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Evolution de l'offre Radio France en ligne    Page 3 sur 5

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Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Lun 31 Aoû 2009, 17:45

Rappel du premier message :

Fil créé à l'été 2009, pour traiter des différentes offres de Radio-France par le Net, et en la comparant peut-être, à d'autres radios ? Par exemple du côté de la Suisse Romande. Le podcast sur France Culture reste critiqué pour les raisons même de son succès : il ne s'étend pas assez vite et ne dure pas assez longtemps. Mais il ne cesse, malgré tout, de s'étendre. Progrès lent, progrès frileux ? N'empêche que l'innovation a changé les usages chez l'auditeur et cela, dès la réécoute en ligne créée il y a une petite dizaine d'années, et depuis longtemps digérée par les uns, et dépassée pour les autres. Enfin n'oublions pas les oubliettes d'archives où tombent les émissions une fois passé le délai de mise à dispo. Et que dire alors de celles qui datent d'avant l'an zéro de FC-sur-le-Net ? Quand donc verrons nous ce stock rendu à la vie ?

Nessie

PS : ce fil initialement ouvert dans un autre sous-forum de RFC, est déplacé ici à la rentrée de septembre 2010 et intègre les remarques récentes, car l'offre continue à évoluer
* * *

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Ca se décoince lentement ? - le Dim 06 Mar 2011, 13:17

Pendant que son cousin le malthusianisme économique reste vanté sur l’antenne, le malthusianisme radiophonique lui, recule un peu. Depuis qu’a été signé un accord nébuleux et incompréhensible pour qui ne bénéficie pas des services d'un traducteur, on constate que l’offre en ligne :

a) se trouve étendue et même plus que ça : globalement c’est tout ce que FC a offert à l’antenne depuis la rentrée de septembre 2010, qui reste disponible pour écoute à la demande sur le site de FC (et il y a déjà quelques favorites pour lesquelles l’effort de mise en ligne remonte bien plus loin dans le temps)

b) est promue par certains producteurs, qui en fin d’émission (Sylvain Kahn par exemple) encouragent l’auditeur à télécharger et à partager, diffuser les émissions. Oui vous avez bien lu : l’auditeur est encouragé à étendre le rayonnement de cette galaxie de savoirs dont il bénéficie (avec un écran de protection à certaines heures).

C’est évidemment une excellente chose, car l’idée d’une radiothèque en ligne fait un pas. L’existence des radiothèques individuelles est bien sûr une autre histoire ("cf Jean Lebrun et son fameux "vous êtes pas un peu malades ?" à des auditeurs expliquant qu’ils enregistraient de la radio). Et au milieu de tout ça, c’est encore autre chose que l’ouverture du fonds richissime, toujours enfermé à l’INA au bénéfice du Léonisme et au mépris de toute logique, pour être distillé au goutte à goutte. Donc les choses avancent oui, mais lentement. De fait, comment en irait-il autrement dans le service public à la française ?

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Dim 06 Mar 2011, 14:08

@Nessie a écrit:

C’est évidemment une excellente chose, car l’idée d’une radiothèque en ligne fait un pas. L’existence des radiothèques individuelles est bien sûr une autre histoire ("cf Jean Lebrun et son fameux "vous êtes pas un peu malades ?" à des auditeurs expliquant qu’ils enregistraient de la radio). Et au milieu de tout ça, c’est encore autre chose que l’ouverture du fonds richissime, toujours enfermé à l’INA au bénéfice du Léonisme et au mépris de toute logique, pour être distillé au goutte à goutte. Donc les choses avancent oui, mais lentement. De fait, comment en irait-il autrement dans le service public à la française ?

Je ne comprends pas la remarque de Jean Lebrun. En quoi le fait d’enregistrer des émissions le gênait-il ? A-t-il pour conception que la radio doive demeurer éphémère ? Crainte que les instances de contrôle comme l’INA ne se fassent doubler par des initiatives individuelles ?

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Dim 06 Mar 2011, 15:13

@Hérode a écrit:[...] A-t-il pour conception que la radio doive demeurer éphémère ? Crainte que les instances de contrôle comme l’INA ne se fassent doubler par des initiatives individuelles ?
Je pense que c’était moins raisonné que ça.

