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La chronique des chroniques    Page 1 sur 34

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la moraline de Cécile Ladjali - le Lun 07 Sep 2009, 07:40

La chronique de Cécile Ladjali, c'est tout ce qu'il faudrait éviter: de la moraline, des amalgames, des choses mille fois entendues, "la culture n'a pas empêché la barbarie nazie, les gardiens des camps de concentration écoutaient de la musique", des choses fausses, "qu'on aurait protesté contre la sentence à l'encontre de Fofana".Elle mélange tout, la pauvre chérie. Epargnez-nous de type de baratin convenu qui fait changer de chaîne.
Henry

Géraldin 

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moraline du lundi - le Mar 08 Sep 2009, 11:30

Comme H. Faÿ, je suis consternée de ce que j'ai entendu hier matin. Lorsque je subissais l'IUFM il y a des décennies, on nous servait déjà ces lieux communs sur le paradoxe de la culture allemande qui a donné naissance au nazisme, sur comment éduquer après Auschwitz et blablabla école de Franfort resucée blablabla.
Voir que sur FCUL la chronique du lundi matin en est resté à ce stade rend la perte de la chroniqueuse précédente plus cruelle.
Mais dire que Heidegger a apporté son "véhément soutien" au nazisme, ce n'est plus s'agiter avec des poncifs, c'est juste ne pas savoir de quoi l'on parle. Lire ne serait-ce que le Discours du Rectorat permet de se rendre compte qu'il s'agit de tout autre chose. L'aveuglement de Heidegger, qu'il qualifiait lui-même de "Dummheit" n'a rien eu d'un soutien au nazisme et encore moins véhément.
Après la chronique de la première semaine, je me suis dit qu'il fallait lui laisser sa chance, débuter n'est facile pour personne quelque soit le domaine. Mais la chronique d'hier, c'est indigne à tout point de vue : trop de clichés pour l'ensemble et trop de désinvolture pour parler d'un sujet qui mérite d'être pensé avec plus de mesure et de gravité.

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Àpropos d'une chronique d'Alexandre Adler - le Jeu 24 Sep 2009, 10:24

Le 23 septembre, Alexandre Adler a consacré sa chronique aux relations entre la Russie et les grands pays européens. La Russie ne peut plus accepter de n'être qu'un grand émirat, elle doit se réindustrialiser. Pour se réindustrialiser, elle se tourne tout naturellement vers le grand pays industriel de l'Europe, l'Allemagne. L'Allemagne est intéressée, la relation se noue. Angela Merkel n'a qu'un seul portrait dans son bureau, celui de Catherine II, la princesse allemande qui a dominé la Russie après avoir assassiné son mari. Et la France? La France est seule, un peu ridicule, elle n'y comprend rien. Un monde qui s'effondre. Elle croyait que l'Allemagne avait besoin d'elle, c'est fini. Elle croyait qu'elle avait une bonne cote auprès des Russes, ce n'était que des illusions. Elle pourrait chercher une compensation du côté de la Grande Bretagne, mais la France et la Grande Bretagne n'ont plus grand chose à se dire, la Grande Bretagne se désintéresse du continent.

Mais je me semande si c'est bien sérieux, ce pas de deux Allemagne Russie. Ces deux pays peuvent-ils vraiment collaborer? J'ai reçu la nouvelle livraison de l'Expansion et j'ai vu un article "Renault s'embourbe en Russie" et on y apprend que travailler en Russie, ce n'est pas une partie de plaisir. Tableau apocalyptique. C'est si dur que tous les cadres envoyés par Renault ont demandé à revenir. Si vous vous avisiez de lutter contre la corruption, (des wagons entiers de pièces détachées qui disparaissent), on vous jetterait du 23ème étage de l'immeuble. Ce sont des choses que les Allemands ne n'aimeront peut-être pas tellement. En tout cas, bonne chance.
Henry Faÿ

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La compulsion allégorique d'Alexandre Adler - le Mar 27 Oct 2009, 17:41

Matin après matin, Alexandre Adler égrène un commentaire de l'actualité internationale à la saveur unique :

L'ornant chaque jour d'une métaphore, d'une comparaison, d'une allégorie dont il a le secret, puisant dans son grimoire personnel des citations mondiales une maxime quotidienne dont lui seul envisage la portée, ses analyses de l'état de santé de la planète se voient lumineusement décorées de son coup de pinceau, trempé dans la gnose universelle.

