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La chronique des chroniques    Page 5 sur 34

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la moraline de Cécile Ladjali - le Lun 07 Sep 2009, 07:40

Rappel du premier message :

La chronique de Cécile Ladjali, c'est tout ce qu'il faudrait éviter: de la moraline, des amalgames, des choses mille fois entendues, "la culture n'a pas empêché la barbarie nazie, les gardiens des camps de concentration écoutaient de la musique", des choses fausses, "qu'on aurait protesté contre la sentence à l'encontre de Fofana".Elle mélange tout, la pauvre chérie. Epargnez-nous de type de baratin convenu qui fait changer de chaîne.
Henry
* * *

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Re: La chronique des chroniques - le Mer 10 Nov 2010, 12:18

Pour être juste, je préfère 3654 fois entendre les propos de C de K , plutôt que les atroces niaiseries de qui vous savez ou les formules en boucle de certains journalistes. Mais ils m'atteignent trop, c'est souvent tellement dur (quoique bien fait), qu'on n'en peut plus : quoi faire? je l'aimais bien aussi au début mais il faut peut-être l'écouter dans certaines conditions pour ne pas la prendre en pleine poitrine.

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Pimpante, alerte, rafaîchissante, oui là est le hic !! - le Mer 10 Nov 2010, 12:31

@antonia a écrit:[...] c'est souvent tellement dur (quoique bien fait), qu'on n'en peut plus : quoi faire? je l'aimais bien aussi au début mais il faut peut-être l'écouter dans certaines conditions pour ne pas la prendre en pleine poitrine.
@fanch a écrit:Quelquefois à vous lire à propos de ma compatriote lol! je me demande si j'ai gardé mes oreilles en alerte. Autrefois quand j'écoutais la mat' avec B. je trouvais CdK pimpante, alerte et rafraîchissante. J'avais l'impression qu'elle écrivait sa petite chanson et qu'elle avait plaisir chaque matin à nous la chanter idem sur Fm où je la sentais même plus décontractée !! Vous avez tous sûrement raison je fais confiance à votre écoute aiguisée, mais moi ça ne me dérange pas et si je devais comparer je dirai qu'autrefois Alex Taylor parlant d'Europe sur Inter (aujourd'hui matinale sur Fm) me gênait à cause de son accent joli mais un peu trop appuyé. On touche là, sans doute, à la sensibilité de chacun et à ses propres "capacités" auditives.
Je trouve ces remarques très intéressantes car elles nous montrent comment la séduction radiophonique peut être mise en oeuvre par des faussaires. Et là je ne m'exonère pas de la faute d'y avoir cédé, à cette séduction ; mais je le dirai plus bas. Oui c'est "bien fait" comme dit Antonia. Le talent vocal et probablement aussi l'esprit de synthèse qui va avec le talent journalistique, chez Cecile de K. tout cela est présent, d'évidence. Mais côté maturité idéologique, c'est le zéro pointé. Le problème : tout ça se retrouve mis au service d'une grossière manipe de com' où ça démarre molto voce puis se poursuit crescendo, et s'achève en apothéose comme un discours tribunicien, et ça se boucle d'un "bonne journée" pétant de fière satisfaction quand bien même on vient d'annoncer une catastrophe imminente pour la planète. Cette fille qui chantonne les malheurs du monde et qui fustige les turpitudes avec un bonheur d'enfant gâtée se construit chaque jour son énergie personnelle pour les 24h à venir, et elle le fait sur :
a) la leçon de morale
b) les malheurs du monde
c) le petit jeu de la condamnation
d) la tribune de prestige où -allez savoir pourquoi- elle se retrouve promue...
Problème : sa revue de presse c'est un exercice de lycéenne dopée par la complaisance du proviseur ; ça n'en est pas moins du toc journalistique, une version militante et bien-pensante du chic-et-choc. Car n'importe quel bon élève peut démontrer n'importe quoi avec la presse du jour + des ciseaux + un pot de colle.

Et le sourire de Cécile c'est le sourire du juge inquisiteur, sûr de son pouvoir et de son bon droit moral. Voila pourquoi chaque matin sa revue de presse me fait gerber et je vous jure que le mot n'est pas de trop.

