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La chronique des chroniques    Page 34 sur 35

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la moraline de Cécile Ladjali - le Lun 07 Sep 2009, 07:40

Rappel du premier message :

La chronique de Cécile Ladjali, c'est tout ce qu'il faudrait éviter: de la moraline, des amalgames, des choses mille fois entendues, "la culture n'a pas empêché la barbarie nazie, les gardiens des camps de concentration écoutaient de la musique", des choses fausses, "qu'on aurait protesté contre la sentence à l'encontre de Fofana".Elle mélange tout, la pauvre chérie. Epargnez-nous de type de baratin convenu qui fait changer de chaîne.
Henry
* * *

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Le mur du çon franchi par Guillaume Erner - le Lun 12 Sep 2016, 20:53

Tiens, Guillaume Erner n'est plus seulement "producteur des Matins de France Culture", il est aussi devenu "Docteur en sociologie". Des fois qu'on oublierait à quelle science et à quelle aristocratie de la pensée nous avons affaire.

Le type même du commentaire sot et qui prend les auditeurs pour des idiots finis est ce texte lu à l'antenne La construction d'un mur végétalisé à Calais : la France, pays des droits de l'homme ?

Avec une trouvaille qui situe bien le personnage : "Après le mur végétal, nous pourrions imaginer le fil de fer barbelé parfumé, les check-points qui protègent la couche d’ozone et les miradors en matériaux recyclables."

Conclusion du billet du docteur : "Avec le mur végétalisé, la France réconcilie deux tendances qui lui sont chères, le vert et le vert de gris."

Le micro de France Culture à une heure de grande écoute utilisé pour la propagande d'Erner, cela semble en dehors de toute éthique. Et pourtant, personne ne semble broncher.

Guillaume Erner a, nous a-t-il dit, une grande connaissance des scooters. Pourquoi ne fait-il pas comme ce philosophe américain et n'ouvre-t-il pas une boutique pour gagner sa vie au lieu de recevoir l'argent de l'Etat qu'il dénigre quotidiennement sur l'antenne publique ?

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Jaroslav Rudiš, par François Angelier - le Jeu 13 Oct 2016, 21:23

François Angelier fait une chronique littéraire* en direct à 6h25 chaque matin intitulée Les émois

Le sujet du jour est le roman de l'écrivain tchèque Jaroslav Rudiš, Avenue nationale. Le ton est convaincu comme toujours. Alors pour la curiosité :   [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16344-13.10.2016-ITEMA_21103494-0.mp3" debut="00:00" fin="03:07"]

* Durant trois minutes, les choix singuliers de François Angelier : polars de grands fonds, opéras SF totalement space, bulles BD belles à en crever, dernières nouvelles de la crypte, erotomania.

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« La Compagnie des revues » : publicité mal faite - - le Jeu 27 Oct 2016, 19:42

Entre chronique littéraire et promotion outrancière d'un journal et d'une ou deux maisons d'édition, voici "La Compagnie des revues" insérée dans La Compagnie des auteurs.

À propos du petit jeu qui prend les auditeurs pour des débiles mentaux, à savoir mimer des questions écrites à l'avance avec ou par le chroniqueur (Dieu que c'est ringard, mais ringard !), il était question ici des interventions de Guillaume Erner dans le papier de Bruno Cadene :  
munstead(http://www.regardfc.com/t94p300-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#27316) a écrit: (...) Comme de plus en plus, il intervient dans le triste déroulé sonore de Cadene en posant des questions. Mais lui aussi lit ses questions préparées par Cadene ou par lui. Sans la moindre conviction. Toujours sur ce ton jovial qu'il affectionne et n'a généralement aucun rapport avec le sujet. Et l'on se demande à quoi sert cette radio de journaliste-lecteurs, de newsreaders, sans vie, sans spontanéité de réaction, sans intelligence. (...)
La dernière phrase ci-dessus m'est revenue en écoutant les quatre numéros de La Compagnie des revues des émissions consacrées à Stevenson de juin dernier. Quand on entend ces lectures mal jouées on ressent un malaise et l'on a envie que ça finisse vite.

