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La Direction de France Culture et son projet culturel    Page 5 sur 35

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La Direction de France Culture et son projet culturel - le Mer 18 Aoû 2010, 13:21

Rappel du premier message :

Bonjour,

l'article est ici :
http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/08/18/les-remaniements-a-france-televisions-chamboulent-france-culture_1400012_3236.html#ens_id=1271929&xtor=RSS-3208

Je ne sais pas, j'ai l'impression que tout le monde a toujours su que Bruno Patino était là en attendant de se propulser ailleurs (peut-être qu'il me fera mentir en refusant finalement la proposition!)
J'ai l'impression qu'il n'a pas laissé une empreinte énorme sur cette radio, ni en bien ni en mal.
* * *

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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Ven 17 Sep 2010, 08:51

De toutes façons, ne rêvons pas, ou plutôt sachons que nous rêvons et donc tâchons de rêver activement et utilement, puisque c'est le projet qui se développe dans ce fil.

Quand je dis "ne rêvons pas", ça veut dire ceci : le nouveau directeur des programmes se trouve forcément déjà sous l'influence des tâcherons qui ont saboté la station depuis 10 ans, ou qui ont profité du sabotage. Ca veut dire qu'à peine arrivé il est forcément déjà passablement intoxiqué par le culte de l'audience, par les tics branchy des branchés et la focalisation idéologique des pleureuses maison, enfin -et çà on le voit dès maintenant avec cette annonce à pleurer- par les âneries dantesques d'un Jean Lebrun toujours prêt à jouer les ventilateurs sur tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à une estrade sur le territoire.

Il me semble qu'une chose importante, sinon la première chose à faire passer comme message, en tous cas UN sinon LE prérequis pour que la suite de nos réclamations soit sinon acceptée, mais au moins entendue et comprise, ça serait un message disant en substance : << Soyons (lire : soyez) conscient que la couleur actuelle de France Culture n'est telle que depuis 10 ans. Le programme façonné dans les années 90 était davantage conforme à un véritable projet culturel, et il a séduit et attiré un très grand nombre d'auditeurs, en rompant avec une certaine austérité qu'on avait reprochée à la station, mais qui remonte aux années pré-80. >>

Ma première question serait donc : comment faire passer un tel message ?

Dans un second temps, l'objectif pourrait être d'amener le nouveau patron à écouter non pas seulement les bonnes idées des actuels barons qui (soyons Bourdieusien, rien que pour cette fois) défendent leur bout de gras et leur territoire, mais d'aller plonger oh rien qu'un peu dans le programme d'avant, en se posant explicitement la question "Est-ce que ça n'était pas davantage culturel ?". Un atout : ces émissions, vu son âge, il y a de grandes chances qu'il les ait entendues jadis et qu'il les reconnaisse. Et qu'en écoutant successivement une Grande table, un rENdEZ-vOUS et un Panorama, il ne mette pas trop longtemps à sentir la différence de sérieux et de qualité.

Mais comment répondre à la question de la qualité culturelle, autrement qu'avec du flair, du pif, l'air du temps, le doigt mouillé, et les autres déformations de l'humeur ? Réponse : ça suppose d'avoir une définition correcte de ce qu'est la culture, et de ce qu'est la vocation réelle d'une radio culturelle. Cette définition, est-ce que nous, nous l'avons ? Objectivement, je n'en suis pas bien certain. C'est pour ça que j'ai ouvert un second fil dans le forum principal, pour compléter celui-ci.

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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Sam 18 Sep 2010, 15:55

"Il faut faire vite" déclare OPA. Et pourquoi tant de hâte ? Je suis très dubitative quant à l'éventuel désir d'OPA de se replonger dans les archives. En revanche, je crois qu'il faut garder à l'esprit que c'est un homme d'appareil, proche des réseaux du quai d'Orsay et qu'il va essayer de les activer. Ce sera certainement le cas avec le voyage à Haïti.
Bref, nous avons là un ambitieux qui a à sa disposition une radio. Il y a de fortes chances pour que cette radio soit mise à la disposition de ses ambitions plutôt qu'il se mette, lui, à la disposition de la culture. Quelle que soit la définition que l'on met derrière ce mot.