Car c'est toujours au service d'une problématique bons/méchants. Comment vous ne me croyez pas ??? Je vous mets au défi de me trouver une seule chronique de Cécile de K. qui ne soit animée par une volonté de dire où sont les bons et où sont les méchants, qui a raison, qui a tort (en général les gentils sont écolos, humanitaro-progressistes, porteurs de noblezidéaux, parfois ce sont des pauvrezouviquetimes, tandis que les riches, les banquiers, les amerlos sont des méchants et ils ont tort tudieu que voila une pensée originale, évoluée, et tellement bien capable de rendre compte de la complexité du monde !!)

Même Emmanuel Todd s'y est laissé prendre il y a une dizaine de jours. Il faut dire que lui-même se montre couramment capable de dérive idéologique non dans ses recherches, mais dans ses interventions en public ; car ce gars c'est un nerveux, un anxieux, un gros sensible, bref : un émotif. Et comme des tas de gens géniaux -car ça ne fait pas de doute qu'il l'est, génial- ce qu'il a à dire c'est toujours mieux s'il s'est relu avant d'envoyer à l'éditeur, mais en débat pardon : question rigueur il est un brin inégal. Ce matin là en tous cas il s'est bien laissé prendre et il a lâché un enthousiaste compliment à la chroniqueuse qui alors n'a pas pu retenir sa joie sous forme d'un sonore éclat de rire hormonal, du coup la voila partie en week-end sur les ailes du bonheur et sans même toucher terre. Et pendant ce temps là l'auditeur qui s'était vu une fois de plus refiler un tableau bidonné pour appréhender le monde actuel, il se demandait si Todd allait ou non sonner dans les mêmes trompettes.

Et pendant ce temps-là les naïfs marchent. Et pour info : moi aussi je le suis ou plutôt le fus : pendant un temps j'ai marché dans les manipes voxotribuniques de Cécile de K., et comment ne pas remarquer son art radio 100 coudées au-dessus de celui d'un Ali Barker. Mais non mon bon Fanch c'est pas les oreilles qui sont à réveiller : c'est le néocortex !! Et c'est bien de discernement qu'il s'agit plutôt que de sensibilité : car ce qu'on nous vend chaque jour à 7h35 (et dans la plupart des autres rendez-vous de la rédaction) c'est tout simplement un journalisme de faussaires. Et ça, c'est 100 fois plus grave !!

(<< bonne journée >>)

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Re: La chronique des chroniques - le Mer 10 Nov 2010, 12:40

@fanch a écrit:Quelquefois à vous lire à propos de ma compatriote lol! je me demande si j'ai gardé mes oreilles en alerte. Autrefois quand j'écoutais la mat' avec B. je trouvais CdK pimpante, alerte et rafraîchissante. J'avais l'impression qu'elle écrivait sa petite chanson et qu'elle avait plaisir chaque matin à nous la chanter idem sur Fm où je la sentais même plus décontractée !! Vous avez tous sûrement raison je fais confiance à votre écoute aiguisée, mais moi ça ne me dérange pas et si je devais comparer je dirai qu'autrefois Alex Taylor parlant d'Europe sur Inter (aujourd'hui matinale sur Fm) me gênait à cause de son accent joli mais un peu trop appuyé. On touche là, sans doute, à la sensibilité de chacun et à ses propres "capacités" auditives.

Oui c'est bien possible... enfin il reste que ce n'est pas une chronique mais bien un billet d'humeur (bien que l'information ne saurait être objective)

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Un peu hors sujet - le Mer 10 Nov 2010, 13:02

A propos de gentils/méchants, ne ratez pas le numéro d'hier des Racines du Ciel :
http://www.franceculture.com/emission-les-racines-du-ciel-la-gentillesse-avec-emmanuel-jaffelin-et-arnaud-de-saint-simon-2010-11-

On y apprend qu'on peut classer les grands auteurs de la littérature en gentils et méchants... (Céline, l'écrivain méchant par excellence). Je crois qu'on assiste à l'arrivée d'un vrai mouvement, qui reste à nommer.