Les émissions sont apparemment touchées par un problème technique (où sont les fameuses équipes de réparateurs de  M. Latrive ?...) et il n'est pas possible d'en donner des extraits.  

Aussi, pour ceux que ça intéresse, voir à la 31e minute de chaque émission, c'est parfois gratiné. Notamment ici avec la voix de sortie de lycée entre copains : Pierre Krause du site Babelio: Quel lien entre littérature et jeux vidéo ? (on note la fameuse forme de la question sans verbe chère, entre autres, à Thierry Garcin des Enjeux internationaux...).

Ici la publicité pour une maison d'édition la chronique d'Olivier Mony: que lire cet été ? Que lire qui soit assez inactuel ?

Là la lecture le nez dans les feuilles La chronique de Julien Bisson de la revue Lire à propos de Roald Dahl, qui aurait fêté ses 100 cette année [sans doute ses cent ans...]

Et enfin En Compagnie des revues avec Olivier Postel-Vinay du Magazine Books: La littérature et la mer

Ces chroniques vites débitées, mal conçues et jouées sur un ton de gaîté feinte cassent le rythme de l'émission. Il faudra revenir sur les trois premières émissions (la 4e, de bonne, facture a été évoquée ici), car leurs invités ont illustré le sujet avec esprit et érudition, malgré un Matthieu Garrigou-Lagrange  ponctuant les propos savants de sorties d'une banalité confondante (il fait ce qu'il peut).

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Marie Viennot : ''nous sommes forcément un parti pris'' - le Mar 15 Nov 2016, 23:49

Dans le Le Billet économique de Marie Viennot Où part l'argent de votre redevance? , on apprend que France Culture est le troisième budget de Radio France. Et...

"Si on fait le découpage du budget de Radio France par chaine, selon le rapport d'activité 2015,

   France Bleu arrive en tête avec 33.6% du budget,
   France Inter deuxième 17.1%,
   France Culture troisième avec 11.6%.
   La direction de la musique (avec notamment les deux orchestres): 10.5%
   France Info: 8.5%
   France Musique: 7.1%
   Autres (éditions, régie, production commercialisées[sic], coûts de fonctionnement de la réhabilitation [?]): 6.1%
   Mouv': 2.3%
   FIP: 1.6%
   Direction du Numérique: 1.6%"

89% du budget de Radio France [610 millions d'euros] donc, c'est la redevance, le reste ce sont des ressources propres (publicités, partenariats, billeterie [sic], diversification). Radio France est une société anonyme dont l'actionnaire unique est l'Etat. Nous ne sommes pas fonctionnaire [sic], je précise, car on me pose souvent la question.

Si les podcast [sic]sont gratuits pour vous, ils ne le sont pas pour Radio France. C'est là que je voudrais dire.. une fois n'est pas coutume. Et si on faisait comme les Allemands? (...) Les Allemands payent la redevance chaque mois, ce qui donne plus le sentiment de payer un abonnement à un média que de payer un impot [sic]. C'est environ 18 euros par mois et par foyer. Sur l'année cela fait plus 216 euros [sic].


Outre le "parti pris" revendiqué de Marie Viennot en faveur d'une large augmentation de la taxe, une omission est faite : chaque foyer en Allemagne est censé payer la redevance de 17,90 euros par mois indépendamment de la possession ou non d'un récepteur. Des réductions et des exemptions existent selon certaines conditions ( de ressources).

Marie Viennot écrit que les podcasts sont gratuits "pour nous". N'est-ce pas la collectivité qui finance Radio France et tout ce qui y est produit ? Les fameux "podcasts" ne sont pas gratuits, ils sont payés par l'impôt.

On lira avec, au choix, accablement ou indifférence les nombreuses fautes de français qui émaillent la chronique s'indignant que le contribuable ne soit pas davantage taxé. Errare France Culture est

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De l'argent gaspillé - le Mer 16 Nov 2016, 10:58

"Où part l’argent de votre redevance ?" demandait Marie Viennot hier (cf. billet précédent). Il finance par exemple la chronique de Guillaume Erner de ce matin (et de tous les jours) : Pourquoi le prix du Toblerone a-t-il augmenté ?

