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Evolution de l'offre Radio France en ligne    Page 4 sur 5

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Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Lun 31 Aoû 2009, 17:45

Rappel du premier message :

Fil créé à l'été 2009, pour traiter des différentes offres de Radio-France par le Net, et en la comparant peut-être, à d'autres radios ? Par exemple du côté de la Suisse Romande. Le podcast sur France Culture reste critiqué pour les raisons même de son succès : il ne s'étend pas assez vite et ne dure pas assez longtemps. Mais il ne cesse, malgré tout, de s'étendre. Progrès lent, progrès frileux ? N'empêche que l'innovation a changé les usages chez l'auditeur et cela, dès la réécoute en ligne créée il y a une petite dizaine d'années, et depuis longtemps digérée par les uns, et dépassée pour les autres. Enfin n'oublions pas les oubliettes d'archives où tombent les émissions une fois passé le délai de mise à dispo. Et que dire alors de celles qui datent d'avant l'an zéro de FC-sur-le-Net ? Quand donc verrons nous ce stock rendu à la vie ?

Nessie

PS : ce fil initialement ouvert dans un autre sous-forum de RFC, est déplacé ici à la rentrée de septembre 2010 et intègre les remarques récentes, car l'offre continue à évoluer
* * *

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Mer 13 Juin 2012, 11:31

Si si, c'est bien le cas, en tout cas j'en avais déjà entendu l'annonce il y a quelques mois, et déjà chez Emmanuel Laurentin (la fabrique étant de plus en plus souvent écoutable...). Mais pas rétroactif bien sûr, enfin il ne me semble pas.

Les messages dans lesquels on aura inséré ici de la pastille sonore seront donc valable près de trois ans.

Je me demande combien de temps resteront accessibles les programmes, par contre. J'avais commencé à dresser la liste des invités des matins de l'année 2005-2006, la plus ancienne encore donnée sur le site de l'émission, pour comparer une année Demorand où les choses allaient censément déjà mal, et la saison 2011-2012 qui me semble l'équivalent radiophonique de la fosse des Mariannes, niveau qualité. Il y était déjà beaucoup question d'actualité politique, mais souvent plus tournée vers l'international qu'en ce moment, contrairement à ce que pourrait laisser penser l'un des mot d'ordre du barman actuel. La culture (ancienne acception) y avait un peu plus de place, sauf il me semble le cinéma et le spectacle en général, domaines protégés de Voinchet.

Plus marquant, les sciences y avaient aussi nettement plus d'espace, une petite matinale à thème scientifique revenait assez régulièrement. J'ai malheureusement perdu le début de comparatif chiffré que j'avais entamé, avant d'effectuer un petit tour du monde en sous-marin, ces derniers temps.

Enfin qu'on soit d'accord : les matins avaient déjà une bonne partie de leurs vices actuels, et si les défauts du Deum n'étaient pas les mêmes que ceux de Voinchet, ils n'en étaient pas moins exaspérants.

La page de l'année 2005-2006 : http://www.franceculture.fr/emission-les-matins-05-06

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transit - le Ven 31 Aoû 2012, 17:42

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/31/faisons-evoluer-la-radio-publique-vers-le-net_1754086_3232.html

Faisons évoluer la radio publique vers le Net
LE MONDE | 31.08.2012 à 14h46 • Mis à jour le 31.08.2012 à 17h10

Par Jean-Luc Hees, président-directeur général de Radio France

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En ce temps là, Jean-Luc Hees disait à ses disciples... - le Ven 31 Aoû 2012, 20:36

Faisons évoluer la radio publique vers le Net
LE MONDE | 31.08.2012 à 14h46 • Mis à jour le 31.08.2012 à 17h10
Merci pour l'info. Soucieux de ne pas indisposer les forumeurs allergiques aux sites de presse parasités de pub, d'écrans masquants, de pop-up, de cookies propres ou avariés et autres boulets électroniques, nous leur fournissons ci-dessous la déclaration de Jean-Luc Hees :

<< En ces temps de crise, l'innovation est à la mode. On ne progressera que par l'innovation. Le service public a évidemment une responsabilité en la matière, puisque sa préoccupation est celle de l'intérêt général. Ma charge à la tête de la radio de service public inclut donc une nécessité absolue, une nécessité vitale, de promouvoir l'innovation, sous toutes ses formes. Je ne prétends pas que les radios privées restent à l'écart de toute innovation, bien sûr. Mais ma tâche est autre. L'innovation continue est l'un de mes devoirs.