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Re: La chronique des chroniques - le Mer 10 Nov 2010, 13:15

@Yann Sancatorze a écrit:A propos de gentils/méchants, ne ratez pas le numéro d'hier des Racines du Ciel :
http://www.franceculture.com/emission-les-racines-du-ciel-la-gentillesse-avec-emmanuel-jaffelin-et-arnaud-de-saint-simon-2010-11-

On y apprend qu'on peut classer les grands auteurs de la littérature en gentils et méchants... (Céline, l'écrivain méchant par excellence). Je crois qu'on assiste à l'arrivée d'un vrai mouvement, qui reste à nommer.
ha non je n'écouterai pas, cela va m'énerver : ces batailles d'incultes (car il faut l'être pour raisonner-résonner ainsi) qui reviennent régulièrement sur Céline, Wagner, et tous les écrivains réac de l'entre deux guerres, sans compter maintenant Cuvier (voir le blog de Sciences publiques), ce n'est pas pour FC... à quand Churchill et de Gaulle aux oubliettes pour leur antisémitisme et racisme notoires ? anachronismes...

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Re: La chronique des chroniques - le Mer 10 Nov 2010, 13:44

Yann, je vous serais bien reconnaissante de cesser de décorer vos messages de smileys obscènes !

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Re: La chronique des chroniques - le Mer 10 Nov 2010, 20:01

@Nessie a écrit: Mais non mon bon Fanch c'est pas les oreilles qui sont à réveiller : c'est le néocortex !!Et c'est bien de discernement qu'il s'agit plutôt que de sensibilité : car ce qu'on nous vend chaque jour à 7h35 (et dans la plupart des autres rendez-vous de la rédaction) c'est tout simplement un journalisme de faussaires. Et ça, c'est 100 fois plus grave !!

J'ai dû mal m'exprimer ! J'écoute pas très concentré et je prends au vol ce qui m'intéresse. Je n'ai de fait pas mis en œuvre mon discernement. Sa façon de dire sa petite histoire m'allait bien pour la construction, le ton et une certaine fraîcheur. Je reconnais m'être laissé prendre au jeu du son et avoir gobé l'image. Mais je ne trouvais pas ça très grave (sa revue de presse) alors ça ne me gênait pas trop d'être indulgent ou satisfait. Et sans doute dans un état de béatitude proche de l'Ohio je n'écoutais pas tant ses commentaires perso que les traductions des journaux européens.Voilà j'espère qu'il me sera beaucoup pardonné quand arrivé devant le Dieu de la radio (sic) je lui raconterai mes plus beaux souvenirs radiophoniques qui j'en suis sûr lui tireront les larmes.

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Philippe Meyer, chronique du 25 novembre : Pierre Desproges - le Jeu 25 Nov 2010, 08:18

Ce matin Philippe Meyer, sous couvert de faire un peu de promo, place un éloge de Pierre Desproges. L'occasion : la sortie d'un coffret qui semble contenir une bonne quantité d'inédits. A voir comment le chroniqueur présente l'objet, on se retrouve un temps du côté de la famille littéraire de Desproges, pas très loin de chez Vialatte et Chaval, influences que partage Meyer, on peut le croire ? Le résultat : sur le ton badinant qu'on lui connait, l'homme du dimanche brosse le portrait d'un humoriste-satiriste dont les propos semblent résonner d'une philosophie quotidienne, teintée de misanthropie sensée, pas trop désespérée. Et surtout c'est le portrait d'un homme à l'esprit indépendant, à rebours des conformismes idéologiques dont FC nous gave du matin au soir. Meyer en signale quelques uns dans la chronique.

C'est donc d'autant plus comique (ou agaçant, c'est selon), que d'entendre la reprise de Vincent Lemerre avec un éloge que je n'ai pas le courage d'aller réécouter. Quelque chose comme "un homme plus que jamais nécessaire" (ici je cite avec imprécision, j'écouterai ultérieurement et si c'est trop différent je rectifierai). Nécessaire, Desproges ? O combien ! Et il faut que ça vienne de Vincent Lemerre lui-même grand pourvoyeur d'idées obligées, comme les 3/4 des gens de cette chaine. Je ne donne pas d'exemples : je m'appuie sur la désastreuse impression que m'a laissée Lemerre pendant la saison où il avait oublié la sagesse de rester dans l'ombre. Qu'on prenne donc cette critique ainsi, ou qu'on ne la prenne pas. Mais d'entendre cet hommage à l'indépendance d'esprit, balancé par une sorte de modèle carabiné du conformisme idéologique, on ne sait pas si ça a un gout amer ou comique, les deux sans doute.

