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La chronique des chroniques    Page 35 sur 35

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1
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la moraline de Cécile Ladjali - le Lun 07 Sep 2009, 07:40

Rappel du premier message :

La chronique de Cécile Ladjali, c'est tout ce qu'il faudrait éviter: de la moraline, des amalgames, des choses mille fois entendues, "la culture n'a pas empêché la barbarie nazie, les gardiens des camps de concentration écoutaient de la musique", des choses fausses, "qu'on aurait protesté contre la sentence à l'encontre de Fofana".Elle mélange tout, la pauvre chérie. Epargnez-nous de type de baratin convenu qui fait changer de chaîne.
Henry
* * *

341
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Il n'y a pas de bien-pensance à France Culture ... - le Jeu 15 Déc 2016, 02:16

"Il n'y a pas de bien-pensance à France Culture" affirmait explicitement Guillaume Erner sur le plateau de France 5 le dimanche 11 décembre 2016 vers 20h30 (après 45' de débat). C'est Munstead qui nous fournit ce tuyau, tuyau qui pourrait se montrer tout à fait profitable dans le fil des producteurs de France Culture.
dans le fil des Matins de FC, munstead(http://www.regardfc.com/t19p520-les-matins-de-france-culture#27834) a écrit:Tombé dimanche sur l'émission de Bruce Toussaint sur la 5. Parmi les invités, un Erner sans lunettes, apparemment ravi comme tout d'être là, enfin invité à la télé. Lors d'une discussion (pardon, altercation) sur la bien-pensance, il a eu le temps et le front d'affirmer qu'il n'y a pas de bien pensance dans les Matins de FC, ni sur la chaîne, la preuve… la preuve c'est qu'on y  entend même l'abominable, le fond de placard sorbonnard, l'immonde droitiste sioniste… Finkielkraut comme vous l'aviez compris. AF servant de caution à l'idéologie de FC et de ses journaux, il fallait le faire.[…]
Cet épisode polémique a trouvé une première suite mardi matin, et une autre mercredi vers midi.

Mardi matin, c'était dans un billet de Guillaume Erner, billet tellement outré et à la limite du loufoque, que j'avais d'abord cru y voir un piège polémique à l'intention de ses adversaires du dimanche soir. Ce billet était marqué par l'outrance habituelle, propre aux chroniqueurs-ès matinales de Radio France et l'on sait que Guillaume Erner totalise en cet exercice une petite dizaine d'années d'expérience. mais surtout, on a pu entendre en fin de chronique une bourde sociologique tellement énorme que forcément, ça ne pouvait que cacher quelque chose : un piège grossier, une filandreuse saloperie implicite mais non dite, tout juste suggérée pour faire bondir les Dupont-Agnan. Bref : je n'y ai pas cru. Et j'avais tort. D'ailleurs j'aurais pu m'en douter si j'en avais écouté plus attentivement l'ouverture où le même Erner qui 36 heures plus tôt affirmait qu'il n'y a pas de bien pensance à France Culture, retournait là son gilet de neutralité et arguait que la bien-pensance est nécessaire, de façon générale.

Ce billet dont on trouve le texte en suivant le lien ci-dessous et dont les paragraphes ultérieurs offrent des extraits sous forme de pastilles, présente à-peu-près correctement enfilées 3 idées principales que j'appellerai provisoirement 1, 2, et 3. Elles sont introduites par une entrée en matière délibérément polémique : puis suivies d'une idée secondaire, conséquence de 3 je l'appellerai donc 3' . Vous êtes prêts ? Vous pouvez maintenant lire ou écouter la chronique, sans trop vous attarder pour cette fois aux qualités usuelles dont Guillaume Erner fait son ordinaire et qui mériteraient certes une analyse un tout petit peu plus dense : le ton de supériorité morale et intellectuelle, l'ironie qui verse couramment dans le ricanement, le message militant à gros traits probablement à destination des débutants et des vieux briscards indécrottables, deux catégories hors desquelles on se demande qui pourra gober de telles inventions sans lever les yeux au ciel ou sans hausser les épaules.