Parmi des dizaines de dossiers où le changement est à l'œuvre dans nos chaînes, j'ai choisi de mettre l'accent sur quatre thèmes qui illustrent l'innovation en radio, des thèmes sur lesquels mes équipes de direction et moi-même serons comptables devant les citoyens qui paient leur redevance. Une innovation liée à la technologie, d'abord. Internet, c'est une banalité de le dire, a révolutionné l'information, la communication en direction des citoyens et l'interactivité avec eux. Sur Internet, sur le lien créatif entre la Toile et nos vieux médias, ne nous contentons pas de théoriser : agissons !

Radio France a commencé par consacrer ses efforts à la refonte de ses sites Internet et applications mobiles. Elle propose désormais des services d'écoute et de réécoute très performants – toutes les grilles de toutes les chaînes sont aujourd'hui disponibles en audition de "rattrapage" pour les auditeurs. Mais c'est sur le plan éditorial que nous avons lancé les chantiers les plus novateurs. Nous avons élargi le registre de nos productions, en y intégrant les photos, les vidéos de nos studios ou de nos reporters, les concerts filmés de nos orchestres ou des artistes invités. Nous produisons désormais des programmes, reportages ou documentaires, spécialement conçus pour le Web ou les téléphones portables. Nous sommes créateurs en radio, nous le sommes aussi sur le Net.

Notre grand projet de l'année à venir sera une plateforme "musique" gratuite, avec une offre nouvelle, autour des contenus numérisés de la discothèque de notre maison, et de nos équipes de journalistes, producteurs, programmateurs et musiciens ! Mais l'innovation, c'est aussi permettre que fassent irruption, dans le domaine médiatique, les catégories et les problèmes oubliés par les programmes, alors qu'ils sont cruciaux pour l'avenir de nos sociétés. Les problèmes ? A l'heure de la crise : d'abord l'économie. Sur chacune des antennes de la radio publique, le décryptage de l'économie va s'approfondir, tant par les sujets abordés que par le recours à toujours plus d'experts, de citoyens et de journalistes, avec une volonté délibérée et sourcilleuse d'un pluralisme permanent des regards – la marque fondamentale du service public.

De "Carte de crédit" sur France Info à "Questions critiques" sur France Inter, "Les journées emploi" ou "La minute conso" sur France Bleu, des éditos et débats (Nicolas Beytout, Dominique Seux, Bernard Maris, Christian Chavagneux, Emmanuel Lechypre...) aux reportages sur le terrain – à Paris, en région, sur la planète –, l'économie va se trouver au centre de l'analyse spectrale ininterrompue des radios de service public, permettant au citoyen de se repérer dans une masse anxiogène d'informations complexes.

Donner à comprendre : quoi de plus important, dans ce monde où tout va si vite et où les décisions paraissent si obscures, si lointaines ? Des radios innovantes, de service public, ce sont des radios qui fournissent aussi un service indispensable au citoyen, en lui permettant un véritable décodage des enjeux.

Les catégories sociodémographiques ? Deux d'entre elles vont être privilégiées. Les femmes. Le service public propose non seulement une présence plus importante des femmes journalistes et animatrices d'émissions que toutes les autres stations, mais va multiplier, d'Inter à Info ou à France Bleu, les émissions consacrées aux problèmes des femmes, sous forme de grands débats ou de reportages sur la vie quotidienne.