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Re: La chronique des chroniques - le Jeu 25 Nov 2010, 08:50

Les propos de Lemerre sont d'une banalité affligeante et en même temps l'ensemble des pisse-copies et autre chronikailleurs passent leur temps à baptiser Guillon de nouveau Desproges, Guillon qui semble rattrappé par Gaspard Proust. Cette manie bien journalistique de toujours donner le résultat avant la démarche impose de ne jamais les écouter ou de les prendre pour ce qu'ils sont des robodelinfoinstantanée.

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Julie Clarini ou la catastrophe de 7h35 - le Jeu 06 Jan 2011, 08:37

C'est dans un autre fil, consacré aux Matins, que je propose de parler du nouveau façonnage de la tranche 6h45 - 9h. A mon avis il y a un certain progrès et une meilleure logique. Mais alors pour la séquence 7h35-7h40 pardon c'est toujours aussi nul et même probablement c'est pire.

Avec la nouvelle éditorialiste de 7h35 on n'est pas mieux gâtés qu'avec la gamine qui à la même heure nous présentait il y a peu une parodie de revue de presse internationale. Au fait où est-elle passée Cécile de Kervasdoué ? En tous cas après le Guignol du copié-collé, voici le Guignol des idées. C'est le même âge mental : 17ans au mieux c'est à dire dans les grands moments de percée de conscience. C'est la même façon assurée de balancer du sermon moral en feignant d'informer. Comme Cécile, Julie Clarini appartient à la famille de l'anti-journalisme, du journalisme d'opinion, et de la manipe généralisée, en toute bonne foi bien sûr car sa sincérité n'est pas douteuse, ni sa gentillesse, ni son désir de bien faire, ni même son expérience radiophonique hélas le vocabulaire est un peu lourdement soigné et au-dela de la préciosité dans le genre qui veut faire style. Mais parlons style tiens justement : elle lit un peu laborieusement son papier et pourtant c'est déjà sur le ton assuré et joyeux de la néo-éditorialiste fraichement promue. Espérons que son intelligence sa culture et son charme vocal (élément de son charme individuel en général qui la rend immédiatement sympathique et permet à cette calamité radiophonique de s'imposer sans avoir à s'imposer) finiront par opérer et que ce numéro de débutante une fois débarrassé des hoquets du démarrage, passera pour ce qu'il est : une plaie pour l'intellect de l'auditeur et plus seulement pour le bon goût auditif.

En tous cas, au plan (hi!)intellectuel, pas de surprise : on retrouve déjà le style lourdaud de ses intros dans le Grain à moudre ou d'ailleurs elle a été remplacée par un boulet encore plus pesant, et où du coup on en viendrait presque à les regretter ses intros à elle, l'exercice lui ayant visiblement servi d'entraînement en prévision de sa migration vers le créneau de 7h35. Aujourd'hui après la 4ème chronique affligeante on recule devant la quantité de sottises débitées on se dit qu'il y a là plus qu'un inventaire à faire : vu le niveau ce ce que Julie importe sur la fréquence à 7h35, d'ici juin on aura un sottisier complet, et l'inventaire promet de remplir un beau cimetière d'idées reçues. Mais comment faire l'inventaire sans y répondre ? Il faudrait un fil spécial, ou bien un forum tout entier, un blog, que dis-je un blog, un méga-bloc, c'est tout un wiki de la bétise idéologique qui se profile déjà. Rien que pour cette raison, dans l'immédiat je recule devant le défi, incapable de donner même un exemple, mais dans des posts ultérieurs j'espère avoir la patience et le courage d'en signaler autant qu'il en faudra pour montrer ce que ça vaut. Donc quelques unes mais pas toutes, car le full-time-job est au-dessus de mes moyens, et quand même ça va demander oui du courage : rien qu'à l'idée de la réécouter attentivement cette chronique tout en pointant les âneries j'en ai mal au ventre. Il y a tellement de niaiseries et de pseudo-idées dans ses 5 minutes qu'on ne sait même pas par quel bout commencer : au bout de 4 jours de bétises proférées par Julie sur un ton assuré et tout aussi pétant de joyeuse fierté que celle de sa prédécesseuse, l'auditeur qui cherche à s'informer et à "connaitre le monde" (comme dit Poivre Jeune) a entendu très peu de faits et surtout des spéculations puisées chez les intellectuels de référence de la chroniqueuse.

