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Les rencontres de Pétrarque en 2010    Page 1 sur 1

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Les rencontres de Pétrarque en 2010 - le Mer 21 Juil 2010, 13:35

Je m'interroge sur la présentation des Rencontres de Pétrarque 2010 : la question posée est "En qui peut-on avoir confiance ?". Et immédiatement on nous présente le truc sous l'angle du mensonge "La science nous ment-elle ?". Passons sur la formule "la science", et la personnalisation qui n'a ici aucun sens recevable. Mais en l'occurrence, qu'on s'interroge un peu sur l'une ou l'autre fausse alerte de l'an passé, alerte qui a pu rapporter gros au monde industriel dit-on, mais tout autant aux médias (en audience) et aux institutions scientifiques (en crédits de recherche) : si un certain discours scientifique -qui n'est pas "la" science- a pu induire en erreur -ce qui ne signifie pas qu'il était "mensonger"- faut-il en faire porter la responsabilité à ses auteurs, où à ceux qui ont fourni la caisse de résonance, c'est-à-dire au tandem Media+Politique ? La démagogie du politique est-elle si différente du racolage d'audience, à quoi se livrent les médias d'info, dont France Culture est un assez bon exemple.

Alors justement à France Culture, du matin au soir on ne se prive pas de torpiller un coup le politique, un coup les confrères média, mais on ne regarde pas souvent dans son propre jardin. Ceux qui fustigent depuis quelques mois les excès de l'alarmisme (Michel Alberganti, Olivier Duhamel, Philippe Petit) en ont été de fort ardents propagandistes dans leurs rubriques radio, et ils savent encore l'être à l'occasion, car tous les trois placent toujours une forte dose d'émotionnel dans leurs interventions. Le battage et la prime de sensationnel donnée à la grippe imaginaire, est-ce la faute de Roselyne Bachelot, de l'OMS, ou des médias ? Et pourquoi pas des trois ? Et si les médias sont dans le coup, est-ce qu'on se penchera un jour sur la façon dont la rédaction de France Culture biaise l'info à chacune de ses éditions, pour ensuite tourner casaque quand il y a quelqu'un d'autre à accuser ? Le mea culpa, c'est pour quand ? Quand donc cette rédaction en finira-t-elle avec ses axes préférentiels : le militantisme à courte-vue, le sensationnel-chic, l'info à charge, l'alarmisme comme appât pour l'auditeur à enfariner.

Alors en qui peut-on avoir confiance ? Certainement pas dans la rédaction de France Culture. Pourtant c'est par un sujet typique de cette rédaction qu'on nous emmène dans une Nième croisade contre le mensonge. Mais pourquoi le mensonge, au fait ? Quid de l'erreur ? Quid de l'interprétation hâtive du journaliste sous pression ou un peu lège du côté de la déontologie ? Quid de la pression à la production, qui réduit la qualité et la fiabilité de l'info ? Quid des contresens ? Quid des fautes journalistiques ? Quid du primat donné à l'émotion au détriment de la réflexion ? Or c'est bien tout ça qui réduit la crédibilité du discours public. Alors, pourquoi placer le mensonge d'emblée dans la problématique ? Et pire : comment font-ils pour oublier, ces gens de média, qu'ils sont cités à se justifier tout autant que le politique ?

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A qui faire confiance dans l'ère du soupçon ? - le Mer 21 Juil 2010, 13:39

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Tels sont les mystères du débat intellectuel quand il est organisé par France Culture ... Je ne sais pas ce qu'il en sortira de ces débats, mais cette façon de présenter le problème montre déjà que quelque chose ne tourne pas rond dans cette chaîne qui a visiblement renoncé à son rôle de transmission culturelle, et entend jouer maintenant plutôt sur la scène de la conformation des idées (et de la conformité des esprits ?). Mais si la France devient au fil des ans un pays ingouvernable, est-ce parce que les gouvernants de droite sont aussi nuls et pourris que FC nous le serine du matin au soir, ou bien est-ce parce que le mauvais esprit a gagné les médias (au premier rang LeMonde et FC) qui n'ont rien de plus pressé que de harceler tout ce qui porte sur la poitrine un écusson capable de faire cible pour le militant ?

Les gouvernements, de façon générale, ne me sont pas très sympathiques : sous Mitterrand ce fut irréaliste puis cynique, sous Chirac c'était l'immobilisme et le double langage, sous Jospin la niaiserie bons-sentiments & langue-de-bois, et sous Sarkozy je n'en rajoute pas car la gamelle déborde. Cela dit, je ne vois pas non plus en quoi des gens harcelés tout au long de l'année pourraient parvenir à bosser correctement et avec l'esprit serein. Alors s'il faut les mettre sous contrôle, il y a surement quelque chose de mieux à inventer, que d'organiser une guéguerre permanente de tous contre tous, avec comme verseurs d'huile sur le feu, un tandem Camp-d'en-face + Médias partisans. Guéguerre dont le plus net résultat est la désaffection du politique. Ce à quoi participe à plein France Culture, toujours prêt à hurler avec les loups ; par exemple en relayant avec enthousiasme les manipes de Mediapart ; en alimentant toutes les chasses aux têtes et en ricanant contre des coupables là où personne ne peut présenter une version qui se tienne ; en pratiquant du matin au soir la dialectique du soupçon, soeur du mauvais esprit hargneux. Dans les intitulés de ces débats de Pétrarque 2010, on repère déjà le mauvais esprit de la soupçonnite, celle qui infecte le pays et une bonne moitié du temps d'antenne de France Culture. Mais il faut dire que produire du soupçon à tire-larigot, c'est tellement plus facile que de produire de la culture, n'est-ce pas.

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