Pour les jeunes, le service public a une antenne spécifique pour la "génération connectée" des 20-35 ans : Le Mouv'. Et puis, là encore, sur les sept chaînes de Radio-France – particulièrement sur Info, Culture, FIP et Musique –, l'effort permanent va être accru par une présence à l'antenne de leurs problèmes, de leurs débats, de leurs goûts, de leurs porte-parole. J'écoute la radio comme je respire. A l'évidence, je ne suis pas tout seul puisque plus de 40 millions de Français, chaque jour, s'informent, se distraient, se cultivent en cheminant à travers la mystérieuse magie des ondes. De cette consommation inouïe, les antennes de Radio France accaparent quotidiennement près de 15 millions de paires d'oreilles, autrement dit de cerveaux.

Tous les médias, tous les journaux, toutes les télés, toutes les radios sont ambitieuses. En tout cas, je le souhaite. Pas ambitieuses dans le seul souci d'obtenir les meilleures ventes ou les meilleurs sondages. Mais ambitieuses pour celles et ceux que nous servons chaque jour. Donc, il reste beaucoup à faire.

Radio France vit des impôts des contribuables et de la fidélité de ses auditeurs. La maison Radio France bouge en permanence, à leur rythme, en fonction de leurs désirs et de leurs besoins. Elle a de l'ambition et des ambitions. Celles et ceux qui nous écoutent, et je le dis sans modestie, ont besoin d'elle et nous avons besoin d'eux. L'indépendance nous a apporté la crédibilité qu'ils exigent. La folie douce de certains de nos programmes nous offre la gaieté qu'ils réclament. La curiosité culturelle et artistique de nos personnels d'antenne nous assure de la qualité qu'ils demandent. Le travail de nos techniciens nous garantit la beauté de ce qu'ils entendent.

On me demande souvent, surtout lorsque nos audiences sont florissantes, si notre but est de dépasser la concurrence, si le rêve permanent de France Inter est de détrôner RTL de sa première place, si France Musique n'a de cesse de vouloir écrabouiller Radio Classique, etc., etc. Bon, soyons honnêtes. La victoire engendre moins de douleur que la défaite en général. Mais au fond, la vraie satisfaction, c'est de constater que le service public fait son travail et élargit le nombre de ses auditeurs.

Jean-Luc Hees, président-directeur général de Radio France >>

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On n'arrête pas le progrès - le Mar 04 Sep 2012, 11:53

Ce matin Emmanuel Laurentin conclut La Fabrique en informant ses auditeurs : les émissions sont maintenant téléchargeables pendant un an. Voila qui va encore contribuer à changer les usages, c'est un progrès de l'offre. Pendant ce temps là on ne sait pas trop où en est le podcast, qui marchait si mal, mais j'espère que le progrès de l'offre en téléchargement va réduire un peu l'influence de cet indicateur biaisé qu'on nous plaçait de force pour nous faire gober le succès de l'une ou l'autre émission de la grille, sous la forme de l'argument asséné : c'est la plus podcastée donc c'est la meilleure et bouclez-la.

Bien sûr l'extension du téléchargement à un an on va me dire que c'est une nouvelle presque nulle pour ceux qui téléchargent déjà intensément via des programmes comme Download Helper. Mais c'est une nouvelle excellente pour ceux qui aimeraient voir FC se moderniser dans le sens d'une bibliothèque de programmes.

Poussons le raisonnement : pour ceux qui aiment la radio-surprise c'est encore un peu plus le recul du principe initial de la radio, le broadcast. La encore on pourrait répondre que ça offre aussi une chance à ceux qui veulent conserver le principe en y gagnant plus qu'un poil d'autonomie : outre qu'ils peuvent s'affranchir encore davantage de la contrainte horaire, avec la facilité du téléchargement, il devient de plus en plus facile de télécharger à la volée un pack d'émissions qu'on va écouter ensuite en continu. Et là, libre à chacun de s'organiser : par émission, par thématique, ou par journée ou demi-journées pour l'auditeur qui veut garder le potentiel d'inattendu et de surprise, quitte à couper quand vraiment ça devient trop nul, mais justement non, il n'y aurait plus besoin de couper sa radio : il suffirait de glisser sur l'émission suivante.

