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Les matins de France Culture    Page 52 sur 52

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Les matins de France Culture - le Dim 30 Aoû 2009, 10:03

Rappel du premier message :

Ce fil, le plus volumineux de notre forum, a été victime de son succès : ayant atteint les limites fixées par l'hébergeur il a été scindé en deux parties. Dans le premier commentaire après cette introduction, nous redémarrons à la rentrée de septembre 2014.

Nos lecteurs trouveront les 5 premières années (2009-2014) de commentaires sur la matinale de FC dans ce fil d'archives.
* * *

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Re: Les matins de France Culture - le Lun 29 Aoû 2016, 07:13

Tentatives d'humour lourdingues entre Emilie Chaudet et Guillaume Erner lors du passage de témoin juste avant 7H. On est mal à l'aise. Faire de la mauvaise radio c'est une chose, mais pourquoi en plus nous imposer autant de familiarité?

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La joie mauvaise de Guillaume Erner - le Mer 14 Sep 2016, 22:27

Les gros sabots de la désinformation et de la caricature grossière : "Dans une ville comme dans l’autre [Londres et Paris], les prix ainsi pratiqués transforment les grandes métropoles en citadelles dont les logements, les emplois, les salaires et les loisirs deviennent inaccessibles à la quasi-totalité de la population" les Matins du 13 09 2016 La faillite des élites ?

"Les salaires deviennent inaccessibles à la quasi-totalité de la population" ???

"les logements, les emplois, les salaires et les loisirs deviennent inaccessibles à la quasi-totalité de la population" ?

De quelle population ? En fait de quoi parle-t-on exactement ?

Présentation comme je n'imagine aucune autre radio culturelle étrangère en faire : "Chômage, crise du logement, concentration des richesses... Les inégalités sociales ne cessent de se creuser. Sommes-nous face à deux France qui s'opposent, l'une s'enrichissant, l'autre s'appauvrissant ? Ou au contraire, assistons-nous à l'aube du crépuscule de "la France d'en haut" ? "

"l'aube du crépuscule", il fallait la trouver, celle-là !  

"C’est la thèse défendue par le géographe et consultant Christophe Guilluy, auteur de « Crépuscule de la France d’en haut » (Flammarion) et invité aujourd’hui de Guillaume Erner "

Un Guillaume Erner qui doit se réjouir de recevoir régulièrement des invités qui parlent à son cœur...

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Une humeur dont tout le monde se contrefiche - le Jeu 13 Oct 2016, 21:51

Guillaume Erner était à Beyrouth aujourd'hui, Treiner poursuit donc la politique touristique de son prédécesseur en envoyant une équipe complète à l'étranger. Histoire de rappeler que France Culture est une "radio monde", sans doute...

Aussi L'humeur du matin a-t-elle été faire à 6h57 sur le thème des couleurs vues, non pas depuis le cher scooter parisien du matinalier, mais depuis un taxi probablement.

Pour passer à la postérité et peut-être pour recevoir un jour le prix Nobel de littérature (l'espoir est désormais permis à tout le monde), le matinalier offre sa chronique écrite aux lecteurs du site.

Sauf que, tout docteur (en sociologie) qu'il est, le chroniqueur ne semble jamais avoir connu l'orthographe du mot "mitan", aussi l'écrit-il "le mi-temps"... : "Les défilés du Hezbollah sont assez nombreux depuis le mi-temps des années 2000, même si le dress code et les codes couleurs ne changent pas." Après le total look de la phrase précédente, le dress code s'imposait, surtout dit par quelqu'un qui ne maîtrise pas l'anglais.

On notera que "Dieu" s'écrit "dieu" dans les "fous de dieu" mais que le Muezzin a une majuscule. Ne cherchons pas pourquoi, tout ça est écrit au hasard.

"les rues de Beyrouth et ses boulevard [sic]"  et enfin une chute qui tombe à plat : "Dans aucun autre pays au monde, les victimes ne sont aussi proches des "fashion victimes"."

Quelle est l'utilité de cette "humeur du matin" ?  Et quel en est le coût pour la chaîne ?

