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Au fil de l'écoute    Page 60 sur 67

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Au fil de l'écoute - le Mer 21 Avr 2010, 20:53

Rappel du premier message :

Ouf, il fallait l'ouvrir celui-là...

Il y a des émissions qu'on aime bien mais pour lesquelles on n'ouvre jamais un fil, allez savoir pourquoi. N'empêche qu'on s'en veut régulièrement de pas signaler tel ou tel bon numéro, qu'il soit débordant d'intelligence ou de charme radiophonique. Là je pense en particulier au Carnet Nomade, inégal non en qualité mais en contenu ; sur le précédent forum on n’en parlait presque pas c’est bizarre quand même, pourtant (ou serait-ce 'parce que' ?) la qualité radio y est constante et comme irréprochable.
Lointain post-scriptum - entre temps le fil Carnet nomade est apparu dans notre menu.

Et il y a aussi des coups de gueule sur sujet isolé mais on hésite quand même à ouvrir un fil pour une brêle qui n'en vaut fichtre pas la peine. Je parle pas d'un Martel ou d'un Baddou qui ont et auront toujours droit à leur Fil esspécial d'entartage, ni même à un Raphy Enthoven, qui est condamné à réunir une belle collection de claques zet de compliments jusqu'à ce qu'il parvienne à l'âge adulte (pour le raphe y’a plus que 50 ans à attendre, courage les amis !). Mais en dehors de ces cas extrêmes où le skhandääälll radiophonique est par trop patent, il y a donc des gens qui sont comme qui dirait prédestinés à ne pas l’avoir, leur fil perso.

Alors toutes ces merveilles et toutes ces daubes, tous ces moments de radio isolés, c’est pour un fil "au fil de l’écoute".
J’ai déjà quelques sous-rubriques récurrentes en prévision pour ce fil (« chroniques du parsiflage », ou bien « l’alarmisme esspliqué à ma grand-mère  »). Le hic : je tenais à l'ouvrir sur une remarque positive, car m'est avis qu'elles seront un peu minoritaires dans l'ensemble. C'est chose faite et, chance, c'est chez Munier que ça s'est passé.

./...
* * *

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Laurent Folliot, spécialiste du romantisme anglais, évoque Jane Austen - le Mar 18 Juil 2017, 12:30

Fort belle, quoique courte, intervention de Laurent Folliot, Maître de conférence Paris IV, spécialiste du romantisme anglais dans L'Invité culture sur le sujet Jane Austen, toujours vivante. Le professeur replace sur le terrain de la littérature chaque intervention (= interruption) sociologisante et idéologique (féminisme, critique de la bourgeoisie) du producteur estival, Lucas Menget.

Sur la page : "Il y a 200 ans disparaissait Jane Austen à l’âge de 41 ans. Cependant, son oeuvre continue à vivre.". Tout un esprit se révèle dans ce "cependant".

Aussi, sans accord de l'adjectif : "Emblématique d’un moment de l’histoire (...) les personnages, situations et rapports humains décrits par Jane Austen semblent cependant toujours aussi pertinents." ["cependant" fait apparemment cultivé ou tout simplement sert de remplissage].

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Boris Vian, reviens ! - le Ven 21 Juil 2017, 08:06

À l'automne 2016 Régis Debray avait entonné un long et voluptueux chant d'amour à la chose militaire en pas moins de 18 émissions de 45 minutes.

Un ex-CEMA*, encore un, se voyait ainsi donner la parole le 18 novembre 2016. Cela vaut la peine d'être entendu (0'43'' à 05'22'') : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16274-18.11.2016-ITEMA_21139895-0.mp3" debut="00:43" fin="05:22"]

Se passe de tout commentaire.

* Régis Debray reçoit Henri Bentégeat, Général d'armée, ancien chef d’état-major des armées françaises  

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Air du temps - le Dim 23 Juil 2017, 09:36