À France Culture, notamment aux Matins "ils sont parti pris" (dixit Viennot)  pour faire payer davantage les contribuables afin, entre autres, de payer ce genre de "billet d'humeur". C'est consternant.

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Le programme cultchurel qui glace les sangs à France Culture - le Mar 29 Nov 2016, 18:53

Dans la matinale aujourd'hui, Zoé Sfez qui ne semble maîtriser ni l'usage des prépositions, ni celui des pronoms relatifs, ni enfin la prononciation de plusieurs mots de 4 syllabes et au-delà, nous offre à fond de train (elle est toujours comme ça, cette fille ?) une chronique sur le programme cultchurel (sic) de François Fillon, futur candidat de la droite aux prochaines élections présidentielles.

Je ne sais pas si ça vaut le coup d'être écouté. A titre d'ouverture, certainement car je n'ai pas cru entendre beaucoup évoquer le sujet pendant la campagne des primaires. Quant à France Culture, je ne sais pas si parmi les 7 candidats il y en avait un seul pour savoir qu'on y fait moins de culture que de politique. Et hormis la malheureuse NKM que le scrutin a placée en tête du second peloton, je ne crois pas qu'aucun sache que la direction n'a même pas besoin de prendre ses ordres auprès de Terra Nova pour militer ouvertement en faveur du PS. Dame : il suffit d'un organigramme composé à 98% de gens sûrs, et ensuite le boulot se fait tout seul : même pas besoin de corruption - c'est beau l'éthique dans le service public. Mais au moins elle le sait, elle Nathalie Kosciuszko-Morizet, pour avoir été reçue par la chaine au moment de sa précédente candidature infructueuse -déjà !- cette fois c'était pour la Mairie de Paris, elle le sait puisqu'elle avait fait remarquer au petit timonier de la matinale que le bobineau envoyé dans ses esgourdes quelques secondes plus tôt en provenance de la Rédaction semblait tout droit sorti des officines de sa concurrente, donc de celles du PS

Dans cette chronique de Zoé Sfez on apprend qu'au moins sur un point François Fillon n'adhère pas au paradigme idéologique de France Culture (l'anticolonialisme). On apprend qu'il a un soutien de poids en la personne d'un chanteur populaire dont rien ne dit qu'il soit jamais sorti du semi-coma éthylique où l'avait plongé son amour nord-sud de la bière et du pastis. Plus sérieusement, on y apprend que ledit candidat ferait confiance au privé et au crowdfunding. Or quand on sait en quelle estime ce principe  est tenu à France Culture, quand on se souvient qu'Hervé Gardette dans un numéro du Grain à moudre, posait sans rire cette question "Vous ne croyez pas qu'avec le crowdfunding le risque c'est d'avoir in fine une culture qui soit moins financée par l'Etat ?" on peut deviner dans quel sens ira l'information sur le chapitre "cultchurel" du programme de FF (FF pour ces gens ça se prononce comme SS chez Jean-Chriftophe Averty, ou comme deux fois de suite le th dur par Gardette ou Erner, qui ont de la prononciation à l'anglaise le niveau d'un édenté n'ayant jamais suivi un cours d'anglais autrement que par correspondance).

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Re: La chronique des chroniques - le Mar 29 Nov 2016, 20:02

Je pense que tu dois avoir un réglage secret sur ton logiciel de captation sonore, qui te permettrait de ralentir son débit de parole tout en conservant la hauteur de la voix, parce que franchement cette chronique-là, depuis le début de l'année, c'est celle qui bat le record de vitesse, on ne comprend pas grand chose si on n'écoute pas au casque. En studio, on doit sans doute voir autour du micro cette espèce de bulle nuageuse qui se forme autour des avions de chasse quand ils sont sur le point de dépasser le mur du son. On est surpris et un peu consterné de voir que personne, en interne, ne lui conseille de mieux écrire sa chronique pour ralentir son débit, respirer et prononcer les mots entièrement. Quand le poste de radio est en fond de cuisine, on entend une rumeur qui ressemble à ceci :

