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Au fil de l'écoute    Page 1 sur 59

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Au fil de l'écoute - le Mer 21 Avr 2010, 20:53

Ouf, il fallait l'ouvrir celui-là...

Il y a des émissions qu'on aime bien mais pour lesquelles on n'ouvre jamais un fil, allez savoir pourquoi. N'empêche qu'on s'en veut régulièrement de pas signaler tel ou tel bon numéro, qu'il soit débordant d'intelligence ou de charme radiophonique. Là je pense en particulier au Carnet Nomade, inégal non en qualité mais en contenu ; sur le précédent forum on n’en parlait presque pas c’est bizarre quand même, pourtant (ou serait-ce 'parce que' ?) la qualité radio y est constante et comme irréprochable.
Lointain post-scriptum - entre temps le fil Carnet nomade est apparu dans notre menu.

Et il y a aussi des coups de gueule sur sujet isolé mais on hésite quand même à ouvrir un fil pour une brêle qui n'en vaut fichtre pas la peine. Je parle pas d'un Martel ou d'un Baddou qui ont et auront toujours droit à leur Fil esspécial d'entartage, ni même à un Raphy Enthoven, qui est condamné à réunir une belle collection de claques zet de compliments jusqu'à ce qu'il parvienne à l'âge adulte (pour le raphe y’a plus que 50 ans à attendre, courage les amis !). Mais en dehors de ces cas extrêmes où le skhandääälll radiophonique est par trop patent, il y a donc des gens qui sont comme qui dirait prédestinés à ne pas l’avoir, leur fil perso.

Alors toutes ces merveilles et toutes ces daubes, tous ces moments de radio isolés, c’est pour un fil "au fil de l’écoute".
J’ai déjà quelques sous-rubriques récurrentes en prévision pour ce fil (« chroniques du parsiflage », ou bien « l’alarmisme esspliqué à ma grand-mère  »). Le hic : je tenais à l'ouvrir sur une remarque positive, car m'est avis qu'elles seront un peu minoritaires dans l'ensemble. C'est chose faite et, chance, c'est chez Munier que ça s'est passé.

./...

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Claude Lecouteux dans A plus d'un titre - le Jeu 22 Avr 2010, 00:05

./... (je poursuis)

Donc cet après-midi au micro de Jacques Munier, il y avait Claude Lecouteux. Un proverbe de mon pays dit "Rien n'est moins coûteux que d'écouter Lecouteux" et il faut le dire 365 fois pour être certain d'échapper aux lutins. En l'occurrence, il est venu parler des lutins, des kobolds, des farfadets zet des trolls, ce qui entre forumeurs nous a un fort parfum d'actualité. Comparé à d'autres qui grattent le même sol, Lecouteux est un auteur franchement solide et de bonne garantie, je dis ça sans chercher à dénigrer quiconque, mais c'est fait sur un autre ton que par exemple un Pierre Dubois. Blague à part, l'homme est rien qu'un peu calé : médiéviste, germaniste, spécialisé dans le fantastique et les mythologies, et même les mythologies populaires. Un de ces érudits qui pourtant causent comme tout le monde. A son actif depuis 25 ans, une série d'ouvrages sur le double, les fées, les nains, les elfes, les fantômes, les génies du terroir et ceux du tiroir, et aussi les loup-garous, et encore les cohortes nocturnes, tout ça au moyen-âge bien sûr. Quand il ne publie pas chez Honoré Champion ou aux Presses de la Sorb, en général on le trouve chez Imago (bonne maison), où il voisine avec son camarade Philippe Walter.

Pourquoi parler ici de ces deux zèbres, après tout ce ne sont que des écrivassiers non ? Mais pas du tout voyons... Lecouteux comme Philippe Walter c'est du bonheur radiophonique, c'est de la culture qui coule toute seule sans efforts et avec un sourire en coin (un peu crispé chez Walter le sourire, mais large chez Lecouteux). C'est un savoir accumulé au fil des ans et sorti naturellement avec comme une joie d'enfant, à force on se dit que Lecouteux s'est un tout petit peu amusé à ressembler aux farceurs dont il est devenu comme un lointain cousin. Comme on l'a dit, leur habituelle maison d'édition Imago vaut le coup de lanterne en passant. Cela dit, esseptionnellement le livre présenté aujourdh'ui (Les lutins) c'est une parution chez José Corti. Et pour en savoir plus c'est .