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La sociologie de Doctor Erner - le Jeu 15 Déc 2016, 02:41

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Le sujet du billet c'était non le politiquement correct comme le titre tend à nous en faire accroire, mais les discriminations à l'embauche. Saluons l'originalité du sujet totalement inattendu sur France Culture, et fermons les yeux sur l'expérience sociologique usée jusqu'à la corde mais dont le chroniqueur ne daigne pas nous donner la référence précise, du moins pas tout de suite. Dans le bref exposé on reconnaitra immédiatement une ruse d'enquête usée jusqu'à la fibre et dont on se demande quelle peut être encore sa valeur : l'envoi de courriers de candidature à des entreprises, chaque fois en double exemplaire dont l'un porte un nom neutre et l'autre un nom maghrébin.

Et voici les 3 idées :
- 1 : un test de candidatures envoyées à 40 entreprises montre que 12 pratiquent une discrimination (raciste, of course) [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="00:30" fin="00:55"]
- 2 : la bien-pensance est nécessaire quand elle permet de lutter contre le racisme, or cette lutte est elle-même nécessaire [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:22" fin="01:34"]
- 3 : dans les pays anglo-saxons, la discrimination à l'embauche est moindre, et le résultat en est une meilleure efficacité de l'économie britannique. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:33" fin="01:50"]

Commentaires :
- 12 entreprises sur 40, c'est 30 % nous claironne Erner qui pourtant dans ses premiers billets il y a de cela un an et trois mois fustigeait la quantophrénie. Or voila un bel exemple de ce qu'il ne faut justement pas faire : avec des chiffres aussi bas, les pourcentages n'ont guère de sens. Seulement vous comprenez, les pourcentages ça donne une apparence scientifique. Or s'agit-il d'une expérience scientifique ? Eh bien de prime abord on n'en sait rien. En fait, de telles expériences traînent dans les journaux depuis une dizaine d'années, mais sur celle-là ou plutôt sur son cadrage méthodologique, Erner n'a pas le temps de s'attarder. On ne saura donc rien de la façon dont les variables perturbatrices auraient pu être neutralisées, rien sur le bouquet de biais que n'importe quel amateur peut imaginer pervertir l'expérience : le biais général par le choix des entreprises, par l'organisation de leur service RH, par l'état du recrutement, par la localisation relative des courriers, par la teneur de la requête du candidat : quels postes et métiers concernés (ou bien aucun), s'agit-il de candidatures spontanées ou de réponse à des offres d'emploi ? C'est quand même gênant (pour nous) cette impasse sur tant de variables potentielles qu'on pourrait éventuellement espérer tamisées ou lissées dans une expérience à grande échelle, mais certainement pas sur 40 entreprises, d'ailleurs on ne sait pas combien de candidatures ont été proposées par l'institution qui a réalisé ce test-piège.

- Par contre, dans les cas où la discrimination à l'embauche est avérée, la moindre des choses serait d'essayer d'en comprendre les raisons. Erner n'y va pas par quatre chemins : il les déclare d'emblée racistes. Pourtant, il pourrait tout d'abord se demander si ce faisant, l'entreprise opère son choix pour des raisons internes ou sous une pression externe (partenaires, clientèle, contraintes tactiques ou stratégiques), chose que sait faire le sociologue weberien mais Guillaume Erner est weberien quand ça l'arrange, bourdieusien quand il n'a pas envie de se fatiguer, et boudonien quand il cherche à se donner des airs de vertu méthodologique pour clouer le bec aux auditeurs-internautes. Sauf que le boudonien qui saute directement à l'interprétation des conduites sans s'interroger sur les raisons, celui-là pratique rien moins qu'un déni de sociologie, un déni de méthodologie, et que ce procès d'intention est en fin de compte une façon de se torcher avec son propre doctorat.