D'ailleurs je ne sais pas bien si c'est à charge ou à décharge que j'écris ça, mais l'évidence c'est que dans cette revue des idées, il n'y en a pas beaucoup à elle car Julie Clarini n'a pas d'idées : elle colporte celle des idéologues mode ; I mean : de la mode qu'elle s'est choisie au magasin des idées chic. Et comme elle confond la vie des idées avec celle des idéologies, de même qu'à l'évidence elle s'emmêle les crayons entre spéculations et vérités, entres hypothèses fumeuses et faits établis, comme le savaient d'avance tous ceux qui la connaissent, elle balance tout un tas de paralogismes et de vagues réflexions promues vérités sauciales, bref ce ce matériau pseudo-pensé qui est devenu l'eau tiède ordinaire sur France Culture (car Julie est loin d'être la seule) : la proto-sociologie du journaliste bo-bo dans sa bulle, balaise pour copier-coller et répéter comme un perroquet les fantasmes qui prolifèrent dans l'intelligentsia verboyante. Bref, de l'imaginaire qui se fait passer pour du réel. Ainsi va la vie des "idées" "de" (je ne sais pas sur lequel de ces deux mots il fallait placer les guillemets du coup j'ai pris les deux) Julie Clarini, qui à l'évidence croit que n'importe quel propos sur la société est recevable, du moment que ça lui semble logique à elle, bel et bon pour sa petite morale de curé féminin bo-bo tendance époque. Alors la conclusion de ce post passablement hargneux (mais vu l'agacement à prévoir, ça sera probablement pire dès que je quitterai les généralités pour m'en prendre aux exemples), c'est que la cuvée 2001 de Julie Clarini eh bien on ne sait pas encore si c'est la bouillie des bouillies ou la purge des purges, mais dans ce fil ça risque de donner la colère des colères.

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Danièle Sallenave ou : chaque vendredi l'épreuve de 8h45 - le Ven 11 Fév 2011, 08:56

Elle n’a jamais rien à dire Danièle Sallenave, et toujours elle le dit sur un ton de concierge donneuse de leçon. Mi plaintif et chouinard, mi institutrice pète-sec un peu à la manière de Catherine Clément. La plupart du temps c’est de l’injonction morale au ras des pâquerettes. Ce matin elle tartine 4 minutes un billet d’humeur sur le remplacement du mot "problème" par le mot "souci". Voila un fort grave problème (souci ?) de sauciété : quand vous allez acheter des chaussures la vendeuse vous demande si vous avez un souciiiii. Ecoutez la chronique je n’invente rien.

On aurait pu lui répondre que le mot "problème est déjà un hyperonyme beaucoup trop présent.
On aurait pu lui répondre qu’elle nous fatigue avec ce ton de donneuse de leçon.
On aurait pu lui répondre qu’elle regarde la sauciété par le petit bout de sa petite lorgnette.
Ah là, pourtant c’est souvent ce que fait un Philippe Meyer et on en redemande. Alors quelle différence ? Le style, le talent, l’humour, le brio, le charme, le travail ? Danièle Sallenave est le type même de la personne qui n’a rien à faire à la radio. Agrégée de lettres, écrivain (si vous ne connaissez pas son Renaudot de 1980 vous pouvez y aller c’est du diamant noir), elle manque tout à la fois de métier radio et de métier de chroniqueuse. Sa chronique est affreuse à entendre. Non seulement Danièle Sallenave n’a rien à nous dire, mais en plus elle le dit mal.

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