En écoutant par hasard et partiellement La planète doit-elle nourrir les hommes ou les hommes doivent-ils nourrir la planète ? (encore un titre qui tue..) dont le chapeau est "Aujourd'hui, dans Le sens des choses, Edgar Morin nous parle de son rapport à l'alimentation et de ses goûts alimentaires.", les posts récents ci-dessous m'ont paru fort pertinents :
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t241p220-rendez-vous-du-mediateur#28480) a écrit:Un message posté chez le médiateur qui détaille ce mal qui frappe France Culture, celui du "vieux sage à pirouettes", la figure médiatique qui incarne l'expérience, généralement généreuse, modeste (pas toujours) et cordiale, et qui fait de l'esbroufe (d'autres diraient de l'escroquerie intellectuelle) à coup de petites phrases, d'inventions, de raccourcis, de mensonges, d'approximations, de vieux souvenirs modifiés par le temps, et tout cela pour briller à l'antenne avec des choses simples qui devraient nous faire frapper le front : "bon sang, mais c'est bien sûr!". Sauf qu'il faut tout écouter avec méfiance parce qu'il est bien possible que ces vieux sages nous racontent un tissu de sottises. (...) Ils sont sympathiques, ils sont généreux, mais peut-être sont-ils un peu gâteux aussi.
Avec une citation qui dit la profondeur de l'intervention :"Quand Edgar Morin a-t-il rencontré l'importance de la nourriture ? (...)
''Une fois que j'étais avec quelques responsabilités dans la résistance, peu après 43-44, à Paris, nous fréquentions des marchés dits de "marchés noirs" et c'est à ce moment-là que moi qui n'aimais pas tout ce qui était gras, je me suis mis à aimer le gras du jambon, je me suis mis à adorer l'andouillette... j'ai découvert des plats comme ça. J'ai acquis un certain nombre de goûts particuliers. A partir de ce moment-là, je me préoccupais toujours de mon alimentation - c'est-à-dire que je veux toujours manger des choses qui me plaisent. Ça c'est une chose très importante car je suis de ceux qui éprouvent un grand plaisir, presque une volupté à manger ce qu'ils aiment.
Edgar Morin''"
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t241p230-rendez-vous-du-mediateur#28489) a écrit:Oui, ce n'est en effet pas une question d'âge, mais dans l'esprit de la direction, l'âge n'est acceptable, tolérable, supportable qu'à deux conditions : qu'il s'agisse d'une figure déjà connue et médiatique (pour des raisons d'audience), ou que le vénérable vieillard chante lui aussi les louanges de l'air du temps (éloges creux et abstraits de la modernité, du vivre ensemble, de la tolérance et de l'ouverture à l'autre). Un duo Attali-Serres met parfaitement en scène cette acceptabilité de l'âge, cette terrible tare conservatrice, cette péremption qui évacue toute légitimité à celui qui a le malheur de dépasser un certain nombre d'années. Ils font des pirouettes, ils sont "sympas", ils ne nous ennuient pas avec des références précises et documentées, ou même avec des choses vraies. Ils s'émerveillent de leur propre astuce. On remarque que France Culture est incapable de trouver de nouveaux passeurs et de les mettre à l'antenne. Il s'agit soit de figures déjà connues, que l'on sollicite à tout bout de champ, où ce sont des journalistes généralistes, de sociologues, des gourous du bien-être intello façon Christophe André. Sandrine Treiner ne nous fera jamais découvrir le nouveau Daniel Arasse, le nouveau Michel Pastoureau parce que cela ne l'intéresse pas. Cela ne rentre pas dans son absence de projet culturel.
CQFD

On n'ajoutera pas au bêtisier grammatical "N'est-ce pas l'enfance qu'Edgar Morin retrouve en mangeant ?
Bien sûr, ce sont les plats d'enfance qui me sont les plus chères
".

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Re: Au fil de l'écoute - le Dim 23 Juil 2017, 11:25

En effet, on dirait qu'il faut avoir acquis un certain statut de célébrité à Radio France pour avoir le droit de débiter des banalités, dites avec un air de grande vérité subtile et cachée, sans qu'on se pose la question de la substance. C'est l'invasion du "portrait à la France Inter". France Musique est aussi touchée par ce mal, avec Elsa Boublil. C'est presque un exercice de style tellement ces portraits se ressemblent d'une personnalité à l'autre : ils se sont tous construits de la même façon, admirent les mêmes choses, tirent les mêmes leçons, font les mêmes rencontres, sont bouleversés par les mêmes choses, évoquent avec la même tendresse leurs merveilleux camarades de travail, leurs souvenirs de jeunesse se ressemblent tous. On comprend pourquoi cette forme est à la mode : elle est facile, ne coûte quasiment rien, et un nom suffit à attirer un peu d'audience. Et pas besoin de projet de production. Quelques questions sur l'enfance et sur les rencontres futures suffisent. Au train où vont les choses, on peut craindre que les vrais grands entretiens (pas les vrais faux, les vrais vrais) du type A Voix Nue (les plus réussis) ne prennent ce chemin. C'est curieux, tout de même, qu'une radio aussi agressivement égalitaire, qui ne fait que parler de quotas, de représentativité, de diversité et d'ouverture fonctionne ainsi : des personnalités adoubées qui ont le permis de débiter les banalités les plus simplettes parce qu'elles sont célèbres, reconnues et surtout conformes à la pensée de la maison. C'est une forme d'aristocratie de la médiocrité, finalement.

