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Répliques, Alain Finkielkraut    Page 61 sur 62

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La joie - le Mar 27 Fév 2018, 10:20

munstead(http://www.regardfc.com/t165p590-repliques-alain-finkielkraut#30205) a écrit: (...) Brague en roue libre. Partir d'un sens du mot auquel l'auteur ne pensait visiblement pas pour, à la Lacan, tirer la couverture à soi et dérouler une petite réflexion fort banale sur la mort à grand renfort de citations (quelle mémoire!) peut impressionner à la première écoute, — un peu comme regarder un trapéziste dans un cirque —mais pas à la seconde. Philosophie de salon?
Il est patent que Rémi Brague aime s'entendre parler, qu'il ne souffre pas la contradiction et qu'il sait flatter.

Par ailleurs, la mémoire de chaque intervenant, dans ces discussions, est soutenue par les feuilles et les livres que l'on entend bruisser...

Reste que les propos "post-dard" sont à mettre en parallèle avec le texte de Rosenzweig et ce n'est pas inintéressant.

"chaque  naissance nouvelle multiplie l’angoisse d’un nouveau fondement, car elle multiplie ce qui est mortel."
C'est ce que répète Rémi Brague sous une autre forme.

"la philosophie conteste ces angoisses  de  la  terre.  Elle  s’échappe  par-dessus  la tombe  qui  s’ouvre  sous  les  pieds  à  chaque pas".

Comment s'échappe-t-elle ? Par la joie, nous dit Brague, reprenant Bergson. Ici Alain Finkielkraut ne rebondit pas. Il y aurait fallu un... Raphaël Enthoven (jeune). En effet, ce dernier a réalisé plusieurs émissions dont une le 1er avril 2005 dans la série "Commentaires", avec Nicolas Go : "L'art de la joie". Le numéro n'est pas référencé en ligne (qui sait ?), mais je joins le descriptif de l'époque* qui montre déjà le thème récurrent (l'antienne ?) d'Enthoven fils : tout assouvissement du désir est déception. Le thème du "désir" irrigue jusqu'à aujourd'hui Les Chemins de la philosophie d'Adèle van Reeth (on ne se demande pas pourquoi).

Il est possible de lire un très instructif et inspirant entretien du 29 septembre 2007 entre Anne Mounic et Nicolas Go sur le site Temporel "La joie malgré tout, la joie sur le fil du rasoir > Entretien avec Nicolas Go".

Et pour les amateurs du désormais chroniqueur d'Europe 1,  une présentation (non datée) sous les yeux de son père, Coup de coeur de Raphaël Enthoven pour "L'Art de la joie" de Nicolas Go.

Pour en terminer avec les références à des émissions de France Culture :
"La joie", Le banquet par Francesca Piolot, 28 octobre 1994, avec Robert Misrahi, Jean Salem, Robert Maggiori
"L'absurde, la mort, la joie", dialogue philosophique, Nicolas Grimaldi/Raphaël Enthoven, 13 février 2007
" La mort, l'absurde et la joie", Qu'est-ce qu'une philosophie de la joie, le 18 août 2007 avec Frédéric Worms, spécialiste de Bergson
[Frédéric Worms devenu producteur du soir à France Culture]