Et qu'elles visent dans le mille ou dans le zéro, qu'il en connaisse le sens ou non, les bouffées d'air des hautes altitudes qu'insuffle l'alpiniste du savoir méritent bien un petit recueil, qui débute aujourd'hui. On pourra s'amuser à retrouver l'histoire ou les petites histoires de ces expressions, parfois employées, eh oui, avec raison par notre athlète du commentaire cultivé.

***

Aujourd'hui donc, à propos de la désignation approchante d'un président du conseil européen et d'un "ministre" des affaires étrangères :

"Le commencement, disait Aristote, est la moitié du tout".

Expression que l'on doit en fait à son maître,Platon, dans ses Lois, Livre VI... study
Platon s'y réfère déjà comme à un proverbe, qu'on attribue à Hésiode. Il faut reconnaitre à Alexandre Adler que le Stagirite l'emploie aussi, dans la Politique.

Bon, au compteur Adler, je mets +1 pour Aristote, Platon devrait se refaire rapidement.

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Le désarroi britannique vu par Alexandre Adler - le Dim 01 Nov 2009, 12:38

La chronique d’Alexandre Adler du 21 octobre a dû bien plaire aux anglophobes, dont je ne suis pas.
Alexandre Adler a évoqué le désarroi britannique. Les Britanniques essuient de la part des Américains rebuffade sur rebuffade. Les relations avec l’Europe sont exécrables. Résultat : le Royaume Uni est isolé. La situation est si grave que le résultat des prochaines élections pourrait en être affecté. Les électeurs pourraient s’inquiéter de l’anti-européanisme des conservateurs qui s’apprêtent à reprendre le pouvoir, et voter pour les travaillistes, à ceci près que la ferveur européenne des travaillistes est encore à démontrer.
Si je comprends bien, les Britanniques ont joué contre l’Europe autant qu’ils ont pu, et ils ont perdu.
Ce que je ne comprends pas bien, c'est pourquoi les Américains ne cultivent les bonnes relations avec les Britanniques. Il faudra qu'Alexandre nous explique ça.
Henry

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Olivier Duhamel - Chronique du 19 mai 2010 - le Jeu 20 Mai 2010, 13:30

Il est marrant quand même Olivier Duhamel quand il se paie le luxe de fustiger le jeu "assez vain" (comme il dit) du petit monde médiatique des commentateurs politiques (sic). Il ne les loupe pas, ces commentateurs spéculatifs qui formulent successivement un peu tous les avis même auto-contradictoires, en s'appuyant sur les rumeurs, les mots lâchés, les signes interprétés, les bruits de la présidence. Ouais.

Mais lui-même ce matin, il ne fait pas autre chose. Une fois balancée cette intro sur un ton mi-désolé, mi-ironique, le chroniqueur s'auto-contredit à son tour et se livre quasi au même exercice, au même petit jeu : à peine bouclée la courte analyse sur la situation du premier ministre, Duhamel embraye sur son commentaire perso des non-événements de la vie de l'Elysée. On cherche l'intérêt de cette nième feuille ajoutée à la salade usuelle de la vulgate interprétative appuyée sur du sondage, de la spéculation psychologique sur l'avis du Président et celui du Parlement, et sur le portrait final d'une personnalité politique caricaturée en marionnette ou à peine mieux. Et tout ça pour quoi ? Pour envoyer en conclusion un commentaire prédictif sur ce qui ne se passera pas, non sans signaler qu'après tout ça n'a aucune importance.

La question que je me pose chaque matin ou presque : à quoi sert cette chronique ?