Pourtant c’est vrai qu’il y a une doctrine de l’immédiat. Elle est défendue pas seulement par la version simplette de Laure Adler avec son, "la radio c’est le direct" et son "70% du programme en direct"", mais aussi en profondeur par un Veinstein et même par Pierre Dumayet. Or ces deux-là auront été parmi les grands pourvoyeurs du programme de stock : radio pour le premier, télé pour l’autre. C’est qu’ils ont été deux inventeurs prolifiques. Lebrun qui n’a rien su inventer d’autre que le direct multiplex multi-niveaux-dans-la-même-baraque, il n’avait sans doute pas ce soir-là une doctrine radio très précise à défendre : nous étions en décembre 1999 et après 3 mois du programme de Laure Adler, les auditeurs hurlaient à la démolition de leur radio. Lebrun était là pour organiser ce qui aurait du être un débat, et qui fut son premier grand naufrage. Mais en tant que naufragé, ou en tant que naufrageur ? Qu’on en juge...

C’était dans un "Pot au feu" en public au Bouillon Racine, où les auditeurs étaient invités à rencontrer Laure Adler. De fait ils l’ont rencontrée. Frontalement. Mais des auditeurs, mis à part ceux dont la satisfaction avait été pré-enregistrée pour servir de contrepoids à ceux qui ne manqueraient pas d’être présents en salle et fort mécontents, eh bien elle laure Adler elle n’en a pas rencontré car d’avance elle ne voulait pas les reconnaître, les auditeurs de ce soir-là dans ce qui est devenu le "fameux Pot-au-feu sanglant". Et elle l’a dit explicitement, en des termes parfaitement synonymes de "vous n’êtes pas des auditeurs de France culture". Cette émission il est probable qu’elle l’avait préparée, mais soit trop peu, soit très mal, comme un combat où elle n’a cessé de fuir ou de jouer le double langage et le parler-creux, bref l’évitement, avant de craquer à la fin pour dénoncer la "très grande violence" dont elle était la victime. Cette violence (verbale) était le salaire de son mépris.

Donc ce débat qui aurait pu commencer dans la tension et s’achever sur un désaccord mais quand même en discussion, a aussi été raté par Jean Lebrun qui n’a pas su faire comprendre à sa patronne quel était l’attachement des auditeurs à cette ambiance radio de FC qui venait d’être plus que bousculée dans la grille de rentrée. Et en décembre 1999, on ne pouvait pas encore liquider les auditeurs déçus en les taxant de "passéisme". Cet argument inepte est arrivé après pour déplacer le débat en ne répondant surtout pas à la critique.

Alors Lebrun a donc voulu montrer qu’il y avait des néo-auditeurs "très contents-contents du nouveau programme", en face des mécontents qui, dans la salle, ont pu s’exprimer : une petite dizaine au plus, dont un ou deux pour dire maladroitement sa passion, un autre pour crier sa colère, et en prime l’inévitable rhétorique de la manife complètement à côté de la plaque, comme si la question ce soir-là elle était syndicale. D’où les formules déplacées comme "la casse de france culture", qui fit florès dans un groupuscule pittoresque.

Mais parmi ceux qui ont tenté de dire la place que tenait la radio dans leur vie, il y en a eu un pour décrire comment il enregistrait des tas d’émissions, et que c’était pas commode surtout quand on n’est pas chez soi au moment de l’émission. Oui souvenons-nous : avant le podcast et avant le MP3 directement capté à l’ordi, il fallait brancher plusieurs appareils, des chaines avec timer intégré ou externe, et puis comme on avait au mieux des cassettes de 120 minutes il en fallait plusieurs, parfois, pour les émissions longues. J’arrête là avec ces temps héroïques qui ont duré 25 ou 30 ans, mais ce sont ces montages presque au scotch que l’auditeur avait très bien décrits en très peu de temps. Eh bien c’est à ça que Lebrun avait répondu "vous êtes pas un peu malades ? ". Typique figure du mépris par celui qui joue l’apôtre.

