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Radio Suisse Romande    Page 5 sur 5

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Radio Suisse Romande - le Ven 28 Aoû 2009, 17:46

Rappel du premier message :

Nombre d'entre nous la connaissent déjà : elle offre une alternative à France Culture, tout en étant plutôt un mélange de cette dernière et de France Musique. Le ton y est Suisse, c'est à dire (comme dirait Georges Poulet) solide, réfléchi, moralisant, productif, indépendant dans ses opinions, et mesuré dans ses expressions. Le dosage entre Culture/Musique/Actu est plutôt équilibré. Notez que l'info en provenance de France, qu'elle soit artistique, littéraire, ou même politique, y occupe environ un tiers comme il est d'usage dans  l'espace  média suisse francophone. Donc vous n'échapperez ni à Sarkozy, ni au Sarkobashing, ni à des potins ou tics de l'intelligentsia parisienne hélas. Pas si Suisse que ça, la RSR ? Reposante quand même, malgré cela.

Donc on y retrouvera nos intellectuels phares qui après tout semblent avoir leur place, mais aussi des séries hebdomadaires comme le faisait jadis "Les chemins de la connaissance" ou "les chemins de la musique" sur FC : il y a notamment une musicale (Musique en mémoire) et une série spirituelle/religieuse (A vue d'esprit).
A part ça, ne rêvons pas trop : le train budgétaire étant passé par là, il y a finalement très peu de documentaires (mais il faut dire que le direct est moins blablatant que sur FC), et quasi pas de fiction. En effet, la dernière heure de fiction hebdomadaire ayant été supprimée en 2006, il ne reste plus qu'une demi-heure de lecture quotidienne, à 11h30 : Méridienne, et c'est très minimal : une lecture à peine illustrée de musique, voire carrément de la diffusion de CD de livres lus.  

Espace 2 rediffuse en outre des émissions de France-Culture. Dimanche dernier le journal intime sonore de Laurie Anderson, commande de l'ACR en 2006 :
http://www.rsr.ch/espace-2/musique-aujourd-hui/selectedDate/23/08/2009#dimanche

Parmi les avantages très très Suisse :  ils répondent impeccablement et rapidement au courrier, les plantages et foirages sont rarissimes, tout est précis et calibré.

Du côté des podcasts : l'offre est moins large que celle de FC, mais les émissions restent disponibles pendant un mois, c'est-à-dire  aussi longtemps  qu'en réécoute (il me semble par ailleurs que le Real Player offre un son moins métallisé là bas, peut-être que c'est à moi seul que l'herbe semble plus verte outre-Léman).

La grille des programmes et l'accès direct à l'écoute sont ici :
http://www.rsr.ch/espace-2/les-emissions
(pour info, le bandeau tout en haut d'écran donne les accès aux autres chaines ainsi qu'au canal info, qui offre  dispo en permanence un journal de 10' après lequel on a bien du mal à endurer ceux de FC car c'est réfléchi, solide, indépendant, mesuré etc etc) :
* * *

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Les voix ensevelies - le Dim 04 Sep 2016, 08:48

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t12p30-radio-suisse-romande#26669) a écrit:Les voix qui sortent de ces urnes ne sont pas de celles que l'on dépouille dans la fébrilité d'un dimanche de mai. Non.

Elles constituent la première tentative d'un musée de la voix. C'est en 1907 qu' Alfred Clark, président de la compagnie française du Gramophone, fait don de vingt-quatre disques à l'opéra Garnier - disques déposés dans des urnes de plomb. La consigne est stricte, ces urnes ne devront pas être ouvertes avant cent ans. Un second don est effectué en 1912. Confiées à la Bibliothèque nationale à la suite de travaux en 1989, deux de ces urnes seront ouvertes en 2008 au terme d'une opération délicate.

En janvier 2016, Musique en mémoire proposait en nouvelle diffusion une série de 5 épisodes, intitulée Les urnes de l'Opéra de Paris. Série passionnante qui mêle à l'exposé des motivations scientifiques, commerciales et esthétiques du projet, des considérations sur la vie musicale et les artistes lyriques du début du siècle. On apprécie la rigueur avec laquelle Elizabeth Giuliani, directrice du département de la Musique à la Bibliothèque Nationale de France, retrace le contexte historique et artistique, ainsi que la richesse de ses commentaires.

Les épisodes sont jalonnés d'extraits musicaux sortis, entre autres, de ces urnes. C'est bien à l'émouvante naissance des "collectionneurs de voix" que nous assistons au fil de cette série.