Tout ça est évident pour ceux qui sont déjà à 100% sur le mode i-pod ou radiothèque personnelle. Mais je crois que ces auditeurs-là sont minoritaires. Les autres ne sont pas vraiment forcés de suivre le mouvement, mais enfin ils peuvent réfléchir à la facilité qu'ils y gagnent. Notamment ça veut dire qu'on peut écouter sa radiolist en continu sans avoir à endurer les cases de la grille auxquelles on est allergiques par exemple le misérabilisme de la mère Kronlund et les comptines de Louise Tourret enfin je dis ça pour moi, ensuite à chacun de slalomer comme il veut.

Le prochain progrès, ça serait le son sélectif : conserver une émission en l'allégeant des vocalises des producteurs les plus lourdingues. Je rêve d'un programme de reconnaissance vocale qui transformerait a minima leurs questions en une série de mots-clés, nous préservant de leur surlignage lourdingue (Broué), du ton farce à contre-temps (Voinchet), de la nunucherie indécrottable (Adler) de la crème au beurre (l'ancien Enthoven, attendez d'avoir entendu le nouveau vous m'en direz des nouvelles) et on pourrait même imaginer de gommer le rire con d'Hélène Hazéra tout en conservant le reste c'est a dire sa passion sincère pour son sujet, tiens justement dimanche soir Chanson-Boum nous a rediffusé un numéro un peu ancien en hommage à Marjane on y retrouve Jean Tranchant, Wal-Berg et combien d'autres encore l'émission est exhumée de 2004 mais surtout elle est réécoutable pendant 1000 jours et téléchargeable pendant un an si j'ai bien compris ce qu'a dit ce matin Emmanuel Laurentin.

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Jeu 06 Sep 2012, 09:14

Tribune atterrante de Jean-Luc Hees (l'a-t-il seulement écrite? croit-il un instant aux mots creux qu'il emploie comme des mantras?). Cinq fois "innovation" dans le premier paragraphe, sans que soit justifié, même en passant, le bien-fondé d'une telle marche forcée au "progrès". Pourquoi? Pour qui? Peu importe: l'innovation c'est bien, car c'est innovant, et il faut innover.
J'apprends aussi, par Radio Fanch, qu'OPDA espère cette année "donner du sens au réel". Voilà qui fait un peu froid dans le dos.
Il nous faudrait un nouveau Victor Klemperer pour analyser cette novlangue doucement totalitaire, qui semble s'introduire partout.

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Le numérique et l'avenir des droits : auteurs, producteurs, auditeurs - le Jeu 18 Oct 2012, 16:06

Samedi dernier dans Place de la toile, Xav'e invite le directeur des nouveaux médias à France Culture, un nommé Joël Ronez que Xav'e appelera donc à plusieurs reprises "Joël de Rosnay's", le gratifiant par là du même nom-valise dont il avait affublé l'empereur des cybiontes il y a quelques mois. Sacré Xav'e ! Deux noms pour deux personnes c'est trop, hein ?

Alors que nous dit Joël Ronez ? Eh bien il dit sans le dire que les auditeurs qui collectionnent et échangent les émissions pourraient avoir du mouron à se faire. L'offre en ligne est maintenant à la fois complète, dense, durable. Alors l'application du Droit d'auteur va se mettre en marche. Lui-même n'en est pas spécialement un défenseur, et pas non plus un adversaire. Pas même menaçant, c'est probablement un bon zigue, mais voyez-vous c'est tout simplement le cadre juridique qui s'impose à nous. Dit-il. Ah bon, il y a des droits d'auteurs pour un produit non commercial ? Admettons que les deux choses ne sont pas obligatoirement liées. On croit comprendre aussi, que le xav'e touche des picaillons quand on podcaste ses billevesées. Cela dit, le podcast c'est comme le vidéo-disque de grand-papa : à peine au point il est déjà dépassé par les usages. Le podcast survit parce qu'il a été implanté, mais dans la version future du site il ne sera peut-être plus là. Ah oui au fait : la version future du site c'est pour bientôt parce que celui-là étant venu en précurseur, il est pas si bien foutu et déjà dépassé.