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France Culture et France Inter, deux bonnets blancs - le Ven 28 Juil 2017, 19:43

Aranud Laporte aime tout et il écoute ses chansons tous les jours, c'est dire s'il est qualifié pour assurer une quotidienne durant l'année sur France Culture : Dominique A : "J’ai l’impression que mes disques se répondent entre eux"*. C'est à une heure de grande écoute, de 19h-20h. Des réflexions de haute volée sont à lire sur la page.

Pendant ce temps-là, un excellent reportage, dense, court, très bien monté, bref de la radio culturelle aux petits oignons sur le Koh-i-Noor.  Il faut seulement comprendre l'allemand : Der Fluch des Koh-i-Noor [La malédiction du Koh-i-Noor] SWR 2 Kontext. Il ne faut quand même pas idéaliser la radio culturelle régionale voisine car, été oblige, le "Kontext" est suivi d'un "Tandem" consacré aux nouveautés de la pop et du jazz.

* Comment Dominique A compose et travaille sur ces [sic] chansons ? C'est ce qu'il dévoile dans le cadre de cette masterclasse dédiée, (...) [re-sic]

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La voix de Georges Claisse - le Ven 18 Aoû 2017, 21:20

Pas à la fête, Géraldine Mosna-Savoye face à Eva Ionesco  dans la seconde partie de La Grande table d'été de ce vendredi 18 août : elle rame, elle rame, elle ne sait pas comment relancer son invitée, ça tourne en rond.

Heureusement arrive une lecture pour soulager tout le monde (comme plus tard l'intégralité de "Be bop a lula") : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-18.08.2017-ITEMA_21410288-0.mp3" debut="49:54" fin="51:50"]
Référence précise donnée par la page de l'émission : Extrait d'une lecture de A l'ombre des jeunes filles en fleurs de Marcel Proust dans "Les nouveaux chemins de la connaissance" du 26 décembre 2012 interprété par Georges Claisse (doublé d'Erik Satie au volume trop élevé).

Hasard des écoutes, le soir, de nouveau Georges Claisse lisant cette fois-ci Stendhal : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-30.03.2017-ITEMA_21276651-1.mp3" debut="36:03" fin="38:08"]
Dans un rediffusion de La Compagnie des auteurs Stendhal en voyages du 30 03 2017.

Dans ce forum, Georges Claisse.

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Avoir raison avec Internet - le Mar 05 Sep 2017, 08:25

Par la série d'émissions de la semaine du lundi 28/08 au vendredi 01/09, Brice Couturier nous informe de l'état de l'humanité, en constante progression selon ses dernières découvertes sur Internet auxquelles il adhère pleinement : il l'a lu sur Internet, c'est irréfutable et prouve qu'il a raison d'être libéral.

D'emblée il explique que chaque année est meilleure que la précédente pour l'humanité, et cela depuis 10 000 ans. A cette époque reculée, les hommes ne mangeaient pas à leur faim, avaient froid, et vivaient dans des conditions misérables (les mêmes clichés simplistes (faim, froid, misère) caricaturent le Moyen-âge).

Mais Brice Couturier a trouvé sur Internet une "batterie de statistiques tendancielles" montrant des "chiffres clairs permettant de s'en tenir aux faits" : c'est une réalité "tangible et mesurable", "le progrès s'accélère". On ne sait pas précisément comment on quantifie le progrès pour en faire des statistiques, mais c'est forcément vrai puisque c'est lu sur Internet. D'ailleurs 12 millions d'internautes ont consulté tout cela, c'est dire si c'est vrai, et Brice Couturier nous invite par conséquent à y aller voir.