"ragnagnagnaGNAgnagnagnaCULTCHUREgnagnaDELACULTCHUREragnagnagnagnaGNAGNAGNAcultchuredelaCULTCHUREragnagnaDEGOCHEragnagnagnaCULTCHUREgnagnagnaCULTCHURELLE......................... eh bien merci Zoé Sfez"

On notera qu'il faut prononcer le mot de "patrimoine" avec d'interminables pincettes : c'est le "territoire de la droite". Pour France Culture, la culture, c'est la gauche, et la gauche, c'est le spectacle vivant, le théâtre engagé et l'art contemporain, décidément incompris de ces masses qui votent mal. Mais pourquoi donc Fillon décide-t-il de financement la patrimoine aussi généreusement? Pour des raisons people bien sûr : la femme d'un de ses conseillers qui serait blablablabla.

On reste consterné du niveau de cette chronique, celle d'un bon soldat de la direction : résister contre "tous les conservatismes". Le patrimoine, la transmission, c'est rance et passéiste, et si un homme politique décide d'y consacrer une part plus conséquente du budget du ministère de la culture, c'est qu'il y a collusion et népotisme. On ne peut qu'inviter Zoé Sfez à dépasser le périph parisien et vérifier que les visites patrimoniales continuent à remporter un grand succès ... populaire auprès des Français. Ces Français qui se précipitent dans les monuments, notamment aux journées européennes du patrimoine, sont-ils conservateurs ou même réactionnaires ? Comme France Culture n'organise jamais rien pour ces journées (raisons idéologiques bien sûr), on peut se douter que ses personnels politisés oublient que le patrimoine est un pan non négligeable de l'économie culturelle de ce pays. C'est tout le paradoxe du parti en place et de ses portes-paroles à France Culture : le patrimoine et le bon goût à la française, on adore quand on promeut le pays à l'étranger. Mais dans le strict cadre national, on nous explique très verticalement, avec beaucoup de pégagogie, que ces vieilleries ne sont que le témoignage d'autres temps, inégalitaires, pas pour tous, discriminants et élitistes. On préférera aller voir JM Ribes au Théâtre du Rond Point.

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Viennot - le Mer 07 Déc 2016, 11:04

La chronique économique de FC est devenue d'une confusion et d'une faiblesse sidérantes. Marie Viennot nous en donne un brillant exemple ce matin. Dans sa chronique sur la lutte contre l'évasion fiscale, elle arrive à citer les rescrits fiscaux (on pourrait vraiment en discuter), mais aussi les crédits pour la recherche et le CICE. En dehors de quelques abus, on aimerait qu'elle nous explique en quoi le CICE est de l'évasion fiscale et en quoi l'aide à la recherche (pratiquée par tous les pays parce que nécessaire, impérative) relève de ce domaine. Elle passe ensuite à la transparence mélangeant dans un tout confus Panama et autres paradis fiscaux, les  pays de l'UE ou même les conventions fiscales françaises "avec 72 États" (la honte!).
On aimerait avoir un ou une vraie spécialiste de l'économie et de la finance pour tenir une telle rubrique. Il est certain que lorsque l'on interroge pendant plus d'une demi-heure, comme ce matin, un Jorion bloqué sur Hayek comme sur un vieux vinyle, on peut comprendre que l'économie pour FC n'est pas une science, même molle, mais une idéologie.
Détail: Jorion, et Erner aussi je crois, parlent de "von Hayek". Disent-ils aussi de Montesquieu, de Tocqueville? Où utilisent-ils la particule pour bien marquer, au cas où on ne les aurait pas compris, leur mépris envers cet Hayek, vieil aristo dominant qui prenait le thé chez Pinochet?

