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Répliques, dernier refuge ?    Page 6 sur 57

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Répliques, dernier refuge ? - le Sam 24 Avr 2010, 10:10

Rappel du premier message :

En ce  moment, magnifique  dialogue  de  grincheux: l'excellent  Finkielkraut  et  le  non moins  excellent  Lucchini. Il  est de  bon ton de  souligner  les  outrances  et  le supposé  histrionisme  de ce  dernier, mais  on lui   doit  de transmettre  sa  passion de la  lecture  avec  fougue.  Et  ses  choix  de  textes  sont  toujours  formidables. Son franc-parler  et  sa  verve  sont  absolument  toniques.  Rien  d'un consensuel  mou  sur les  bienfaits de  la  Culture, dont  se  gargarisent  nos  faux  cultureux.  


La question du jour, c'est Muray.  À  ceux  qui se  lancent  inconsidérément  dans des lectures  trapues, je  déconseille  fortement Muray :   aux  timorés, aux  bien-pensants,  aux  moutons de  Panurge,  aux parvenus de  l'Aculture, aux  brutes  épaisses,  aux  hypocrites,  aux  pisse-vinaigre, aux  sainte-nitouche,  aux  faux  cœurs  purs,  aux  bas-bleus  de  sous-préfecture, aux  retourneurs de veste,  aux  aigris, aux  Judas, aux  vaniteux  impénitents, Muray  est  interdit.

Remarque de Finkie : "France  Culture, c'est  une instance,  et  ça  peut devenir  aussi une  "agence  du  Culturel"  ?  Oui, Alain Finkielkraut,  vous  avez mille  fois   raison  d'avoir des  craintes, mais   vous  êtes  bien trop  gentil  vis-à-vis de  vos  compagnons  de  chaine  qui  ne  partagent  sans  doute  pas   vos  craintes,  trop  timidement   exprimées.  Allez-y  franco  par  pitié !   Écoutez-vous  certaine  émission de fin d'après-midi ?  Écoutez-vous  certaine  émission de  midi  ? Vous   croyez  vraiment  que  vous  n'y  êtes  pas  dans le  "festivus, festivus"  et  dans le grand  tout  Culturel  auto-célébrant  ?  FC  est  bien une  agence  d'événementiel   culturel, et  plus cette  chaîne de  transmission  qu'elle  fut  il  n'y a  guère, et  dans laquelle  vous  croyez  encore  travailler. La  bien-pensance  y  est  partout  installée, et  pour  la  trouver, nul  besoin de  se  rendre  sur  les  chaînes  voisines. Il  suffit  d'écouter.  Écoutez-vous assez  France  Culture  M. Finkielkraut ?


Ah la la  la  suite de l'émission....  Aïe  aïe aïe ...    Antibioc, CAmenbert, Madame  Collet,  bouchez  vos  chastes   oreiiles, cela  n'est  pas  pour  vous  !!
Et  alors, la  fin,  l'apothéose  !! Rien  n'y  manque, pas  même  l'insulte  suprême, "élitiste", mais  quelle horreur.... !!!!  

Un délice. Un immense merci  à  eux  deux.
* * *

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https://i79.servimg.com/u/f79/15/69/68/67/deschi10.jpg - le Dim 20 Fév 2011, 15:59

D’accord avec vous, Langevin. Je crois que cette polémique telle qu’elle est menée, par le biais politique, ne conduira à rien sinon à exacerber les attitudes pour finir dans le n’importe quoi et ça commence déjà… Le plus étonnant cependant est que chaque message sonne juste. Cela ressemble pour tout dire à une guerre de tranchée. Deux armées qui s’égosillent dans le brouillard. Or l’histoire nous a montré comment ça finit, les tranchées, la situation pourrit et personne n’en sort vainqueur. Ben oui, que voulez-vous ! L’artillerie lourde, ça envoie du lourd, obstination, mauvaise foi, vanité, orgueil, après coup le champ du débat (et de fait, des possibles) s’en trouve défiguré ce qui rend la lecture difficile.

