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L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour    Page 3 sur 18

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L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Jeu 12 Nov 2009, 17:00

Rappel du premier message :

Ouvrons ce fil sur une double question, et tant pis pour le risque de confusion entre le sujet de fond et l'incident polémique de ces jours-ci (patience, j’y viens...).

L'Esprit Public, c’est une des émissions à la fois les mieux faites de toute la grille, et une des moins culturelles. Celle pour laquelle un ratio qualité radiophonique/contenu culturel serait le plus costaud. L’émission-type comme j’en cherchais sur BFM il y a 15 ans de ça, quand j’étais lecteur du Nouvel Escronomiste. Depuis, mes goûts ont changé : à ma radio je demande de la culture, et dans l’Esprit public, de la culture ben j’en entends pas lourd. Pourtant elle est là, ça ne fait pas de doute : dans l’art radiophonique de Philippe Meyer et dans le ciboulot des participants, et puis parfois quand même dans l’ultime séquence des brèves, mais c’est bien le seul moment où on l’entend, la culture. Pour le reste, c’est la version radio des discutes de jadis entre Ockrent, July, Alexandre. Et d’ailleurs pourquoi pas ? Si la formule est bonne, autant la reprendre. C’est ce qu’a fait récemment l’Economie en question : 4 invités, 2 sujets, une séquence de brèves. Ca nous fait maintenant 2 émissions instructives et ... aussi peu culturelles que possible.

C’est bien dommage, car Philippe Meyer est certainement une des meilleures pointures de toute la chaine. En témoignent son expérience de sociologue devenu journaliste, sa vaste culture, son souci de la langue sans jamais la moindre trace de purisme lourdaud (ça c’est vraiment rare), son recul et son humour vialatto-british, son art de maintenir le débat dans un cadre audible en réglant les tours de parole et en évitant ces chevauchements et interruptions qui à FC caviardent toutes les émissions de débat avec des passages plus ou moins longs de bouillie radio. Toutes choses en quoi nombre de producteurs de la station gagneraient à lorgner un peu du côté du dimanche à 11h et à s’inspirer de l’esprit de l’Esprit public.

Mais du côté des débatteurs invités, franchement, ça marque le pas. Les capacités d’analyse de Jean-François Revel et de Jean Claude Casanova n’ont pas été remplacées. Certes, Bruno Frappat vient de temps à autres jouer le rôle du sage, mais c’est pas bien souvent et ça aussi c’est dommage. Certes chacune des synthèses lues par Meyer (lecture intelligente, au fait, on n’est pas à la limite du déchiffrage comme chez Goumarre ou chez Baddou hein) est un modèle, comme le montre la réaction des intervenants ponctuels, ceux qu’on invite pour une émission thématique sur leur spécialité : pour la plupart ils saluent la justesse de l’analyse. Pour le reste, hormis les commentaires du même, mon impression générale est que les participants sont franchement usés. On se souvient qu’Emmanuel Todd n’était pas resté longtemps dans l’émission. Dans ses réponses à la question « Peut-on encore débattre en France », il avait dit sa difficulté d’avoir des opinions sur tout. Les actuels réguliers de l’Esprit Public ne semblent pas avoir sa réserve.
- Max Gallo tartine ses banalités comme si c’étaient des découvertes inédites et des vérités profondes.
- Michaud ricane tant qu’il peut. Il faut mettre à son crédit qu’il est aussi imprévisible que démagogique, ce qui est en soi un exploit. Enfin il est... I Mean : « il était » (cf plus loin, j’explique)
- Labarde et Olivennes font leurs petits effets de manche pour balancer des mini-coups de gueule et des paradoxes un peu faciles. On se dit qu’ils doivent être assez bons dans une discute de café ou dans une réunion de cadres. Seulement leur habileté d’orateurs n’est jamais bien relayée par quelque référence à la réalité empirique (sauciale). Quand on vérifie on se rend compte qu’ils fantasment du sophisme plutôt qu’ils n’étayent leur baratin pour marcher avec l’auditeur vers un peu plus de vérité et de clarté
- Bourlanges quant à lui il bourlangise tout-le-temps, c’est à dire que chaque semaine il nous fait 2 ou 3 fois un petit grand oral, en commençant par une belle astuce finement préparée et en achevant par une formule bien trouvée. Il cite Durkheim ou mieux Tonnies ou mieux Le Play ou mieux Saint-Simon à chaque fois on se demande jusqu’où il va remonter comme ça.

