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L'art de l'entretien radiophonique    Page 15 sur 15

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Sandrine Treiner, directrice de France Culture, auteur du récit « L'idée d'une tombe sans nom » - le Dim 29 Oct 2017, 20:07

Sandrine Treiner actuelle directrice de France Culture, était encore adjointe d'Oliver Poivre d'Arvor quand elle a donné à la RTS cet entretien de très bonne qualité en décembre 2013 (rediffusion le 02 01 2014), Sandrine Treiner: "L'idée d'une tombe sans nom", avec ce médiocre descriptif qui jure avec la richesse de l'heure d'émission et le soin qui y a été apporté : "Sandrine Treiner, une historienne sur les pas d’une disparue. En 1926, la jeune Manya Schwartzman a quitté la Bessarabie pour vivre en Union soviétique. Nul ne sait ce qu’elle est devenue".

Après l'écoute de cet entretien intelligent où Sandrine Treiner, modeste, montre d'indéniables qualités d'historienne et de littératrice, on se demande vraiment pourquoi elle n'a pas inclus dans la grille une émission littéraire hebdomadaire sur ce modèle depuis qu'elle est directrice de l'antenne ! Il y eut longtemps l'émission Agora à France Culture durant 30 minutes à 19h30 (avec alternativement Olivier Germain-Thomas et Gilles Lapouge + André Velter parfois). Et maintenant ? J'espère que personne ne pense que l'actuel créneau 21h-22h s'en approche de près ou de loin !

L'entretien est également intéressant  pour savoir "d'où" l'actuelle directrice de France Culture parle. Elle évoque en effet son intérêt pour les révolutions et les utopies politiques (en étant aucunement admirative des système totalitaires soviétiques et chinois, au contraire), le communisme, la libération des femmes, la radicalité, l'engagement politique, les grands traumatismes  du XXe siècle, la peur de la disparition.  On retiendra surtout ses mots d'historienne sur l'Ukraine, la Roumanie et la Transnistrie, et surtout ses réflexions d'écrivain sur la création littéraire et plus généralement sur le destin des êtres entre fatalisme et résistance.

Il y a plus d'une Sandrine Treiner et c'est vraiment dommage que l'on ait d'elle, d'un côté l'expérience d'une directrice maladroite dans l'expression et dans les choix pour l'antenne (mais est-elle si libre que cela ?) et de l'autre, paru dans la presse, un portrait superficiel et grossièrement flatteur de la femme.

Peut-être a-t-on ici de nouveau le phénomène (vu dans une certaine mesure avec Jean Lebrun) d'une personne ayant des qualités dans son domaine (grande lectrice) et qui a été promue à un poste pour lequel elle n'a ni la sensibilité, ni les compétences, celui de gestionnaire administrant une station de radio publique.

Bravo à la RTS pour cette émission bien construite, ponctuée de musiques et de résumés faits par le responsable de l'émission et l'intervieweuse (sous le charme du livre et de son auteur).

Sur la page de l'émission, aucune référence bibliographique pour  L'idée d'une tombe sans nom*,  ni aucune notice biographique de l'auteur : Qui est Sandrine Treiner ?


*  L'idée d'une tombe sans nom
Nos héroïnes, collection dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Sandrine Treiner
« Ne venez pas. Nous nous sommes trompés ». Manya Schwartzman, jeune révolutionnaire, quitte sa terre natale, la Bessarabie, pour construire le socialisme en Union soviétique et disparaît en 1937 dans les grandes purges staliniennes après ce dernier message aux siens. Pour traverser le fleuve, elle s'est émancipée des archaïsmes du monde juif, de son pays, de sa condition sociale. La Révolution n'était pas une pensée pour elle, mais une nécessité vitale.

Parce que l'idée d'une tombe sans nom lui déplaît, Sandrine Treiner mène l'enquête pour arracher son héroïne à l'anonymat des fosses communes. Voyage dans des territoires et des idées perdues, au cœur des steppes ensoleillées baignées par la mer Noire, ce récit est d'abord une réparation. Et une rencontre avec Manya S., héroïne déterminée et trahie, rendue à la vie et, par ces lignes, à son engagement et à sa lucidité.

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''Vous la préférez sale'' - le Lun 20 Nov 2017, 12:35

Un grand Persan, écrivain, philosophe, poète est interrogé par une jeune femme française "moderne"... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14487-03.11.2017-ITEMA_21483512-0.mp3" debut="11:14" fin="12:20"]

Poésie et nuit persane avec Daryush Shayegan (prénom mal orthographié sur la page de l'émission). Voir aussi : Daryush Shayegan pour « L'âme poétique persane »

À part donner d'une voix forte la parole aux intervenants, qu'a apporté Manou Farine ? Tout le drame de France Culture est là. Il faut imaginer ce trio invité par l'érudit Olivier Germain-Thomas (autrefois à Agora et à For intérieur) !