Alors 10 ans plus tard quand on voit les mêmes se féliciter du succès podcast, on se dit qu’à cette époque ils avaient déjà quelques années de retard sur leur public. Etre en retard sur des gens qu’on méprise, c’est se condamner un jour à montrer son vrai visage. Le vrai visage de Jean Lebrun, maintenant on le connait : un de ces hommes de média qui roulent pour leur pomme tout en feignant d’oeuvrer pour le public. Et pour la radio qui l’avait promu et qu’il s’est acharné à saboter : un naufrageur.

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Offre : pour les émissions qui quittent le programme, quid de la réécoute du stock passé ? - le Lun 27 Juin 2011, 11:29

Actuellement FC offre ses émissions disponibles en réécoute pendant 500 jours sur un player au son de bonne qualité (malgré une navigation impossible, hélas). C'est un progrès considérable, non seulement si on regarde 15 ans en arrière, mais même seulement 5 ans ou 1 an.

Du coup, un forum comme celui-ci et en même temps la liste ANPR, trouvent une utilité supplémentaire : signaler les émissions qui méritent vraiment la réécoute, que ce soit par leur niveau d'excellence, de qualité, leur réussite et leur portée. Ou au contraire par leur hallucinante stupidité qui en fait de véritables objets de scandale intellectuel ou artistique (ou idéologique), et par là des cas d'école pour l'étude de la bétise. En 10 ans grace à FC, outre un bon stock de documentaires datants d'avant la liquidation du genre, j'ai pu me constituer un épais dossier (plusieurs disques gravés) d'horreur radiophonique, d'outrance idéologique, de gaffes sociologiques, oui un très beau bétisier radio vraiment qui servirait dans une école pratiquant l'apprentissage par le contre-exemple : "ce qu'il faut surtout ne pas faire". Je ne dis pas les noms, mais ça mérite un fil esspécial et même un sous-forum. Mais revenons à l'essentiel : FC s'est donné un contrat qui tient en quelques mots : 500 jours de récoute possible pour une émission donnée.

Bon. Bon bon bon bon bon.

Voici le problème : je pense à l'auditeur qui veut écouter une émission passée ; il accède au stock dispo en réécoute en passant par... la page de l'émission. Comment fera-t-il si l'émission disparait en septembre prochain ? Je ne parle pas de celles qui vont changer d'animateur, mais bien de celles qui vont quitter la grille. Comment alors accéder à la réécoute ? Dans quelles pages d'archives ? Pourtant nous serons toujours à l'intérieur du délai de 500 jours.

Application : si les Nouveaux chemins de la connaissance s'arrêtent, Comment l'auditeur aura-t-il accès aux numéros passés ? Ceci vaut pour toutes les émissions qui vont disparaitre, or on nous en annonce plus d'une.

Je crois que c'est une question très importante, et qu'il faut la poser à la direction de la chaine, pour deux raisons :
a) le contrat actuel de FC avec l'auditeur est d'offrir la réécoute pendant une durée de 500 jours. Que l'émission soit encore dans la grille ou qu'elle l'ait quitté, cela ne change rien à ce contrat.
b) pour une Direction qui renâcle autant à contenter la demande de culture, le fait de maintenir ces émissions est tout simplement ... un maintien de son offre, à frais nuls ou presque. Donc une façon d'accomplir sa mission culturelle. Et aussi de réduire la grogne des auditeurs frustrés. En un instant de délire, imaginons que Poivre Jeune en ait quelque souci.

Dans le passé, nous avons trop souvent fait l'erreur de faire confiance a priori à la Direction de FC et notamment à son site. On a vu ce que ça a donné quand le site a été créé, avec la disparition en un jour de toute une partie de ce que le site précédent offrait. Il a fallu lutter pour obtenir un rétablissement partiel. Plus d'un an après, rien ne nous dit que les responsables du site de FC aient enfin compris ce qu'est une bibliothèque, une médiathèque, un service culturel. Je pense donc qu'il faut alerter tous les producteurs (notamment Enthoven) et la Direction, sur le fait que si le site de FC ne s'adapte pas, le contrat de 500 jours ne sera plus honoré.