Le hic, c’est que le programme n’est toujours pas culturel. Ca serait d’ailleurs idiot de le réclamer tel : de même qu’on ne fera pas boire un âne qui n’a pas soif, on n’entendra jamais beaucoup de culture dans une émission d’actu politique. Oui tout ça c’est bien dommage pour Philippe Meyer, que j’aurais bien vu et qu'encore je verrais bien en directeur des programmes, mais enfin son émission aurait plus sa place sur France info, comme ça j'écouterais France Info.

./...
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Sarkozy, Sarkozy, Sarkozy!!!!!!! - le Lun 20 Sep 2010, 18:40

Max Gallo, de l'Académie française, devrait retourner à l'école primaire. Il dit: "je préfère le Ier parti que le second". Bouh! Honte!

Dans le genre très couru à notre époque du Sarkozy bashing, ils ont fait assez fort. Il est vrai que l'actualité s'y prêtait. Sarkozy, c'est l'homme qui ne résiste pas à la tentation (tentation de monter en épingle l'affaire de Saint-Aignan et de déclencher une vaste opération anti-Rom très médiatisée pour essayer de détourner l'attention de l'affaire Woerth-Bettancourt). Pour Eric Le Boucher, le président c'est celui qui se prend dans le tapis.

J'ai bien aimé quand ils ont évoqué les regrets de Gérard Colomb, maire de Lyon: on était en train de mener à bien une bonne petite opération d'expulsion des Roms, bien discrète, elle se passait bien, avec tout le cirque que fait Sarkozy, ça va capoter, il nous casse notre baraque.

C'est Jean-Louis Bourlanges qui a dit que dans cette histoire de Roms, tous étaient plus faux-cul les uns que les autres.

Jean-Louis Bourlanges a bien décortiqué les événements de Bruxelles. Madame Reding est sous la pression du Parlement européen, qui lui reproche d'être trop molle. Les membres de la Commission sont sous la menace de se faire désavouer par le Parlement, comme ils ont déjà viré Santer, la menace est prise au sérieux. Résultat: elle fait sa déclaration complètement folle qui compare Sarkozy à Hitler. Barroso ne peut pas la désavouer car il l'avait poussée. Sarkozy est plus que furibard contre Barroso, car c'est lui qui lui avait permis de remplier. Quand sarkozy dit que Angela Merkel a dit que, ceci, cela et qu'elle dit mais pas du tout... il s'embrouille les pinceaux comme il n'est pas possible. Donc un assez bon débat, mais sur le sujet, il y en avait un meilleur, c'était l'émission de c dans l'air de vendredi avec Nicolas Dupont-Aignan, Toscano (très bon), Denis Olivennes, Thierry Desjardins (Sarkozy, ses balivernes et ses fanfaronnades).

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Lun 20 Sep 2010, 22:38

D'habitude un peu allergique aux effets de manche de Bourlange, je l'ai trouvé exceptionnellement efficace et habile dans le numéro d'hier, avec cette belle revue du bal des faux culs où tout le monde y passe sans exception : Sarko, Merkel, les autorités roumaines, la Chine qu'on sait si soucieuse des droits de l'homme et avec aussi le commentaire sur l'attitude de Gérard Colomb relevé par Henry : Bourlange critique son hypocrisie tout en disant partager au fond son point de vue. Pareil dans ses commentaires sur l'attitude du PS envers Bayrou et envers l'anti-capitalisme, et arguant qu'avec de telles attitudes campistes et la pratique de la guéguerre politique on ne fait que rendre le pays ingouvernable.

Cela dit, je crois que le dynamisme du débat gagnerait si on donnait toujours la parole à Max en premier, qu'on en finisse au plus tôt avec les semi-évidence de bon sens qui peuvent suivre la synthèse de Meyer, ou bien les bourdes du Max (notamment sur le potentiel politique de l'extrême-droite en France) et ça permettrait de passer au plus vite aux avis des gens éclairés. Bourlange a fait preuve d'une belle ironie en relevant ses énormités sur le pouvoir et les devoirs de la Commission, montrant que son ami anti-européen n'est guère cohérent avec lui-même, mais ne sait pas grand chose des institutions, alors que lui le député européen il sait comment ça marche, aussi bien dans les règles que derrière le rideau. Autre chose dans le second sujet du débat : toujours selon Bourlange les énormités que racontent les leaders socialistes à leur électorat ne sont là que pour donner le change, mais s'ils remportent les prochaines élections ils seront assez intelligents pour gérer sainement et donc ils feront le contraire de ce qu'ils promettent.