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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Dim 19 Sep 2010, 15:15

Voici quelques infos glânées à propos d'OPA. Bien entendu, les sources peuvent en être quelque peu orientées. Il n'empêche que ce qui est rapporté de l'enquête de la Cour des Comptes n'est pas inintéressant et offre un éclairage sur ce qui risque d'arriver à FC.

http://iledere.parti-socialiste.fr/2008/10/27/opa-non-opda/
http://www.rue89.com/2010/08/22/dans-la-famille-poivre-darvor-je-demande-le-frere-olivier-163373

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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Lun 20 Sep 2010, 14:52

Very Happy et même cheers
Mais c'est d'excellent augure ! Je me demande s'il a été nommé pour foutre en l'air la radio (gabegie, idées bling bling qui ne tiendront pas la route) ou si à travers lui, on a donné un joujou à une certaine mouvance' de la droite villepiniste pour la faire tenir tranquille. Cette nomination est bien bizarre ! A suivre.

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Affronter le vis-à-vis avec ses propres armes - le Mer 22 Sep 2010, 12:26

Il me semble que quelqu'un comme OPA est des mieux placés pour admettre la différence entre culture et actu, entre reportage et documentaire, entre "savoirs" et "air du temps".

Les marchands de l'air du temps qui ont promu le micro-trottoir à la télé et les reportages sociaux à France Culture, ils vendent du vent ; ce que la culture ne peut pas être.

De mettre France Culture à la remorque de l'actu, que ça se fasse sous forme sérieuse dans le grain à moudre, ou bien avec une surdose d'émotionnel et de sensationnel (les larmes dans Les pieds sur terre, la panique organisée dans Science publique), c'est dénaturer la "marque" France Culture. Si la modernité c'est les marques, eh bien relevons de défi-là : alors comment faire admettre à un directeur de programmes, qu'avec de tels contenus la "marque" FC est dévaluée et que ses auditeurs-clients sont trahis ?



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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Mer 22 Sep 2010, 13:14

Cher Nessie, et pour quelles raisons pensez-vous qu'OPA serait mieux que quiconque en mesure de faire la différence entre actu et culture ?

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De bonnes raisons pour une confiance mesurée - le Mer 22 Sep 2010, 13:45

Réponse au post précécent :

C'est qu'il est doté d'un frère qui lui-même connait très bien toutes les problématiques de l'actu. Et il a co-produit avec le même quelques documentaires télé dont un sur Caravage qui n'aurait pas pu être fait à la radio vu les moyens investis dans l'image (oui c'était un peu carte-postale mais pas trop). Je me dis que cet OPA doit pouvoir faire presque naturellement la différence entre l'info et une production hors-actu, ou bien qui ne soit branchée actu qu'en lien avec un événement culturel (par exemple une exposition), mais sans mettre la focale sur le présent de la grippe, ou sur la crise éco et la mysaire du monde. Ce sujet sur Caravage était historique, biographique, esthétique, aucunement caviardé par le présent. Dans un tout autre genre qu'un bon "Palettes" ça m'avait semblé une réussite alors que Caravage n'est pas trop ma tasse de sang.

Donc s'il veut retrouver la coloration à dominante culturelle au lieu de ce super-FranceInfo dont on nous gave, OPA peut le faire et peut savoir comment le faire. Et inversement s'il veut rester dans le sillon radio-actu, il le fera tout autant. Mais je crois qu'il ne le fera pas sans conscience éclairée, ni sans que ce soit un choix délibéré.

Alors que dans l'esprit de Laure Adler (du moins si une telle chose existe) et dans celui des deux successeurs, pour être franc je ne parierais pas lourd que ces 3 là aient vraiment su ce qu'ils faisaient. Ca sentait plutôt, dans un premier temps le gros caprice vaniteux "c'est mouah la chaife", et ensuite avec les 2 autres, le replâtrage pas trop éclairé d'un chantier dont ils n'avaient guère souci : un peu moins de niaiserie mais toujours aussi davantage de direct. Et le tout plus ou moins laissé aux commandes de l'adjointe Laurence B. qui depuis a changé de crêmerie, mais qui fut peut-être la véritable influence et l'explication de la continue dégringolade du programme. Certes à la place de L. Bloch il y a maintenant Jean Lebrun et ça, ça ne me rassure pas mais alors aps du tout ...

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Re: La Direction de France Culture et son projet culturel - le Jeu 23 Sep 2010, 08:16

Cher Nessie, en quoi craignez-vous l'influence de Jean Lebrun. D'ailleurs, d'où sort-il, cet homme ? Je me souviens qu'il présentait les "Matins" mais c'était il y a si longtemps ... Ensuite qu'a-t-il fait ?