On peut savourer quelques perles, du pur Brice Couturier qui n'a aucun recul, aucune réflexion critique :
    - la vie dans les villes permet à l'humanité de s'affranchir des contraintes agricoles ;
    - la pollution est beaucoup plus faible aujourd'hui qu'au début du 20° siècle (enfin, seulement sur Londres, mais c'est cela qui compte ; les villes de l'Inde et de la Chine deviennent irrespirables, mais cela ne compte pas. Et puis Brice Couturier a déjà expliqué que les villes se développent et c'est bien, on a pas besoin de l'agriculture)
    - le nombre d'abonnements aux mobiles a explosé durant ces dernières années. (les statistiques tendancielles ne sont pas disponibles pour le néolithique, pour le Moyen-âge non plus)
    - l'extrême pauvreté a disparu en Europe depuis longtemps (il suffit de sortir dans la grande ville où je vis pour rencontrer cette extrême pauvreté, mais elle n'est probablement pas connectée à Internet : Brice Couturier ne la connaît pas)

Faisant fréquemment référence à un sondage où les français se disent pessimistes, Brice Couturier confond optimisme et bonheur, ou bien-être. Selon lui, les français ont évidemment tort puisqu'il a trouvé des "statistiques tendancielles" sur la santé, la violence etc. (est-ce cela cela le bonheur ? aucune réflexion sur ce point). Il suffirait que les français consultent Internet (ou écoutent Brice Couturier qui l'a lu pour nous) pour être heureux ou optimistes.

Finalement, Brice Couturier fournit aussi la conclusion de son étude approfondie : c'est la croissance et le commerce mondial qui font progresser l'humanité ; les pays qui n'ont pas voulu s'adapter, ou ceux dont les dirigeants ont refusé, au commerce mondial sont les moins heureux. CQFD.

Ce sujet, (les new optimists sur Internet), aurait pu être traité dans la première émission de 5 minutes pour illustrer les bêtises que l'on peut trouver sur Internet. Les quatre autres émissions auraient alors pu être consacrées à une réflexion critique sur le sujet : le contenu de la Toile, les chiffres, les statistiques etc... C'est ce que l'on tente d'enseigner aux collégiens. Une réflexion à propos de la notion de progrès en élargissant le cadre culturel aux disciplines telles que l'histoire, l'anthropologie, la philosophie aurait également été intéressante.

Mais Brice Couturier n'a pas les bagages culturels nécessaires pour aller au-delà d'une lecture simpliste d'Internet. Tout cela n'a d'ailleurs probablement pas d'autre objet que de montrer qu'il a raison : il faut être libéral. Sa présence persistante sur France-Culture constitue une énigme.

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Re: Au fil de l'écoute - le Mar 05 Sep 2017, 21:12

SamVa(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28778) a écrit:Par la série d'émissions de la semaine du lundi 28/08 au vendredi 01/09, Brice Couturier nous informe de l'état de l'humanité, en constante progression selon ses dernières découvertes sur Internet auxquelles il adhère pleinement : il l'a lu sur Internet, c'est irréfutable et prouve qu'il a raison d'être libéral. (...)
Encore une fois, vous prouvez que vos interventions sur ce forum sont devenues indispensables. Je vous dois déjà celle du Chantecler d'Edmond Rostand interprété en 1954 par Aimé Clariond qu'a connu une amie actrice, Madame D., âgée aujourd'hui de 97 ans (que la médecine moderne soit bénie !) et je vous dois maintenant ces cinq synthèses de Brice Couturier (vous étudiez seulement la première dans votre post élaboré) sur le thème du progrès dans  Le Tour du monde des idées (7 minutes par numéro).

Je viens de lire avec intérêt la première sur laquelle vous vous attardez dans le post ci-dessus au titre bien trouvé (vu nos derniers échanges sur la série "Avoir raison avec") Avoir raison avec Internet. Votre recension ne s'accorde pas avec ce qui est écrit par Brice Couturier. Il est permis de comparer ce que vous rapportez et le texte (bravo B.C. de le donner sur le site). Vous déformez pour pouvoir condamner Couturier selon la grille de jugement que vous adoptez tout au long de votre compte-rendu accusatoire.

Vous terminez votre contribution avec "Sa présence [celle de Brice Couturier] persistante sur France-Culture constitue une énigme.".

Non, pas plus que celle d'Alain Finkielkraut. L'un et l'autre (moins de deux heures en tout par semaine) sont les cautions "d'équilibre" de la chaîne (l'un parce qu'il est conservateur, l'autre parce qu'il est "libéral"), chaîne qui, le reste du temps, laboure son champ idéologique (le vôtre), à savoir le déclinisme, la lamentation, le goût pour l'apocalypse, les malheurs pires que les sept plaies d'Égypte (inégalités, discriminations, migrants mal reçus, extrême pauvreté -pire qu'en 1954 avec l'Abbé Pierre... - les eaux qui montent, la couche d'ozone... ah non on ne parle plus du trou, etc). Bref, Radio France est un bunker et dès qu'un journaliste/producteur en sort, c'est l'enfer (le style caricatural est assez facile comme vous le voyez). À France Culture, on adore le roman "La Route" de Mc Carthy... Il faut donc avoir peur avec Marie Richeux, car comme le laisse entendre un certain Mélenchon, on est moins en sécurité à Paris qu'à Caracas, capitale où l'on respecte davantage l'État de droit qu'en France. (soupir).