*************************

*Si la philo-sophie, comme son nom l’indique, aime la sagesse, c’est qu’elle en est privée. « Quand on est sage, on ne philosophe pas », dit Platon. Comme on aime ce qui nous manque, l’objet du désir ne supporte pas l’étreinte, l’amour s’estompe dans la possession, et il est déçu quand il est satisfait. Si la philosophie aime la sagesse, elle se condamne à ne jamais la saisir, à moins soit de se tromper, soit de disparaître en elle. Toute philosophie - comme dit Nicolas Go – part d’une miso-sophie, qui est non plus l’amour de la sagesse, mais sa haine. Qu’elle fasse, comme Platon, de l’idéal un au-delà, ou de la vérité une étoile vers laquelle on peut, au mieux, tendre le doigt, l’amour de la sagesse élève la sagesse au point de la rendre intouchable… L’amour de la sagesse la maintient à distance. Vouloir être sage, c’est se l’interdire. C’est un peu comme être pressé de prendre son temps, ou désirer l’éternité avec les moyens de tous les jours.
Pour être sage, il faut donc ne pas le vouloir. Personne n’est moins sage (et personne ne désire moins la sagesse) que celui, justement, qui veut l’être, car il fait de la sagesse un objet du vouloir, de ces objets qu’on n’atteint jamais ou alors qu’on digère sans qu’ils nous coupent la faim… On veut ce que l’on n’a pas, on ne veut plus ce que l’on a. De sorte que c’est offenser la sagesse que d’en faire une idée – un idéal – puisque ce faisant, on en fait aussi un objet de consommation. Comme dit Pascal : « Nous ne vivons pas, nous espérons de vivre, et espérant d’être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » L’amour de la sagesse fait de la vie une douleur que le plaisir suspend, ou que la mort supprime.
Ainsi, de l’hédoniste qui, sachant la vie courte, se donne pour seul programme d’en jouir, à l’homme de foi qui, au lieu de chercher la sagesse dans l’immédiat, au jour le jour, néglige le présent au nom de l’espérance en l’au-delà, puis soupire, s’abstient, regrette et récrimine, avant, comme dit Gainsbourg, de « fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve »… quiconque est persuadé de donner un sens à sa vie en lui donnant un but est bon pour la philosophie. Mais si Dieu existait, l’hédoniste serait un homme d’église; et si Dieu n’existait pas, les hommes d’église seraient des pécheurs assidus.
Dans les deux cas, l’amour de la sagesse est un amour fou.

Avec des lectures de textes par les comédiens Anne Brissier et Georges Claisse

Invité
Nicolas Go.  Philosophe, professeur à l’IUFM de Nice, auteur de « L’art de la joie », publié chez Buchet-Chastel.



Dernière édition par Philaunet le Mar 27 Fév 2018, 11:11, édité 3 fois

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602
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Re: Répliques, Alain Finkielkraut - le Mar 27 Fév 2018, 10:47

Philaunet(http://www.regardfc.com/t165p590-repliques-alain-finkielkraut#30215) a écrit:
munstead(http://www.regardfc.com/t165p590-repliques-alain-finkielkraut#30205) a écrit: (...) Brague en roue libre. Partir d'un sens du mot auquel l'auteur ne pensait visiblement pas pour, à la Lacan, tirer la couverture à soi et dérouler une petite réflexion fort banale sur la mort à grand renfort de citations (quelle mémoire!) peut impressionner à la première écoute, — un peu comme regarder un trapéziste dans un cirque —mais pas à la seconde. Philosophie de salon?
Il est patent que Rémi Brague aime s'entendre parler, qu'il ne souffre pas la contradiction et qu'il sait flatter.

Par ailleurs, la mémoire de chaque intervenant, dans ces discussions, est soutenue par les feuilles et les livres que l'on entend bruisser...

Reste que les propos "post-dard" sont à mettre en parallèle avec le texte de Rosenzweig et ce n'est pas inintéressant.

"chaque  naissance nouvelle multiplie l’angoisse d’un nouveau fondement, car elle multiplie ce qui est mortel."
C'est ce que répète Rémi Brague sous une autre forme
Mmm. On pourrait dire aussi que la naissance, ou plutôt l'acte qui la provoque, ne multiplie pas ce qui est mortel, mais tend à remplacer le sujet agissant dans sa quête d'immortalité. Il sera remplacé par ce qu'il aura créé.
Je manque de références, mais d'autres ont dû y penser.

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603
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La philosophie en roue libre - le Mar 27 Fév 2018, 11:39

munstead(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30216) a écrit:Mmm. On pourrait dire aussi que la naissance, ou plutôt l'acte qui la provoque, ne multiplie pas ce qui est mortel, mais tend à remplacer le sujet agissant dans sa quête d'immortalité. Il sera remplacé par ce qu'il aura créé.
Je manque de références, mais d'autres ont dû y penser.
C'est clair : d'autres y ont pensé. Principalement, d'innombrables lycéens ont brodé sur cette idée en transpirant sur une dissertation...

munstead(http://www.regardfc.com/t165p590-repliques-alain-finkielkraut#30205) a écrit:Brague en roue libre. (...) dérouler une petite réflexion fort banale sur la mort à grand renfort de citations (quelle mémoire!) (...) Philosophie de salon?
La banalité des propos des intellectuels comme Brague inspire et déclenche en effet toujours des pensées du même acabit. C'est un acte réflexe déclenché par les cours de philosophie tels que dispensés depuis des générations en terminale, et perpétués par les moins bons numéros de Répliques ou la plupart des numéros des "Chemins de la connaissance (ou de philosophie)". La culture en roue libre.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30215) a écrit: (...) « Quand on est sage, on ne philosophe pas », dit Platon. (...)
On pourrait peut-être dire l'inverse :  « Quand on ne philosophe pas, on est sage »
Ou l'opposé : « Quand on est pas sage, on philosophe »
Ou le contraire : « Quand on philosophe, on n'est pas sage »
Tout cela, dans un salon cultivé ou un jour du bac de philo. On cite Platon et Brague, on est culturel, en roue libre.