Pour ce qui est d'OPA, vous avez peut-être raison mais il y a une grande inconnue. Nous ignorons (même si le discours officile est "ce fut une surprise, un honneur ..." s'il a été nommé parce qu'il fallait l'affecter quelque part (comme il se doit pour tout commis de l'Etat) ou s'il a été nommé pour accomplir une fonction et un travail précis. Au quel cas, quoi que soient ses idées et désirs, il n'aura guère les coudées franches.

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Jean Lebrun avant et pendant - le Jeu 23 Sep 2010, 13:02

Bonjour Lola,

Je vais répondre d'abord longuement sur Jean Lebrun, et je reviendrai plus tard à ce qu'on sait des intentions et de la mission du nouveau directeur des programmes. Car là-dessus en réalité nous n'en savons rien. Et bien sûr ça n'est pas une raison pour ne rien dire. Au contraire c'est le moment de dire ce que nous voudrions retrouver. Ca passe aussi par un regard rétrospectif sur ce que France Culture nous donnait et ne nous donne plus. Et justement : Jean Lebrun.

Le problème, avec Lebrun, c'est la déception et la désillusion qu'il a infligées à ses auditeurs. C'est une histoire un peu longue, que j'ai déjà racontée ailleurs I mean dans un autre forum, maintenant fermé et dont il vaut mieux ne plus parler sinon on devra dire de nouveau ce qu'on pense de celui qui croyait le piloter, mais n'a fait que l'exploiter au plus mal et l'a finalement transformé en repaire de faussaire. Donc passons là-dessus, et après tout cette histoire je peux la raconter de nouveau ici : dans les 90's Jean Lebrun faisait la matinale de France Culture, qui s'appelait "Culture-Matin". En ces temps là j'écoutais très peu France Culture : chaque jour la séquence Panorama+Papous ; le samedi Le Bon Plaisir souvent mais pas toujours ; et de temps en temps Permis de construire ; et je crois bien que c'était tout, sauf parfois des incursions inopinées dans le programme des rediffs de nuit, le plus souvent en roulant. J'avais abandonné depuis longtemps les matinées scientifiques de Michel Cazenave.

Alors, au milieu des 90's, découvrir cette matinale de Jean Lebrun ça a été le choc absolu : jusque là je n'aurais pas imaginé qu'on pouvait faire de la radio aussi intelligente et aussi instructive à l'heure du réveil. Dans Culture-Matin, chaque jour Lebrun recevait un invité, pour un dialogue calme, posé, en studio presque toujours. Donc le même principe que maintenant chez Voinchet ? Eh non, pas tout à fait. En premier lieu c'était franchement coupé de l'actualité, et pas spécialement orienté politique. D'abord par la personne de l'invité : un décompte à la louche ferait apparaitre, me semble-t-il, 1/3 d'écrivains et d'artistes + 1/3 d'essayistes en sciences humaines + et 1/3 pour la société civile et la sphère politique càd des décideurs, des élus, des grands dirigeants. Et l'actu-actu du présent c'était pour le journal, point final. Ensuite dans culture matin, l'art de la chronique était culturel : il y avait un billet d'humeur de Jean Louis Ezine qui, en ce temps-là, n'en était pas encore à s'auto-parodier en train de pomper les bons traits de Vialatte. Il y avait les lectures d'Eve Roger, et de quelques autres dont hélas je ne me souviens plus des noms. C'est que j'étais jeune, innocent, et hormis quelques détails furtifs gribouillés sur la note de l'épicier, je n'ai guère conservé de notes, ni d'émissions enregistrées : je croyais naïvement que ça ne changerait pas, que j'aurais Culture-Matin définitivement pour me trouver réveillé par une intelligence qui allait me mettre en mouvement pour la journée. Comme quoi on est bien naïf parfois hein. Oh j'ai quelques souvenirs, bien sûr, d'invités qui allaient carrément à rebours des idées reçues de l'air du temps : Christophe de Voogt qui avait exposé le principe du Verzuiling, Louis Chauvel qui pour la première fois dans un livre accessible proposait une analyse dynamique de la structure sociale avec l'outil des cohortes, le Dr Frédéric-Charles Coulet qui avait expliqué que les campagne anti-pédophiles étaient une chasse aux sorcières irréaliste. On était donc assez en marge de ce qui fait l'actuel ronron de FC, le bouillon de culture des idées reçues de l'intelligentsia. L'ensemble était enthousiasmant : ceux qu'on entend maintenant s'étriper dans le Grain à moudre, on les entendait le matin pour un entretien en tête à tête, avec un interviewer que certains jugeaient déjà un peu trop directif, mais qui à mon avis posait les bonnes questions, et surtout qui montrait chaque matin une connaissance du sujet, en profondeur. L'agrégé d'histoire était un excellent lecteur et un excellent discutant, ni trop complaisant ni contrariant. Et certains de ses dialogues étaient de grands moments d'humour complice, par exemple avec Roger-Henri Guerrand.