Quant au Sarko-bashing, il me semble plutôt que c'est un filon tellement épuisé que ses mineurs de fond sont en train de remonter à la surface et que l'attitude générale est en train de se retourner, ces jours-ci précisément avec François Hollande, DSK, et même des échos dans ce numéro de l'Esprit public. Bref un Bourlange en plutôt bonne forme et qui a su, me semble-t-il, faire la part des choses. Ce que j'ai trouvé particulièrement lourdaud, c'est les projections d'Eric LeBoucher sur les fantasmes et les rèves de l'un ou l'autre décideur politique, comme Fillon qui rêverait en coulisse d'accéder à la haute marche du podium. Mais qu'est-ce qu'il en sait LeBoucher ? Il fantasme, comme ses confrères. Quand les journalistes cesseront de décoder la politique comme si c'était une rencontre sportive ou un polar ou pire une farce de Feydeau, l'électorat sera peut-être plus conscient au moment du vote, et le politique lui-même sera peut-être moins intoxiqué par ce bocal médiatique avec lequel il forme un couple pathologique.

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Je noterai cela madame dans mon livre - le Dim 03 Oct 2010, 15:27

Très dubitatif sur la qualité de l'Esprit Public aujourd'hui, malgré le décor prestigieux dont Meyer est fort satisfait (celui des Femmes savantes) : dans le premier sujet on nous informe sur l'état du parti Travailliste britannique après la démission de Brown, et l'annonce de la fin du New-Labour. Ca a l'air sérieux et ça l'est probablement. On apprend une foule de choses sur les différentes personnalités, institutions, concepts de la politique outre-manche, le programme du Labour et son évolution. Donc on se sent informés, instruits, mieux capable de comprendre et peut-être de juger de ce qui se passe là-bas.

Mais voici que dans le second sujet, on tire des plans sur la comète Fillon. Comme à son habitude Bourlange commence par une série d'effets rhétoriques qui mettent complètement à côté de la plaque pour qui a un peu de mémoire et se souvient que Fillon sous Chirac était un réformateur actif qui ne fut bridé que par l'immobilisme alors en vogue. Donc maintenant, parce qu'il ne joue pas le jeu des hâbleurs, Fillon ne ferait rien ; il se retranche dans un silence de séducteur mystérieux, et il accepte de se faire bouffer l'espace médiatique par le séducteur histrionnesque qu'est le Président. Tudieu quelle analyse ! Quant à Thierry Pech dont l'engagement a été clairement déclaré, presque tout son discours ne peut se comprendre et s'accepter que si on tient compte de ses implicites : Sarkozy a créé un régime malfaisant (ah bon c'est un régime ?), Fillon est son complice (le mot est exemplaire des connotations qui imprègnent toute l'intervention de Pech). Dans le même temps, chaque matin ou presque Huertas tartine sur l'éviction inéluctable, programmée, déjà quasi annoncée et assumée de Fillon hors du gouvernement. Et aussi tant qu'on y est, sur ses ambitions présidentielles. Etant donné que l'auto-critique n'est pas son fort, probablement les énormités de Hu-Hu comme dit Frédéric, elles passeront à la trappe. Or, chez Huertas comme chez Bourlange et encore plus chez Pech, tout cela est fichtrement interprété. Si leurs fantasmes ne se réalisent pas, on se demande comment ils viendront faire amende honorable. C'est pas du journalisme adulte, tout ça, c'est de la psychologie à la mords-moi l'oreille, et de la scie d'info-fiction qui reprend en gros l'interprétation lourdingue promue par Libé dans les premières années du Sarkozysme. On traitait Fillon de "fantôme" sous prétexte qu'il n'était pas médiatiquement présent, tandis qu'on commençait déjà à tirer sur Sarko parce qu'il était trop là. Ensuite on tressait des couronnes à Fillon parce que sa discrétion semble plutôt le signe d'un travailleur sérieux. Et maintenant parce que 2012 se rapproche ouh mon Dieu mais c'est demain matin, alors on fabrique déjà la bande-annonce du film où comme dans toute bande-annonce, on laisse espérer un peu tout et son contraire car une bande-annonce, c'est fait pour ratisser large dans le théâtre de marionnettes qu'est devenu l'info en France. Donc on donne à Fillon un peu tous les rôles possibles ; candidat-surprise, ambitieux masqué, glandeur incapable, séducteur latin (là Bourlange déconne à pleins tubes). Allons bon ces gens n'ont donc pas compris que le travail de gouvernement n'était pas un boulot d'histrion. Que je sache, le Premier Ministre a pour tâche d'organiser le travail du gouvernement. C'est plutôt Jospin qui, avec ses déclarations larmoyantes sur les accidents de la route spectaculaires, sur les résultats de foot, et sur la mort de Georges Harrisson, avait dégradé la fonction de 1er ministre.