De la musique pour se consoler, et puis "le propre et le sale" (rien à voir avec Georges Vigarello) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14487-03.11.2017-ITEMA_21483512-0.mp3" debut="25:53" fin="28:26"]

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Un éléphant dans un magasin de porcelaine - le Dim 26 Nov 2017, 16:05

Un autre exemple de "l'art de l'entretien" selon France Culture 2017, à savoir un art maltraité.

Soit un sujet, Blaise Cendrars, Ecrire la guerre déjà mentionné ici ; une  émission dite littéraire La Compagnie des auteurs et son présentateur, Matthieu Garrigou-Lagrange, comment accueillir la parole de l'invitée, romancière sensible et intelligente ? S'est-on posé la question avant de produire l'émission ? A-t-on réfléchi à la manière de se mettre au diapason pour faire naître et recevoir une parole poétique ?  Voyons la manière dont l'évocation de la découverte de la Prose du Transsibérien par Gisèle Bienne est traitée et "admirons" les relances de MGL : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-22.11.2017-ITEMA_21502449-1.mp3" debut="06:50" fin="09:55"]

À suivre dans le fil "La Compagnie des auteurs".

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Des monologues en guise de questions... - le Ven 05 Jan 2018, 20:02

Cet auditeur a dû aussi écouter, entre autres, Olivia Gesbert, Florian Delorme, Emmanuel Laurentin, Frédéric Worms et, last but not least, Marc-Alain Ouaknin !

Au courrier de Radio France : Animateurs de France Culture
GUY DELAGE 04/01/2018 10:37 France Culture

J'écoute (ou plutôt j'écoutais) depuis plusieurs années - et avec beaucoup d'intérêt - les émissions matinales de Culture entre 7 & 10 heures. D'une manière générale les présentateurs radio ont, me semble-t-il, et de plus en plus - la détestable tendance à rechercher en permanence le sensationnel - qui fera le "buzz" - en provoquant, en coupant la parole, donc en cherchant à attirer l'attention de l'auditeur et/ou, peut-être aussi de leur hiérarchie, sur leur propre personne. Ce n'est pas le plus important reproche que je fais aux présentateurs de votre matinale. Ce sont des gens intelligents et incontestablement cultivés, qui préparent bien les rencontres, relancent habilement les échanges, mais je suis EXCÉDÉ.... par la longueur de leurs questions qui sont pratiquement .....aussi longues que les réponses de leurs invités ? Encore une fois j'apprécie leurs qualités intrinsèques mais je n'écoute pas cette chaine pour la culture de ses animateurs mais pour ceux qui viennent nous instruire sur des sujets dont ils sont en général de bons spécialistes. Avec mes cordiales salutations. Guy Delage.

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On ne s'improvise pas intervieweur - le Mar 15 Mai 2018, 13:25

Jean-Luuc ci-dessous a transcrit toutes les questions d'Olivia Gesbert  posées à Claire Denis dans la GT 1 d'hier.

Que peut-on en tirer sur l'art de l'entretien conduit par la productrice et plus généralement ?

Les mêmes questions floues et sans intérêt auraient en effet pu être posées à n'importe quel cinéaste ou presque.

Olivia Gesbert est un symptôme. Celui du rejet de toute spécialisation : tout le monde serait capable de disserter sur tout. C'est ce que la direction promeut chez les Erner, Gesbert, Gardette, Richeux, Worms, Martin, etc. L'idée sous-jacente étant que la spécialisation reflète une hiérarchie et donc une inégalité entre ceux qui savent et ceux qui apprennent (et le combat contre l'inégalité est inscrit au fronton de FC...).

Dans cette idée que tout producteur (h/f) peut intervenir dans tout domaine, il y a la sanctification de l'abolition des frontières, ici de celles du savoir et de la compétence. Le  "crossover" et le trans-genre sont deux principes régissant la station, et reflétés par les invitations répétées de personnes qui abolissent prétendument les frontières (de sexe, de métier, de style, de nation, etc) pour subsister dans un entre-deux limbique. Chez Marie Richeux c'est particulièrement notoire, ce qui permet de ne rien approfondir et même de ne rien dire vu que l'on est dans des indéfinis qui supportent des discours vagues.

