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L'art de l'entretien radiophonique    Page 13 sur 14

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L'art de l'entretien radiophonique - le Mer 10 Mar 2010, 14:32

Rappel du premier message :

En matière d'entretien radio, on trouve de tout sur France Culture : des entretiens à mi-voix en tête à tête (Alain Veinstein,), des gueularderies claironnées en public (Ali Baddou), des discussions à 2, 3 ou 4 et à fins pédagogiques ou même philosophiques. Il y a des as de la question allusive qui va en profondeur, surtout autour de minuit ; et parfois à peine plus d'une heure avant, il y a les rois et au moins une reine de la question con. Souvent on oublie l'auditeur mais dans certains cas, c'est pour mieux l'enrichir tandis que dans d'autres cas on l'oublie pour ne penser qu'à son propre plaisir de petit animal médiatique ou pour faire son petit cinéma perso, ce qui revient au même.

Bref il y a de quoi en parler entre auditeurs contents et mécontents (ce sont les mêmes, parfois) ...
* * *

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AuJORd'hui - le Mer 03 Fév 2016, 09:19

@masterkey a écrit:Très instructive conférence inaugurale du professeur invité au Collège de France Jean-Jacques Hublin sur le thème "Paléontologie du genre homo" et diffusée dans l'Eloge du savoir le 1er décembre dernier.

Après la double introduction de la conférence par Serge Haroche (dont l'entretien à l'Eloge du savoir avec C. Goémé est aussi à signaler) et Alain Prochiantz, JJ Hublin déroule un panorama historique des découvertes sur les hominines,  puis porte à notre connaissance une série de transformations réalisées par cette sous-tribu considérées comme décisives par la science contemporaine. (...)

Oui, encore une fois, une très instructive conférence (j'avais déjà réagi à votre conseil dans le fil Commentaires de).

En revanche, l'entretien de la veille avec Christine Goémé est un affront à l'auditeur et un exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire de la part d'un intervieweur : interruptions, rires bruyants, informations redondantes et inutiles, articulation insupportable, vocabulaire pauvre, etc. Goémé : une vraie mouche du coche. J'ai tenu seulement 8'50 alors que Jean-Jacques Hublin est un de nos plus grands érudits. Les intervieweurs de France Culture (Adler,  Richeux, Broué, Goémé, van Reeth, etc) gâchent la mémoire radiophonique de toute une génération d'artistes, de lettrés et de savants.

Pour qui voudrait se faire une idée par soi-même, recherche par Google avec mots-clés, mais... Page introuvable Nous sommes désolés, la page que vous recherchez n’existe pas ou n’est plus disponible à cette adresse.

2e entrée de la recherche, l'entretien intégral : podcloud

3e recherche (vive la rénovation du site, on ne perd pas de temps, non, pas du tout !) pour créer un extrait sonore : direction néo-site de FC,  page de l'émission, six clics idiots sur Suivant après déroulement de la page entière et pastille [son mp3="https://static.franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/11/s48/WL-ITE_00077425_RSCE-10.mp3" debut="00:00" fin="08:56"]

Paléoanthropologie du genre Homo - Entretien avec Christine Goémé

Pour la prononciation du mot "aujourd'hui", je propose à madame Goémé d'écouter Diane Dufresne dans J'ai rencontré l'homme de ma vie...

Une prononciation qui avait retenu l'attention de Nessie dans un fameux post  le 3 janvier 2015 Quand Dilat Lahrat dit la dilation dont je recommande la lecture intégrale :
@Nessie a écrit:Les producteurs et les présentateurs (et les invités) de France Culture ne sont pas toujours ridicules. Certaines de leurs erreurs sont usuelles, et probablement il nous arrive à tous d'en faire de semblables. Ce fil de discussion se transforme lentement en inventaire des micro-événements de la parole, menus faits de langue pour reprendre l'expression de Marina Yaguello.  (...)

Un peu comme Christine Goémé qui est incapable de dire correctement 'aujourd'hui', qu'elle prononce systématiquement 'aujord'hui' /oʒɔrdɥi / .

Ce sont deux exemples de dilation (contamination d'une voyelle par celle de la syllabe voisine). En l'occurrence Goémé nous fait là une dilation progressive tandis que celle de Kahn était régressive : dans le premier cas la voyelle est alignée sur celle de la syllabe précédente, tandis que l'autre fera la même déformation mais en imitant la syllabe  consécutive. (...)
On notera que le petit baratin ci-dessus ne contient pas de vacherie. Peut-être faudrait-il le placer ailleurs dans le forum ? Par exemple dans un fil traitant des curiosités linguistiques, en l'occurrence phonétiques, où l'on tenterait de mettre un mot sur les fameuses déformations de Tewfik Hakem qui même quand il n'est pas enrhumé dit "bauchaur" pour bonjour et "céquantenaire" pour cinquantenaire. (...)