Pour ceux qui veulent faire connaissance avec ces deux voix, Lecouteux et Walter, (plus une troisième, celle de Régis Boyer, lui aussi une sommité en son domaine) signalons une utile adresse Mediafire où l'on avait déposé jadis et pour d'autres confréries un de ces documentaires maison plutôt bien tourné, sur une légende médiévale. Le doc a été produit fin 2000 pour La Matinée des autres. On se permet d'en donner ici le lien. Dit comme ça en passant, ça donne une idée de ce que sait faire la maison France Culture quand elle tend le micro à 3 bons spécialistes réunis par un bon connaisseur avec une bonne équipe artistique derrière, quel dommage que ça ne soit plus tellement au programme, bon passons...

Ca valait le coup d'envoyer un coup de chapeau à Jacques Munier pour l'ouverture de ce fil, car on peut prévoir qu'à l'avenir il risque de s'y faire tirer les poils par les farfadets, et plutôt deux fois qu'une ...

N.

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Les intros de Sur les docks, le jour et la nuit - le Mar 11 Mai 2010, 13:33

Quand Jean Lebrun a repris Sur les Docks en remplacement de Pierre Chevalier enfin reparti vers sa téloche, on a senti comme un mieux à l'heure du docu quotidien. Oh, pas tellement dans le choix des sujets, où il persiste à nous refiler comme du documentaire ce qui vole à peine plus haut que du reportage social. Mais au moins, fini la bouillie de Chevalier, on a perçu un changement notable du côté des billets de présentation : quel plaisir à l'écoute de cette intro rénovée, portée par une voix intelligente et porteuse de savoir. On sentait la différence ! Quel soulagement d'être délivré du baratin de Pierre Chevalier, et pire encore, de la ritournelle vocale qu'il nous avait importée de la télé (toujours sur les 5 mêmes notes de la musiquette bien connue) et par quoi il concluait invariablement son tissu de lieux communs, si évidemment soucieux de se la jouer "j'en ai fini c'est à vous de voir". Bref : à cette époque pas si lointaine et qui pourtant n'a rien d'un âge d'or, eh ben le chapeau de Lebrun c'était mieux que le bérait de Chevalier.

Hélas au fil des mois les intros de Sur les docks ont rejoint la production générale de Jean Lebrun, et ont pris la couleur de ses billets de blog : celle du n'importe quoi. Une eau tièdasse au goût indéterminé. L'exercice est mort, Lebrun n'a plus de jus, ou bien il a autre chose à faire, ou alors il s'en fout royal et il bâcle.

Pourtant il y a une autre façon d'écouter Sur les docks, ou plutôt un autre moment : dans les multidiffusions de la nuit. Est-ce magie nocturne ? Le chapô délavé et avachi de Lebrun est remplacé par une présentation parfois plus brève, mais toujours plus claire et plus fine. Et surtout, mieux en lien avec le sujet. Je ne proposerai pas d'exemple dans ce fil, car je l'ai ouvert dans l'intention d'y déposer des posts courts et des remarques, plutôt que des développement et des analyses. Mais chacun peut faire un essai, en comparant ce que donne la présentation de la Nuit, et celle qui accompagne l'émission restée dispo en réécoute sur le site de FC. Comment expliquer ce prodige ? Philippe Garbit avait récemment expliqué à Thomas Baumgartner, que les auditeurs de la nuit se caractérisent par leur niveau d'exigence. Mais pourquoi la radio culturelle devrait-elle être plus culturelle, plus soignée et plus intelligente pendant la nuit que pendant la journée ? Pourquoi l'auditeur de jour doit-il avaler les lourdeurs du menu quand l'assaisonnement nocturne des mêmes plats est à la fois mieux dosé, mieux digeste et plus raffiné ? Ce sont les mystères de France Culture.

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Re: Au fil de l'écoute - le Mar 11 Mai 2010, 14:37

Cette étape est peut-être une "mise en archives" pour rediffusions futures, un nettoyage/peaufinage pour que la postérité garde la meilleure image possible de ces Docks. On peut se demander pourquoi cette exigence formelle n'est pas présente dès la première diffusion.
C'est assez triste si Lebrun s'essouffle déjà, mais c'est fatalement ce qui arrive quand on se donne pour mission de décrypter l'air du temps. D'autres émissions se sont déjà épuisées ainsi (mais ça ne les empêche pas de continuer post-mortem).