Alors, puisqu’on me tend la main, je n’hésite pas une seconde : bonjour, chère main ! Bonjour, Antonia !
Et merci de votre mot d’accueil.

Sachez d’abord pour vous mettre à votre aise que je suis moi aussi une enfant du ruisseau. Le même, oui ! D’ailleurs petite je pouvais rester des heures à faire trempette. J’avais toujours quelque jouet à ma portée, ici un canard, ici un bateau Playmobil (qui n’appartenait pas à Dédé, Langevin, mais à mon frangin). Je leur faisais faire un bout d’aventure au gré du débit des eaux de la ville. Il y avait, frappé sur le robinet en fonte, je me souviens, le nom mystérieux de Pont-à-Mousson, ces trois mots éveillaient chez moi tout un imaginaire. Plus tard, j’ai voulu comme vous, Antonia, que le ruisseau devienne un torrent d’idées. J’ai alors fait échange le coin-coin contre un transistor à piles, la chaloupe contre un dico de citations format poche ; mon frère était fou.
La parole des hommes et femmes qui mettaient des mots, du sens, de la culture, de l’ordre et de la clarté sur ce que je devinais, ressentais et voulais défendre, mais de façon très confuse et contradictoire, devenait une parole familière, une amie. J’avoue qu’au début ce fut un cruel casse-tête. Le torrent m’inondait et je nageais. Pour éviter la noyade il a fallu se battre ; je me bats encore, culture est une adversaire de tous les jours, et, chemin faisant, au fil de l’eau, tant bien que mal chacun mène sa barque.

Attentive, passionnée, j’ai commencé à faire la différence entre ce qu’on appelle moderne et ancien, progressisme et conservatisme. Ma leçon apprise, j’ai ensuite distingué un Badiou d’un Finkielkraut : le premier est un sage qui marche, je me disais, le second, un excité assis. Cela pouvait sembler un peu simpliste comme raisonnement, mais bon, c’était un début. Je me suis améliorée depuis. Aujourd’hui, pour vous montrer que j’ai su affiner mon jugement, je dirai que le problème de Finkiel, en définitive, c’est que dans sa vie il lui a été impossible d’échanger son canard. On aura dû lui arracher des mains, un voyou qui passait par-là (d’où sa haine sans doute des jeunes), ou bien il aura paumé, laissé partir trop loin (oui, c’est un enfant du ruisseau lui aussi), enfin bref, toujours est-il je pense que c’est la raison pour laquelle, vous l’avez sûrement noté, il s’énerve, s’excite, fulmine, parle, parle encore, parle toujours mais n’écoute jamais (pour un philosophe, ça craint), et je ne serai pas surprise qu’un jour il nous fasse une bonne congestion ou se pète une artère.

Enfantillage ? De qui, de ma part ? Soit ! Changeons l’objet du ressenti. Remplacez le canard volé ou perdu par son passé. Quand il s’engage sur la shoah, qui, quoi qu’on dise demeure pour lui une grande inconnue (ses grands-parents, ses parents oui, mais lui dans sa propre chair non), il s’énerve, s’excite, fulmine, parle et n’écoute jamais. Vous obtenez les mêmes symptômes. On a l’impression qu’il enrage de ne pas avoir été déporté. Il crie, tape des pieds, se plaint, et tournant vers le ciel ses yeux aux vaisseaux sanguins brisés, ses yeux rouges (non pas de larmes mais d’excitation intense), il se demande pourquoi le destin lui a joué un si mauvais tour ! Et n’obtient pas de réponse. Si vous l’avez, Antonia ou vous Langevin, la réponse, ne prenez pas la peine, il ne vous écoutera pas. Un sourd, je vous dis ! Un mélange entre Cassandre et Phèdre, vous voyez, la victime victimaire qui prédit l’avenir en se faisant un sac de nœuds. Par dépit, bien sûr.