Olivia Gesbert ne connaît visiblement rien au cinéma, et pas davantage à la musique, et pourtant elle interroge des spécialistes. Elle ne se met pas ainsi dans la peau de l'auditeur d'une radio culturelle (auquel est prêté une ignorance abyssale de tout), celui-ci sachant par expérience que celui qui permet de faire naître des paroles simples et éclairantes d'un invité est le producteur qui connaît bien le sujet et sait par là gagner sa sympathie (voir Vincent Charpentier, J-N Jeanneney et peu d'autres).

On en revient donc à la question bien connue des producteurs tournants en fonction des domaines abordés.  

Puisque selon FC il faut dire "non", disons donc "non" aux producteurs généralistes fonctionnarisés et "oui" aux intervenants ponctuels spécialisés et bien traités. Évidemment ces derniers seraient peut-être, par leur statut d'intermittent, moins aux ordres de la direction que la plupart des producteurs quotidiens actuels dont on ne se lasse pas d'observer l'obéissance et le manque d'émancipation vis-à-vis d'une ligne programmatique très étroite.

PS. Exemple d'un intervieweur qui correspond parfaitement à la tâche qui lui incombe face à un invité : Yorgos Archimandritis dans la dernière série d'A voix nue signalée dans le post Gilles Jacob avec Yorgos Archimandritis, et il n'est pas difficile de savoir pourquoi.
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30589) a écrit:(...)  Vous écrivez Philaunet : Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) . Une inspiration très limitée, sans doute. Une connaissance de tous les films nulle que trahissent des questions si ouvertes que l'interview tourne à la séance de psychanalyse, plus certainement.

Lisons à plat les questions interchangeables d'Olivia Gesbert. Pas une ne concerne un film particulier, une séquence précise, un rapprochement opportun. De sorte que telles quelles, vous pouvez les resservir au prochain cinéaste qui viendra au micro. Travail fourni pour cette interview ? Avoisinant le zéro. Voyons comment (petit jeu : lisez ces questions en remplaçant les mots : Claire Denis par ceux de votre réalisateur préféré, votre interview est dans la boîte !) :

1/ Est-ce qu'après une dizaine de films, vous vous sentez enfin légitime ? (7'25'')
2/ Si on cherche aujourd'hui, qu'on fait ce coup d’œil en arrière dans le rétroviseur, et qu'on cherche ce qui peut relier tous vos films, ce qui commence à faire oeuvre malgré tout, est-ce que vous diriez que c'est le doute le fil conducteur ? (9'00'')
3/ On fait des films pour sortir de soi aussi, pour sortir de son monde intérieur, et faire des films permet peut-être de construire un autre monde par la caméra, ce monde que vous avez cherché à construire, est-ce que c'est un monde idéal pour autant ? (09'59'')
4/ A vos yeux quel est le film qui vous ressemble le plus aujourd'hui ? On revient à Chocolat qui était en partie autobiographique aussi, est-ce que White material est celui qui vous correspond le plus, est-ce qu'il y en a un qui nous parle de vous plus qu'un autre ? (10'49'')
5/ Vous avez toujours refusé de faire des films de genre, c'est-à-dire des films féminins. Ça vous a été reproché ? (13'39'')
6/ Vous pensez Claire Denis qu'on vit dans un monde où tout est possible aujourd'hui ? Le pire comme le meilleur ? (14'40'')
7/ Est-ce que le cinéma pour vous Claire Denis nous rehausse ? (16'28'')
8/ Le cinéma c'est faire des films dans la contrainte pour vous réalisatrice. Avec le prochain film, on a le sentiment que vous avez défié une nouvelle part de vous -même. Ça a été compliqué ce tournage ? Quel est le défi principal que vous vous êtes adressé à vous-même avec ce film ? (17'50'')
9/ Donc ce film commence à ressembler à ce que vous vouliez ? (18'30'')

Et sinon, Claire Denis, un ou deux sucres avec votre café ?

P.S. : Réussir à ne pas citer une seule fois Trouble every day (2001) dans une interview avec Claire Denis, c'est vraiment bien joué.