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Jean Lebrun et France Culture, après - le Jeu 23 Sep 2010, 13:05

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Septembre 1999 nous fit l'effet d'une douche glacée. Pas tant à cause de Pierre Assouline qui, de dernier invité de Lebrun à la fin juillet, prenait les commandes de la matinale avec "Première édition". Non, Assouline est devenu vraiment usé et pénible à entendre vers la fin de sa première année. Certes, sa matinale était déjà saucissonnée pas autant que celle de maintenant, mais le changement dans ce sens était évident. Certes, les Chemins de la connaissance étaient encore là, pour 3 ans avant d'être écrabouillés par le passage au direct. Mais dès ce septembre-là, c'est la couleur de l'antenne qui s'était abêtie vers un mélange de niaiserie et de relâchement. Les auditeurs rassemblés pour rencontrer Laure Adler, un soir de décembre au Bouillon Racine, ont su le dire et cette émission fut un Pot-au-feu sanglant.

Nombre d'auditeurs étaient désespérés, pourtant France Culture pouvait encore faire illusion. Il restait le documentaire (plus pour longtemps). Et il restait Jean Lebrun. Comme d'autres auditeurs, j'ai commencé, progressivement, à me rabattre sur les autres cases de la grille, où -ironie- j'ai alors découvert dans les séries documentaires, de véritables merveilles d'élaboration radiophonique.Hélas ces séries n'avaient plus que 2 ou 3 ans à vivre, car Laure Adler avait déjà programmé leur disparition. Dans le même temps évidemment je tentais de suivre Jean Lebrun sur la tranche de 18h-19h (d'abord "Pot-au-feu", puis "Travaux publics"), où la déception et la désillusion furent de voir Jean Lebrun se muer en animal de radio en direct et en public, et là ça n'était plus du tout la même farine que dans Culture-matin. Oh pas du jour au lendemain, pas vraiment dès la rentrée 1999, mais progressivement, au fil des mois, le spectacle Lebrun est devenu consternant. Ce fut le chemin de croix de l'auditeur, et la progressive dégringolade d'un art radiophonique : Lebrun faisant joujou chaque jour un peu plus avec ses fiches, sa pipe, son studio mobile, des invités qu'il mettait en boite, à qui il coupait la parole surtout pour ne rien dire, mais pour balancer une archive prévue par la fiche et sans le moindre rapport avec ce que disait l'invité, ou alors c'était pour balancer un morceau de musique inepte mais toujours prévu par la fiche et pour détendre l'atmosphère. Résultat : une parole brouillée, un invité maltraité par une ambiance de farce. Certains ont su renvoyer Lebrun dans ses buts (Francis Mer), d'autres on accepté le jeu de la déconnade non sans s'en amuser (Jean-Noël Jeanneney) et parfois ponctuellement le déplorer (Emmanuel Todd).

Comme je l'ai dit, cette mutation radiophonique de Lebrun fut progressive, mais bien avant d'en arriver à la 8e année, elle était déjà complète. En ce sens l'émission rediffusée il y a quelques nuits sur "Les moines de Tibhirine" a valeur de test dans le temps : c'est un des rares "Travaux publics" que Lebrun fit en studio, et on y retrouve intact son art de traiter un sujet avec discrétion et pertinence, sans effet minables et sans jouer la farce. D'ailleurs il y en a eu quelques autres, par exemple une interview de David Rockfeller, que Lebrun n'a pas osé faire dans un claque de Limoges ou dans un bouge de Haute-marne, et il est allé interviewer le banquier à son hôtel parisien. C'aurait été intéressant d'y mettre un autre invité, un homme de la gauche éclairée comme Jean Daniel ou Perdriel, ou bien de tirer d'eux un commentaire en contrepoint. Mais n'en demandons pas trop. Avec cette interview dans la veine "grands témoins", Lebrun venait de se refaire un "Mémoires du siècle", 10 ans après la fin de cette série, et c'était presque un cadeau inattendu.