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De l'optimisme, que diable - le Lun 27 Juin 2011, 22:01

Bonsoir,

Je suis entièrement d\'accord avec votre remarque sur la réécoute en faisant défiler les pages, ce n\'est pas très pratique. En revanche, en utilisant la fonction \"Recherche\", on peut facilement retrouver par le nom des invités l\'émission qui nous convient, invités qui disposent d\'une page personnelles où sont répertoriés leurs faits d\'armes sur la station voire pour les plus téméraires, leurs conseils de lecture d\'une utilité je trouve dispensable mais pourquoi pas ?

Quant à l\'épineuse question des 500 jours, elle est a priori réglée car l\'émission Tout arrive! dispose de sa page sur le site de France Culture alors qu\'elle a été supprimée par la Grande Table. On y accède en utilisant un moteur de recherche bien connu via une recherche sur \"Tout arrive france culture\". On peut très bien imaginer une page Nouveaux Chemins recensant les émissions à réécouter. Une recherche interne pourrait aussi renvoyer vers ces résultats. Tout cela reste quand même moins pratique qu\'un bouton prévu à cet effet. À voir.


À vous(un)An\'O\'Nyme(un)Dm`

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Lun 27 Juin 2011, 22:46

Welle, soyons franc : ça me rassure

J'aurais préféré que ça se fasse par une attention
de la chaine, mais la seule idée que les auditeurs
grâce à la jugeotte des plus pointus d'entre eux,
conservent une chance sportive de retrouver leurs
émissions, voila qui suffit à réduire un peu
ma hargne contre ces gens pour qui l'auditeur n'est pas la préoccupation première.

Donc merci Wink

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L'été de tous les tests - le Dim 24 Juil 2011, 22:33

Demain nous pourrons faire un tout petit test. Je m'explique, voici la question : est-ce qu'à FC on se préoccupe de l'auditeur ? Oh mais je demande pas grand chose : qu'on y pense juste un peu.

Le test : les émissions de ces derniers jours resteront disponibles à la réécoute ? Mais combien de temps ? Et jusqu'à quand ? Car il faudra bien alléger le site, en réduisant la liste des émissions. Retirer provisoirement celles de l'année courante pour donner de l'air à celles de la grille d'été. Eh, quoi de plus normal ? Mais quid de l'auditeur qui va chercher demain ou après-demain à venir moissonner son Carnet nomade du dimanche, ou ses Papous, ou sa fiction-théâtre ?

Réponses :
a) l'auditeur ? Dans le site de FC on s'en fout complet, de l'auditeur : demain je bascule sur le menu "été" et que les mécontents aillent déballer leur frustration chez Plumeau
b) on accommode la transition : pendant une semaine les émissions restent disponibles, ensuite on ferme pour l'été et revenez en septembre brave gens c) pourquoi alléger ? Toute reste disponible en réécoute pendant 500 jours comme le dit l'accord signé donnerwetter !
c) on peut aussi créer un double menu pour les émissions : grille de l'année / grille d'été. Et que chaque auditeur puisse y retrouver ses petits ! Comment ? Ah bon c'est pas prévu et si c'est pas prévu c'est pas possib' ! Oui bon c'est bien dans la note de ce nouveau site labyrinthique qui a coûté la peau des fesses et qui affirme en donner plus mais voila c'est un tel bordel qu'on y trouve moins qu'avant.

Bref nous allons bien voir si à FC on est capable d'un élémentaire souci de l'auditeur. Oui l'auditeur vous savez, cet être improbable que l'on n'ose pas appeler "client" ou "consommateur" pourtant dans le moindre commerce on penserait à lui, oh certes de façon non désintéressée enfin ça on n'en sait trop rien car la psychologie des marchands n'est pas aussi simplette que le disent les ennemis de la marchandise. Mais ne perdons point de vue notre sujet :

Demain, seront-ce les technicoss obtus ou les communicateurs roués qui auront la main ? L'auditeur trouvera-t-il (pendant une semaine ? deux semaines ? sans interruption ?) ses émissions du week-end ? Ou bien faudra-il attendre septembre pour avoir son Tout un monde du 24 juillet et son Last One de Francesca isidori le samedi 23 ? Ah tiens au fait, on va bien voir s'ils pensent à nous le laisser dans l'offre on-demand, suila.