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Le catalogue des idées reçues - 1 - le Mar 11 Mai 2010, 15:32

D'ici une cinquantaine d'années, pour l'historien qui se penchera sur l'intelligentsia du début du siècle, les émissions de France culture offriront certainement un fidèle catalogue des idées reçues et des idées chic, de la pensée obligée et des ingrédients de la doxa de nos intellos. Olivier Lyon-Caen vient d'en donner 2 exemples en même pas 5 minutes dans "Avec ou sans rendez-vous" : un petit coup de dolorisme saucial, et un petit coup d'anti-racisme. Ca doit faire du bien à l'image de soi, ce genre de trucs.

Avec ou sans rendez-vous, c'est l'émission médicale, le mardi dans la première partie de l'après-midi, à ce moment de la journée où on se souvient qu'il y a des auditeurs désireux d'une radio plutôt cultu et pas trop actu : entre 14h et 17h. Le sujet de la semaine : les pathologies du voyage en avion. Je prends l'émission en route, juste au moment où on en finit avec les problèmes respiratoires du voyageur, et on en vient à la circulation (sanguine). Alors là il faut absolument que le producteur s'insurge, sur la place qu'on donne au voyageur dans l'avion. C'est bien connu : le voyageur il est ex-ploi-té et tassé comme une sardine sur son siège assassin et phlébogène par les grosses vilaines méchantes compagnies du transport aérien: c'est "SCAN-DA-LEUX" il le dit, et il le redit, et voila même qu'il l'assène à trois reprises, couvrant la voix de l'invité qui n'en peut mais et qui d'ailleurs se marre un brin après tout lui n'est que le spécialiste médical et visiblement ça l'amuse de voir l'autre sortir sa pancarte comme un militant en manife. D'ailleurs il a beau signaler que c'est pareil en première classe, et puis aussi pour les pilotes et là tac Lyon-Caen enfourche le canasson à la Dejours, sur les conditions de travail "eh oui ils sont rivés à leur manche à balai, les malheureux !". Ben mon vieux.... Le pilote enchaîné à son poste de travail, non mais on rêve ! A quand une émission sur les hallucinations des radioteurs ? Et puis comme le dialogue est quand même fourni, informatif, sérieux, étayé, la discussion se poursuit. Olivier Lyon-Caen s'est fait plaisir, c'est certainement très bon pour sa santé et puis ça coute pas cher hein.

5 minutes plus tard, nouvelle concession aux idées obligées de l'air du temps : quand l'invité parle des pilotes, qu'il qualifie de "race supérieure" (il faut comprendre : les volants/les rampants), le producteur reprend de volée "ah c'est vous qui parlez de race, hein" et sur un ton du reproche, "atassion mon vieux vous êtes limite carton-jaune" ! L'invité se défend, avec le sourire, arguant que lui-même est de la race inférieure, et l'autre enfonce le clou oui alors vous avez le droit. Et tac voila une deuxième tune dans la bestiole, peut-être que Lyon-Caen va se taper un whisky pour fêter ça. Je me demande si j'en ai loupé d'autres, aussi tartignolles, dans la première partie....

C'est qu'à part ça, "Avec ou sans rendez-vous" c'est quand même une émission de grande tenue. Le ton est sérieux, et le producteur connait visiblement son affaire. Idéalement placé dans la profession Olivier Lyon-Caen nous amène des invités qui semblent vraiment bien choisis. Ce sont rarement des bavards venus là pour se faire valoir. Bref ça serait parfait s'il n'y avait les défauts de l'ambiance : le ton de la présentation est atroce mais ça s'excuse car le producteur vient d'un autre monde et ça, quand on voit ce que font certains des pires pros de cette radio on se dit que ça vaut presque mieux. Il y aussi le problème des musiques d'accompagnement, alors là c'est vraiment la pochette-surprise : un coup la faute de goût, un coup le bon plan.