D'ailleurs il y en a des questions à se poser sur les chroniques à FC. En commençant par la matinale. Le salaire hypothétique des prétendus chroniqueurs-stars étant la dernière question à se poser dans une longue liste quand on s'intéresse sincèrement à la qualité radio, ou même à la qualité de l'info sur France Culture.
- Faut-il vraiment confier une chronique quotidienne à des gens qui n'ont rien à dire et le montrent chaque jour ou presque ?
- Duhamel, qui a sa place d'enseignant dans un établissement mondialement réputé, a-t-il vraiment besoin de cette chronique quotidienne ?
- Les auditeurs ont-ils vraiment besoin de savoir ce que pense Duhamel, ou plutôt de ce qu'il a envie de dire pour meubler ses 3 minutes ?
- Et puis, pourquoi les filles ont-elles une chronique hebdo et les mecs des chroniques quotidiennes ?
- A quel genre appartient Cécile de Kervasdoué ? (là au moins c'est clair, d'où un mystère dont on reparlera avant longtemps)

Oui il y en a des trucs à dire sur les chroniques des Matins.

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La rentrée des chroniques - le Mar 31 Aoû 2010, 15:25

Pas encore eu le courage de faire la revue des chroniques à la rentrée. Mais je note des échos réciproques chez 3 des chroniqueurs de la matinée d'hier : Meyer parle de Chesterton comme modèle de Borges, tandis qu'Ezine cite le même JLB mais il prononce "Bordès". Bravo Jean-Louis pour un ressortissant de Pontocombo, quel art et quel sens de la langue et des noms latins !!
Autre énigme-lien : Ipatovstev cite Disraeli l'écrivain, le père du diplomate. Et dans la foulée notre increvable Ezine semble fusionner les deux Disraeli en un seul personnage. Allons bon ! Foin de râleries, malgré la grandiloquence simulée d'un Ezine qui pèse des tonnes en comparaison de la finesse d'un Meyer, c'est bien les trois chroniques qui m'ont semblé de plutôt bons moments. Elles fourniraient surement de bonnes respirations dans le programme, à condition d'être placées autrement : j'aurais préféré entendre Meyer n'importe quand mais pas 7h55 dans les Matins où il tombe comme un cheveu sur la soupe, tout comme c'était le cas avec Duhamel.

Quand à "C'est pas la peine de crier", étant allergique au style de la Vignette et au ton de Philippe Petit, je risque pas de m'éveiller avec le sourire en les écoutant ce qui me prive de celle d'Ipatovstev, pourtant excellente. Seule solution en vue : me mettre à archiver en podcast les deux chroniqueurs de talent, accumuler une réserve de chroniques, et lancer l'écoute en aléatoire ? Ouais, ben en les plaçant ainsi, ses chroniqueurs même des bons, FC me repousse encore un peu plus loin de l'écoute en direct...

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Re: La chronique des chroniques - le Mar 31 Aoû 2010, 18:44

bonjour Nessie
Ipatovstev: épatant
Ezine: qualité variable, des fois très drôle, des fois un peu ennuyeux mais toujours intelligent et original. Mais je n'ai pas entendu Bordès pour Borges.
Meyer : égal à lui-même, si l'on se souvient des anciennes chroniques de France Inter ( Heureux habitants de la Haute-Loire....) dans la drôlerie et la finesse, c'est vrai
La Vignette de ce matin était assez imbuvable avec cet architecte qui a fait des graffitis pendant dix ans et présente une "installation" au Musée de l'architecture et du Patrimoine et ne dit que des paroles convenues, en utilisant tous les mots à la mode dénués de sens.
Quant à Philippe Petit et la froideur de son ton: la voix était plus chaude ce matin que d'habitude...mais évidemment, présenter un bouquin en 5 mn, c'est court....
Donc, jusqu'à 6h30, c'est du charabia, incompréhensible, rien de suivi.
Après, c'est mieux mais tout ça ne vaut pas l'Eloge du savoir, qu'on pouvait écouter d'une oreille distraite , selon ses centres d'intérêt mais qui n'offensait pas les dites oreilles

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https://i38.servimg.com/u/f38/14/38/33/47/sourdi10.jpg - le Mar 31 Aoû 2010, 19:44

Aïe j'avais loupé une lettre en reportant ce crime contre l'icône ...
C'est "borDJès" que j'avais entendu. A l'anglaise quoi.

