ce qui est de mon vidage de l'Esprit public, j'en confirme juste la grossièreté et l'absence de raisons. Je confirme aussi que tout fut fait pour que les quelques journalistes intéressés par ce micro-événement n'en parlent pas. Comme quoi l'omertà n'existe pas seulement en Corse.



[Addendum : Yves Michaud contacté pour authentifier ce post, a confirmé en être l'auteur. Merci à lui - Nessie]

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Lun 20 Sep 2010, 16:33

ayant été témoin de l'enregistrement de l'émission à l'opéra de nancy, j'ai pu remarquer que le débat était particulièrement inégal. Max Gallo s'est ainsi retrouver face à deux chroniqueurs qui s'envoyaient des fleurs et qui lui coupaient la parole. L'animateur du débat lui même faisait des discours ennuyeux pour perdre l'auditeur et répatissait le temps pour que l'opposition qui se retrouvait face à max gallo puisse avoir tout le temps pour raconter des informations et des sornettes qui ne servaient qu'à leurs propres interêts ce n'était pas un débat mais une attaque direct sur l'académicien.

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Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy!!!!!!! - le Lun 20 Sep 2010, 18:40

Max Gallo, de l'Académie française, devrait retourner à l'école primaire. Il dit: "je préfère le Ier parti que le second". Bouh! Honte!

Dans le genre très couru à notre époque du Sarkozy bashing, ils ont fait assez fort. Il est vrai que l'actualité s'y prêtait. Sarkozy, c'est l'homme qui ne résiste pas à la tentation (tentation de monter en épingle l'affaire de Saint-Aignan et de déclencher une vaste opération anti-Rom très médiatisée pour essayer de détourner l'attention de l'affaire Woerth-Bettancourt). Pour Eric Le Boucher, le président c'est celui qui se prend dans le tapis.

J'ai bien aimé quand ils ont évoqué les regrets de Gérard Colomb, maire de Lyon: on était en train de mener à bien une bonne petite opération d'expulsion des Roms, bien discrète, elle se passait bien, avec tout le cirque que fait Sarkozy, ça va capoter, il nous casse notre baraque.

C'est Jean-Louis Bourlanges qui a dit que dans cette histoire de Roms, tous étaient plus faux-cul les uns que les autres.

Jean-Louis Bourlanges a bien décortiqué les événements de Bruxelles. Madame Reding est sous la pression du Parlement européen, qui lui reproche d'être trop molle. Les membres de la Commission sont sous la menace de se faire désavouer par le Parlement, comme ils ont déjà viré Santer, la menace est prise au sérieux. Résultat: elle fait sa déclaration complètement folle qui compare Sarkozy à Hitler. Barroso ne peut pas la désavouer car il l'avait poussée. Sarkozy est plus que furibard contre Barroso, car c'est lui qui lui avait permis de remplier. Quand sarkozy dit que Angela Merkel a dit que, ceci, cela et qu'elle dit mais pas du tout... il s'embrouille les pinceaux comme il n'est pas possible. Donc un assez bon débat, mais sur le sujet, il y en avait un meilleur, c'était l'émission de c dans l'air de vendredi avec Nicolas Dupont-Aignan, Toscano (très bon), Denis Olivennes, Thierry Desjardins (Sarkozy, ses balivernes et ses fanfaronnades).

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