P.S. : les ouais-ouais cités par Philaunet
: [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-14.05.2018-ITEMA_21678661-0.mp3" debut="08:04" fin="08:10"]

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À inégalités de langue, discrimination positive - le Mer 30 Mai 2018, 08:36

masterkey(http://www.regardfc.com/t165p610-repliques-alain-finkielkraut#30637) a écrit: (...) Philaunet, je suis admiratif de la qualité de votre écoute et de celle que vous infusez dans ce forum.
Déformation professionnelle et passion depuis l'enfance (écouter Radio Tirana ou Voice of America sur de petites ondes qui crachotent - nous sommes au début des années 1970 - vous forme l'oreille...). Par ailleurs, la technique moderne qui permet la réécoute de passages au centième de seconde est un progrès inestimable : les paroles ne s'envolent plus. Il faudrait donc que, le sachant, les producteurs fassent plus attention à leur expression. Mais l'on constate que la formation à la parole radiophonique n'est pas la priorité de la radio culturelle (sauf pour les lecteurs de nouvelles qui ont une bonne clarté d'élocution).
Je suis en parfait accord avec ce que vous écrivez ici et sur le fil de la Méthode scientifique. Les distinctions que vous y apportez sur les différentes façons de considérer son invité et son auditoire sont les bonnes.
On a souvent l'impression que les producteurs (h/f) oublient deux choses : qu'ils parlent POUR un auditoire (mais pas à un collectif réuni) qu'ils représentent,  et qu'ils ne sont pas censés entretenir une conversation privée avec des amis. Lorsque ces règles de base sont enfreintes, on entend des présentateurs se mettre en valeur et nourrir leurs obsessions avec des esprits complices.
Sur Sokal, je ne saurais mieux dire, j'ai éprouvé la même gêne que vous à écouter MM. Deguy et Finkielkraut ne pas tenir compte une seconde de ce que Sokal n'a pas le français pour langue maternelle. Cela étant, n'en pas tenir compte était peut-être une forme d'hommage tacite aux qualités de son français. (...)
Brièvement au sujet de la langue parlée dans ce débat : Alan Sokal a l'anglais comme langue maternelle et parle un français très honorable ; ses deux interlocuteurs sont, pour l'un, un membre de l'Académie française qui passe pour une grande pointure intellectuelle et, pour l'autre, un philosophe et poète. Parlent-ils une langue étrangère au même niveau de compétence qu'Alan Sokal le français ? J'en doute. Est-ce une question pertinente pour la tenue d'une conversation en français ? Je le crois. En effet, quand on maîtrise une langue étrangère, on sait que la compréhension et l'expression dans cette langue (surtout dans un contexte échauffé, avec interruptions, coupures de parole, etc) demandent un effort mental incomparable avec celui fourni dans sa propre langue, surtout à un haut niveau. Aussi est-il important de traiter l'interlocuteur qui parle notre langue avec plus d'attention, c'est-à-dire ne pas l'interrompre, ne pas commencer de phrases sans les finir et ne pas attaquer quelqu'un sur un propos qui n'a pas la précision qui serait sienne dans sa propre langue. En résumé, il n'est pas possible d'être impatient avec un non-francophone de naissance et ce n'est pas un hommage que de lui parler comme on parlerait à tout autre francophone natif cultivé.

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L'art de lancer un entretien... - le Ven 03 Aoû 2018, 18:20

Pourquoi l'image ? Ce n'est en général à l'avantage de personne et ici pas de Sylvain Bourneau* dans la vidéo ci-après dont les 2-3 premières minutes sont laborieuses (c'est un style, celui de la fausse hésitation) : Visionnez la Masterclasse d'Eric Reinhardt.

* Sylvain Bourmeau est journaliste, producteur de « La suite dans les idées » sur France Culture et professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a été directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles et de Libération, et a participé à la création de Mediapart et dirige aujourd'hui le journal quotidien AOC.

(AOC où l'on retrouve des contributions de plusieurs invités récurrents de France Culture, le monde est si petit...)

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Re: L'art de l'entretien radiophonique - le Dim 05 Aoû 2018, 10:24

Philaunet(http://www.regardfc.com/t155p140-l-art-de-l-entretien-radiophonique#30959) a écrit:
Pourquoi l'image ? Ce n'est en général à l'avantage de personne et ici pas de Sylvain Bourneau* dans la vidéo ci-après dont les 2-3 premières minutes sont laborieuses (c'est un style, celui de la fausse hésitation) : Visionnez la Masterclasse d'Eric Reinhardt.

* Sylvain Bourmeau est journaliste, producteur de « La suite dans les idées » sur France Culture et professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a été directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles et de Libération, et a participé à la création de Mediapart et dirige aujourd'hui le journal quotidien AOC.

(AOC où l'on retrouve des contributions de plusieurs invités récurrents de France Culture, le monde est si petit...)

C'est vrai que le producteur a l'air à son aise pour réaliser cette interview :



N.B. : Si France Culture souhaite développer des contenus audiovisuels, on comprend mal les choix qui président à l'hébergement de ses vidéos, tantôt postés sur Dailymotion, tantôt sur Youtube, quand ce n'est pas les deux. Pourquoi en effet doubler les supports ? Prenons cet exemple au hasard, la vidéo de l'interview de Milad Alami à la fois téléchargée le 1er août 2018 sur Dailymotion (485 vues) et You tube (125 vues). Quelqu'un connaît-il les objectifs recherchés (qui ne semblent a priori pas viser deux publics différents) par ces doubles dépôts ?