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604
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Et à part critiquer vainement ? - le Mar 27 Fév 2018, 11:55

Anselme(http://www.regardfc.com/t219p80-le-salon-noir-carbone-14-l-archeo#30209) a écrit: (...) notre très sourcilleux intellosceptique local (...)
était à l’œuvre dans le post ci-dessus.
En place du sarcasme, a-t-il quelque chose à écrire sur l'émission en question et ses ramifications  philosophiques ?

Voir aussi Comment citer.

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Re: Répliques, Alain Finkielkraut - le Mar 27 Fév 2018, 12:09

Lvstvcrv(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30217) a écrit:
munstead(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30216) a écrit:Mmm. On pourrait dire aussi que la naissance, ou plutôt l'acte qui la provoque, ne multiplie pas ce qui est mortel, mais tend à remplacer le sujet agissant dans sa quête d'immortalité. Il sera remplacé par ce qu'il aura créé.
Je manque de références, mais d'autres ont dû y penser.
C'est clair : d'autres y ont pensé. Principalement, d'innombrables lycéens ont brodé sur cette idée en transpirant sur une dissertation...

munstead(http://www.regardfc.com/t165p590-repliques-alain-finkielkraut#30205) a écrit:Brague en roue libre. (...) dérouler une petite réflexion fort banale sur la mort à grand renfort de citations (quelle mémoire!) (...) Philosophie de salon?
La banalité des propos des intellectuels comme Brague inspire et déclenche en effet toujours des pensées du même acabit. C'est un acte réflexe déclenché par les cours de philosophie tels que dispensés depuis des générations en terminale, et perpétués par les moins bons numéros de Répliques ou la plupart des numéros des "Chemins de la connaissance (ou de philosophie)". La culture en roue libre.

Philaunet(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30215) a écrit: (...) « Quand on est sage, on ne philosophe pas », dit Platon. (...)
On pourrait peut-être dire l'inverse :  « Quand on ne philosophe pas, on est sage »
Ou l'opposé : « Quand on est pas sage, on philosophe »
Ou le contraire : « Quand on philosophe, on n'est pas sage »
Tout cela, dans un salon cultivé ou un jour du bac de philo. On cite Platon et Brague, on est culturel, en roue libre.

Merci pour vos aimables commentaires, mais on les aimerait plus approfondis, la petite pirouette finale évoquant plutôt Les papous dans la tête et les sarcasmes à la Mordillat que la réflexion philosophique ou la réflexion tout court. Vous faites-là un peu du Brague, on vous jette un mot, une phrase et vous sortez de vos profondeurs vaseuses pour le ou la happer, le déglutir, le reprendre le redéglutir.  Au moins, ça vous nourrit.



Dernière édition par munstead le Mar 27 Fév 2018, 12:23, édité 1 fois

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606
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Pour une philo adulte - le Mar 27 Fév 2018, 12:11

Philaunet(http://www.regardfc.com/t165p600-repliques-alain-finkielkraut#30219) a écrit:
Anselme(http://www.regardfc.com/t219p80-le-salon-noir-carbone-14-l-archeo#30209) a écrit: (...) notre très sourcilleux intellosceptique local (...)
était à l’œuvre dans le post ci-dessus.
En place du sarcasme, a-t-il quelque chose à écrire sur l'émission en question et ses ramifications  philosophiques ?
Il n'y avait pas là de sarcasmes de ma part, mais bien une critique de ces émissions (certaines de Répliques, la plupart des Chemins) qui ne font que perpétuer une philosophie lycéenne, basée (parce qu'enseignée ainsi) sur l'herméneutique, la recherche du paradoxe, la réflexion abstraite etc., bref : la dissertation perpétuelle.
Ces émissions, et France Culture en général, devraient au contraire s'extraire de ce carcan éducatif pour proposer et développer une réflexion adulte, cultivée, quoi.