Le problème, avec ce catalogue des idées obligées, c'est qu'une majorité des émissions de France Culture s'en trouvent entrelardées çà et là, de ce genre de considérations soit hors-sujet, soit carrément parachutées. Et sans qu'on sache bien pourquoi : pour combler ? Pour placer son grain de sel après les 35 interminables secondes d'affreux tunnel qu'on vient de laisser à l'invité sans l'interrompre ? Ou peut-être pour rassurer le bon peuple "vous n'écoutez pas radio courtoisie rassurez-vous" ? Ou bien tout simplement, pour se faire plaisir, pour rappeler son affiliation au catéchisme idéologique de l'époque ; histoire de se montrer conforme à la norme doxique de l'intelligentsia. Bref pour "se la jouer" car sur France Culture si on décompte le temps passé à se la jouer, à certaines heures il ne reste plus grand chose pour la radio et là je parle même pas de culture...

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En écoutant "Sur les docks" aujourd'hui - Les tics pénibles des néo-documentaristes - le Mar 18 Mai 2010, 18:09

Il y a quelques années dans les documentaires de France Culture, quand le producteur voulait se payer d'un peu d'auto-dérision et en même temps faire un clin d'oeil pour tous, il enregistrait sa discute avec un des témoins figurant dans le docu, tout en marchant sur un sol de graviers, et prenait soin de préciser avec un sourire "là on est tout à fait dans le paradigme France-Culture : bruits de graviers en approchant le monument aux morts". Je ne sais plus si c'est Francesca Piolot ou Françoise Estèbe qui savait nous faire ça.

Ce temps est fini.
A présent, le producteur qui voudrait se payer le luxe d'un tel clin d'oeil, il nous signalerait que c'est tout à fait volontairement qu'il va gaspiller 10% de son temps de docu pour ne rien dire et ne rien faire sauf ramer. Le Docks d'aujourd'hui c'est ça, où le producteur ne perd pas une occasion de nous infliger ses essais ratés, ses errances dans les couloirs et dans les escaliers, ses coups de sonnette et ses appels téléphoniques sans le moindre intérêt sinon pour montrer comment il s'est fait balader de secrétaires en assistants, de sous-fifres en attachés de production, sans que ça instruise l'auditeur en rien sur le sujet traité (en l'occurence Martin Scorsese) mais juste histoire de signaler lourdement que houlala il est pas facile à rencontrer l'homme que c'est lui le sujet de mon docu (en l'occurrence Martin Scorsese).

On retrouve là le même défaut du docu-neuneu, déjà signalé par l'une d'entre nous l'été dernier pour relever les tartignolleries d'une série sur le Mexique, où le fonds documentaire était farci avec des bruits d'escaliers, des intermèdes d'attente au téléphone, avec de l'espagnol prononcé à la franchouillarde, à la sauce "j'ai appris avec Assimil mais rassurez vous c'était sans le disque".

Et bien sûr tout ça se fait sans l'ombre d'un sourire ironique.
Ces mini-entretiens téléphoniques sont affligeants et à des lieues du sujet.
Si c'est pour dire que Scorsese était pas facile à rencontrer, bon ça va on a pigé.
D'ailleurs on s'en fout, pour tout dire.
Alors on sait pas si tout ça c'est c'est pour se la jouer détective ou si c'est juste pour meubler, ou pour faire style.

En tous cas, ça gave...

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Concours d'histoires drôles du côté des moines modernes - le Mer 26 Mai 2010, 00:44

Ecouté avec presque 3 heures pile de décalage le numéro de ce jour des Racines du ciel, l'émission de Frédéric Lenoir.
Alors entendue il y a quelques minutes, d'abord une histoire d'Arnaud Desjardins :

- C'est un jour Arnaud Desjardins il rencontre un maitre soufi et ça l'intéresse tellement qu'il lui dit en substance quelque chose comme ça "je me demande si je devrais pas me convertir à l'Islam, qu'est-ce que vous en pensez ?". et l'autre au lieu de lui dire bravo très bien bonne idée, part d'un grand éclat de rire et lui répond : "vous êtes né chrétien, vous avez un maitre indien, et ça vous suffit pas ?" (raconté par A-D himself en début d'émission - un but d'entrée de jeu).