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Sam 13 Fév 2016, 18:05

Dans les entretiens de Roland Barthes avec Georges Charbonnier (au nombre de 6, disponibles ici), le quatrième numéro intitulé : Le roman contemporain, le français classique et la lecture, diffusé pour la première le 20 octobre 1967, s'arrête quelques minutes sur le tri qu'opère la maîtrise/méconnaissance de l'orthographe.

Barthes : Vous savez, on croit toujours que le langage est un simple instrument de communication, alors qu'entre autres choses, le langage est manifestement un objet de propriété. Ça, on pourrait le démontrer par la simple histoire sociale : la classe possédante, ou la classe dirigeante, ou la bourgeoisie, ou l’État supérieur, appelez ça comme vous voulez, dans notre histoire, a toujours élaboré des institutions pour rester propriétaires d'un certain langage.

On peut dire dans une certaine mesure que la rhétorique classique qui est un code extrêmement fort, et d'ailleurs fort bien fait, était tout de même un instrument de possession du langage et qui tendait à réserver le langage à la classe au pouvoir.


Charbonnier : Est-ce qu'il y a des conséquences lointaines, parce que quand on se conserve le langage, on se conserve et la connaissance et les biens ?

Barthes : Oui, mais on se conserve tout le luxe de la vie humaine. On se conserve et on se donne les passions comme vous le dites : le savoir, la connaissance, les biens et le pouvoir, le droit, les lois, tout.

Charbonnier : Ce n'est pas par hasard que le langage juridique est obscur, ou l'est resté longtemps.

Barthes : Exactement. Quand la rhétorique au XIXème siècle a cédé sur des causes multiples qui viennent de loin, en gros du XVIème et du XVIIème siècle, on a vu surgir une nouvelle institution qui a permis à la bourgeoisie de garder un certain pouvoir sur le langage et cette institution, ç'a été l'orthographe. L'orthographe, qui est devenue tout d'un coup une censure impitoyable, mobilisée au niveau des examens pour établir un véritable barrage social. La liaison entre l'orthographe et la bourgeoisie est évidente, on peut le le dire sans démagogie, je crois que c'est vrai.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/01/8e99e763-1760-4f8b-8454-760afc203ce4/charbonnier_barthes_4.mp3" debut="13:58" fin="16:02"]

L'orthographe, un barrage social ? Cette époque est révolue depuis belle lurette à France Culture. Tout comme la grammaire ou la conjugaison. Dans ce même entretien, une autre connexion à notre actualité pourra amuser quelque contributeurs de ce Forum :

Barthes : Il suffit de mettre en cause le langage pour agresser, pour être un agresseur. D'ailleurs, est-ce que vous ne trouvez pas extraordinaire, au fond quand on y réfléchit un peu, qu'en France actuellement il y ait encore des rubriques, qui d'ailleurs semble t-il sont extrêmement suivies par les Français, disons de « surveillance » de leur langue nationale, des chroniques de grammaire dans des grands journaux, c'est tout de même une chose extraordinaire. Et on sait très bien, les positions d'Etiemble sur le franglais ont eu effectivement une très grande audience. Il y a dans le Français un classique absolument invétéré, même dans le Français disons peu cultivé, le Français est vraiment presque ontologiquement classique et par là-même, il ne peut pas supporter qu'on altère les critères classiques du langage.

[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/01/8e99e763-1760-4f8b-8454-760afc203ce4/charbonnier_barthes_4.mp3" debut="20:59" fin="21:53"]

N.B. : Parmi les articles les plus partagés sur le monde.fr aujourd'hui 13 février 2016 : L'Académie française contre toute réforme de l'orthographe.
N.B.Bis : N'y a t-il pas un blog sur le site du Monde relatif aux usages de la langue française ?