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Il n'y a pas de bien-pensance à France Culture ... - le Jeu 15 Déc 2016, 02:16

"Il n'y a pas de bien-pensance à France Culture" affirmait explicitement Guillaume Erner sur le plateau de France 5 le dimanche 11 décembre 2016 vers 20h30 (après 45' de débat). C'est Munstead qui nous fournit ce tuyau, tuyau qui pourrait se montrer tout à fait profitable dans le fil des producteurs de France Culture.
dans le fil des Matins de FC, munstead(http://www.regardfc.com/t19p520-les-matins-de-france-culture#27834) a écrit:Tombé dimanche sur l'émission de Bruce Toussaint sur la 5. Parmi les invités, un Erner sans lunettes, apparemment ravi comme tout d'être là, enfin invité à la télé. Lors d'une discussion (pardon, altercation) sur la bien-pensance, il a eu le temps et le front d'affirmer qu'il n'y a pas de bien pensance dans les Matins de FC, ni sur la chaîne, la preuve… la preuve c'est qu'on y  entend même l'abominable, le fond de placard sorbonnard, l'immonde droitiste sioniste… Finkielkraut comme vous l'aviez compris. AF servant de caution à l'idéologie de FC et de ses journaux, il fallait le faire.[…]
Cet épisode polémique a trouvé une première suite mardi matin, et une autre mercredi vers midi.

Mardi matin, c'était dans un billet de Guillaume Erner, billet tellement outré et à la limite du loufoque, que j'avais d'abord cru y voir un piège polémique à l'intention de ses adversaires du dimanche soir. Ce billet était marqué par l'outrance habituelle, propre aux chroniqueurs-ès matinales de Radio France et l'on sait que Guillaume Erner totalise en cet exercice une petite dizaine d'années d'expérience. mais surtout, on a pu entendre en fin de chronique une bourde sociologique tellement énorme que forcément, ça ne pouvait que cacher quelque chose : un piège grossier, une filandreuse saloperie implicite mais non dite, tout juste suggérée pour faire bondir les Dupont-Agnan. Bref : je n'y ai pas cru. Et j'avais tort. D'ailleurs j'aurais pu m'en douter si j'en avais écouté plus attentivement l'ouverture où le même Erner qui 36 heures plus tôt affirmait qu'il n'y a pas de bien pensance à France Culture, retournait là son gilet de neutralité et arguait que la bien-pensance est nécessaire, de façon générale.

Ce billet dont on trouve le texte en suivant le lien ci-dessous et dont les paragraphes ultérieurs offrent des extraits sous forme de pastilles, présente à-peu-près correctement enfilées 3 idées principales que j'appellerai provisoirement 1, 2, et 3. Elles sont introduites par une entrée en matière délibérément polémique : puis suivies d'une idée secondaire, conséquence de 3 je l'appellerai donc 3' . Vous êtes prêts ? Vous pouvez maintenant lire ou écouter la chronique, sans trop vous attarder pour cette fois aux qualités usuelles dont Guillaume Erner fait son ordinaire et qui mériteraient certes une analyse un tout petit peu plus dense : le ton de supériorité morale et intellectuelle, l'ironie qui verse couramment dans le ricanement, le message militant à gros traits probablement à destination des débutants et des vieux briscards indécrottables, deux catégories hors desquelles on se demande qui pourra gober de telles inventions sans lever les yeux au ciel ou sans hausser les épaules.

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La sociologie de Doctor Erner - le Jeu 15 Déc 2016, 02:41

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Le sujet du billet c'était non le politiquement correct comme le titre tend à nous en faire accroire, mais les discriminations à l'embauche. Saluons l'originalité du sujet totalement inattendu sur France Culture, et fermons les yeux sur l'expérience sociologique usée jusqu'à la corde mais dont le chroniqueur ne daigne pas nous donner la référence précise, du moins pas tout de suite. Dans le bref exposé on reconnaitra immédiatement une ruse d'enquête usée jusqu'à la fibre et dont on se demande quelle peut être encore sa valeur : l'envoi de courriers de candidature à des entreprises, chaque fois en double exemplaire dont l'un porte un nom neutre et l'autre un nom maghrébin.