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Jean Lebrun dans les abysses - le Jeu 23 Sep 2010, 13:20

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Pour couronner ces années de dégringolade, Lebrun créa 3 chefs d'oeuvre de baratin outrageant : 2 méchants petits bouquins d'auto-célébration où Jean développait sa vision du journalisme d'arrières-cuisines et de chiottes ; et surtout le blog "Quai de Seine" sur le site de France Culture. Dans ce blog maintenant mis au moratorium, certains d'entre nous eurent la mauvaise idée d'aller y déposer de la critique radio. L'idée était légitime, un peu entriste certes, mais les réponses que nous y avons reçues furent tellement à-rebours de tout esprit de dialogue, que la discussion y devint vite impossible : il n'était plus possible d'y parler radio, ni des sujets d'émissions, ni de leur style, ni de rien. D'une part ceux qui maintenant trollisent le présent forum, installèrent sur "Quai de Seine" une ambiance de baston qui eut pour effet de tuer les débats. D'autre part les réponses de Jean Lebrun, si on peut appeler ça des réponses, allaient toujours dans le sens de l'obstruction, et peuvent se résumer à 2 ou 3 items :
a) mais voyons France Culture est toujours là !
b) la radio que vous regrettez n'a jamais existé ...
c) il est temps de lui dire adieu
Après avoir enduré le double langage de Laure Adler qui disait en substance "de la culleture on vous en donne toujours plus" tout en démolissant progressivement les séries culturelles, il fallait donc avaler le mépris de Lebrun pour les auditeurs, figurés par lui en clubs de vieilles dames qui voudraient que rien ne change. Non sans noter la contradiction tri-polaire (bravo Jeannot !) que recèle son arsenal argumentaire : il faut dire adieu à ce qui n'existait pas et d'ailleurs c'est toujours là. Ce que nous avons compris alors, et bien tardivement pour ma part, c'est qu'il est fort difficile de dialoguer avec Jean Lebrun, qu'on ne reconnait plus. On pourrait conjecturer longuement sur les raisons de cette déception : une caricature du breton de naissance donc buté de chez buté (sorry et excuses à l'ami fanch') ; ou bien sa vraie nature a fini par apparaître ; ou bien sa gloire radiophonique l'a envoyé sur une orbite d'où il ne redescend plus ; ou bien il a perdu sa jugeotte avec ses derniers cheveux ? Peu importe : en 10 ans notre préféré radiophonique était devenu le symbole même de la catastrophe radiophonique.

Un premier résultat en fut la création du forum où nous sommes maintenant.
Un autre résultat fut l'évolution (si on peut dire) du blog de Lebrun, ou après un temps d'agressivité, se trouva mise en oeuvre une régulation loufoque, qui virait les posts à moitié au hasard ou alors en visant avec les yeux fermés : parfois les posts agressifs et orduriers subsistaient tandis que des posts corrects sautaient. Des règlements de compte y furent sacqués et d'autres maintenus. Et l'explication plus ou moins mollement avancée, celle du souci juridique, y était totalement loufoque car si des attaques nominatives disparaissaient, d'autres subsistaient ; pour info je signale que mes nom et adresse personnels déposés par un troll y furent les premières lisibles en clair et y restèrent jusqu'à liquidation intégrale du blog un dimanche soir. Après cet intermède désastreux qui en dit long sur la conception de Jean Lebrun et sa conscience d'homme de communication, il en vint donc à effacer définitivement l'intégralité de Quai de Seine, ce blog initialement prévu pour établir sa gloire dans un troisième petit bouquin qui aurait du se trouver nourri d'extraits, comme le second volume de la série. Làs, le blog était définitivement changé en égout par ceux-là mêmes qui ne supportaient pas d'y lire des posts critiques, même corrects, et par la régulation aberrante du patron. On voit où mène l'intolérance à la critique. Lors du changement de système pour le site FC, Quai de Seine n'y réapparut que de façon factice : aujourd'hui encore y demeure pour seul message un signé de "Nessie", mais selon la tactique usuelle de nos trolls ce message n'est pas de moi. Pour info, j'ai conservé en docs persos l'exhaustivité des débats de Quai de Seine. Dans ces différents billets+commentaires, on voit très bien qui joue le jeu du dialogue et qui le sabote - avis aux amateurs. Nos trolls de l'époque font encore quelques incursions ici en s'imaginant nous y coller une claque, mais c'est plutôt eux qui reçoivent alors un coup de pied au cul dans le sens de la sortie, et leur traces sont virées au jet. Fermons là ce dossier qui ne mérite guère de commentaire mais nous instruit sur ce que peut faire Lebrun. Et revenons donc au sujet radio :

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