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... c'est que finalement la bien-pensance c'est kamème bien. - le Jeu 15 Déc 2016, 02:47

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2 posts plus haut j'avais introduit ma critique en signalant mon incrédulité : ce que j'avais entendu était tellement absurde que j'avais cru l'avoir inventé, par défaut d'attention. Mais non car c'est bien là, dans la troisième idée : Guillaume Erner nous affirme sans rire que la mixité ethnique favorise l'efficacité économique. Ce faisant il saute à pieds joints sur une mine que tout apprenti polémiste évite et que tout étudiant en sociologie apprend à désamorcer, surtout depuis que des journalistes en ont fait un de leurs tricks favoris : la confusion entre corrélation et causalité. A tel point d'ailleurs qu'ils emploient ce tour un peu n'importe comment et n'importe quand, preuve que nombre d'entre eux n'ont pas vraiment compris de quoi il retourne. En fait de corrélation, on n'en est pas encore tout à fait là, puisque Erner ne donne que peu de chiffres. Mais il annonce des tendances, et c'est sur un ton tout à fait catégorique qu'il pose comme établi un lien de causalité. Ce faisant il résoud en une seule ligne oui une seule je dis bien une seule, messieurs-mesdames (tambours) le problème de la reprise économique que notre pays attend impatiemment et vainement depuis qu'il est devenu raciste.

Qu'on y réfléchisse : c'est tout de même extraordinaire de se présenter un peu partout -et jusque sur ce forum- comme docteur en sociologie à fins de s'assurer une crédibilité, à fins également de museler le contradicteur en lui collant un bon coup d'argument d'autorité, et de ruiner ensuite cet effort en balançant de telles âneries. Je mets délibérément le mot au pluriel, parce que la matinale de Guillaume Erner (et pas seulement ses billets tissés de ricanement) prend un peu plus à chaque écoute l'apparence d'un gigantesque bétisier. Jusqu'ici la pole position des déballeurs de sornettes sur France Culture était détenue par Michel Onfray, mais avec les 3 billets de Guillaume Erner en ce début de semaine, Onfray a bien du souci à se faire (car lundi et mercredi dernier l'humeur de 6h58 c'est pas mal non plus dans le genre).

C'est seulement aux dernières secondes qu'on apprendra l'origine du test qui fait l'objet de cette chronique : il a été réalisé (ou commandé ?) par le Ministère du Travail, dont la compétence scientifique et la neutralité ne sauraient être présentées comme cautions sans déclencher un gigantesque éclat de rire. Pourquoi ne pas l'avoir dit dès le début de la chronique ? Une telle information aurait certainement évité à plus d'un auditeur d'avancer dans le brouillard. Mais justement, Erner n'est absolument pas soucieux de se montrer franc-jeu. Il donne une information capitale en fin de démonstration, quand un certain nombre d'idées fausses ont déjà été enregistrées par l'auditeur. Et comme tout le monde n'a pas le temps ni la volonté de placer sous microscope un billet radiophonique quotidien, on peut redouter que l'imposture intellectuelle mitonnée sous couvert(cle) d'intérêt général par Guillaume Erner, atteigne son objectif.

Vient enfin la dernière idée, celle que j'avais baptisée 3' : Erner déplore que les noms de ces entreprises criminelles ne soient pas publiés, car pour faire changer la société dit-il, le meilleur moyen est de faire honte aux gens.
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13983-13.12.2016-ITEMA_21164072-0.mp3" debut="01:58" fin="02:13"]
Il y a de quoi être surpris par le mélange entre morale et vérité : "la bien pensance ça n'est pas faux", nous dit Guillaume Erner. Soit cette rédaction sent l'urgence, soit l'auteur est complètement idiot ou bien drogué à la même moraline dont il se conduit ici en dealer.