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Re: Les matins de France Culture - le Mar 25 Oct 2016, 11:44

De nouveau une matinale consacrée à l'Etat Islamique. Les Matins fonctionnent autour de trois ou quatre sujets recyclés en boucle, et rafraîchis grâce à la forme de la question, utilisée pour donner l'illusion d'un angle particulier, alors qu'il s'agit seulement d'une énième tartine renouvelant à peine le contenu de l'émission précédente. Ce n'est pas nouveau, les Matins fonctionnent ainsi désormais, mais pourquoi Guillaume Erner continue-t-il à poser des questions naïves, comme s'il découvrait le sujet à chaque fois ? On pourrait croire qu'il n'a rien appris des émissions précédentes, qui pourtant remettaient en scène les mêmes éléments de langage. Il se demande pourquoi on ne négocie par avec l'EI, pourquoi on ne peut conclure de cessez-le-feu, si on peut leur attribuer un territoire etc. Même le quidam ordinaire, lecteur de la presse du jour peut répondre à ce genre de questions. Evacue-t-il le contenu des émissions qu'il anime sitôt celles-ci terminées ? Ou joue-t-il la carte du plus faible dénominateur pour se mettre à la place de l'auditeur le moins informé ? La matinale se répète, recycle ce que la presse nous dit déjà depuis une semaine ou deux (France Culture se consacre aux phénomènes nouveaux mais nous les explique avec un tel retard que nous avons déjà souvent pris connaissance de leur émergence et pris le temps de lire plusieurs analyses avant de les entendre nous les expliquer), et semble se réinitialiser à 8h59.

Petite mention pour Zoé Sfez, "pour la culture" comme dit Guillaume Erner. D'ailleurs, si vous souhaitez prononcer le mot culture comme elle le fait, j'ai trouvé comment faire : pincez-vous le nez et prononcez "cultchure", et vous l'avez. La culture, c'est une chronique déroulée dans un débit invraisemblablement rapide, à peine compréhensible et aujourd'hui, la culture, c'est l'affaire Morandini à iTélé... Vraiment merveilleux. La direction appelle-t-elle de ses voeux une fusion de France Culture avec France Inter ? Ce serait une première de la part de la direction de France Culture. Elle ne le dit pas mais les projets se ressemblent tant qu'on va finir par croire qu'elle le souhaite. Elle ne s'exprimera jamais sur le sujet car même si elle est responsable devant les contribuables de sa gestion et de son projet, France Culture est une petite république opaque qui pourrait se passer de ses auditeurs si elle le pouvait.

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Rubrique Vivarte - le Jeu 03 Nov 2016, 07:49

J'avais commenté la chronique de Marie Viennot sur l'affaire Vivarte hier, dans "l'ânerie du jour". Ce matin, récidive de ladite journaliste "spécialisée", qui arrive telle une furie pour attaquer les fonds vautours. Elle débute par une contre-vérité : personne dans la presse ne parle de Vivarte. L'affaire est abordée, à ce que je sais, dans toute la presse économique (depuis trois ans, c'est une très vieille histoire), et a fait l'objet, hier, samedi, de l'éditorial du supplément éco du Monde, qu'elle n'a évidemment pas lu. Elle y aurait appris que ces fonds vautours, dont le seul intérêt est "de vendre le plus cher possible" ont déjà perdu 2 milliards d'euros en abandon de dette. Viennot nous parle de "sources proches de l'encadrement", certainement objectives, on la croit sur parole. Elle reproche aux politiques de ne pas intervenir. Elle les a tous contactés. Ils n'ont pas répondu. On a envie de lui donner des cours d'économie de la distribution puisqu'il ne s'agit pas d'un groupe textile, comme elle l'annonce, mais d'un groupe de distribution qui a raté Internet, dont les marques sont vieillies, concurrencées frontalement par Zara, H&M, Uniqlo, etc. Vivarte va finir vendu à la découpe. les actionnaires (qu'elle accusait hier de contrôler le conseil d'administration ???) vont récupérer un peu d'argent. Le personnel sera repris. Il y aura une certaine casse sociale prise en charge par notre système de protection. Pas de quoi en faire un scandale politico-économique. Viennot termine sa rubrique dans un état d'excitation audible : elle a trouvé son os, elle nous reparlera de Vivarte. Du grand journalisme militant.

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Re: Les matins de France Culture - le Jeu 17 Nov 2016, 09:13

Jubilatoire. Ce matin nous retrouvons pour quelques minutes un Brice Couturier très en forme, face à Haski (Rue89, donc l'Obs) et Erner qui ne peut s'empêcher de prendre parti, illustrant à merveille le propos de Couturier: il n'y a plus de journalistes, mais que des éditorialistes qui nous disent quoi penser, pour qui voter, au détriment des faits, c'est-à-dire de leur fonction même d'informateurs. Erner nous sort une interview peu audible (poussières, poussière…) de son maître à penser n°1 , le grand Bourdieu. Couturier lui fait remarquer que cette intervention est un peu datée et date même d'avant Internet (en effet plus que gênant dans un débat qui va vite tourner autour des réseaux sociaux). Erner remballe sa marchandise défraîchie. Haski fait de l'Haski et défend sa position de journaliste inspiré qui, lui, sait et doit guider les foules ignares vers la vérité. Chacun reste sur sa position et Couturier conclut assez brillamment: donnez-nous les faits, remettez-les en perspective, le bien et le mal nous nous en chargeons. "Qui c'est nous?" demande Erner un peu dépassé, mais qui espère encore un peu que Couturier va laisser une porte ouverte aux éditocrates. Réponse: les gens.