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Chaque matin à 7h35 c'est Guignol sans Chantal Goya - le Jeu 16 Sep 2010, 19:19

Elle est vraiment marrante à écouter, chaque matin la revue de presse internationale de Cécile de Kervasdoué : on se croirait au Guignol du Luxembourg, où la pièce donnée serait une parodie d’info tissée d’extraits soigneusement choisis pour aller tous dans le même sens, en gros l’idéologie de la Rédaction. En fait de revue de presse, c’est un numéro d’éditorialiste engagée, déguisé en montage d’info car c'est est un, mais truqué. Des éditos engagés, dans la matinale il y en a d’autres et pas qu’un seul, sauf qu’ils s’annoncent pour ce qu’ils sont, et sont proposés par des gens confirmés. On est d’accord ou pas avec des Duhamel, Slama, Adler, mais enfin ils ont mis des années à gagner leurs galons d’éditorialistes et donc un certain droit à manipuler les idées et surtout une certaine qualité pour parler aux cerveaux. Là c’est une gamine qui nous sert un numéro de manipe, et on est en droit de le trouver saumâtre. De cela il faut parler, et on va le faire ci-dessous. Mais c’est pas tellement par là que cette revue de presse se distingue (car finalement c’est presque tout ce que nous sert la Rédac qui est sous le signe de la manipe, alors), mais plutôt par un autre aspect encore plus remarquable dans ce petit numéro narcissique servi chaque matin, une innovation ondique-scénique qui mérite d’être saluée : une diction de montreuse de marionnettes.

Ne sous-estimons pas les qualités radiophoniques de Cécile, douée d’un bon esprit de synthèse (toujours mono-orientée, mais belle synthèse quand même) et surtout d’une remarquable présence vocale dont elle use pour marteler toujours la même prestation à l’orientation hyper-prévisible. Le trick de Cécile, son invention-à-elle, sa signature ondique, sa marque de fabrique, c’est la tagadac-tac-tique du guignooool. Parce que sa revue de presse, c’est toujours torché comme un dialogue bidon orchestré par la marionnettiste, et le message va toujours dans le même sens : celui des idées obligées dans cette intelligentsia éclairée qu’est la gent journalistique. Marrants d’ailleurs ces journalistes : ce sont les mêmes qui se sont fait emballer par un candidat en 2007, qui ensuite n’ont cessé de parler de lui à chacune de leurs éditions pour pester contre ce président qui veut qu’on parle de lui, et qui maintenant lui tirent dessus à la Gattling sans se demander rien qu’un instant si par hasard à terme ils ne seraient pas -une fois de plus- en train de faire son jeu. A France Culture on ne semble pas trop s’en garder : qui osera stigmatiser cet anti-sarkozysme primaire qui fait plus de brouillard que de clarté ? Pour ça je n’ai entendu que Glucksman dans un "Retours du dimanche", et un des invités sceptiques dans "La rumeur du monde". Mais passons, car dans ce post il faut parler de la chronique de Cécile, pas seulement en tant que nième mouton d’un troupeau de fonctionnaires de la révolution en chaussons, mais en ce qu’elle a de particulier : son ambiance-guignol. J’y reviens, donc.