Je ne m'étends pas, car l'écoute de la radio culturelle a ses exigences (par exemple)  Smile

Des citations du texte de Brice Couturier que j'ai lues avec plaisir  dans L'Age d'Or, c'est maintenant ! du 28 08 2017 (au fait Internet est un ensemble de serveurs rendant disponibles des informations, le critiquer n'a aucun sens ; si vous le souhaitez, consultez les références que donne Couturier et réfutez-les avec vos propres connaissances scientifiques dans les domaines donnés) :

L'Age d'Or, c'est maintenant ! tel est le message des New Optimists
Si vous êtes Français, vous êtes probablement persuadé du contraire

nous faisons (...) la même erreur en nous persuadant de vivre une époque abominable et en faisant le pari que le pire nous attend.

Chez nous, le succès va aux essais catastrophistes, comme celui d’Eric Zemmour ou aux romans de Michel Houellebecq…

contrairement à ce que prétendent leurs détracteurs, les nouveaux optimistes ne sont pas des techno-utopistes, ni des rêveurs New Age. Ils fondent leur optimisme sur des réalités tangibles et mesurables. Nous verrons demain comment ils interprètent, notamment, le spectaculaire allongement de l’espérance de vie qui a eu lieu au cours des récentes décennies.

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Recadrage - le Mer 06 Sep 2017, 10:39

Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28788) a écrit:(...)
Je fais une critique de la prestation radiophonique de Brice Couturier.
- Une obscénité : le lundi, il nous l'affirme, la pauvreté n'existe plus depuis longtemps en Europe ([son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12014-29.08.2017-ITEMA_21418956-0.mp3" debut="02:30" fin="02:42"])
- Le niveau zéro de la culture : le mardi, il enseigne que l'humanité il y a 10 000 ans était dans un état de misère, de froid, de faim ([son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12014-28.08.2017-ITEMA_21417891-0.mp3" debut="02:45" fin="03:00"])
etc... Ce ne sont que quelques exemples d'une prestation radiophonique d'où est absente toute ambition culturelle.

Ce triste personnage se positionne toujours dans la situation où l'on a raison ou tort, c'est le contraire exactement d'une approche philosophique, ou scientifique, et, plus généralement, culturelle. Sa prestation sur Arte confirme ce positionnement : il y apparaît et s'exprime là aussi indigné et vindicatif, dans le rôle du journaliste-courageux-qui-n'hésite-pas-à-dire-tout-haut-ce-que-les-français-pensent-tout-bas.

Sur France-Culture encore, intervenant dans le journal du matin, Brice Couturier n'avait pas hésité à qualifier de cons (textuellement) tous ceux qui regrettaient l'attribution du prix Nobel de littérature à Bob Dylan. Vous ne voyez pas la différence avec Finkelkraut ? Ce langage est inadmissible sur une radio nationale et ce genre de réflexion indigne d'une radio culturelle. Quelle tristesse. Il n'a pas sa place sur France-Culture.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28788) a écrit:(...) chaîne qui, le reste du temps, laboure son champ idéologique (le vôtre), à savoir (...) etc.
Je n'ai jamais donné aucune indication qui vous autoriserait à décrire mon idéologie. Votre prétention à le faire sur un forum public est inquiétante. Elle aurait peut-être sa place sur un fil Twitter ou un blog, mais vous ne m'y trouverez pas. Sur ce Forum, je vous demande de cesser toute intervention de cette nature.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28788) a écrit:(...)  Votre recension ne s’accorde pas avec ce qui est écrit par Brice Couturier. (...)  
(...) au fait Internet est un ensemble de serveurs rendant disponibles des informations, le critiquer n’a aucun sens ; si vous le souhaitez, consultez les références que donne Couturier et réfutez-les avec vos propres connaissances scientifiques dans les domaines donnés (...)
Les intervenants de France-Culture engagent leur responsabilité à l'antenne, et ma critique est bien radiophonique, selon la vocation de ce Forum. Les exemples fournis plus haut et dans un précédent message mettent en cause la capacité de Brice Couturier à y exprimer un contenu culturel. Je ne m'intéresse pas à ce que disent les "new optimists" mais au compte-rendu qu'en fait Brice Couturier à l'antenne.