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Brice Couturier en pleine croisade - le Ven 18 Nov 2016, 19:09

munstead(http://www.regardfc.com/t19p510-les-matins-de-france-culture#27649) a écrit:Jubilatoire. Ce matin nous retrouvons pour quelques minutes un Brice Couturier très en forme, face à Haski (Rue89, donc l'Obs) et Erner qui ne peut s'empêcher de prendre parti, illustrant à merveille le propos de Couturier: il n'y a plus de journalistes, mais que des éditorialistes qui nous disent quoi penser, pour qui voter, au détriment des faits, c'est-à-dire de leur fonction même d'informateurs. Erner nous sort une interview peu audible (poussières, poussière…) de son maître à penser n°1 , le grand Bourdieu. Couturier lui fait remarquer que cette intervention est un peu datée et date même d'avant Internet (en effet plus que gênant dans un débat qui va vite tourner autour des réseaux sociaux). Erner remballe sa marchandise défraîchie. Haski fait de l'Haski et défend sa position de journaliste inspiré qui, lui, sait et doit guider les foules ignares vers la vérité. Chacun reste sur sa position et Couturier conclut assez brillamment: donnez-nous les faits, remettez-les en perspective, le bien et le mal nous nous en chargeons. "Qui c'est nous?" demande Erner un peu dépassé, mais qui espère encore un peu que Couturier va laisser une porte ouverte aux éditocrates. Réponse: les gens.
Emission révélatrice à plusieurs égards. Hélas la dissymétrie entre la position de Couturier et celle des journalistes qu'il fustige en vient à affaiblir -mais un peu seulement- son propos. Et quoiqu'il en soit, l'émission confirme qu'il est dans le vrai, à un point tout à fait évident à qui sait voir. Ca en serait dramatique si ça n'était pas déjà de longue date un vice majeur dans la presse française.

De quoi s'agit-il ? Brice Couturier qui livre maintenant une chronique chaque jour à 11h53 face à Florian Delorme, publie dans Figaro une charge contre ce qu'il appelle "Le parti des médias". Cette formule, dont il use assez régulièrement et qu'il a empruntée dès 2003 à Marcel Gauchet, désigne une sorte de pensée collective, aux contours certes quelque peu flous, qui domine quantitativement les médias français et oublie quelques unes des exigences du métier : la neutralité dans la présentation des faits, la séparation d'avec le commentaire. Un Jean-François Revel avait en son temps c'est-à-dire à peine quelques années plus tôt, tenu de semblables propos au micro de Pierre Assouline, dans la matinale qui s'appelait alors 'Première édition', nous étions le 30septembre 1999.

Le dommage est que Brice Couturier n'est pas si bien placé que cela pour faire la leçon aux journalistes qui, faisant litière de la neutralité, ne peuvent s'empêcher de mélanger les faits et ce qu'il convient d'en penser. Il n'est pas si bien placé , précisément parce qu'il intervient sur France Culture au moins pendant ces 5 dernières années dans la matinale, comme éditorialiste. Or l'éditorialiste commente les faits, en assumant de placer dans le commentaire son jugement sur ces faits.

L'événement qui suscite cette charge, c'est la série d'erreurs colossales par lesquelles les gens de média, d'une voix sinon unanime du moins assez homogène, ont cru pouvoir anticiper de la conduite du corps électoral en analysant d'avance le déroulement de divers scrutins et en donnant à cette anticipation la couleur de leurs souhaits. Un précédent remarquable avait été le référendum sur l'organisation européenne en 2005 : la presse et les responsables politiques avaient promu le Oui, mais le peuple en décida autrement. Autres exemples récents : le vote de la Grande-Bretagne sur son maintien dans l'Union Européenne, et tout récemment l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis d'Amérique. Dans les deux cas, l'information fut unilatérale, biaisée, organisée dans le sens des souhaits progressistes. Et dans les deux cas, le peuple là encore en décida autrement. Par pudeur, personne dans le studio n'évoquera le fait que ce sont les médias qui, après avoir promu Nicolas Sarkozy comme candidat idéal à la Présidence en 2007, s'employèrent ensuite pendant presque 5 ans à le faire détester du corps électoral pour mettre à sa place celui qu'ils s'étaient choisi comme favori : le candidat socialiste quel qu'il soit. On se souvient de la façon dont France Culture fit campagne pour François Hollande, sans nourrir de sympathie particulière pour lui mais parce que tel était le choix de la rédaction.