Et voici les 3 idées :
- 1 : un test de candidatures envoyées à 40 entreprises montre que 12 pratiquent une discrimination (raciste, of course) [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="00:30" fin="00:55"]
- 2 : la bien-pensance est nécessaire quand elle permet de lutter contre le racisme, or cette lutte est elle-même nécessaire [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:22" fin="01:34"]
- 3 : dans les pays anglo-saxons, la discrimination à l'embauche est moindre, et le résultat en est une meilleure efficacité de l'économie britannique. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:33" fin="01:50"]

Commentaires :
- 12 entreprises sur 40, c'est 30 % nous claironne Erner qui pourtant dans ses premiers billets il y a de cela un an et trois mois fustigeait la quantophrénie. Or voila un bel exemple de ce qu'il ne faut justement pas faire : avec des chiffres aussi bas, les pourcentages n'ont guère de sens. Seulement vous comprenez, les pourcentages ça donne une apparence scientifique. Or s'agit-il d'une expérience scientifique ? Eh bien de prime abord on n'en sait rien. En fait, de telles expériences traînent dans les journaux depuis une dizaine d'années, mais sur celle-là ou plutôt sur son cadrage méthodologique, Erner n'a pas le temps de s'attarder. On ne saura donc rien de la façon dont les variables perturbatrices auraient pu être neutralisées, rien sur le bouquet de biais que n'importe quel amateur peut imaginer pervertir l'expérience : le biais général par le choix des entreprises, par l'organisation de leur service RH, par l'état du recrutement, par la localisation relative des courriers, par la teneur de la requête du candidat : quels postes et métiers concernés (ou bien aucun), s'agit-il de candidatures spontanées ou de réponse à des offres d'emploi ? C'est quand même gênant (pour nous) cette impasse sur tant de variables potentielles qu'on pourrait éventuellement espérer tamisées ou lissées dans une expérience à grande échelle, mais certainement pas sur 40 entreprises, d'ailleurs on ne sait pas combien de candidatures ont été proposées par l'institution qui a réalisé ce test-piège.

- Par contre, dans les cas où la discrimination à l'embauche est avérée, la moindre des choses serait d'essayer d'en comprendre les raisons. Erner n'y va pas par quatre chemins : il les déclare d'emblée racistes. Pourtant, il pourrait tout d'abord se demander si ce faisant, l'entreprise opère son choix pour des raisons internes ou sous une pression externe (partenaires, clientèle, contraintes tactiques ou stratégiques), chose que sait faire le sociologue weberien mais Guillaume Erner est weberien quand ça l'arrange, bourdieusien quand il n'a pas envie de se fatiguer, et boudonien quand il cherche à se donner des airs de vertu méthodologique pour clouer le bec aux auditeurs-internautes. Sauf que le boudonien qui saute directement à l'interprétation des conduites sans s'interroger sur les raisons, celui-là pratique rien moins qu'un déni de sociologie, un déni de méthodologie, et que ce procès d'intention est en fin de compte une façon de se torcher avec son propre doctorat.

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... c'est que finalement la bien-pensance c'est kamème bien. - le Jeu 15 Déc 2016, 02:47

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2 posts plus haut j'avais introduit ma critique en signalant mon incrédulité : ce que j'avais entendu était tellement absurde que j'avais cru l'avoir inventé, par défaut d'attention. Mais non car c'est bien là, dans la troisième idée : Guillaume Erner nous affirme sans rire que la mixité ethnique favorise l'efficacité économique. Ce faisant il saute à pieds joints sur une mine que tout apprenti polémiste évite et que tout étudiant en sociologie apprend à désamorcer, surtout depuis que des journalistes en ont fait un de leurs tricks favoris : la confusion entre corrélation et causalité. A tel point d'ailleurs qu'ils emploient ce tour un peu n'importe comment et n'importe quand, preuve que nombre d'entre eux n'ont pas vraiment compris de quoi il retourne. En fait de corrélation, on n'en est pas encore tout à fait là, puisque Erner ne donne que peu de chiffres. Mais il annonce des tendances, et c'est sur un ton tout à fait catégorique qu'il pose comme établi un lien de causalité. Ce faisant il résoud en une seule ligne oui une seule je dis bien une seule, messieurs-mesdames (tambours) le problème de la reprise économique que notre pays attend impatiemment et vainement depuis qu'il est devenu raciste.