Eh oui, voila est un test, parmi d'autres.

Je connais un groupe d'imbéciles (logé hors de FC) qui nous a dit "on vous a à l'oeil"
Mais un bon groupe d'auditeur dira au team de FC : on vous a à l'oreille...

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Plateformes (rien à voir avec Houellebecq) - le Mer 26 Oct 2011, 11:50

France Culture ne diffuse plus ses webradio depuis un moment, mais propose dans sa section Plateformes , un assortiment de conférences issues des grandes maisons de la culture et des idées en France (Collège de France, IRIS, Collège international de philosophie...), groupées en quatre univers : Arts et lettres, Idées, Sciences, et Sciences humaines.

C'est un aménagement d'une offre qui existait déjà dans la précédente version du site, en mieux organisé et en plus fourni (c'était très mal organisé, à vrai dire). L'apport sur ces conférences, à part leur sélection, est très minimal. Coco les décore simplement d'un "Plateforme" au ton France Culture.

On y piochera en tout cas facilement de très nombreuses heures d'un savoir nourrissant. Ce qui peut faire du bien quand France Culture laisse sur sa faim.

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La ligne - le Dim 04 Déc 2011, 11:59

Frédéric a écrit:France Culture ne diffuse plus ses webradio depuis un moment, mais propose dans sa section Plateformes , un assortiment de conférences issues des grandes maisons de la culture et des idées en France (Collège de France, IRIS, Collège international de philosophie...), groupées en quatre univers : Arts et lettres, Idées, Sciences, et Sciences humaines.

C'est un aménagement d'une offre qui existait déjà dans la précédente version du site, en mieux organisé et en plus fourni (c'était très mal organisé, à vrai dire). L'apport sur ces conférences, à part leur sélection, est très minimal. Coco les décore simplement d'un "Plateforme" au ton France Culture.

On y piochera en tout cas facilement de très nombreuses heures d'un savoir nourrissant. Ce qui peut faire du bien quand France Culture laisse sur sa faim.
Je dirais même plus.

On voit se dessiner de plus en plus clairement la mutation qui nous exaspère depuis 10 ans, où nous remarquons des motifs de colère autant que d'espoir.

Le tableau futur, peut-être :
- d'un côté une radio tout-direct qui vend de la soupe actu quand ça n'est pas carrément de la consigne de vote. Dans les deux cas c'est du programme de flux, offert en réécoute pendant 500 jours mais on se demande un peu pourquoi puisque c'est de la marchandise périssable. Enfin périssable, plus ou moins : l'auditeur peut y retrouver quelques émissions de flux ayant accueilli Paul Jorion depuis septembre 2010. Ca se réécoute assez bien c'est donc du semi-flux et pour le reste il faut chercher dans nos archives perso qu'on a patiemment filtrées au tamis-flux. Remarquons que ça reste cohérent avec ce qu'on avait toujours fait : il y a 20 ans et même encore 10, on conservait des pages de journaux ou des articles découpés. Donc c'est pas si neuf, et pas non plus si ridicule.
- de l'autre, la radio culturelle étant sacquée de l'antenne, se réfugie dans l'application multimédia, dans l'offre de Plateforme. mais est-ce bien de la radio ? et si ça n'en est pas -une conférences enregistrée ne fait pas radio- est-ce que ça pourrait le devenir ? Avec quels moyens ? Après tout le numérique en multipliant le matériel, abaisse certainement les coûts de production : dans chaque bureau il y a un studio de montage sinon plusieurs. Si on y met non pas le paquet, mais un peu de moyen et surtout autant de pertinence, d'intelligence et d'art qu'on en trouvait à FC avant que ne s'y installe le système actuel de bavardage inculte et d'actu forcenée, alors on pourrait retrouver en ligne l'offre culturelle que Poivre Jeune et son team de branchés ne veulent plus nous offrir par le poste.