Reste que derechef, l'auditeur tombe de sa chaise : vous êtes bien sur France Culture, dont le projet consiste à changer la société par l'intimidation morale. C'est dit explicitement, mot pour mot ou quasi, dans les dernières secondes de cette chronique. Faut-il comprendre que pour mieux faire honte à ses contemporains, Guillaume Erner choisit d'affronter la honte qui attend l'imposteur ?

De tout cela que conclure : d'abord et avant tout, que prétendre présenter la chose en 120 secondes c'est se foutre du monde. Ensuite que le projet de manipulation morale franchement annoncé a au moins l'avantage de la franchise. Conclure encore que cette sociologie canada-dry est imbuvable, infecte, et que Guillaume Erner ne mérite qu'une chose : que le texte intégral de ce billet soit communiqué à toute la profession et notamment circule dans son Université d'origine, où il donnera matière à un TD consacré aux erreurs de débutants dignes du bétisier de la maison.

Reste que pour l'auditeur soucieux de savoir quelle soupe on met dans sa gamelle, rien n'empêche d'essayer kamème de voir plus loin : si ce billet avec tout ce qu'il recèle d'inacceptable n'est que le Nième d'une longue série comme je suis prêt à le parier, ou bien le premier qui sera suivi de nombreuses récidives, alors on peut au moins y voir un indice non d'une entière liberté de son auteur, mais d'une entière dé-responsabilisation (atassion voila un mot qu'Erner ne saurait prononcer sans lui retirer un œil ou un doigt) de la direction de la chaîne. Il ne s'agit pas ici de liberté mais de la qualité du produit délivré à l'auditeur. Le billet d'hier avait déjà montré l'inanité du doctorat de sociologie sur la pertinence ou la qualité du travail de l'animateur à radio-France. Guillaume Erner qui n'a pourtant pas trouvé son doctorat dans un paquet de lessive, intervient sur France Culture non en tant que docteur en sociologie, mais en tant que propagandiste au service d'une famille idéologique, et à ce titre il reconnaît ici manier les tours de la bien-pensance, quand bien même il affirme le contraire quand il passe à la télé.

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Suite de la suite - Brice Couturier est-il meilleur ou moins bon sociologue que G. Erner ? - le Jeu 15 Déc 2016, 03:08

Dans le post 341, juste après le pavé de citation, j'avais annoncé une suite à la suite. Or le piquant de l'affaire est qu'elle a connu un épilogue le lendemain de ce désastreux billet, quand Brice Couturier dans une semaine consacrée au multiculturalisme, a fait état du même test de discrimination dans sa chronique "Le tour du monde des idées". C'était mercredi à 11h53 , ou plutôt vers 11h56 dans le paragraphe, où l'on apprend que la discrimination n'est pas exactement ce que Guillaume Erner a raconté la veille :

" [...] le ministère du Travail vient de rendre publics les résultats d’une campagne de testing faite auprès de quelques-unes des plus grandes entreprises recrutant en France. Des lettres de motivation, comportant de faux CVs absolument identiques, leur ont été adressées ; la seule différence, c’étaient les noms de leurs auteurs. Les uns étaient, comme dit le ministère « d’origine hexagonale », les autres « d’origine maghrébine ». Résultats : 27 % des candidatures ont été contactées de manière parfaitement identique, mais dans 20 % des cas, le recruteur a favorisé la candidature « hexagonale » aux dépens de la maghrébine et dans 9 %, la candidature maghrébine a été favorisée aux dépens de l’hexagonale. Ce qui démontre que la tentation de la discrimination positive existe aussi chez nous.  [...].
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12014-14.12.2016-ITEMA_21165113-0.mp3" debut="03:02fin="03:49"]
Vous avez bien lu : il ne s'agit plus de 30 % d'entreprises racistes, mais de 20% qui pourraient mériter cette étiquette selon Erner, tandis que 10 % ont pratiqué un anti-racisme qui devrait normalement faire plaisir à Guillaume, et qu'enfin, un peu moins de la moitié n'ont pas réagi aux candidatures.