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607
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''Sag warum'' (Camillo Felgen) - le Dim 04 Mar 2018, 20:37

Dans La France d'hier, Répliques par Alain Finkielkraut, 03/03/2018 avec Jean-Pierre Le Goff :  

"(...) j'ai trouvé dans son dernier livre les éléments d'un Je me souviens à la Pérec : ''je me souviens de la piste aux étoiles, je me souviens du temps des copains avec Henri Tisot, du slow allemand Sag warum''...."

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-03.03.2018-ITEMA_21605038-0.mp3" debut="00:03" fin="02:13"]

Arte Karambolage 250 - 20 novembre 2011 : la chanson : Sag warum "(...) le refrain Sag warum constitue l’allemand de base des millions de Français qui ont acheté le disque."

Sag warum
Nachts geht ich dahin
Ich bin allein, und frag' warum
Die Tage gehen, mir nicht aus dem Sinn
Und ich frag' mich: warum
Du gingst fort, wohin?
Ich rief Dich oft
Doch Du bliebst stumm
Du fühlst es nicht
Wie einsam ich bin

Ich wollt' glücklich sein
Doch Du ließt mich allein
Wann kommst Du zurück
Sag wann scheint uns das Glück?
Oh ja, das wär' schön
bei Dir zu sein
mit Dir zu gehen
Doch ich bin einsam
bin immer einsam
Und ich frag' mich: warum? Sag, warum

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Réflexions sur la maturité, citation de Primo Levi - le Dim 04 Mar 2018, 22:53

Nouvel extrait du dialogue entre  Alain Finkielkraut et Jean-Pierre Le Goff  dans le numéro de Répliques du 03/03/2018 (pour l'introduction voir ci-dessus)  La France d'hier :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-03.03.2018-ITEMA_21605038-0.mp3" debut="23:16" fin="24:58"]

Des paroles parfaitement adaptées à la situation de la station régionale France Culture dont la politique de recrutement a entraîné une grave baisse de qualité (voir les médiocres directions d'entretien comme celle observée ici) et dans son sillage l'exclusion d'une majorité d'auditeurs adultes de l'écoute de la radio prétendument culturelle.

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609
Répondre en citant  
Trois apocalyptiques - le Dim 08 Avr 2018, 20:37

[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-31.03.2018-ITEMA_21633738-0.mp3" debut="32:54" fin="33:05"]

C'était Alain Borer dans Répliques La langue française : état des lieux 31/03/2018 et ces dix secondes rendent suffisamment compte de la teneur de cette émission sans aucun contradictoire.

On pourrait faire le compte du flot d'âneries, d'approximations, de faussetés et de déclarations cataclysmiques que contient cette émission, mais cela prendrait trop de temps. Alain Borer qui gémine (allonge) toutes les doubles lettres contre toutes les règles établies de la langue et avec un pédantisme exaspérant ; Jean-Michel Delacomptée qui lui emboîte le pas et Alain Finkielkraut qui entonne ses refrains favoris, on a des raisons d'être affligé. Ce discours alarmiste est de surcroît totalement contre-productif quant à une réflexion utile et une influence souhaitée sur l'emploi contemporain du français oral et écrit (la plus belle des langues dans tout l'univers et au-delà disent en chœur ces trois-là qui ne doivent pas avoir beaucoup de matière à comparer...).

Je soupçonne l'iconographe de FC d'avoir voulu se moquer des trois prophètes de malheur en illustrant la page d'une photo d'école des années 1950 en Angleterre :


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610
Répondre en citant  
Heureusement Françoise Thom, historienne et soviétologue ! - le Lun 09 Avr 2018, 19:17

Heureusement Françoise Thom, la voix apportant la contradiction aux deux Académiciens français, dont Madame LE (dit A.F.) Secrétaire Perpétuel. Les deux thuriféraires de Vladimir Poutine,  Hélène Carrère d'Encausse et Alain Finkielkraut, sont en effet clairement recadrés par l'historienne et soviétologue qui ne se laisse pas impressionner.

On admirera cette sortie d'Hélène Carrère d'Encausse dont on connaît depuis longtemps les sympathies :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-07.04.2018-ITEMA_21640937-0.mp3" debut="37:17" fin="37:46"]

Il ne serait pas étonnant que ce passage, peut-être sous forme tronquée, voire l'ensemble des interventions de HDE, soit repris par RT (ex-Russia today) et Sputnik France.