Si l'on souhaite poursuivre l'exploration ou réécouter les disques centenaires, on peut cheminer à son rythme sur le site de la BnF consacré à ces voix ensevelies.
Grand merci pour ce texte d'introduction à la série, téléchargeable sur le site. Musique en mémoire est une de ces émissions de qualité qui permettent de patienter jusqu'à ce que France Culture soit réformée de fond en comble...

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Michel Pastoureau, les couleurs, les emblèmes, les animaux - le Dim 04 Sep 2016, 14:00

Michel Pastoureau ! Déjà en 1977 sur France Culture et toujours aussi disponible pour dispenser son immense savoir à travers un récit clair, articulé, passionnant pour tout dire. Un des grands historiens capables de donner le goût de la culture à l'auditeur, même profane (voir les billets écrits à son sujet en tapant son nom dans la fenêtre de recherche).

Le voici dans un entretien de haute volée en duplex avec Anik Schuin qui n'est pas une inconnue sur ce forum * . C'était dans l'émission Le Grand entretien : "Le Roi tué par un cochon" **, rediffusé le 25.12.2015. Un vrai cadeau de Noël !

En fin d'entretien, Anik Schuin ne manque pas de remarquer que le savant offre dans son livre une forme de synthèse de ses trois grands spécialités : l'histoire des emblèmes, l'histoire des couleurs et l'histoire sociale des animaux. Le sujet du livre traité ici se nourrit des quarante années de patientes études historiques de l'auteur et cela s'entend pour le meilleur.

*****
* En 2009, trois semaines après la création de ce forum, ce billet de Nessie Georges Nivat évoque Soljénitsyne et cet autre Penser entre les langues : Heinz Wismann

** "Le bleu est la couleur de la France. Dans ce rôle ses origines sont anciennes: elles se situent vers le milieu du XIIe siècle, lorsque le roi Louis VII adopte deux attributs de la Vierge, le lis et l'azur, pour en faire les premières armoiries royales. Par ce choix, non seulement il rend hommage à la mère du Christ, patronne du royaume, mais surtout il tente d'effacer le souvenir d'une mort infâme qui, quelque temps plus tôt, a souillé tout ensemble la dynastie capétienne et la monarchie française: celle de son frère aîné Philippe, jeune roi de quinze ans, déjà sacré et associé au trône, tombé de cheval le 13 octobre 1131 à cause d'un misérable cochon de ferme vagabondant dans une rue de Paris.

L'ouvrage de Michel Pastoureau raconte cet événement insolite, oublié de tous les livres d'histoire, et étudie dans la longue durée ses multiples conséquences. À bien des égards, cet accident provoqué par un animal impur et méprisé, que les chroniques qualifient de porcus diabolicus, loin d'être anecdotique, apparaît comme un événement fondateur." [source: éditeur]

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Re: Radio Suisse Romande - le Dim 16 Oct 2016, 06:15

fred de rouen(http://www.regardfc.com/t12p30-radio-suisse-romande#26669) a écrit:Les voix qui sortent de ces urnes ne sont pas de celles que l'on dépouille dans la fébrilité d'un dimanche de mai. Non.

Elles constituent la première tentative d'un musée de la voix. C'est en 1907 qu' Alfred Clark, président de la compagnie française du Gramophone, fait don de vingt-quatre disques à l'opéra Garnier - disques déposés dans des urnes de plomb. La consigne est stricte, ces urnes ne devront pas être ouvertes avant cent ans. Un second don est effectué en 1912. Confiées à la Bibliothèque nationale à la suite de travaux en 1989, deux de ces urnes seront ouvertes en 2008 au terme d'une opération délicate.

En janvier 2016, Musique en mémoire proposait en nouvelle diffusion une série de 5 épisodes, intitulée Les urnes de l'Opéra de Paris. Série passionnante qui mêle à l'exposé des motivations scientifiques, commerciales et esthétiques du projet, des considérations sur la vie musicale et les artistes lyriques du début du siècle. On apprécie la rigueur avec laquelle Elizabeth Giuliani, directrice du département de la Musique à la Bibliothèque Nationale de France, retrace le contexte historique et artistique, ainsi que la richesse de ses commentaires.

Les épisodes sont jalonnés d'extraits musicaux sortis, entre autres, de ces urnes. C'est bien à l'émouvante naissance des "collectionneurs de voix" que nous assistons au fil de cette série.

Si l'on souhaite poursuivre l'exploration ou réécouter les disques centenaires, on peut cheminer à son rythme sur le site de la BnF consacré à ces voix ensevelies.