Car l’ambiance ne vient pas seulement du découpage-remontage d’extraits de la presse habilement sélectionnés, mais encore plus de la musiquette vocale dans laquelle on fait baigner l’ensemble de la prestation. Chaque matin ça donne quelque chose comme << Le Guardian fait écho à la Stampa qui a dit, tout comme la Vanguardia, que... etc etc  >> . << A-Lors-La-Van-Guar-Dia-ré-pond "ah-mais-NOOOON- " >>. Et là vient la lecture des phrases qui font mouche. Ecoutez-moi ça comme c’est mar-te-lé : bien séparé surtout les syllabes hein Cécile !!  Et puis aux moments importants on appuie bien sur la syllabe d’attaque hein ! Et en fin de baratin on alterne, pour finir TOUjoursFORTsurLAderNIEREsylLaaaabe ! (et la dernière un demi-ton plus bas quand même, donc se détache encore mieux). Donc du grand art... de guignolade, oui. Ah comment qu’entends-je ? On me dit que j’exagère ? Il y a des auditeurs qui ne me croient pas ? Alors écoutez-la donc, écoutez bien, et vous verrez : ça marche !! Evidemment, comme c’est chaque matin le même cirque à force ça nous sonne un peu dans les oreilles sur l’air de PINponPINponPINponPIN, même certains jours on a l’impression d’entendre un moutard qui joue sur le tapis du salon avec son camion de pompiers. Non franchement c’est trop finaud, le trick oratoire de Cécile. En fait il ne lui manque plus que de ponctuer d’un sonore "Oh-lalalala-lépetitzenfaaaaants". Au moment où elle achève son numéro, on peut se demander combien d’auditeurs pointent du doigt la porte des chiottes en hurlant "il est parti par là le gendarmeuh!!". Non, parce qu’avec la radio chez les gens il s’en passe de drôles, vous savez...

De deux choses l’une : soit cette fille nous prend pour des branques, soit elle ne sait même pas ce qu’elle fait. Pour toucher du doigt l’outrance de son numéro, il faudrait qu’elle se réécoute avec une oreille d’adulte un peu critique. On n’en rêve pas trop, vu que chaque matin elle conclut son exercice d’un "bonne journée !" des plus enjoués, et ça même quand la chronique était purement ApoCAlypTIKK !! A peine balancée la revue de ce pléonasme absolu qu’est la compromission du politique, du retour de la super-crise-éco qui nous attend pour demain matin, de la pollution qui s’étend sur le monde tandis que la banquise en fondant va bientôt submerger le Mont Blanc, des contagions qui sont à la porte de tous les foyers et des tttYrrans qui exploitent un peu partout la misère du monde, Cécile conclut son dialogue de marionnettes par le toujours joyeux "bonne journée !" toute fiérote de son numéro qui la laisse gonflée à bloc pour les 24h à venir. Ca en dit long sur le niveau de cinéma et de réalité qu’il faut chercher dans la chronique, cette conclusion lancée chaque matin avec un ton parfois pétant d’auto-satisfaction, parfois plutôt mutin ; je dis mutin comme "mutine", hein pas comme "mutinerie" dans cet antre de conformisme idéologique qu’est le 7-9 de France culture. On a plutôt l’impression que Cécile a trouvé à France Culture un bon créneau pour valoriser sa belle présence vocale ainsi que son art de la découpe à gros traits digne d’une Kronlund, et ainsi participer chaque matin au petit festival de manipulation que nous livre la Rédaction en nous faisant croire que c’est de l’info. L’info à France Culture, c’est de l’info d’opinion. Tous les matins à 7h35 on intoxique l’auditeur en le gavant de bonnes idées à la mode qui lui font plaisir, un peu comme dans le journal dit "de la réinformation" sur Radio-Courtoisie, qui n’est jamais qu’un populisme dans l’autre sens et qui balance un peu les mêmes choses, du coup. Mais hormis en lisant l’Humanité ou en écoutant Radio-Courtoisie (si vous ne connaissez pas ce festival de populisme essayez-donc, vous m’en direz des nouvelles) ça sera difficile de trouver plus outrancier. Si vous êtes d’un côté ou de l’autre et que vous cherchez des nouvelles ou des thèses étayées, mieux vaut tenter de lire Présent ou Libé. L’info c’est pas tellement une question de camp ou de bord, c’est plutôt une question d’honnêteté intellectuelle. La rédaction de France Culture fait son petit cirque idéologique et vend à l’auditeur de l’info comme des croissants. Ceux qui aiment le goût de cette boulange sont contents chaque matin (sauf qu’ils n’apprennent rien). Quant aux autres, ceux qui ne goûtent ni le rance ni l’ersatz, ils disent "beuh" et tournent le bouton, ou bien ils ne branchent qu’après 7h40 et ainsi loupent les Enjeux Internationaux. Et ça franchement c’est dommage. Heureusement que les Enjeux on peut aussi les podcaster.

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