1 Cinémarges - le Mar 25 Mai 2010, 19:34
Tel qu'on le connait, le cinéma existe depuis un peu moins d'un siècle. Une fois
passé les premières années, celles où il n'est encore qu'une attraction de grands
cafés puis un art forain, la production va s'organiser, et en même temps la diffusion
en salles. C'est dans la seconde décennie du siècle que se met en place le système
actuel de production et de distribution, système aujourd'hui toujours puissant
et peut-être plus solide que jamais, même si on avait cru le voir vaciller à quelques
reprises sous l'effet des avancées de la télé (dans les 60's, puis dans les 80's).
Pourtant pendant cette petite centaine d'années, on a produit un autre cinéma,
même pas unique ni homogène, c'est-à-dire même pas semblable à lui-même.
Cet autre cinéma, mieux vaut renoncer à le décrire par le contenu filmé qui s'offre
au spectateur, ni par son propos, ni par son message, ni par son esthétique,
car le seul point commun de ces films (rassurons-nous : après tout ce sont
bien des films), c'est leur marginalité assumée aux plans de la production
et de la distribution. Quand ils ont besoin de le désigner d'un mot ou d'une
étiquette, ce cinéma-là, les connaisseurs, et aussi ceux qui n'y connaissent
rien, ont recours à des appellations variées. Elles sont souvent partielles,
mais souvent justes aussi : cinéma expérimental, cinéma underground , cinéma
d'avant-garde, cinéma autonome, recherche-image, cinéma emmerdant.
A toutes ces étiquettes, on peut préférer celle de "cinéma indépendant", parce
qu'il se caractérise finalement mieux par sa marginalité assumée, qui le tient
à distance de la machine économique, assez loin, au delà même du simple film
d'auteur et du label "art et essai". Et pourvu qu'il se tienne à bonne distance de
la grosse machinerie, c'est à dire pas trop près mais pas trop loin, il n'en apparait
que meilleur, plus intéressant et mieux enrichissant, en un mot : plus artistique.
./...
passé les premières années, celles où il n'est encore qu'une attraction de grands
cafés puis un art forain, la production va s'organiser, et en même temps la diffusion
en salles. C'est dans la seconde décennie du siècle que se met en place le système
actuel de production et de distribution, système aujourd'hui toujours puissant
et peut-être plus solide que jamais, même si on avait cru le voir vaciller à quelques
reprises sous l'effet des avancées de la télé (dans les 60's, puis dans les 80's).
Pourtant pendant cette petite centaine d'années, on a produit un autre cinéma,
même pas unique ni homogène, c'est-à-dire même pas semblable à lui-même.
Cet autre cinéma, mieux vaut renoncer à le décrire par le contenu filmé qui s'offre
au spectateur, ni par son propos, ni par son message, ni par son esthétique,
car le seul point commun de ces films (rassurons-nous : après tout ce sont
bien des films), c'est leur marginalité assumée aux plans de la production
et de la distribution. Quand ils ont besoin de le désigner d'un mot ou d'une
étiquette, ce cinéma-là, les connaisseurs, et aussi ceux qui n'y connaissent
rien, ont recours à des appellations variées. Elles sont souvent partielles,
mais souvent justes aussi : cinéma expérimental, cinéma underground , cinéma
d'avant-garde, cinéma autonome, recherche-image, cinéma emmerdant.
A toutes ces étiquettes, on peut préférer celle de "cinéma indépendant", parce
qu'il se caractérise finalement mieux par sa marginalité assumée, qui le tient
à distance de la machine économique, assez loin, au delà même du simple film
d'auteur et du label "art et essai". Et pourvu qu'il se tienne à bonne distance de
la grosse machinerie, c'est à dire pas trop près mais pas trop loin, il n'en apparait
que meilleur, plus intéressant et mieux enrichissant, en un mot : plus artistique.
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