En bref : c'est pas de l'info tout ça, et c'est pas non plus du journalisme. C'est du commentaire orienté, farci d'interprétation perso ou plutôt conforme à celles de l'air du temps, mais franchement pas étayé de rigueur.

Et l'auditeur dans tout ça ? Ben s'il fait partie de la majorité qui juge sans savoir ou plutôt de celle que les sondages prétendent être, c'est à dire des râleurs qui jugent sans savoir, manipulés par les gens de presse n'en finissant pas de prendre leur revanche sur celui qui les avait manipulés comme des mômes dans la campagne présidentielle de 2007, eh bien cet auditeur là est content : on remplace la réflexion par le jugement sans trop se casser à étayer autrement que par le préjugé implicite qui cautionne d'avance la descente en flammes. Comme si c'était là-dessus qu'il convient de juger une politique.

Mais l'auditeur qui n'est d'aucun camp, celui qui voudrait que les faits soient traités comme des faits et non comme du théâtre ou comme du ciné tour-à-tour Boulevard, Western, Polar d'affaires, Drame psychologique ? Oui, quid pour l'auditeur qui demande à sa radio des émissions d'info qui informent et non servent du jugement pré-digéré ? Eh bien cet auditeur là il est plus que jamais en droit de douter de l'intérêt de certains numéros de l'Esprit Public. Et dans celui-là, la couleur usée de la seconde partie bousille le sentiment de sérieux qu'on pouvait tirer de la première. Là je me demande franchement ce qu'en pense Henry, auditeur régulier de cette tranche, mais attentif autant que critique.

En tous cas si le sérieux de l'Esprit Public se résume maintenant (et c'est de plus en plus le cas) aux présentations de Philippe Meyer, eh bien qu'on lui donne Les Matins en entier, et non la quotidienne chronique à fins de détente qui, aussi bonne soit-elle, tombe chaque matin comme un cheveu sur la soupe.

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dans l'auguste décor des femmes savantes - le Dim 03 Oct 2010, 23:34




Le décor des femmes savantes n'avait rien de prestigieux, c'était un intérieur petit bourgeois de notre époque, avec plein rayonnages remplis de livres de poche, l'intérieur d'un petit prof.

Avant de commencer, Philippe Meyer a dit : mais vous n'avez pas l'air très flambants, je vais vous mettre le son et le son c'était la messe. Quand le prêtre, avec un fort accent québécois, a dit: "le Seigneur soit avec vous", comme un seul homme l'assemblée des fidèles du Vieux Colombier (le lieu où Antonin Artaud a créé pour en finir avec le Jugement de Dieu), moyenne d'âge soixante cinq ans, a répondu "et avec votre esprit".

"Allez dans la paix du Christ"
l'assemblée des fidèles du Vieux Colombier:
"amen".

Après ça, quand ma mère que je suis allé voir juste après m'a demandé si j'étais allé à la messe et que je lui ai dit oui bien sûr, je ne lui ai pas complètement menti.

Denis Olivennes n'a pas évité un regrettable "une configuration dans lequel", je n'ai pas manqué de le lui faire remarquer.

Pour ce qui est de la discussion sur Fillon, ce que j'en ai retenu, c'est que Fillon s'est rendu complice d'une marginalisation, et c'est peu dire, de Matignon. Et c'est profondément pervers a dit, je crois Jean-Louis Bourlanges, car cette marginalisation tue le pouvoir ministériel, tout le pouvoir d'arbitrage émigre vers l'Elysée, ce qui provoque une thrombose. La question d'un vrai régime présidentiel (ou du retour au régime parlementaire, pourquoi pas, moi j'aimerais mieux) est posée. Ne serait-ce pour cette intéressante remarque, ce n'était pas un débat pour rien. Mais comme je le constate presque à chaque fois, sur le même sujet, la sortie annoncée de Fillon, et pourquoi est-il si populaire, le meilleur débat était sur France 5 (qu'on peut avoir en différé sur son ordinateur) dans l'émission c dans l'air.