Vous dites ? Attaque personnelle, flingage ? Allons bon ! Est-ce ma faute à moi si les idées sont véhiculées par les gestes, par la pensée, la parole ? Et son filtre à lui, c’est vraiment de la merde. Un filtre discount. Du coup, c’est inévitable, les grumeaux passent avec les idées. Ce n’est pas tant qu’on lui reproche d’être un philosophe d’une droite douteuse, on lui reproche d’être un mauvais philosophe. Eh oui, il y en a figurez-vous ! A droite comme à gauche.

Cependant, sinon vous allez m’accuser de faire dans la partialité la plus grasse, Finkiel a de bons moments. Répliques, oui bien sûr. Mais je me souviens aussi, il y à peu près un an, sur France 3, d’un face à face avec Badiou (encore lui !) qui demeure à ce jour mon plus grand souvenir télé. C’était parfait. Fluide. Cela coulait de source, pour en finir avec mes images aquatiques. Et c’est la première fois de ma vie que je voyais Finkiel écouter ! Je vous dis, un événement rare…
608Pxv

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Dim 20 Fév 2011, 16:34

C’est beau comme du Antiobiok qui se prendrait pour une fille Very Happy
Cela dit, quand on écoute Répliques, on n’entend guère ces trépignements infantiles que vous décrivez. Seriez-vous victime de la même dissonance cognitive que vous semblez honnir, chère Dartybox de Marseille?

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Dim 20 Fév 2011, 16:52

geek PxvPxv

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Dim 20 Fév 2011, 17:12

Bonjour Myrtille, bienvenue ! Vous m’excuserez de ne pas mettre mon grain de poivre dans ce débat, je ne maîtrise pas, je m’écrase. Par contre je vous ai lu, vous avez l’air d’aimer écrire et vos tournures résonnent à mes oreilles. Inscrivez-vous et vous verrez que dans la diversité des fils vous trouverez de quoi nous en écrire plus. Et puis pour l’équilibre F/H ça lui ferait du bien au forum !

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Dim 20 Fév 2011, 21:35

ah! Pont-à-Mousson! que d’interrogations!
ça, avec une partie de l’atlas Vidal-Lablache,aux immenses pages( récupéré je ne sais où) et aux magnifiques couleurs douces,et que nous coloriions encore par dessus (oh sacrilège!) nous vouait à l’amour de la géographie.

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Mar 22 Fév 2011, 23:12

Ah, Pont-à-Mousson ! Ses fonderies (spécialité de plaques d’égout, de robineterie et de tuyauterie d’adduction), ses torchères qui illuminent de bleu les mirabelliers plongés dans la nuit, et Blénod-les-Pont-à-Mousson, sa banlieue, prétexte à une fabuleuse jurisprudence du Conseil d’Etat ! L’exotisme industriel de l’Orient à notre portée, l’Oural des côtes de Lorraine ! Il faut aller voir Pont-à-Mousson, Myrtille, et Maxéville, et Forbach, et Toul (ah, Toul !)pour ressentir ce que fut la Lorraine patriote et industrielle, avant qu’elle ne crève définitivement ! Allez, je vous emmène!

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Mar 22 Fév 2011, 23:48

+ Baru, Quéquette blues (BD) + À VOIX NUE fin janvier… + Longwy, Villerupt, Micheville et et et "Cœur d’Acier" Marcel Donati, sidérurgiste (livre chez Payot)… qui raconte "Radio Lorraine cœur d’acier" d’avant les "radio libres"…

