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Au fil de l'écoute    Page 74 sur 74

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Re: Au fil de l'écoute - le Dim 30 Sep 2018, 08:25

Lvstvcrv(http://www.regardfc.com/t163p720-au-fil-de-l-ecoute#31372) a écrit:Intéressante contribution de munstead, à propos d'une pièce de Shakespeare (après nos échanges à propos de Racine et Verdi), réflexion sur la signification au 21°s d'une œuvre du début du 17°s, le regard qu'on peut y porter, son actualisation :
munstead(http://www.regardfc.com/t163p720-au-fil-de-l-ecoute#31370) a écrit:Ce matin, elle nous parle d'une nouvelle création de la Nuit des Rois, à la Comédie française. La traduction est moderne, bien sûr, puisqu'à chaque fois que l'on donne une pièce de Shakespeare dans notre beau pays, on la fait retraduire, chaque traducteur apportant des anachronismes et des trivialités de notre époque et s'efforçant avec succès de banaliser la folie lyrique et poétique  du grand William. (...)
C'est aussi un moyen imparable de rompre, pour le spectateur qui y aurait succombé, le charme fascinant du texte shakespearien, mais ceci est une autre histoire. Si, à l'occasion, on improvisait dans une pièce de Shakespeare vers 1600, l'exercice se plaçait dans un contexte radicalement différent, avec des codes théâtraux, un cadre politique et social, des conditions d'écoute, un consensus culturel qui n'a rien à voir avec un babillage bien pensant à la Coluche dans une salle et devant un public du XXIe siècle. Les pièces de WS s'inspiraient parfois du présent, de l'actualité, mais devant un public qui vivait sous un régime royal despotique, croyait encore aux fées, aux malédictions, aux sorcières (qu'il brûlait). Nous en sommes loin et donc une improvisation politique de cette sorte enraye la mécanique même de la pièce. Mais le public a ri, ce serait l'essentiel.
Je souscris à toutes ces remarques. (c'est moi qui souligne les passages en gras)

Lustucru d'accord avec moi! Gloria! Alleluia! etc. À un détail près qui rend la dernière phrase de ma citation incompréhensible pour qui n'a pas lu mon message. Je parlais d'une improvisation aux dépens de Macron dans La Nuit des rois. Lustucru n'allait pas laisser passer ça. Il a donc censuré l'exemple. Il est donc à peu près d'accord avec moi sur les actualisations des textes de WS, mais qu'on se paye la tête de Macron à la Comédie française lui semble néanmoins tout à fait naturel, dans l'air du temps, si je puis dire.

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Des émissions de divertissement et de fond sonore - le Dim 30 Sep 2018, 10:17

Une remarque générale : toutes les contributions de ce forum sont lues avec attention et dans la mesure du possible reçoivent une réaction, laquelle n'est pas nécessairement immédiate (le délai peut se compter en jours ou en semaines). Il faut donc, pour le lecteur intéressé, consulter les rubriques signalées dans le fil → Rubriques récapitulatives des contributions récentes (par semaine) qui permet de visualiser via des liens le cours d'un sujet de discussion. Il faut aussi noter que des messages peuvent avoir eu une suite dans un autre fil que le posteur peut ne pas fréquenter et dont il n’est donc pas averti par un mail d'information (comme ici munstead par exemple).

Par ailleurs des contributeurs réguliers peuvent disparaître temporairement ou définitivement pour de multiples raisons. Une icône "Pause" signale mon retrait temporaire, comme dans mon futur post de cette fin de journée.

munstead(http://www.regardfc.com/t163p720-au-fil-de-l-ecoute#31370) a écrit:Caroline Broué, Les envies du Week-end. Caroline Broué est un cas. elle est en permanence enthousiaste, enjouée, tonique, pressée, mais d'où vient cette impression que tout ceci n'est que façade et que, la plupart du temps, elle ne sait pas vraiment de quoi elle parle? Tant de sujets à brasser qu'elle n'a sans doute pas le temps d'approfondir…
On croirait que vous décrivez les critiques de La Dispute et plus généralement les trois quarts des employés (h/f) au micro de la station. Vous croyez que ceux chez Laporte auraient lu ou relu "Le procès" de Kafka ou "Une maison de poupée" d'Ibsen avant de se lancer dans d'infinis bégaiements sur les mises en scène de ces œuvres ?

La plupart des employés ont une connaissance très superficielle de ce dont ils parlent, car 1/ Ils n'ont pas les moyens intellectuels de se les approprier, ni les connaissances préalables 2/ ils font trop d'émissions dans la semaine.