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A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Re: Les matins de France Culture - le Ven 18 Nov 2016, 19:15

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La veille de cette émission, sur Facebook Hubert Huertas et Brice Couturier croisent le fer : le premier accusant le second de "Trumpisme" au prétexte que le futur président des USA, tout comme son ami et collègue, critique de façon globale les médias. Il faut ne pas avoir écouté les éditos de Couturier pour l'accuser de rouler pour Trump, et il faut raisonner bien étrangement pour taxer Couturier d'une quelconque convergence avec Trump parce qu'en 2016 ce dernier a dans certaines de ses communications, usé d'un trait argumentaire que Brice Couturier avait mis à son étal depuis déjà 12 ans. Il aurait été plus juste et pas moins comique de prétendre que c'est Trump qui est devenu 'couturiériste'. Mais que voulez-vous, c'est du Huertas. Ainsi l'on voit par quelle sorte de journaliste fut dirigé le Service politique de la Rédaction de France Culture quand au début de l'année 2012 vint le temps de remplacer un président UMP par un président PS, et on ne s'étonne pas qu'à France Culture ait lieu une nouvelle levée de boucliers contre un journaliste qui pendant 5 ans se démarqua quotidiennement de la norme idéologique en vigueur dans la maison.

Le dommage pour le parti des médias dont France Culture prend la défense en tentant de démontrer qu'il n'existe pas et qu'il n'est que vue de l'esprit, c'est que si l'on accueille Couturier pour lui donner la parole et éventuellement tâcher de discuter sa thèse, dans les faits on ne cesse de lui donner raison en se conduisant exactement comme Couturier le décrit : par la leçon de morale, par le prêchi-prêcha, et par le biais du jugement appliqué à l'information.

Soucieux de prendre la défense de la classe journalistique, Guillaume Erner se cramponne au principe du fact-checking, comme si le fact-checking était l'alpha et l'oméga de la rigueur journalistique. Hélas c'est loin d'être le cas : on peut biaiser une information factuellement juste, en la présentant de façon orientée ; et l'on peut aussi biaiser la couleur générale de l'information par un choix judicieux des faits que l'on reportera : ils seront tous authentiques, mais d'autres faits qui entrent en contradiction seront laissés dans l'ombre quoique tout aussi authentiques. On peut saturer le public avec des informations bien choisies et délaisser celles qui pourraient le pousser à se mal conduire (comprendre : voter à rebours du souhait dont est porteur le parti des médias). Certes l'expression de 'parti des médias' est contestable, en ce qu'elle semble induire  une organisation concertée ce qui est peu crédible. Mais elle correspond à une réalité qui n'a pas encore été assez analysée.

Depuis une dizaine de jours, les médias français (et ils ne sont pas les seuls) sont en pleine tempête : pour une écrasante majorité de journalistes, il était évident que le meilleur choix pour les USA était Hillary Clinton, et il était presque aussi évident que le peuple Américain voterait en ce sens. La réalité a démenti ce souhait qui, déguisé en pronostic, masquait à peine une prise de position. Mais la faute professionnelle qui a empêché ces braves gens de prévoir correctement la suite des événements, et avant tout d'informer de façon conforme à l'idéal du métier, cette faute persiste alors même que l'échec a été constaté : Guillaume Erner persiste à employer le terme de 'catastrophe' pour parler de la présidence Trump à venir. Or nous n'en sommes pas là. Le mandat ni l'action politique de Donald Trump ne sont pas encore entamés mais ça n'empêche pas Erner (et à toute heure la rédaction de France Culture) de les juger 'catastrophiques'. A tout le moins on comprendrait qu'un journaliste dise son inquiétude, ou rende compte de l'inquiétude du peuple (ou de celle des élites, d'ailleurs). Mais de catastrophe, point. Le sommet en ce genre a été atteint par Nicole Gnesotto qui, vers 11h30 ce dimanche dans l'Esprit Public, déplore la situation où se trouve maintenant l'Europe, aux mains de deux dictatures : la première des deux étant les Etats-Unis d'Amérique, la seconde étant la Turquie qui "dirige l'OTAN". L'Amérique = une dictature ; et l'OTAN dirigé par la Turquie. Voila comment s'exprime le parti des médias. Non que Donald Trump ou Erdogan soient des personnages spécialement sympathiques, mais enfin par quel fact-checking de tels propos peuvent-ils se prétendre étayés ? Réponse : par aucun, mais uniquement par la prise de position de Madame Gnesotto. Quand les journalistes ne jouent pas à faire du spectacle sur un non-événement, ils ne peuvent pas s'empêcher de tenter l'allumage des bombes émotionnelles par lesquelles ils s'assurent l'entrée dans les représentations. Le parti des médias existe bien, sinon comme un parti du moins comme un mouvement social peu formalisé et pourtant bien réel, et France Culture en est une de ses émanations les plus manifestes.

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