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Lun 18 Avr 2011, 14:49

Après l’émission d’il y a trois semaines (’’la mésentente nationale’’? le titre ne me revient plus à l’instant, aucune importance, les titres sont purement décoratifs, il s’agit toujours de parler de la même chose) où Noirs et Arabes en prirent pour leur grade, nous y revenons s’agissant, cette fois, de l’insécurité sociale, qui fut exclusivement consacrée aux Noirs et aux Arabes.
Manuel Valls était invité et, surprise, bien qu’il soit de gôche, il fut salué par Finkie pour son courage. Ah, quel courage ? Bien sûr celui d’affronter le principal, que dis-je, Le Seul Problème du pays, l’Hydre qui a posé sa gueule fumante sur la Patrie accablée, je veux parler bien sûr de l’antiracisme.
Pour lui faire face, un autre Christ de la Résistance à la mode Finkie, Renaud Camus. Pour les plus jeunes d’entre nous, rappellons que cet auteur barrésien confidentiel (au plan esthétique) et animateur groupusculaire sur le plan politique, est sorti il y a quelques années de cet anonymat par des considérations d’une grosse finesse et particulièrement sympathiques sur la mainmise du complot juif international sur la communication et l’information. Il fut accusé d’antisémitisme : eh oui, le complot juif mondial a tout de suite perçu le danger de voir dévoiler La Vérité, il a voulu ( allié avec les anti-racistes, au demeurant, ce sont souvent les mêmes, les antiracistes et les judeo-bolcheviks) éteindre La Lumière.
C’est alors qu’un homme, un Français, vint s’interposer, offrir sa poitrine à l’Hydre pour protéger l’opprimé. Il s’appellait Alain Finkielkraut. Quand je repense à cette époque, aux accents zoliens déchirants trouvés par notre ami Finkie dans ce qui fut en quelque sorte son Affaire Dreyfus - mais à l’envers - , je dois avouer que les larmes envahissent mes joues purpurines.
On pourrait se poser une ou deux questions cependant : par exemple, que pourrait être la réaction de Finkie si un Ahmed ou une Fatoumata avait articulé le huitième de la moitié du quart de ce Protocole des Sages de Sion pour les Nuls.
Donc, toutes les conditions étaient réunion pour une émission réussie, et ce fut le cas.
Une fois clairement démontré par Camus que les Arabes et les Noirs, qui n’ont jamais été colonisés, mais sont au contraire les colonisateurs de la France, doivent être renvoyés chez eux, Finkielkraut s’inquiète essentiellement des modalités pratiques de l’opération. Comme il est resté tout de même un délicat, il pose la question qui l’intéresse (OK, mais on les renvoie par avion ou par bateau ?)de façon alambiquée, si bien qu’on se demande seulement quelle est au juste la feuille de papier cigarette qui distingue sa position de celle de notre ami.
Autre grand moment - je me contenterais de cette autre mention : comme vous le voyez, mon principal vice est le bavardage, je ne voudrais pas abuser de votre patience, mais il y aurait d’autres passages intéressants : on parle d’une déculturation, de ce que ces Africains, auteurs de tous nos maux, veulent imposer leur culture à la France etc. Bon OK, on connaît l’antienne, faut croire qu’elle deviendra vraie quand on l’aura assez répétée, comme disait le camarade Joseph (Goebbels, pas Staline). Exemple ? Celui, bien malheureux de je ne sais plus quelle banlieue où un garçon s’est fait tabasser à mort sous prétexte qu’il sortait avec une fille d’une autre Cité. (NB : je ne comprends pas comment des esprits délicats comme on en trouve ici ou ailleurs peuvent tolérer à ce point un des procédés d’extrême droite (pas de droite, hein, d’extrême-droite) les plus éculés : monter en épingle les faits divers et le sentiment irrationnel, on a vu l’approche finkielkrautienne de ’’l’indignation’’, il y a peu).
Je suis tombé des nues en entendant cela. Valls a sauvé l’émission à la fin en rappelant aux deux compères qu’il ne faut pas tout mélanger, que le fait de buter les types du quartier d’à côté n’est pas une prescription de l’Islam ou un conseil donné par Confucius. Les compères ont eu la décence de ne pas insister, et se ridiculiser complètement.
Finkie et Camus devraient lire Pagnol, eux qui se piquent de littérature. Jean de Florette, c’est quoi, comme histoire ? L’histoire d’une fille rejetée par sa famille, son village, ses amis, parce qu’elle a frayé avec un type du village d’à côté. C’est pas des Mamadou et des Mustapha, chez Pagnol.
Finkie, qui se pique parfois de philosophie, pourrait aussi revenir à Freud, lorsqu’il a parlé du ’’narcissisme des petites différences’’ dans Malaise dans la civilisation : rien de plus banal, de plus commun, de plus universel, que de n’éprouver le sentiment d’une appartenance à une communauté que par la détestation du voisin, et de préférence celui qui est le plus proche, le voisin d’en face.
Ceci n’est pas suscité par l’éloignement - oui, cette culture est trop ’’éloignée’’ de la nôtre, etc. C’est d’autant plus dur qu’en fait il n’y a pas de différence (cf le match de ce week-end : il y a une immense différence culture entre Manchester City ou Manchester United ? Une opposition civilisationnelle fondamentale ? Y en a qui boivent de la Wheatbread et les autres de la Guiness, c’est ça ? (un)Courtial2(un)Fny