Qu'on y réfléchisse : c'est tout de même extraordinaire de se présenter un peu partout -et jusque sur ce forum- comme docteur en sociologie à fins de s'assurer une crédibilité, à fins également de museler le contradicteur en lui collant un bon coup d'argument d'autorité, et de ruiner ensuite cet effort en balançant de telles âneries. Je mets délibérément le mot au pluriel, parce que la matinale de Guillaume Erner (et pas seulement ses billets tissés de ricanement) prend un peu plus à chaque écoute l'apparence d'un gigantesque bétisier. Jusqu'ici la pole position des déballeurs de sornettes sur France Culture était détenue par Michel Onfray, mais avec les 3 billets de Guillaume Erner en ce début de semaine, Onfray a bien du souci à se faire (car lundi et mercredi dernier l'humeur de 6h58 c'est pas mal non plus dans le genre).

C'est seulement aux dernières secondes qu'on apprendra l'origine du test qui fait l'objet de cette chronique : il a été réalisé (ou commandé ?) par le Ministère du Travail, dont la compétence scientifique et la neutralité ne sauraient être présentées comme cautions sans déclencher un gigantesque éclat de rire. Pourquoi ne pas l'avoir dit dès le début de la chronique ? Une telle information aurait certainement évité à plus d'un auditeur d'avancer dans le brouillard. Mais justement, Erner n'est absolument pas soucieux de se montrer franc-jeu. Il donne une information capitale en fin de démonstration, quand un certain nombre d'idées fausses ont déjà été enregistrées par l'auditeur. Et comme tout le monde n'a pas le temps ni la volonté de placer sous microscope un billet radiophonique quotidien, on peut redouter que l'imposture intellectuelle mitonnée sous couvert(cle) d'intérêt général par Guillaume Erner, atteigne son objectif.

Vient enfin la dernière idée, celle que j'avais baptisée 3' : Erner déplore que les noms de ces entreprises criminelles ne soient pas publiés, car pour faire changer la société dit-il, le meilleur moyen est de faire honte aux gens.
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:58" fin="02:13"]
Il y a de quoi être surpris par le mélange entre morale et vérité : "la bien pensance ça n'est pas faux", nous dit Guillaume Erner. Soit cette rédaction sent l'urgence, soit l'auteur est complètement idiot ou bien drogué à la même moraline dont il se conduit ici en dealer.

Reste que derechef, l'auditeur tombe de sa chaise : vous êtes bien sur France Culture, dont le projet consiste à changer la société par l'intimidation morale. C'est dit explicitement, mot pour mot ou quasi, dans les dernières secondes de cette chronique. Faut-il comprendre que pour mieux faire honte à ses contemporains, Guillaume Erner choisit d'affronter la honte qui attend l'imposteur ?

De tout cela que conclure : d'abord et avant tout, que prétendre présenter la chose en 120 secondes c'est se foutre du monde. Ensuite que le projet de manipulation morale franchement annoncé a au moins l'avantage de la franchise. Conclure encore que cette sociologie canada-dry est imbuvable, infecte, et que Guillaume Erner ne mérite qu'une chose : que le texte intégral de ce billet soit communiqué à toute la profession et notamment circule dans son Université d'origine, où il donnera matière à un TD consacré aux erreurs de débutants dignes du bétisier de la maison.

Reste que pour l'auditeur soucieux de savoir quelle soupe on met dans sa gamelle, rien n'empêche d'essayer kamème de voir plus loin : si ce billet avec tout ce qu'il recèle d'inacceptable n'est que le Nième d'une longue série comme je suis prêt à le parier, ou bien le premier qui sera suivi de nombreuses récidives, alors on peut au moins y voir un indice non d'une entière liberté de son auteur, mais d'une entière dé-responsabilisation (atassion voila un mot qu'Erner ne saurait prononcer sans lui retirer un œil ou un doigt) de la direction de la chaîne. Il ne s'agit pas ici de liberté mais de la qualité du produit délivré à l'auditeur. Le billet d'hier avait déjà montré l'inanité du doctorat de sociologie sur la pertinence ou la qualité du travail de l'animateur à radio-France. Guillaume Erner qui n'a pourtant pas trouvé son doctorat dans un paquet de lessive, intervient sur France Culture non en tant que docteur en sociologie, mais en tant que propagandiste au service d'une famille idéologique, et à ce titre il reconnaît ici manier les tours de la bien-pensance, quand bien même il affirme le contraire quand il passe à la télé.

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