La page d'accueil du site de France Culture le 19 mars 2012 :
Quatre sujets présentés sous forme d'écrans qui se succèdent toutes les... six secondes trente.
Chaque écran est composé d'une photo assez riche (3/4 de l'encadré) et d'un court texte à sa droite (1/4 de l'encadré).
Essayez de regarder la photo puis de commencer à lire. De commencer, car il sera difficile de finir (en six secondes).
On allait écrire la chose suivante : les quatre écrans qui se succèdent rapidement, avec retour à toute vitesse au premier après 25 secondes, rappellent les petites ou grandes publicités sur écran (en ville) qui changent de sujet à fréquence rapide. On allait écrire que France Culture copie la publicité commerciale, qu'elle s'associe à cette pratique du morcellement, du fractionnement du visuel qui ne laisse qu'impression fugitive, suscitant l'envie de rattraper la chose (en attendant son retour ?) pour en connaître le message, car il est frustrant (et les publicitaires doivent le savoir) de ne pas pouvoir lire un court texte en entier, quand celui-ci vous est brusquement retiré de devant les yeux (l'impression vous est en outre donnée que vous êtres trop lent, automatiquement votre esprit décide alors de relever le défi, c'est mission accomplie pour le publicitaire ...)
Donc France Culture joue à ce jeu du "teasing" commercial (et donc signe son identité), allait-on écrire... quand par hasard, on a laissé glisser le curseur sur le texte et l'on a vu que les six secondes devenaient, sept, huit, dix, vingt et plus si on le désirait. Même effet en plaçant le curseur sur la photo.
Résumons : en page d'accueil, pour faire cesser le défilement (infernal) de gauche à droite, il faut placer le curseur sur l'encadré (dans un coin, c'est mieux, pour éviter le corps étranger sur le texte ou la photo).
On nous l'avait caché...
PS À ce jour, le premier sujet est le lauréat du prix "littéraire" Télérama/France Culture 2012. Il est décerné à un "écrivain en guerre contre l'injustice". Ça va faire plaisir à certains.