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Mar 19 Avr 2011, 10:58

C’est vraiment de la caricature à gros traits votre rapport d’écoute.

Pourtant, par moments, j’ai le même malaise que vous en les écoutant (en moins hystérique surement), mais j’y entends aussi d’autres choses : un débat contradictoire, un essai d’analyse où sont proposés de nombreux facteurs. Bref le ton d’ensemble n’est pas celui de la focalisation que vous décrivez. Ce débat vous n’en dites rien, est-ce que vous ne l’entendez pas, est-ce que vous ne voulez pas l’entendre, ou est-ce que vous le dissimulez ? En tous cas vous réduisez l’émission pour en faire un trio mono-ton, à front unique. Ce faisant vous nous mettez à la limite de la diffamation, car l’humour sarcastique de votre compte-rendu qui semble venir là pour renforcer l’attaque idéologique, a le malheur de faire qu’au plan factuel, ce rapport est un faux.

Votre post fait passer pour des délirants ou des racistes 3 types qui ont le malheur -ou le courage, ou la maladresse- de violer un tabou, et qui peut-être bien se plantent dans la forme ou sur le fond sinon sur les deux. Mais ils ne correspondent pas au tableau moqueur que vous donnez. J’écris "moqueur" pour ne pas dire que je le trouve assez déplacé et pour tout dire malhonnête. A mon sens Valls ne sauve pas l’émission "à la fin" mais de bout en bout. En ce qui concerne Finkie, à plusieurs reprises il accuse clairement Camus de mettre de l’huile sur le feu. Quant à ce dernier, il était là pour vendre sa salade, c’est-à-dire (je suggère à ceux qui ne le savaient pas encore, de s’asseoir avant de lire la fin de la phrase) sa ... candidature à la présidentielle de 2012. Mais ça vous n’en dites pas un mot car vous aussi, ne vous en déplaise, on pourrait vous répondre en vous dépeignant comme un preux chavalier armé d’un balais à chiottes et se battant contre des ennemis imaginaires (vous avez vu, mois aussi je sais me foutre de la gueule des autres).

A mon sens vous faites exactement comme Renaud Camus : vous jetez de l’huile sur le feu. Bref votre post est d’un fourgueur de haine. Je suis donc occupé à réécouter attentivement ce numéro de Répliques, pour en proposer l’inventaire. Probablement sur plus d’un point il va concorder avec votre vision des choses, et il se pourrait qu’il montre aussi par tout ce qu’on ne trouve pas dans votre post, que par outrance ou par simplisme ce dernier est mensonger et calomnieux.

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Re: Répliques, dernier refuge ? - le Mar 19 Avr 2011, 21:44

@nessie a écrit:Mais ça vous n’en dites pas un mot car vous aussi, ne vous en déplaise, on pourrait vous répondre en vous dépeignant comme un preux chavalier armé d’un balais à chiottes et se battant contre des ennemis imaginaires (vous avez vu, mois aussi je sais me foutre de la gueule des autres).

A mon sens vous faites exactement comme Renaud Camus : vous jetez de l’huile sur le feu. Bref votre post est d’un fourgueur de haine.