De là, la tentation d'agrémenter la conclusion du message précédent par un addendum : Guillaume Erner ajoute à l'imposture sur les idées un maniement décomplexé des résultats d'enquête. Fâché avec les chiffres, certainement...

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Les palinodies marxisantes de Guillaume Erner - le Jeu 22 Déc 2016, 17:02

Il y a un an, Guillaume Erner citait chaque jour Durkheim et Weber en ce temps là le producteur fraîchement nommé tentait d'injecter de la sociologie dans la matinale et on pouvait encore espérer un redressement pour cette émission tellement massacrée en 13 saisons par 4 producteurs successifs. On a espéré, comme ce forum en témoigne dans son fil consacré à la Matinale, du moins à partir de la page 27 puis de moins en moins au fil des semaines et des mois : oui on a espéré mais ça c'était avant. Depuis qu'il a compris qu'il est un sociologue nul quoique doctoré, Guillaume Erner préfère ne pas louper une occasion de citer Marx, même si c'est un peu bêtement tiré par les cheveux. En l'occurrence c'est plutôt du jeu rhétorique gratuit, au service du passe-plat idéologique. De quoi s'agit-il ? De semer 2 ou 3 facéties dont une usée jusqu'à la corde, pour condamner moralement une firme d'importance mondiale (Apple) qui pourtant fut respectable et même vénérée tant qu'elle n'équipait que les bureaux des créatifs gauchistes et des gauchistes sans fibre créative, après quoi elle devient forcément une dispensatrice de poison saucialll quand elle équipe le brave con de consommateur aliéné.

Le raisonnement selon lequel Apple s'introduit partout et un peu trop ne vient qu'un an après le même constat à l'encontre de Facebook. L'abus de position dominante va finir par lui retomber sur le coin de la cafetière, à la firme. On ne sait pas quand un manuel d'auto-critique va dégringoler du haut de l'armoire sur la trombine du billetiste Guillaume Erner qui s'indigne ou plutôt qui ironise sur la propension d'Apple à faire entrer en fraude de la publicité dans les salles de classes (c'est pas le site de France Culture qui nous ferait ça hein les amis Wink ) , Guillaume Erner qui lui fait entrer chaque matin de l'idéologie dans l'information. Je dis idéologie pour ne pas dire propagande ; et je dis propagande pour ne pas dire falsification stipendiée car Guillaume Erner comme les 9/10 des responsables de cette maison n'a nul besoin d'être stipendié pour se comporter en falsificateur car en tant que militant il n'est pas un mercenaire mais un convaincu. Pour le moment c'est écrit en un mot, on verra dans 6 mois s'il bénéficie d'un espace supplémentaire.

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Guillaume Erner, humeur de rentrée - le Lun 02 Jan 2017, 23:43

Voici le début de l'année et la fin du congé des fêtes : nous retrouvons dès aujourd'hui le billet quotidien de Guillaume Erner. Un Guillaume Erner inchangé, ce qui veut dire : fidèle à sa pratique d'une ironie déjà pesante, alourdie d'un ton persifleur, un Guillaume Erner toujours apte à parler pendant une minute pour en dire encore moins que François Hollande quoique sur un ton beaucoup plus prétentieux et surtout, chaque jour un peu plus débordant de mépris pour le brave con d'auditeur, brave con de consommateur, brave con de public des médias qui aux dires de notre sociologue diplômé, se fait empapaouter par la presse, par la pub et par les gourous dont Erner a choisi de fustiger ce jour, à titre d'exemple, les conseils diététiques d'après-fêtes. Ces conseils ne les suivez surtout pas si vous ne voulez pas passer aux yeux de Guillaume Erner pour un pauvre crétin d'auditeur qui fait tout ce qu'on lui demande. Non non, faites plutôt ce que vous demande Guillaume Erner qui ne se rend pas compte que tant que nos médias seront envahis de gens comme lui, on ne s'en sortira pas, de ces conseils imbéciles. Car l'ironie ou le ridicule de ce billet est de le voir prescrire à tous l'indépendance diététique alors que tout dans la radio de Guillaume Erner sent la dépendance politique et idéologique.