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Dim 10 Oct 2010, 12:05

Hum.

Presque en ce moment même à l'Esprit Public, disons vers 11h50 : une explication scandaleuse de Bourlange, immédiatement renforcée par Eric Leboucher. De quoi s'agit il ? De ceci : dans le mouvement de contestation contre la réforme des retraites, les jeunes ainsi que les syndicats opèrent à l'inverse de leur intérêt. Je ne reformulerai pas le raisonnement, j'incite à l'écoute des dernières minutes avant la séquence finale, celle des brèves.

Bon c'est pas un scoop hein : on sait depuis longtemps que les syndicats français ne se conduisent pas en partenaires sociaux comme par exemple dans l'Europe du Nord, et même dans les ports italiens, mais qu'ils agissent en adversaires de l'intérieur. Qu'ils ont scié non seulement leur propre branche syndicale, comme le montre le taux de syndicalisation en France, mais encore qu'ils passent leur temps à fusiller la vie économique (et au passage l'emploi), avec quelques grandes réussites comme la relégation des ports français en 2e division, la mise à genoux financière de la SNCF, la mort progressive des journaux, la migration des enregistrements d'orchestre à 3500 km à l'est. Ca confirme ce qu'on sait déjà : que la vulgate ne comprend rien à l'économie. Ainsi Julie Clarini en phase avec toute la rédaction de FC, fait de l'emploi un objectif et fait de la consommation une faute, alors que c'est le contraire : l'emploi est un coût et la consommation est un but. Oui, encore faut-il que les deux soient intelligemment organisés, et c'est précisément l'objet de la politique.

Ca découle clairement de ce que dit Bourlange, mais ca n'est pas tout à fait ce qui est dit dans la fin de son intervention. Parce qu'il est en public, parce qu'il est prudent, et parce qu'il est plus subtil que moi pour faire passer son message : cette contestation est paradoxale en ce qu'elle va au rebours des intérêts de ceux qui l'alimentent. L'esprit public n'est décidément pas en phase avec la rédaction de France Culture. Raison de plus pour l'écouter...

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Dim 10 Oct 2010, 12:21

ah, que tout cela est juste! et pourtant,j'ai toujours été syndiquée, par principe.
Et comme l'a dit l'un des interlocuteurs, comme si on n'avait pas de choses plus importantes que cette réforme des retraites qui traine, qui traine et qui doit être faite de toutes façons. .Bon, je ne voudrais pas entrainer trop de polémiques.

Mais on ferait mieux de s'occuper du naufrage de l'Education nationale, par exemple.

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Remaniement ministériel, la bulle médiatique - le Dim 14 Nov 2010, 11:37

Tiens donc...

En ce moment même à l'Esprit public, en premier sujet de débat : le remaniement ministériel. Les médias en prennent pour leur grade : Gallo et les autres ont bien lu les journaux sans se laisser enfumer me semblent-il, ou alors ils ont fini par s'en rendre compte. Ce qu'il en ressort c'est qu'en plusieurs mois l'activité journalistique sur cette affaire a consisté à gonfler une bulle médiatique. Après, les participants ne sont pas franchement d'accord sur les responsabilités, puisque l'un accuse les médias et l'autre accuse le chef de l'état, tandis que le troisième voudrait prendre de la hauteur et il y parvient un peu avec sa leçon d'histoire appuyée sur la lecture de De Gaulle. Bref ils sont encore tous bien dans leur rôle, et ils disent des choses que je n'ai entendues ni lues ailleurs. Leur critique s'appliquerait très bien au journal de FC.

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Chute d'une idole (bis) - La déculottée pour Philippe Meyer - le Dim 14 Nov 2010, 11:59

Oh la honte, Philippe Meyer dans ses brèves : quel était le prénom de D'Artagnan ?? Il ne le savait pas dit-il et il vient de l'apprendre, mais non c'est pas possible je rends mon abonnement à l'Esprit Public !!