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Cheveux - le Jeu 25 Fév 2016, 21:25

Hors-Champs du 28 01 2016 avec Alan Pauls, écrivain, traducteur et scénariste argentin :
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11189-28.01.2016-ITEMA_20899551-0.mp3" debut="06:53" fin="07:17"]

Alan Pauls

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Ven 26 Fév 2016, 08:17

Ce qui est amusant dans ces citations de Barthes, qui enfonce quelques portes déjà bien ouvertes, est que cette critique de l'appropriation du langage par les classes dominantes (il n'utilisait pas ce terme… relations distendues avec Bourdieu, ou Bourdieu n'était pas encore à la mode) vienne d'un universitaire au langage recherché, sophistiqué, raffiné qui rendait certains de ces cours assez difficiles à suivre. Il faut lire le Barthes sans peine de Burnier pour répondre par le rire à cette défense des opprimés, des victimes de l'orthographe
La question et la réponse sur le français juridique : pont aux ânes habituel depuis Molière au moins, mais le droit a développé un langage spécifique, un vocabulaire particulier, un jargon pour être plus clair, non pas pour des raisons de domination mais pour d'une part être précis, compréhensible partout par tous ses praticiens (juges, avocats…) et d'autre part parce qu'il est resté longtemps attaché à ses origines (le latin, le droit romain) que d'autres instituions sociales. Le problème est bien sûr, qu'il n'évolue pratiquement pas et qu'il aurait besoin d'une sérieuse refonte; mais quand on voit les débats autour de l'accent circonflexe, on imagine ceux, ô combien, plus argumentés autour de ces formulations absconses qui font nos délices critiques.

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La voix enjôleuse - le Jeu 03 Mar 2016, 09:55

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t155p120-l-art-de-l-entretien-radiophonique#24427) a écrit:Dans les entretiens de Roland Barthes avec Georges Charbonnier (au nombre de 6, disponibles ici), le quatrième numéro intitulé : Le roman contemporain, le français classique et la lecture, diffusé pour la première le 20 octobre 1967, s'arrête quelques minutes sur le tri qu'opère la maîtrise/méconnaissance de l'orthographe.

Barthes : Vous savez, on croit toujours que le langage est un simple instrument de communication, alors qu'entre autres choses, le langage est manifestement un objet de propriété. Ça, on pourrait le démontrer par la simple histoire sociale : la classe possédante, ou la classe dirigeante, ou la bourgeoisie, ou l’État supérieur, appelez ça comme vous voulez, dans notre histoire, a toujours élaboré des institutions pour rester propriétaires d'un certain langage.

On peut dire dans une certaine mesure que la rhétorique classique qui est un code extrêmement fort, et d'ailleurs fort bien fait, était tout de même un instrument de possession du langage et qui tendait à réserver le langage à la classe au pouvoir.
(...)
[son mp3="https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/2016/01/8e99e763-1760-4f8b-8454-760afc203ce4/charbonnier_barthes_4.mp3" debut="13:58" fin="16:02"]
(...)

Roland Barthes est une des icônes de France Culture. Forcément il a enfourché la cause de l'égalité sociale et son discours porte sur la discrimination.

Qui ne s'est pas laissé prendre au discours de Barthes (voir Colette Fellous, élève, disciple, admiratrice) ?

Tout le monde connaît la voix de Barthes, posée, calme, raffinée, au timbre séduisant, à la prosodie caressante, aux accentuations charmeuses. Quand Barthes dit que la langue n'est pas que communication (de contenu), il enfonce évidemment une porte ouverte (ce qu'il fait les trois-quarts du temps).

La langue orale est parfois, pour le meilleur ou non, instrument d'envoûtement. Les extraits donnés ici illustrent cette fonction relevée chez lui en bien des occasions. On a moins relevé (quoique) la superficialité des propos que portait cette voix.

Dans ses entretiens sur la musique (voir "Comment l'entendez-vous" de France Musique par Claude Maupomé), la voix de Roland Barthes est une des composantes de l'harmonie musicale. Le discours reste simple, mais je ne suis pas sûr de préférer entendre un discours savant porté par une voix n'ayant pas ce velouté et ce rythme berçant. Magie et mystification de la voix.

À France Culture, beaucoup s'essaient à la voix enjôleuse. La station qui est devenue essentiellement une radio d'ambiance a embauché des jeunes femmes dont la plupart cultivent prosodie, prononciation et articulation à la mode dans les fameuses comédies sociales à la française. Une certaine manière de parler (et de rire ou de glousser) tend à réduire l'attention que l'auditeur pourrait porter au discours. Ce n'est pas propre aux femmes, mais ça l'est davantage qu'aux hommes (voir le ton employé par Martin Quenehen à 19h pour dire ânerie sur ânerie).

La voix sucrée de fillette de Marie Richeux associée à des sujets dit sérieux n'est pas pour rien dans le succès de la jeune femme auprès de certains auditeurs. Quant à l'effet de ses mines et de ses éclats de rire sur ses interlocuteurs, on ne peut que le déduire de l'adhésion qu'elle emporte auprès de ces derniers, des gens intelligents parfois, qui confirment l'intervieweuse (possiblement par courtoisie, mais pas seulement) ayant fait des interventions inutiles et  d'une grande nullité (mais si charmantes, hein !). Voir Première pastille de ce post sur les Nouvelles vagues.