Si je ne me trompe, je n’ai insulté ni ne me suis "foutu de la gueule", comme vous le dîtes si élégamment de personne sur ce site. (Peu de chances que je me trompe, j’ai été inopinément fort occupé et n’ai pas eu la possibilité d’y participer autant que je l’aurais souhaité, si bien que j’ai rédigé fort peu de messages). Je ne crois donc pas avoir agressé un membre, comme vous le faîtes ici.
Ces remarques sont par conséquent sans objet et je vous les renvoie comme se rapportant à vous-même.
Ce que j’ai fait, en revanche, c’est m’en prendre - avec pas mal d’ironie, en effet - à Finkielkraut, dont l’émission, qui se situe sur le plan de l’exigence, à des distances stratosphériques de pratiquement tout ce qui se fait dans le PAF, comme on dit - j’aurais bien voulu parler de son émission magnifique, il y a 15 jours, avec Elisabeth de Fontenay, etc. - , me semble recevoir un jugement sévère.
Parce que moi, je juge, monsieur (ou madame). Je n’ai pas la prétention d’être un journaliste et d’écrire, comme vous le dîtes, un "rapport" - je ne suis pas flic non plus -, un truc "objectif" ou je ne sais trop ce que vous avez en tête. Non, j’exerce ma raison autant que je peux et je juge. Si j’ai eu tort, vous voudrez bien me le montrer en parlant du fond, et pas de moi. Merci d’avance. 608

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Alain Finkielkraut... contre toute raison - le Mar 19 Avr 2011, 22:48

Qui osera entreprendre la lourde tâche d’énumérer toutes les lacunes d’Alain Finkielkraut …



Lacunes qui, d’interventions en interviews, à la longue, année après année, en deviennent sinon embarrassantes, du moins… franchement gênantes pour tout le monde, et en premier lieu pour les auditeurs et téléspectateurs qui peuvent difficilement éviter un Finkielkraut rarement absent de nombre d’émissions d’information.


Quant aux médias qui s’évertuent à lui tendre un micro avec ou sans caméra en guise de miroir - animateurs de télé ou radio ; ceux que d’aucuns auront la complaisance d’appeler « des journalistes » -, si immanquablement ils suspendent leur jugement à son sujet, et alors qu’ils sont capables des pires injustices à l’encontre d’autres figures du monde artistique ou intellectuel : exclusion, bannissement...



Sans doute est-ce dans le souci de respecter un usage qui veut que l’on ne tire pas sur ses propres invités comme d’autres… une balle dans le pied ou bien encore, une ambulance, en animateurs et invités otages sanglés dans la même soute à bavardage pour le meilleur comme pour le pire.



***



Mais alors ! Qui est donc ce Finkielkraut perdu dans un "qu’est-ce que cette réalité que l’on me demande de vivre et de partager..." ?




Incapable de penser le présent, mais homme de son temps, assurément, Finkielkraut incarne à merveille la mort de la politique, avec pour conséquence compensatoire : l’explosion du religieux et du communautarisme aux tensions sans nombre.



Avec Finkielkraut, aucune cause n’est identifiée. Jamais ! Il est vrai que cela demandera toujours plus d’intelligence et de courage de questionner les causes plutôt que de déplorer une réalité qui aurait pour unique origine la somme de ses effets.



Les Durkheim et Max Weber auront beau s’agiter dans leurs tombes et sarcophages, panthéons et pyramides, et les sociologues du CNRS de s’arracher les cheveux…peu lui importe : tous n’ont qu’à bien se tenir.



Il semblerait que Finkielkraut soit l’incarnation même du "mal" qu’il dénonce et combat sans relâche, à savoir : la défaite et la fin d'une pensée analytique et prospective, la mort des intellectuels et des "philosophes" et celle d'une littérature... élévation de la conscience humaine.



Finkielkraut ! Gigantesque auto-mystification ?