Coincidence : hier j'écoutais un numéro précédent des Racines du ciel, avec Christophe André. En deuxième partie d'émission Leili Anvar est venue lire un passage de Henry David Thoreau. Ca m'a donné envie de réécouter le "Une vie une oeuvre " consacré à HD Thoreau par Claude Mettra en 1991, avec la participation de Gilles Farcet, qui d'ailleurs a longuement séjourné chez Desjardins. Et dans ce documentaire particulièrement réussi, Farcet raconte lui aussi des histoires. Voici une histoire de Henry David Thoreau racontée par Gilles Farcet ce jour la dans Une vie une oeuvre.

L'histoire de Thoreau et la grenouille :
- C'est un jour Thoreau il passe toute la journée vautré dans sa barque sur l'étang de Walden à regarder une grenouille assise sur une feuille de nénuphar au milieu de l'étang. Il est fasciné par l'animal. L'histoire ne dit pas s'ils se parlent. Le matin il y a un cul-terreux qui passe en allant travailler à son champ, et il remarque l'autre allongé dans sa barque. Et le soir fourbu en revenant du champ le même gars il voit Thoreau toujours allongé et toujours en train de mater la bestiole dans le blanc des yeux. Sur l'étang de Walden c'est pas vraiment les cadences infernales hein. Le lendemain au bistrot, (j'oubliais de dire que tout ça se passe à Concord, Massachusets) alors que Thoreau prend son pastis, le mec du village lui dit "je vous ai vu hier matin et puis aussi hier soir, vous étudiez les animaux ? Alors ca c'est incroyable il dit et vous avez pas besoin de les tuer pour les observer ?". Ce à quoi Thoreau répond en substance "cher monsieur, ça fait des années que je vous observe et pour cela je n'ai jamais éprouvé le besoin de vous tuer".

Délicious, izenottite ?

Ah tiens là en ce moment même on entend la musique de Hartmann ça se reconnait très bien ; joué au piano par Alain Kremski probablement ça c'est encore un coup de Desjardins je parie. Ah tiens du coup j'ai laissé passer le début des nuits, c'est pas souvent.

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A la recherche de France Culture - le Sam 12 Juin 2010, 21:20

Beau documentaire de Simone Douek hier dans Sur les docks.
Sujet : traduction, doublage, sous-titrage.
Documentaire sur une problématique et un/des métiers, et non reportage sur une situation sociale.
Du coup le style FC resurgit, comme ça arrive parfois entre 17h et 17h55.
C'est pas si fréquent.
C'est toujours trop peu.
C'est déjà ça...

Disponible en podcast pendant une semaine. Ne pas se priver...

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Grumeaux de la soupe radiophonique : airs connus et scènes à faire. - le Dim 04 Juil 2010, 20:25

Il y a toute une catégorie de professionnels à France Culture, qui font chaque jour la preuve d'un constant souci de récupérer à leur compte les grumeaux de la mousse médiatique. En clair : des idées dans l'air, tellement dans l'air que nos oreilles en carillonnent déjà du matin au soir, vous pouvez être certain qu'on va les retrouver en train de coloniser le reste du programme. Et ça, aussi bien du fait des journalistes de la rédaction, que d'un Frédéric Martel même quand on n'a trop rien à lui reprocher c'est à dire quand il ne cherche pas spécialement à être arrogant mais simplement à faire ce qu'il croit être son boulot. Tous ces gens semblent toujours prêts à sauter sur le dernier mini-scénar qui est dans l'air.

- Ainsi au journal de FC, il suffit qu'on soulève un cas de fraude électorale quelque part pour que toutes les élections couvertes par le journal soient infectées pendant une semaine ou un mois par le même élément dramatique : ah il y a surement fraude électorale. Et tant pis pour le reste de l'analyse, qui passe à la trappe. On a bien vu ça après les élections contestées en Iran l'an dernier : que ce soit en Guinée, au Sénégal, en Mongolie, en Irak, à Monaco, il faut s'attendre à voir les microteurs de FC nous sortir l'Effet Amadinejad à toutes les sauces possibles pendant quelques semaines sinon quelques mois.
- Un autre, tout récent tiens : l'effet "Eric-Woerth". Ce soir Martel face à Dominique Besnehard, parce que ce dernier a plusieurs casquettes, plusieurs boulots, bing ça ne loupe pas, il faut que l'autre lui balance dans les pattes le conflit d'intérêt. Le problème n'est pas ici la soupçonnite hargneuse car c'était fait sans hargne ; non le problème c'est le petit coup de récupe au plus superficiel, finalement sans utilité parce que sans pertinence, comme le montre la réponse de Besnehard. Mais voila, ça comble. Oui quand on n'a pas grand chose à dire et qu'on n'est pas en humeur de balancer des vacheries, ben on comble avec du banal, quoi de plus normal ? Jouons au pronostic : dans les news de la semaine à venir, combien entendra-t-on de ces glissades archi-téléphonées sur le conflit d'intérêt ? On pourrait presque faire un Loto Eric-Woerth, tiens... Cochez les cases dans une grille de journée, si vous avez bon 3 fois vous gagnez une remise fiscale !