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Marteler et beugler : Broué - le Jeu 10 Mar 2016, 13:03

Il faut encore une fois ce midi entendre Caroline Broué surarticuler tout ce qu'elle dit et beugler dans le micro pour sentir toute la pertinence du constat ci-dessous tiré du fil Le programme de nuit, îlot de culture dans France (in)Culture - post 966 :
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t131p950-le-programme-de-nuit-ilot-de-culture-dans-france-inculture#24922) a écrit:Les Nuits rediffusaient le 25 janvier 2016 un entretien de Noël Simsolo avec Antoine Bonfanti - Mémoires du siècle : Antoine Bonfati ingénieur du son au cinéma (1ère diffusion : 20 août 1997).  (...)
Un propos lucide et intelligent dont j'isole ici une deuxième fois la substantifique moelle : Et en même temps, la façon dont les commentateurs parlent maintenant en tapant sur tous les mots, en donnant une importance très forte à tous les mots, au lieu d'avoir un débit où c'est l'auditeur qui doit choisir la force de son mot, on lui imprime des mots dans la tête.

Caroline Broué est probablement la meilleure représentante de ces mots martelés (...)

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Jeu 10 Mar 2016, 23:50

Philaunet(http://www.regardfc.com/t155p100-l-art-de-l-entretien-radiophonique#24715) a écrit:

À France Culture, beaucoup s'essaient à la voix enjôleuse. La station qui est devenue essentiellement une radio d'ambiance a embauché des jeunes femmes dont la plupart cultivent prosodie, prononciation et articulation à la mode dans les fameuses comédies sociales à la française. Une certaine manière de parler (et de rire ou de glousser) tend à réduire l'attention que l'auditeur pourrait porter au discours. Ce n'est pas propre aux femmes, mais ça l'est davantage qu'aux hommes (voir le ton employé par Martin Quenehen à 19h pour dire ânerie sur ânerie).

La voix sucrée de fillette de Marie Richeux associée à des sujets dit sérieux n'est pas pour rien dans le succès de la jeune femme auprès de certains auditeurs. (...)

Ce constat est très juste, mais que comprendre exactement derrière les mots : radio d'ambiance, prononciation, articulation à la mode, une certaine manière de parler, le ton employé par untel (à l'inverse, on peut imaginer sans l'écouter une voix sucrée) ? Peut-on décomposer l'architecture de ces voix dont nous n'appréhendons que la façade ? L'entreprise est délicate.

Alors que Philaunet désignait par exemple des articulations à la mode chez un bon nombre de jeunes femmes au micro de France Culture, je me suis aperçu côté hommes qu'une voix traînante à la fin de certaines phrases était le point commun d'au moins trois d'entre eux : Martin Quenehen, Christophe Ono-Dit-Biot et leur maître à tous deux : Thomas Baumgartner.

Si l'on comparait la voix à une ligne composée d'une multitude de points, le « grain » serait l'un de ses points surgi hors d'elle. Au lieu d'être pressés-collés-fondus les uns dans les autres, les points-grains de nos trois quarantenaires (respectivement 38, 41 et 38 ans) se découvrent à l'oreille de l'auditeur et rappellent le timbre de la voix parlée au sortir du sommeil, celle qui n'a pas encore prononcé un mot. Débit ralenti + voix à la traîne = style ?

Par manque de souffle, la voix semble se rompre, mais non, elle repart de plus belle après une inspiration, généralement fouettée, histoire de cadencer la chose. La voix pleine avec un débit constant se fait rare chez ces trois producteurs. Comme vallonnée, elle ménage plutôt des alternances accélération/décélération pour distraire l'auditeur et se donner un air chantant, une sorte de petite prosodie dont parlait Philaunet. Quelques exemples ci-dessous, j'espère qu'ils vous paraitront probants :

Martin Quenehen : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14485-25.02.2016-ITEMA_20922056-1.mp3" debut="18:07" fin="18:41"]

Christophe Ono-Dit-Biot : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13956-20.02.2016-ITEMA_20918187-0.mp3" debut="27:08" fin="27:51"]

Thomas Baumgartner : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11985-20.02.2016-ITEMA_20918090-0.mp3" debut="00:28" fin="00:38"]

C'est sûr, ce n'est pas la voix de Jean Daive.

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Ven 11 Mar 2016, 08:08

Une analyse des voix très justement écrite, merci !