A son sujet, on affirme que sa pièce favorite a pour nom « Tartuffe » - Tartuffe de la conscience humaine, alors !



***



Adepte impénitent de l’indignation à sens unique (1) et fortement communautarisée, les obsessions-indignations les plus récurrentes de ce Monsieur sont les suivantes : les musulmans – de France ou d’ailleurs -, les français du Maghreb et d’Afrique noire, les droits-de-l’hommistes (terme péjoratif chez Finkielkraut),l’anti-sémitisme ( tout en ayant aucune sympathie pour les mouvements anti-racistes), et tout ce qui de près ou de loin concerne la cause juive ou la communauté du même nom…



Et pour finir : l’Etat d’Israël - à chacun ses casseroles, me direz-vous !


Plus intolérant qu’impatient avec la parole de l’Autre, et plus encore lorsqu’elle est… tout autre, plus infatué que passionné (il suffit de se reporter à ses prestations télévisées), qui peut nier que Monsieur Finkielkraut a décidément beaucoup de mal avec tout ce qui n’est pas Alain Finkielkraut ?



Et pourtant…



Il n'avait pas trop mal commencé avec Péguy, Arendt, Albert Camus, Levinas...


C’est vrai ! Ces derniers ont plutôt la réputation d'être d'une aide précieuse pour quiconque souhaite penser, s’affranchir et servir, non pas ses propres intérêts et ceux de sa "communauté" mais un intérêt bien supérieur : celui de la justice puisque penser c’est fatalement penser... juste... parce que... altruiste, le cœur sur la main et sur la page d’écriture : raison, compassion et compréhension...



Attributs et qualités dont l’absence doit être considérée comme une véritable infirmité ainsi qu’une catastrophe largement répandue depuis une trentaine d’années chez une élite médiatique (à ne pas confondre avec l’élite intellectuelle et morale qui, elle, a déserté les médias) arc-boutée à des allégeances à la fois ethnique, idéologique et culturelle, et qui, manchot(e), se comptent sur les doigts d’une seule main ; une main qui s’empresse de se refermer pour former un poing : étau et roc.



***



Partisan d'une politique de la terre brûlée, derrière Finkielkraut, rien ne doit re-pousser, Jamais !



Un Alain Finkielkraut qui se voudrait très certainement aussi transparent qu’un verre opaque car, nul n’ignore que le prestige accordé à l’ambiguïté et au mystère, ambivalence énigmatique, est un atout non négligeable pour un auteur très certainement en quête d’une postérité qu’il doit bien vouloir imaginer généreuse à son endroit…


Mais pour son malheur, chacune de ses interventions fait qu’il ne peut s’empêcher soit de donner sa langue au chat, soit de se trahir car, Alain Finkielkraut n’a de cesse de vouloir se dénoncer : en effet, on lit dans Finkielkraut comme dans un livre, même fermé, pour peu que l’on soit au fait avec la mauvaise foi, l’hypocrisie, les lapsus et autres actes manqués plus que révélateurs, même si, ignorés de lui-même par définition, il ne les reconnaîtra sans doute jamais comme tels.



Les invités à son émission Répliques, véritable tribune d’auto-promotion qui se veut, sans rire, au cœur de la France, permettent le plus souvent à Finkielkraut de leur faire dire tout haut ce qu’il ne peut aujourd’hui que se résoudre à penser tout bas depuis que son crédit que l’on nommera « anti-raciste » est épuisé.


Les propos de ses invités concernant les Français issus du colonialisme et de l’immigration d’Afrique noire et du Maghreb, vers lesquels les sujets qu’il traite ne manquent jamais de nous ramener - un vrai tour de force de la part de Finkielkraut -, s’ils devaient prendre pour cible la communauté juive relèveraient sans l’ombre d’une hésitation de l’anti-sémitisme ; appliqués aux homosexuels, de l’homophobie ; aux femmes, de la misogynie de la pire espèce…


Un Alain Finkielkraut pourtant né de parents étrangers, aux origines polonaises, et qui, face à ceux qui en auraient bien besoin - Français déshérités, naufragés de l’Histoire eux aussi, et comme si cela ne suffisait pas, d’une modernité émancipatrice -, semble déterminé à ne pas rendre tout ce qu’il a reçu d’une France qui n’en était pourtant pas à son premier coup d'essai et à sa première intégration, sinon à ceux qui n’en ont guère besoin, à savoir : une classe qui, d’une Europe berceau, temple et tombeau, croule sous son héritage culturelle comme d’autres sous des milliards (2).