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Je me recroqueville donc je pense... - le Ven 10 Aoû 2018, 09:38

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t155p140-l-art-de-l-entretien-radiophonique#30966) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t155p140-l-art-de-l-entretien-radiophonique#30959) a écrit: (...) * Sylvain Bourmeau est journaliste, producteur de « La suite dans les idées » sur France Culture et professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Il a été directeur adjoint de la rédaction des Inrockuptibles et de Libération, et a participé à la création de Mediapart et dirige aujourd'hui le journal quotidien AOC (...)
C'est vrai que le producteur a l'air à son aise pour réaliser cette interview :

Excellente capture d'écran d'une séquence vidéo "mémorable" ! Mériterait analyse d'un spécialiste du langage corporel. Que veut signifier celui qui se met ainsi en représentation ?
N.B. : Si France Culture souhaite développer des contenus audiovisuels, on comprend mal les choix qui président à l'hébergement de ses vidéos, tantôt postés sur Dailymotion, tantôt sur Youtube, quand ce n'est pas les deux. Pourquoi en effet doubler les supports ? Prenons cet exemple au hasard, la vidéo de l'interview de Milad Alami à la fois téléchargée le 1er août 2018 sur Dailymotion (485 vues) et You tube (125 vues). Quelqu'un connaît-il les objectifs recherchés (qui ne semblent a priori pas viser deux publics différents) par ces doubles dépôts ?
Aucune idée, sauf peut-être le fait de multiplier sur tous les supports possibles le message que France Culture se fait forte de relayer, à savoir les discriminations alléguées subies par les demandeurs d'asile au Danemark. Le Danemark, comme les Pays-Bas, longtemps un pays de large ouverture aux étrangers. The times, they are a-changin.

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''Diriez-vous que'' France Culture emploie de médiocres intervieweurs ? - le Ven 10 Aoû 2018, 09:53

Pour mémoire ces exemples de langage contemporain avec les "-là" de rigueur ajoutés à tous les substantifs en fin de phrase ou de prétendues questions. C'est pauvre, ridicule, pitoyable. On se croirait sur une radio associative sans moyens, sans personnel formé. Dès que possible, il faut rebaptiser la station qui n'a plus grand-chose à voir avec France Culture. Pourquoi pas RF2 (Radio France 2), RF1 étant France Inter, par exemple ?
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t337p340-la-grande-table-tirons-la-nappe#30994) a écrit:Connaissez-vous Romain de Becdelievre, producteur de La grande table d'été tout droit sorti d'une planche de Fabcaro extraite de son album Zaï zaï zaï zaï (2015) (...).

À la manière de sa maîtresse Richeux, Becdelievre prépare ses entretiens en mûrissant quelques hypothèses de lecture qu'il s'imagine en germe dans l'oeuvre présentée par son invité. En les servant au micro, il vise des réponses souhaitées qui justifieront les postulats travaillés. Ses questions introduites par : « Diriez-vous » en attestent, de même que l'abus du conditionnel, qui ferment le champ des possibles avant même que les intentions de l'invité aient été connues des auditeurs. Voici quelques exemples pris aujourd'hui jeudi 9 août 2018 dans l'émission intitulée Patois mon toit :

- Première question, 3e minute : (...) vous diriez que le patois c'est une langue ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="02:54" fin="03:10"]
- 9e minute : Est-ce qu'on peut parler d'une forme de réappropriation (...) ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="08:58" fin="09:12"] (qui est ce on ?)
- 12e minute : Vous diriez que chanter en langue locale, ce serait un meilleur moyen (...) ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="12:35" fin="12:50"]
- 21e minute : Vous diriez aussi qu'il y a des langues ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="21:25" fin="21:32"]
- 29e minute : Sourdure (nom de l'invité), vous diriez aussi qu'il faut se méfier de la notion de folklore ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="29:17" fin="29:26"]

- Un autre exemple de conclusion hâtive déduite de la réponse de l'invité qui ne se laisse toutefois pas faire : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="08:00" fin="08:25"]

Becdelievre n'est pas le seul à choisir à la place de l'invité les mots de sa réponse à l'intérieur de ses questions de façon régulière. D'autres producteurs prennent en charge ce qu'ils veulent entendre de lui.

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Re: L'art de l'entretien radiophonique -

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