Bon sang, on le savait qu'il était mal foutu mais on espérait que c'était juste pour le temps du lancement !! Ca veut dire qu'en 2013 ou 2014 France Culture va nous rejouer l'air du grand bordel de mai 2010 ? Espérons que le Gardette de cette époque sera plus efficace que celui de 2010 qui nous avait kamème fabriqué une sacré foirade que tout notre forum s'en gondole encore. Gardette fut promu, comme il est d'usage dans le Service Public quand on est responsable d'une catastrophe. Nous avons maintenant ce Joël Ronez qui semble un bon zigue. Efficace ? Espérons-le. Enfin nous verrons.

Pour en revenir à la question des Droits de producteurs, j'aimerais avoir mal compris toute cette partie du dialogue. Mais je redoute que ça ne restreigne durement les droits vulgaires, entendez ceux des internautes qui ont aimé une émission et la conseillent à leurs amis ou pire la relaient ou pire encore la mettent en dépôt ; ceux-là devront à terme perdre leur habitude. Juridiquement ça se comprend. Nous avons même eu un dingue pour agiter une menace de procès au motif d'un lien FaceBook qui renvoyait vers une émission à laquelle lui-même n'avait pas même oeuvré (authentique).

Mais peut-être ai-je mal compris Joël Ronez.
Tant qu'on ne nous cherche pas encore des poux dans la tête, vous pouvez vérifier par vous-même en écoutant les propos de l'invité dans ce numéro de Place de la toile : voici la totalité du dialogue [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/10/s41/Place_de_la_toile--Ronez-Saint_Jude--NET_3ae9e7c6-6508-41a6-b8a2-1ba2f2f5cd88_FC.mp3" debut="02:06" fin="25:15"]

Et pour lire la présentation de l'émission, clicker sur ce lien

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France Culture Plus -Le lancement - le Lun 26 Nov 2012, 15:56

Le lancement de France Culture Plus annoncé aujourd'hui par Voinchet avec accents triomphalistes et la série de clichés qu'on pouvait redouter ('toutes les équipes sont sur le pont').

Alors franchement je me demande ce que ça va donner... Est-ce que ça va tourner, comme sur le programme de FC, à l'exercice quasi-permanent de propagande au service de l'éconophobie , histoire d'influencer la vie politique autrement que par la grossière consigne de vote comme ce fut le cas avec un remarquable sens de l'anticipation pendant les 4 années qui précédèrent la présidentielle ? Auquel cas il faut redouter d'y trouver non un "France Culture Plus" mais "Bourrage de crâne super-plus", pour intoxiquer toujours davantage le futur adulte avec l'idéologie à sens unique que France Curlute propage déjà sans vergogne auprès d'un public acquis d'avance : la middle-class elle-même middle-cultivée qui, à la remorque de l'intelligentsia officielle, y trouve à la fois chaleur identitaire, plaisir de l'appartenance, et confort moral. En revanche ou plutôt par contre, pour ce qui est du souci de la vérité c'est un désert avec 3 oasis, et pour la culture de l'esprit, là c'est la famine.

Alors, est-ce un nouveau pas dans la propagande, ou bien un redressement de cette radio qui depuis septembre 1999 n'a cessé de s'enfoncer dans la pensée unique ? Eh bien on verra ou plutôt on entendra.

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Lun 26 Nov 2012, 16:22

Sans être pessimiste, c'est un simple exercice de chiffres. Le directeur (homme de chiffres, de bilan, de conquêtes médiatiques plus que de culture ou d'érudition), ce matin, a rappelé que les trentenaires écoutent peu FC et qu'il s'agit de les capter... C'est donc simplement une épuisette. Ce que je crains, c'est une infantilisation de ce public, à l'image de ce que Martin Quenehen fait avec son Grantanfi...