Que peut-on en tirer sinon une hypothèse basique : la soupe servie par FC est cuisinée par des gens qui sont moins porteurs de culture et dotés de capacité d'analyse, que gavés d'actu et saturés par la dramaturgie de l'info-spectacle (prendre ici le mot "dramaturgie" au sens du story telling) au point de n'avoir rien de plus pressé que de la reproduire. Ce sont des professionnels si l'on veut, mais certainement pas inspirés ou réfléchis, et donc toujours à la remorque des tricks courant, et par là terriblement prévisibles. Car ils enfourchent tous quasi le même canasson au même moment c'est à dire juste après que n'importe quel collègue du peloton a sauté en selle. De toutes façons ils ont tellement la tête dans le guidon qu'ils ne sont même plus capable de goûter eux-mêmes le brouet qu'ils balancent à l'auditeur. Tellement sous pression peut-être les pauvres soupards les pauvres chéris, qu'ils n'ont même pas le temps de voir qu'ils ne cessent de se pomper les uns les autres, comme des clônes ou des robots programmés pareil pour jouer toujours les mêmes pièces : la chasse aux têtes, la moraline sur ton outré, le sensationnel bas de gamme, mais surtout pas l'analyse perso. Le pauvre concept bourdieusien de "circulation circulaire de l'information", qui est le pont-aux-ânes du débutant de l'analyse média, laisse la place à l'imitation généralisée non seulement des contenus, mais encore de l'attitude. Dame, essayons de les comprendre après tout : c'est du facile et surtout c'est du vite fait. Magne-toi coco t'es à l'antenne dans 10 minutes. En clair : une population de quasi-robots qui écrit une parodie d'info. Et comme sur FC de plus en plus la culture est remplacée par de l'actu, il faut pas s'étonner que tout le monde semble imiter tout le monde et que personne n'informe plus personne...

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Pour le retour du "Mardi des auteurs" à 90 minutes - le Mer 07 Juil 2010, 02:35

On se souvient que "Le mardi des auteurs" s'appelait il y a peu "Une vie une oeuvre".
On se souvient qu'il n'y a pas beaucoup plus longtemps, Une vie une oeuvre durait encore ses 90'.
On se souvient que l'émission a été réduite à 60' ce qui n'en fait pas du tout une émission courte, loin de là : sur tout le programme de FC hormis la matinale (saucissonnée) et Tout arrive (en deux volets) seulement 3 ou 4 émissions durent plus de 60' (80' pour l'ACR, 2 h pour la fiction du dimanche, 75 minutes pour les papous, et si y en a une autre le samedi après-midi je ne veux même pas savoir ce que c'est).
On se souvient donc que depuis 3 ans 60' c'était jugé bien assez pour raconter une vie + traiter de l'oeuvre du type dont on a raconté la vie.

Mais voila que ce mardi au fil de l'écoute on apprend que le prochain numéro du "Mardi des auteurs" durera... 2h.
Voui.
Pour André Gide : 2h en 2 livraisons.

Qu'en tirer comme conclusion ?
Que la durée de 60 minutes (ou plutôt 57 si on décompte le chapeau de MGL et le matraquage de pub après désannonce) c'est un tout petit peu trop peu ?
Qu'André Gide ne tient pas en 57 minutes ? (mais les autres si, et alors pourquoi au fait ?)

Il y a une autre conclusion : cette réduction à 1h était une erreur.
Qu'on lui rende ses 90' minutes, en plus MGL il sera content, content...

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