Bien sûr le prénom de D'Artagnan c'est Charles, et pourquoi ki dit pas le nom complet, Meyer ?? Le nom complet se trouve sur une plaque à Paris-VIIème rue du Bac ça doit être vers le numéro 5 ou 9 et je cite de mémoire :

"Ici s'élevait la maison où vécut Charles de Batz Castelmore d'Artagnan, lieutenant-capitaine des mousquetaires du roi, tué au siège de Maestricht en .... et qui fut immortalisé par Alexandre Dumas"

La plaque est fixée à 4m de haut je pense, au niveau de l'arrêt du bus 69 (eh oui c'est ça la culture : levez le nez en prenant le bus !). Et Meyer, ce grand piéton de Paris, il ne le savait pas. Mais bon sang tout fout le camp je m'exclame !!!

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Dim 14 Nov 2010, 12:16

@Nessie a écrit:Oh la honte, Philippe Meyer dans ses brèves : quel était le prénom de D'Artagnan ?? Il ne le savait pas dit-il et il vient de l'apprendre, mais non c'est pas possible je rends mon abonnement à l'Esprit Public !!

Bien sûr le prénom de D'Artagnan c'est Charles, et pourquoi ki dit pas le nom complet, Meyer ?? Le nom complet se trouve sur une plaque à Paris-VIIème rue du Bac ça doit être vers le numéro 5 ou 9 et je cite de mémoire :

"Ici s'élevait la maison où vécut Charles de Batz Castelmore d'Artagnan, lieutenant-capitaine des mousquetaires du roi, tué au siège de Maestricht en .... et qui fut immortalisé par Alexandre Dumas"

La plaque est fixée à 4m de haut je pense, au niveau de l'arrêt du bus 69 (eh oui c'est ça la culture : levez le nez en prenant le bus !). Et Meyer, ce grand piéton de Paris, il ne le savait pas. Mais bon sang tout fout le camp je m'exclame !!!

Comme dirait Mme Clément : je ne suis pas d'accord. Libre à vous Nessie d'imaginer un tremblement d'indignation.
Est-ce de la culture ou de l'érudition ?
Il y aurait une différence en ceci que la culture serait la capacité à aller et venir entre des informations, bref, à s'en servir pour réfléchir. Or cette capacité là, je ne crois pas qu'on puisse la dénier à P. Meyer.
Parce que, somme toute, savoir quel était le prénom de d'Artagnan, à quoi ça nous avance ? Pas à grand-chose sinon à remarquer que la vraie postérité de cet homme est dans la fiction de Dumas pas dans les livres d'histoire.

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Dim 14 Nov 2010, 12:22

Oui bien sur, aurais-je du ajouter un smiley clin d'oeil pour que vous compreniez le degré de sérieux du post ? Non la seule part vraiment sérieuse à 11h59, c'est mon étonnement à voir que Meyer ignore cette plaque qui est une anecdote de curiosité comme on en trouve pourtant un bon paquet dans son Paris. Si on m'avait passé l'enregistrement de l'émission en coupant juste au début de la brève, quand il pose la question sur le prénom, j'aurais volontiers parié qu'il allait citer in extenso le texte de cette plaque que les marcheurs de Paris connaissent.

A part ça non, à mon avis ça n'est pas même de l'érudition, ces détails qu'on ramasse au fil de la journée. L'érudition, ça serait plutôt systématique, il me semble. Mais la curiosité tous azimut pour les petites choses, en la matière ça n'est surement pas inutile non plus, je ne suis pas tenant d'un utilitarisme absolu. Et ces détails qui viennent grossir la culture générale c'est peut-être pas de la culture, en effet. La culture générale c'est pas la culture ? Peut-être pas... En tous cas un bon journaliste a une bonne culture générale, pour autant il n'est pas forcément l'homme de la situation pour faire une émission culturelle. Evidemment c'est pas Meyer que je vise ici. Wink

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Re: L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour - le Dim 14 Nov 2010, 12:26

@Nessie a écrit:Oui bien sur, aurais-je du ajouter un smiley clin d'oeil pour que vous compreniez le degré de sérieux du post ?

J'ai craint qu'"on" ne nous reproche à nouveau de n'être qu'à dire du mal parce qu'"on" est méchants et aigris ... Crying or Very sad

L'esprit public - Philippe Meyer - Bonjour     Page 3 sur 18

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