Un exemple : Henry James, cosmopolite (77 ').
<< Du Procope au Chat noir, du XVIIIe siècle aux avant-gardes de la fin du XIXe siècle, le café littéraire a laissé une empreinte forte dans la littérature. Dans le petit salon de l'ancienne salle à manger de l'hôtel de la gare, sous les décors peints par Gabriel Ferrier (1847-1914) et Benjamin-Constant (1845-1902), on renouera avec le sens de la conversation, à la croisée des arts et de la littérature.
Avec Jean-Philippe Rossignol, écrivain et éditeur ; Jean Pavans, traducteur des « Ambassadeurs » et Gabriel Dufay, comédien. (Enregistré le 16 octobre 2011). >>

La critique : mais pour les gens qui ne sont pas branchés sur le Web 24h sur 24 et veulent des émissions culturelles, qu'est-ce qu'on fait ? Réponse : ces gens là, Poivre s'en fout peut-être, en à coup sûr Laure Adler disait "ce ne sont pas des auditeurs de France Culture". Car telle est la scie des scies qu'on emploie (encore aujourd'hui) à FC pour évacuer toute une partie de la demande et pour disqualifier la critique. Bel aveu d'impuissance.

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ânes des 1000 jours ? - le Mar 12 Juin 2012, 22:49

Suis certain d'avoir bien entendu, mais pas aussi certain que la chose soit aussi vraie ni aussi nette, enfin : ce matin Emmanuel Laurentin conclut sa Fabrique en présentant ses excuses pour les incidents de la transmission (c'est un des rares à FC qui soit capable de présenter des excuses), mais surtout quand il incite les auditeurs à retrouver l'émission sur le site, il dit "pendant 1 000 jours".

Voila un sacré progrès, qui nous ferait passer à presque 3 années de mise à dispo des émissions. Reste à voir si c'est bien vrai, si ça marche pour tout y compris les fictions. Mais enfin étant donné qu'il y en a de moins en moins de valables, que les émissions soient offertes en ligne encore plus longtemps ce qui va nous permettre de mieux chercher les bonnes, c'est quand même une plutôt bonne nouvelle.

Cela dit, les auditeurs vicieux disposent ainsi d'une marge étendue pour traquer et accumuler les émissions nulles et les passages croquignolets, les transitions foirées dans le style maison, et la phraséologie très Kremlin-Kremlin de certains. J'ai maintenant tout un disque dur "Horreur radiophonique" où je conserve les plus belles énormités de Clarini, Huertas, Noudelman, Bourmeau et quelques autres... sans oublier la voix du dirlo Guy Marchand quand il vient féliciter ses troupes. A la renaissance de l'Analyse de contenu, il y aura de quoi explorer la bétise radiophonique...

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Mer 13 Juin 2012, 11:31

Si si, c'est bien le cas, en tout cas j'en avais déjà entendu l'annonce il y a quelques mois, et déjà chez Emmanuel Laurentin (la fabrique étant de plus en plus souvent écoutable...). Mais pas rétroactif bien sûr, enfin il ne me semble pas.

Les messages dans lesquels on aura inséré ici de la pastille sonore seront donc valable près de trois ans.

Je me demande combien de temps resteront accessibles les programmes, par contre. J'avais commencé à dresser la liste des invités des matins de l'année 2005-2006, la plus ancienne encore donnée sur le site de l'émission, pour comparer une année Demorand où les choses allaient censément déjà mal, et la saison 2011-2012 qui me semble l'équivalent radiophonique de la fosse des Mariannes, niveau qualité. Il y était déjà beaucoup question d'actualité politique, mais souvent plus tournée vers l'international qu'en ce moment, contrairement à ce que pourrait laisser penser l'un des mot d'ordre du barman actuel. La culture (ancienne acception) y avait un peu plus de place, sauf il me semble le cinéma et le spectacle en général, domaines protégés de Voinchet.

Plus marquant, les sciences y avaient aussi nettement plus d'espace, une petite matinale à thème scientifique revenait assez régulièrement. J'ai malheureusement perdu le début de comparatif chiffré que j'avais entamé, avant d'effectuer un petit tour du monde en sous-marin, ces derniers temps.

Enfin qu'on soit d'accord : les matins avaient déjà une bonne partie de leurs vices actuels, et si les défauts du Deum n'étaient pas les mêmes que ceux de Voinchet, ils n'en étaient pas moins exaspérants.

La page de l'année 2005-2006 : http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-05-06

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