Ne prête-t-on pas qu’aux riches une attention à la hauteur de ses propres ambitions sociales ?



Ingrat donc mais… charitable et généreux avec ses acolytes et camarades de combat seuls, d’aucuns soupçonnent Finkielkraut de faire signer ses livres par les autres. Le dernier en date : « Réflexions sur la question blanche : du racisme blanc au racisme anti-blanc » ; ouvrage qui n’est qu’un procès de plus contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à un Français d’Afrique ou du Maghreb, musulman ou non, rédigé par un dénommé Gilles-William Goldnadel pourtant bien incapable de construire à l’écrit comme à l’oral, une phrase ou un raisonnement dignes de ce nom, et ce bien qu’il soit avocat – avocat d’une seule cause, il est vrai : Israël (3).



***



Intraitable avec ses dis-semblables, mais toujours pusillanime avec lui-même, son clan et sa caste, on peut légitimement prédire que cet homme qui n'est plus un "intellectuel" depuis longtemps déjà – pour peu qu’il l'ait été un jour -, mais bien plutôt un propagandiste au service de sa propre cause (avec le soutien indéfectible des médias du service public, radios-télés, désespérément complaisants, lâches et veules), ne finisse poisson rouge à tourner en rond dans son bocal : celui de ses obsessions et de ses indignations à la racine desquelles on trouvera un parti pris proche de la forfaiture et du parjure déontologique auprès de ceux qui ont fait la littérature et la philosophie, autres socles de notre civilisation européenne, et une incapacité à comprendre le monde tel qu’il est, faute d’être à même d’en interroger les causes, et alors que ce monde lui ressemble à tel point que, jamais, il n’osera en toute conscience le regarder en face.



De là à soupçonner chez Finkielkraut une conscience aiguë et une peur panique de cette ressemblance…


___________________




1 – Tout en prenant soin de conspuer les indignations de ceux qu’ils considèrent ses ennemis idéologiques. A titre d’exemple : se reporter à son réquisitoire contre l’opuscule Indignez-vous de Stéphane Hessel ; réquisitoire qui se garde bien de nommer sa cible, la vraie : la charge d’Hessel dans la deuxième partie de son ouvrage contre la politique scélérate de l’Etat israélien à l’endroit des palestiniens.



2 - On retrouve le même symptôme, la même hostilité au détriment d’une entente et d’une association fécondes, chez un Zemmour dont l’histoire familiale a pour cadre le Maghreb ; un Zemmour toujours prompt à distribuer des bons et mauvais points de francité à des compatriotes avec lesquels il partage pourtant, peu ou prou, la même histoire.


Tout en sachant qu’à ce petit jeu, on trouvera toujours plus français que soi (et dans le cas de Zemmour et Finkielkraut, ça ne sera pas très difficile) qui donc fera comprendre à tous ces re-dresseurs inquisiteurs zélés et diviseurs irresponsables que la France ne leur en demandait pas tant ?



3 – Qui peut nier le fait que la défense de la politique de l’Etat d’Israël, ça rend bête ? Voyez donc ! Hier : Bergson, Chagall, Arendt, Derrida… figures symboliques de l’excellence dans les domaines scientifique, artistique et philosophique auquelle la communauté juive nous a longtemps habitués. Aujourd’hui : Finkielkraut, BHL, Ivan Levaï, Enrico Macias.

Aussi… force est de reconnaître que la crise de la culture touche bien toutes les communautés ; la médiocrité et la bêtise aussi.

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