Dès lors, le message de Guillaume Erner est à décliner à trois niveaux :
- au premier degré : faisez ce que je dis, faisez pas ce que je m'en moque
- au deuxième étage : voyez comme je suis drôle, fin, sarcastique, ironique, persifleur, un vrai billetiste Radio-France !
- au troisième niveau : j'attends impatiemment le moment où, ayant atteint le cap des 3 ans d'animation de la matinale de France Culture, je verrai s'ouvrir la porte d'un média réellement mainstreamoù, à l'imitation de Demorand et Baddou, j'irai poursuivre ma carrière d'arriviste des médias. Entre temps, Canal + où je rêvais d'occuper un fauteuil a rejoint les hordes du néo-hyper-méga-libéralisme (avant c'était une station hyper-fauchée donc propre). Heureusement, mon modèle Yann Barthès, locomotive du prime time du soir sur Canal a montré la voie en allant s'installer sur une chaine hyper-commerciale.

De là le pari : encore quelques passages à la Télé, le temps de faire quelques contacts et de tester l'effet de sa bobine, et Erner libèrera les ondes de Radio-France pour occuper sur une chaine privée un début de soirée autrement flashy, people, et résolument bobo puisque ce sont là les catégories qu'il chérit et il le dit explicitement. Mais qu'est ce que ce type fabrique sur France Culture, bon sang ? 3 ans c'est long, pour lui, mais encore plus pour nous.

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Quand l'invité mouche un chroniqueur - le Sam 14 Jan 2017, 14:06

Jeudi 12 janvier dans la dernière partie de la matinale, Michel Onfray a proprement mouché Xavier de la Porte qui visiblement ne s'attendait pas à un tel traitement. On pourra déplorer que la leçon vienne d'un penseur aussi peu rigoureux, mais peut-être que les intellectuels valides n'ont cure de commenter les chroniques de la valetaille, de même que les invités politiques ne s'abaissent pas à écouter le numéro lourdingue des ricaneurs qui se font rémunérer comme humoristes dans l'audiovisuel public.

Ce jeudi,que s'est-il passé ? Il s'est passé que Xav'e a voulu se payer l'invité. Oh, c'était sans véritable excès d'acidité et avec la finesse d'éléphant propre aux ricaneurs maison. D'ailleurs avec un peu de cette pertinence qui fait tellement défaut à Xavier, les occasions ne manquent pas pour brocarder ce grand homme qui se juge désormais à la fois l'égal de Barthes et de La Rochefoucauld après avoir été le supérieur de Marx, de Nietzsche et d'Hanna Arendt. Quoiqu'il en soit, mal en a pris au jeunot, renvoyé dans ses cordes non pas de belle manière car hormis par sa réjouissante agressivité la réponse de Michel Onfray est intellectuellement médiocre. Mais bel et bien mouché tout de même fut le jeune quadragénaire car il ne faut pas s'attaquer à une éminence comme Michel Onfray.

Je conseille d'écouter d'abord la réponse du philosophe, au moins le début pour en percevoir le ton profondément horripilé par la performance du moutard-chroniqueur : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16371-12.01.2017-ITEMA_21195707-0.mp3" debut="03:30" fin="07:50"]
Et d'écouter après seulement la pâlotte chronique de ce dernier : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16371-12.01.2017-ITEMA_21195707-0.mp3" debut="00:07" fin="03:30"]

Eventuellement, décrocher de la réponse en cours d'écoute et ensuite écouter la séquence complète : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16371-12.01.2017-ITEMA_21195707-0.mp3" debut="00:00" fin="08:38"]
Il n'y a pas de quoi leur décerner un prix Italia, mais c'est tout de même un petit événement.