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Re: Evolution de l'offre Radio France en ligne - le Mer 28 Nov 2012, 12:36

Le Grain à moudre de lundi soir me laisse assez pessimiste. Il était directement lié à l'inauguration du nouveau site, sur le thème "la pédagogie est-elle dématérialisable?". Le présentateur et la plupart des invités (Davidenkoff!!) ont brassé les poncifs sur la "nécessaire" ouverture aux nouvelles technologies (pour qui? pour quoi faire? peu importe: c'est bien, c'est mieux, c'est tout), le "retard" français en la matière, la démocratisation qu'elle serait censé permettre.
Manifestement, dans cette histoire la seule chose qui motive Poivre, c'est de pouvoir dire, au moment de son bilan: "regardez, j'ai innové". Quant au Grain, il a encore baissé depuis le départ de Couturier, et ne ressemble même plus à un magazine de moyenne tenue, avec les sujets obligés et les questions du moment, plus ou moins bien traités. A présent, c'est vraiment C dans l'air à la radio.

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Radio à venir = site diffuseur de contenus audio de qualité - le Lun 31 Mar 2014, 14:34

Le lundi 31 août 2009
@Nessie a écrit:Fil créé à l'été 2009, pour traiter des différentes offres de Radio-France par le Net, et en la comparant peut-être, à d'autres radios ? Par exemple du côté de la Suisse Romande.  (...) N'empêche que l'innovation a changé les usages chez l'auditeur et cela, dès la réécoute en ligne créée il y a une petite dizaine d'années, et depuis longtemps digérée par les uns, et dépassée pour les autres. (...)

Et en comparant avec une radio culturelle germanophone ? Par exemple SWR 2, qui, AVANT la diffusion en soirée, met à disposition en ligne, dans la matinée, non seulement le fichier audio de l'émission d'une heure "Essay, Die Diktatur des schönen Körpers, mais également le texte intégral de cette réflexion.  

France Culture ne serait-elle pas parfois légèrement en retard sur ses voisins en matière de réflexion sur la radio du 21e siècle ? D'abord l'écoute possible avant la diffusion par la chaîne et, ce qu'on a déjà mentionné, la mise à disposition du texte de la conférence (d'une heure) ou, encore plus exceptionnel, d'une émission construite avec interviews et témoignages (de 30 minutes). Alors qu'à France Culture on a en ligne des brouillons de chroniques de trois minutes tapés à la va-vite.

Reste que la durée d'une année de téléchargement possible et les trois ans d'écoute à la demande sont une spécificité de France Culture (délais bien plus courts sur France Musique) dont on ne connaît pas d'équivalent ailleurs.

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Les archives de Nuits : une révolution - le Sam 29 Aoû 2015, 12:59

Rien à retirer au post précédent Radio à venir = site diffuseur de contenus audio de qualité, mais au crédit de France Culture il faut ajouter une innovation, sinon une révolution : la mise en ligne à l'automne 2014 des archives des Nuits de France Culture, leur téléchargement d'une durée équivalente à celle des émissions diurnes (1 an) et leur écoute à la demande durant... 1000 jours ( ? ).

Grâce à Philippe Garbit et son équipe, la saison 2014-2015 a été celle de toutes les découvertes parmi les archives. L'audiothèque offerte aux auditeurs exigeants comble tous les désirs et va au-delà des capacités d'écoute.

Ce service a finalement fait d'une pierre deux coups : il attire la reconnaissance des auditeurs historiques en les consolant de la médiocrité des programmes diurnes ;  il  fait disparaître la critique des émissions actuelles en détournant l'écoute attentive vers la qualité radiophonique des dernières décennies *.

Il me semble que France Culture a tout à gagner de la poursuite de ce service en 2015-2016 en y ajoutant des améliorations : meilleure visibilité sur le site, meilleurs descriptifs, meilleur renseignement des informations de podcast.

Ceux qui y perdent sont les auditeurs de flux durant la journée, mais sur cela tout a déjà été dit (mais peut être répété au bénéfice des nouveaux auditeurs).

* Des exemples tirés de la dernière page (92) du fil Le programme de nuit, îlot de culture dans France (in)Culture

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