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Ven 11 Mar 2016, 09:40

C'est très intéressant et ça mérite d'être poursuivi, peut-être en explorant les actes de service de trois producteurs. Je crois qu'on pourrait remplacer les 9 secondes de Baumgartner par un autre extrait, mais quoi qu'il en soit, en lisant la description qui précédait, j'avais déjà Baumgartner dans l'oreille.

Des trois, c'est Quénéhen qui m'a surpris, car je ne le connaissais pas en situation d'entretien, mais plutôt dans ses interminables chapôs toujours farcis d'effets de manche assez lourd et claironnés encore lourdement. Dans l'échange en dialogue, je découvre un autre Quenéhen, moins pénible quoique probablement pas moins comédien.

Reste Christophe Au-bon-idiot dont le timbre asexué me dérange et me pousse habituellement à passer sur une autre fréquence moins mollassonne, par exemple fréquence gay. Dans l'extrait présenté, j'entends une forme nouvelle de la comédie des apparences telle qu'elle se vit à France Culture, où l'on passe son temps à simuler la vie intellectuelle et ici en l'occurrence la vie littéraire.

Des trois, le moins simulateur est probablement Baumgartner, quand bien même il n'est visiblement pas à son aise sur cette radio qu'il quittera probablement un jour pour se consacrer exclusivement à ArteRadio, peut-être à l'occasion d'une nouvelle poussée de croissance dans cette maison bien plus honorable que France (in)Culture.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Ven 11 Mar 2016, 10:53

Ca fait un petit nombre de messages que ce fil reçoit et qui auraient davantage leur place dans Des voix  et des ondes, mais les deux sujets sont assez voisins pour que des croisements s'y produisent.

A part ça, pour rester dans le domaine vocal, il y a une voix dont le changement m'a plu hier, c'est celle qui a servi la revue musicale (décriée ici mais si j'ai bien compris, plus à cause d'Erner que du chroniqueur). Le très radionovesque Conquet s'est fait remplacer par Philippe Gumplowicz, déjà signalé pour son passage lors d'une semaine jazzophile à la marche de l'histoire  de Jean Lebrun (Erner l'appelle "..vitch", Lebrun "...vits"), et plus anciennement par Nessie pour un "Sur les docks" inhabituellement réussi.

On peut penser ce qu'on veut des choix musicaux proposés, mais la chronique de Philippe Gumplowicz a été particulièrement bien envoyée, servie certes par une plume pleine de punch, mais aussi par une voix élégante et sombre,  où le cheveux sur la langue joue comme d'un rasoir et en ajoute à la finesse du mot,  où même les ratés passent bien. Contrairement à beaucoup, je trouve pourtant que Mathieu Conquet, malgré ses défauts et les nombreux clichés dont il use, ne démérite pas et fait ce qu'il peut avec les limites imposées par l'exercice, ses choix sont riches et variés, je crois que ses connaissances sont moins superficielles qu'on ne le dit parfois ici, et il n'est pas l'un de ceux qui tirent la matinale vers le bas (à l'époque Voinchet il résistait au moins un peu à la démonstration d'ignorance dont l'animateur tirait fierté).

Mais le timbre et les mots de Gumplowicz sont un alliage d'un autre niveau, et j'en redemanderais si c'était possible. C'était le seul point valable de cette matinée confiée aux historiens - exercice pourtant original, je me demande quelle en sera la prochaine déclinaison -.

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S'imposer et non écouter - le Dim 20 Mar 2016, 22:51

On connaît le hennissement bruyant de Caroline Broué pour combler le vide de la discussion ou la gêne, on connaît sa manière de parler fort ou plutôt de crier, ici l'on a un nouvel exemple de cette absence de tact qui touche les personnes qui ont la grosse tête, et à France Culture elle n'est pas la seule en son genre.

Dans l'émission exemplaire de la mauvaise manière d'arbitrer un débat à propos de La réforme de l’orthographe : un enjeu national ?, Jacques Drillon ne goûte pas le plaisir qu'a Caroline Broué à répéter le mot "verbicruciste" pour le qualifier (mot relevé par Rowan dans son  post Un grand jour pour Caroline Broué... et précisé plus loin suite à la discussion en forum dans le  post 205) :
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-18.02.2016-ITEMA_20916309-1.mp3" debut="18:19" fin="18:41"]
On retrouve cette agressivité couverte par un rire et une logorrhée chez Laure Adler, Adèle van Reeth et quelques autres productrices de France Culture.

La productrice à France Culture a toujours raison : elle n'est pas au service d'autrui pour accueillir sa parole, elle est là pour imposer ses idées et le cas échéant pour se battre. Où sont les Francesca Piolot et Isidori, Colette Fellous, Renée Elkaïm-Bollinger, Catherine Soullard ?

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