Plutôt que les âneries que je mentionne plus haut, BC aurait pu s'interroger, par exemple, sur la pertinence des notions de progrès ou de déclin appliqués à l'humanité : ont-elles du sens ? ou bien,  qu'est-ce que le bien-être, est-il quantifiable ? ou encore : que signifient de statistiques sur ces questions ? et est-il possible de comparer le bien être de l'humanité au paléolithique et celui d'aujourd'hui ? ou au Moyen-âge ?etc...

Sur ce Forum, je vous invite donc à imaginer ce qu'aurait pu être une telle réflexion à l'antenne.

600
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Re: Au fil de l'écoute - le Mer 06 Sep 2017, 11:14

Qui, si ce n'est vous, présente son champ idéologique à travers ses jugements dans ses posts ? Prenez-vous les lecteurs pour des imbéciles ? Et puis les simagrées de vierge effarouchée, pitié ! Vous vous présentez sous un pseudonyme, comme tout le monde ici, alors on se calme.

Je vous le redis, vos interventions sont précieuses, et offrent des pistes d'écoute intéressantes. Vos contributions sont fouillées, comme celle ci-dessus, c'est stimulant, même si, ou surtout si, l'on est en désaccord.

Enfin, sur le sujet du progrès, du bien-être, etc, j'ai quand même une question : la prochaine fois que vous irez chez votre dentiste, demandez-vous (ou lui) si vous auriez eu les mêmes soins en 1950, au début du siècle au XIXe ou avant (pour le savoir je vous conseille le beau livre L'ogre et la dent). Le reste à l'avenant.

Je conclus because post BBC en cours avant congés annuels. Yours.

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Approfondissement culturel - le Mer 06 Sep 2017, 17:20

Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28794) a écrit:Qui, si ce n'est vous, présente son champ idéologique à travers ses jugements dans ses posts ? Prenez-vous les lecteurs pour des imbéciles ? Et puis les simagrées de vierge effarouchée, pitié ! Vous vous présentez sous un pseudonyme, comme tout le monde ici, alors on se calme.
Je vous le redis, vos interventions sont précieuses, et offrent des pistes d'écoute intéressantes. Vos contributions sont fouillées, comme celle ci-dessus, c'est stimulant, même si, ou surtout si, l'on est en désaccord.
En l'absence apparemment de modérateur sur ce Forum, j'ai dû vous rappeler une règle élémentaire pour permettre un dialogue et un échange corrects, et courtois.
Philaunet(http://www.regardfc.com/t163p590-au-fil-de-l-ecoute#28794) a écrit:Enfin, sur le sujet du progrès, du bien-être, etc, j'ai quand même une question : la prochaine fois que vous irez chez votre dentiste, demandez-vous (ou lui) si vous auriez eu les mêmes soins en 1950, au début du siècle au XIXe ou avant (pour le savoir je vous conseille le beau livre L'ogre et la dent). Le reste à l'avenant.
Pour votre image du dentiste :
Il est probable que je ne survivrais pas sans dentiste dans un environnement paléolithique, de même d'ailleurs qu'un homme du paléolithique ne survivrait pas longtemps dans notre monde actuel, avec sa pollution, ses nouveaux virus... et l'obligation d'un permis de chasse.

Mais ce n'est pas la question qui est posée. En fait, il s'agit de savoir (si on pense que l'humanité progresse ou décline) si un homme du paléolithique, avec sa physiologie, son métabolisme, sa culture, la société dans laquelle il évolue, le climat etc...de l'époque, éprouvait un bien être plus faible ou plus fort que l'homme actuel avec sa physiologie, son métabolisme, sa culture, la société dans laquelle il évolue, le climat etc... actuels.

Le même raisonnement peut être fait à propos du Moyen-âge etc...

Cette question me semble indécidable (sans compter que la notion de bien-être a dû évoluer entre le paléolithique, le Moyen-âge et aujourd'hui), mais je m'interroge surtout sur sa validité épistémologique.  Je vous suggère de lire à ce sujet : "Néandertal, mon frère" de Silvana Condemi, directeur de recherche au CNRS.

Vous voyez : quand on ne se contente pas des assertions simplistes de Brice Couturier, les questions obligent à approfondir la réflexion. C'est cela, la culture.

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Re: Au fil de l'écoute -

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