Merci pour ce conseil d'écoute et cette introduction synthétisant parfaitement la complexité des questions posées par ce voyage dans le temps. Les cinq numéros proposés par Serene Regard de 55 mn sont passionnants de bout en bout, clairs, soucieux de prendre le temps et d'expliquer sous des angles distincts ce que renferment ces marmites en plomb. Avant de lancer la série (et plus particulièrement l'écoute du troisième numéro), il ne serait pas inutile de jeter un oeil à ce court film qui aidera l'imagination à fixer des images plus parlantes.

P.S. : citons pour être exhaustif, outre les interventions de Elizabeth Giuliani, celles de Xavier Loyant, responsable de la section conservation à la BNF (n°3 et 4) et de Luc Verrier, spécialiste de la numérisation à la BNF (n°5). Ci-dessous les cinq numéros tous écoutables :

Les urnes de l'opéra de Paris 1/5 (11 janvier 2016)

2/5 (12 janvier 2016)

3/5 (13 janvier 2016)

4/5 (14 janvier 2016)

5/5 (15 janvier 2016)

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« Écouter et conserver ! » - le Sam 29 Oct 2016, 20:11

Versus-écouter - Ecouter et conserver ! de la RTS, le 26 09 2016, devrait piquer la curiosité des collectionneurs de sons...

"La première transcription de mouvements vibratoires acoustiques fut réalisée en 1807, sur la surface d'un cylindre. Depuis, l'homme n'a cessé de rechercher les moyens de rendre la parole, la musique, les sons éternels. Du cylindre de phonographe au disque dur, innombrables sont les supports sonores qui ont chaque fois supplanté le précédent: microsillon, cd, dat, minidisc et la musicassette! La Phonothèque nationale a pour devoir d'offrir une pérennité à ces documents, de même que les riches archives de nos radios.
Peut-on dès lors considérer que le procédé de numérisation nous permet d'assurer l'éternité à nos documents sonores les plus précieux?
Pour faire un état des lieux: Patricia Hérold, responsable de la numérisation à la RTS et Pio Pellizzari, directeur de la Phonothèque nationale.
"

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Lionel Duroy : « L’Absente » - le Sam 05 Nov 2016, 18:39

Dans le cadre de la nouvelle émission d'Espace 2  Versus-lire,  Sylvie Tanette s'entretenait le 21.10.2016 avec Lionel Duroy pour son roman  « L’Absente » ( Ed. Julliard)*.

Il faut écouter la parole de  l'écrivain qui avait déjà marqué les esprits dans Hors-Champs (cf. Lionel Duroy - le Mar 05 Mai 2015)  et dans Du jour au lendemain (cf. Nessie Lionel Duroy - Emission du 26 septembre 2012). Des choses essentielles sont (re)dites, dans cet entretien, sur la famille et l'enfance. Le roman adopte un nouveau ton, celui de l'humour, selon Sylvie Tanette. Petite (= grosse) réserve sur l'autre productrice qui encadre l'entretien et qui lit (sans grand art) de brefs extraits du roman : les gros sabots (que l'on retrouve dans toutes les émissions "Versus"). Mais 90% de l'émission est constituée du discours de l'écrivain, on peut donc y aller sans hésiter.

Question : maintenant que l'entretien autobiographique et littéraire a disparu depuis le départ de Laure Adler, ex- Hors-Champs, chez qui un écrivain de cette trempe pourrait-il être reçu à France Culture? Je vois des noms, notamment le midi, mais ils ne rassurent pas. Le mieux : une série d'À voix nue avec un producteur sensible, genre qui ne court pas les couloirs à France Culture (mais illustré par Philippe Bresson interrogeant Fanny Ardant) .

* A cause de son divorce, Augustin Revel a dû vendre sa maison. Il a entassé ses biens les plus précieux dans sa voiture et, désemparé, il erre durant plusieurs jours sur les routes, s’égarant dans la région de Verdun, à la recherche de quelques souvenirs. Il a la sensation de devenir fou, pense à mettre fin à ses jours. Alors lui reviennent en mémoire des épisodes de son enfance, et notamment la folie dans laquelle a sombré sa mère, issue de la grande bourgeoisie, lorsque la famille a été expulsée de son appartement de Neuilly pour cause de dettes. La honte du déclassement, la peur de l’avenir, le sentiment d’avoir tout perdu, pour la première fois Augustin commence à comprendre sa mère, et pose sur elle un regard neuf.
Ce texte extrêmement romanesque confirme le talent de Lionel Duroy à croiser des émotions universelles à partir de son histoire personnelle.

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