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Re: La chronique des chroniques - le Sam 14 Jan 2017, 20:25

Ci-dessus à lire et écouter intégralement,
Nessie(http://www.regardfc.com/t171p340-la-chronique-des-chroniques#28006) a écrit:Jeudi 12 janvier dans la dernière partie de la matinale, Michel Onfray a proprement mouché Xavier de la Porte qui visiblement ne s'attendait pas à un tel traitement. On pourra déplorer que la leçon vienne d'un penseur aussi peu rigoureux, mais peut-être que les intellectuels valides n'ont cure de commenter les chroniques de la valetaille, de même que les invités politiques ne s'abaissent pas à écouter le numéro lourdingue des ricaneurs qui se font rémunérer comme humoristes dans l'audiovisuel public.

Ce jeudi,que s'est-il passé ? Il s'est passé que Xav'e a voulu se payer l'invité.  (...)

Je conseille d'écouter d'abord la réponse du philosophe, au moins le début pour en percevoir le ton profondément horripilé par la performance du moutard-chroniqueur : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16371-12.01.2017-ITEMA_21195707-0.mp3" debut="03:30" fin="07:50"]
Et d'écouter après seulement la pâlotte chronique de ce dernier : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/16371-12.01.2017-ITEMA_21195707-0.mp3" debut="00:07" fin="03:30"]
(...)
Très bonne pioche. Michel Onfray a peut-être lu notre forum où l'on s'interroge régulièrement sur le coût des chroniques ? Enfin bref... On aura noté que Xavier de la Porte, sans doute soumis à quelque stress, a très mal lu le texte de sa chronique postée sur le site. Je me demande d'ailleurs pourquoi ce genre de texte hybride, écrit pour être dit et qui a une apparence orale assez piteuse, est mis en ligne.

Peut-être que c'est pour nous apprendre que Michel Onfray est multiple ainsi que le texte interrogeant l'essayiste le donne à penser : "Avez-vous donc été piégé par le médium ou par vous-mêmes ?"

Pour ce qui est de la langue, bof, on est loin de la nullité crasse d'une Zoé Sfez, mais nous avons quand même "des combats sur Twitter, vous en avez eus" (de la Porte n'a pourtant pas souffert des prétendus ravages du "prédicat" !...) et puis cette formule où le chroniqueur a trébuché : "Et je me suis donc demandé comment cela se faisait-il"*, montrant qu'il a hésité entre, d'une part, parler normalement et juste et, d'autre part, lire le texte fautif auquel il avait réfléchi (!). Finalement il a choisi son mauvais texte au lieu de sa spontanéité correcte. Misère de l'écrit à France Culture et misère de la lecture de l'écrit et encore misère de l'écrit oralisé avec questions jouées de l'animateur.

* voir aussi Adèle Van Reeth et le discours indirect

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« Des suggestions de lectures... » - le Jeu 18 Mai 2017, 08:07

Brice Couturier s'est vu confier la séquence Des suggestions de lectures pour le Président.

David Goodhart, "The Road to Somewhere". Un mot sur son auteur. Goodhart a fondé le principal magazine d’idée dans son pays, Prospect. Et il l’a dirigé jusqu’à la chute de ses amis du New Labour, parti dont il était proche tout en gardant une distance critique.

William Deresiewicz, "Excellent sheep. The Miseducation of the American Elite"  Professeur à Yale, l’une des plus prestigieuses universités américaines, [William Deresiewicz] est parti en claquant la porte. Il ne supportait plus l’arrogance et le conformisme de ses collègues et de ses étudiants.

Robert J. Gordon, "Is US Economic Growth Over ?", Celui-ci estime que les grandes innovations, qui ont stimulé l’économie mondiale entre 1870 et 1970 – électricité, automobile, avion, radio, télévision, ordinateur sont derrière nous. Nos économies auraient atteint, selon lui, un « plateau technologique »

La littérature française (ou étrangère) n'est pas au programme du conseiller Couturier.

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