Ils sont enjoués, pressés ? 1/ L'injonction de la direction de "faire jeune" 2/ Trop de substances excitantes pour tenir le rythme de la vie parisienne qu'ils s'imposent. Notez que le phénomène est particulièrement féminin, notamment dans les formats très courts. La direction cherche à remplir la station de femmes de 25 à 40 ans (plutôt 35 ans). Il reste par chance une Christine Ockrent, sur qui il faudra revenir, car hier elle a dirigé un instructif numéro d'Affaires étrangères, La nouvelle guerre des étoiles.
Ce matin, elle nous parle d'une nouvelle création de la Nuit des Rois, à la Comédie française. La traduction est moderne, bien sûr, puisqu'à chaque fois que l'on donne une pièce de Shakespeare dans notre beau pays, on la fait retraduire, chaque traducteur apportant des anachronismes et des trivialités de notre époque et s'efforçant avec succès de banaliser la folie lyrique et poétique  du grand William
Des exemples ? Il s'agit peut-être de traductions-adaptations comme ce qui a été fait pour Ibsen (voir lien ci-dessus, 2e post) ? J'ai sorti mes deux exemplaires bilingues (Aubier et Flammarion) pour relecture. Évidemment, les textes ne contiennent pas ce que vous décrivez ci-dessous :
Ici, nous annonce Broué, on laisse même la place à l'improvisation des acteurs du Français, "tous excellents" par définition. Nous est offert un exemple de ce brio par un dialogue entre deux personnages avinés parlant à la fois de la dite affaire Benalla et de la petite phrase du PR sur le chômage et la traversée de la rue. La salle exulte. Broué est contente. FC a rempli son office.
C'est exactement cela : faire entendre ses opinions, ses railleries et ses haines par une sélection de produits culturels conformes à l'idéologie maison. Pas de recul critique (elle en est incapable), mais une adhésion enthousiaste, type publicité commerciale : à la télé, elle brandirait à la caméra le DVD du spectacle dans un sourire éclatant.
C'est aussi un moyen imparable de rompre, pour le spectateur qui y aurait succombé, le charme fascinant du texte shakespearien, mais ceci est une autre histoire. Si, à l'occasion, on improvisait dans une pièce de Shakespeare vers 1600, l'exercice se plaçait dans un contexte radicalement différent, avec des codes théâtraux, un cadre politique et social, des conditions d'écoute, un consensus culturel qui n'a rien à voir avec un babillage bien pensant à la Coluche dans une salle et devant un public du XXIe siècle.
Bérénice n'a pas eu ce traitement dans l'interprétation discutée ici, mais Une maison de poupée, oui.
Les pièces de WS s'inspiraient parfois du présent, de l'actualité, mais devant un public qui vivait sous un régime royal despotique, croyait encore aux fées, aux malédictions, aux sorcières (qu'il brûlait). Nous en sommes loin et donc une improvisation politique de cette sorte enraye la mécanique même de la pièce. Mais le public a ri, ce serait l'essentiel.
Faire rire aux dépens des acteurs politiques actuels est un droit et une constante artistique, encore faut-il que ce soit fait avec intelligence. Concernant "Je traverse la rue et je" (et non "Traversez la rue et vous"), voir l'épilogue qui néantise l'emballement des médiocres rieurs.

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Collisions de cultures - le Jeu 04 Oct 2018, 08:18

En 1945, l'un des clichés courants est celui de l'infirmière dévouée, qui rêve de s'acheter des souliers, de tricoter pour son filleul comme le rappelle ce document dans les "Pieds sur Terre" hier 03/10: [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10078-02.10.2018-ITEMA_21833725-2.mp3?track=false" debut="14:25" fin="17:00"], toutes références bien lointaines !

Quelques minutes après, dans l'émission qui suit, "Entendez-vous l'éco" (sur l'économie, bien entendu, le libéralisme règne dans les esprits), consacrée aux déchets : " Une ordure est-elle un bien comme un autre ? Les déchets sont devenus des marchandises exportées à l'échelle mondiale : si certains pays exportent leurs rebuts, d'autres importent des matières utiles à leurs industries. Qui profite de ces échanges et surtout, qui est en mesure de les réguler ?" Tout un programme libéral que FC nous explique. Et l'invité savant, pour être synchrone avec les clichés actuels, qualifie d'intelligente une décharge sous prétexte qu'elle produit du gaz.

Ce n'est pas les contenus de France Culture qu'il faut critiquer : FC ne fait malheureusement que refléter la culture libérale actuelle, et c'est dans sa fonction. Par contre, on peut éventuellement regretter cette évolution de notre culture.

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