Quant à notre ami Alain Finkielkraut, vu depuis l'Institut de France à Paris, un "pouvoir autoritaire" ne lui semble pas casser trois pattes à un canard : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-07.04.2018-ITEMA_21640937-0.mp3" debut="07:12" fin="07:39"]

Enfin, le fantôme de cette émission qu'Alain Finkielkraut tente de conjurer, c'est l'islam, qu'il appelle "l'islam radical". Discrètement, mais sûrement, AF fait passer l'idée qu'Orban (Hongrie), Zeman (Tchéquie) et Poutine sont des remparts de notre civilisation occidentale contre l'islam. Sans doute pour ne pas faire de hors sujet, il n'a pas été question de l'amour infini que porte le Front National au régime poutinien.

La Russie d'aujourd'hui 07/04/2018

La Russie est-elle une démocratie ou une démocrature? Vladimir Poutine a-t-il rompu l'alliance du progrès et de la servitude ou son règne est-il en train de la perpétuer ?

Intervenants

   Hélène Carrère d'Encausse
   Historienne, secrétaire perpétuel de l'Académie Française
   Françoise Thom
   historienne et soviétologue


Devinette finale : qui va-t-on entendre la semaine prochaine ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13397-07.04.2018-ITEMA_21640937-0.mp3" debut="51:12" fin="51:20"]

Eh oui ! Déjà qu'Adèle Van Reeth avait passé une très mauvaise heure avec le vieux routier de la radio qu'est Jean Lebrun (je préfère ne pas en dire plus pour être charitable), la voici chez Alain Finkielkraut. Des producteurs de la même station culturelle qui s'entre-invitent pour promouvoir leurs livres respectifs, il n'y a qu'à France Culture que l'on voit cela. En tous les cas, je n'ai jamais vu une telle pratique sur les ondes étrangères.

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611
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Droits de l'homme - le Sam 05 Mai 2018, 08:43

Un intéressant descriptif de l'émission du jour Y a-t-il une loi naturelle ? (titre corrigé) où il est question de Milan Kundera (grand chouchou d'Alain Finkielkraut), du manifeste tchèque, la Charte 77 (de 1977, comme son nom l'indique),  de la Tchécoslovaquie (posts récents sur des émissions diffusées par Philippe Garbit : L'Autre 68 : Printemps de Prague (suite)), des droits de l'homme et de la transformation de cette notion.

Descriptif de l'émission :
Comme le faisait remarquer naguère Claude Lefort l'expansion du marxisme dans l'ensemble de la gauche française a été longtemps de pair avec une dépréciation du droit en général et la condamnation véhémente, ironique ou scientifique de la notion bourgeoise des droits de l'homme. Cette notion a été réhabilitée par le grand mouvement de la dissidence anti totalitaire et notamment par le manifeste de la Charte 77 rendue publique  à Prague en pleine normalisation soviétique et dont voici le premier article :

"La charte 77 est une communauté libre, informelle et ouvertes d'hommes de conviction, de religion, de professions différentes, libres par la volonté de s'engager individuellement et en commun pour le respect des droits de l'homme et du citoyen dans notre pays et dans le monde. "

Ainsi l'expression des droits de l'homme a retrouvé sa place dans le lexique moral de notre temps.  Mais comme l'écrit Milan Kundera qui a quitté la Tchécoslovaquie pour la France en 1975 : à mesure que la lutte pour les droits de l'homme gagnait en popularité, elle perdait tout contenu concret pour devenir finalement l'attitude commune de tout
[ ? = de "tous" ?]  à l'égard de tout, une sorte d'énergie transformatrice des désirs en droits.  Le monde est devenu un droit de l'homme et tout s'est mué en droit  : le désir d'amour en droit à l'amour, le désir de bonheur en droit au bonheur...le désir de crier la nuit dans les rues en droit de crier la nuit dans les rues.....      

Sur l'air de la plaisanterie  Milan Kundera pose le problème très sérieux de l'extension indéfinie des droits de l'homme.

Pierre Manent, dans son dernier livre, s'interroge sur l'origine et les raisons  de cet emballement et lui oppose avec une intrépidité certaine la loi naturelle. Or cette expression a disparu de la langue courante  et même de la langue philosophique. Les modernes et il y a longtemps que nous sommes modernes, ne parlent plus ainsi. Il faut donc commencer par la définition : qu'est ce que la loi naturelle et peut-elle encore être un recours ?  

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Re: Répliques, Alain Finkielkraut -

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