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''Pas d'erreur, c'est Mauvais genres !'' François Angelier    Page 3 sur 5

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''Pas d'erreur, c'est Mauvais genres !'' François Angelier - le Sam 04 Sep 2010, 20:26

Rappel du premier message :

Bonne nouvelle dans la grille 2010-2011, "Mauvais genre", l'émission de François Angelier est diffusée plus tôt le samedi, à 19 heures qui devient donc l'heure du crime. Pour sa reprise, Angelier a consacré son émission à Jean Ray, l'écrivain belge. Pour ceux qui ne connaissent pas "Mauvais genre", c'est un bonbon à l'arsenic où l'intelligence et la culture d'Angelier et de ses collaborateurs s'attaquent aux genres dits mineurs. Le générique de l'émission est un must.
Je n'ai donc eu que deux surprises pour cette émission. Angelier a signalé le programme de l'Etrange Festival et son annonce a été précédée par la chanson de Michael Jackson "Thriller". J'ai presque trouvé ce choix idiot, très, trop attendu de la part de quelqu'un qui excelle dans la trouvaille. De même, son émission s'est terminée sur un dialogue de film où deux tourtereaux se juraient des serments éternels. Pour le coup, je me suis demandé si on n'avait pas mélangé les bobines ou piraté l'ordi.
Conclusion : toujours la même histoire, la radio, c'est aussi une histoire d'habillage sonore.
Dommage qu'un producteur comme Angelier, souvent remarquable, laisse de côté cet aspect.
M'enfin ! La perfection n'étant pas ... pour ceux qui ne connaissent pas encore, allez-y !
* * *

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Couchez les vieux et réveillez les mômes !!! Mauvais genre réveillonne ! - le Lun 02 Jan 2012, 23:51

Ce samedi 31 aux heures les plus fatales de l'année,
Angelier et quelques sbires, tous en excellente forme,
se paient un petit passage par chez les Monty Python

http://www.franceculture.fr/emission-mauvais-genres-hauts-les-coeurs-mauvais-genres-reveillonne-en-direct-2011-12-31

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Le Mauvais genre d'Yves Boisset - le Dim 29 Jan 2012, 18:28

J'écoute avec une semaine de décalage le Mauvais genre de samedi en -8 , celui du 21 janvier.

Pour le début, rien d'autre à dire qu'en faire un conseil d'écoute : on appréciera ou non la fiction d'après Huysmans. Comme elle est de facture classique et honnête, les lecteurs d'Huysmans tout comme ceux qui ne le gobent pas seront confirmés dans leur goût bon ou mauvais.

Et puis dans la partie magazine, il y a un entretien avec Yves Boisset. Homme intéressant, et un sceptique de notre temps. Un sceptique n'est pas systématiquement en désaccord avec les idées reçues, puisque certaines idées reçues sont justes. Il y en aura plus d'une dans cet entretien, mais comme elles sont portées par le discernement et l'esprit vif d'Yves Boisset, ça n'a pas la couleur moutonnante ni le bruissement ronronnant qui sévit sur l'antenne ces temps-ci. Ca ne l'empêche pas non plus de dire quelques conneries. Un exemple : les attentats de rue par les libérateurs de l'Algérie seraient (croit-il) les premiers attentats terroristes visant des civils ; c'est bien sûr une ânerie, comme le sait le moindre lecteur de Jabotinsky et je sais qu'il y en a ici des masses. Sauf que ça ne change rien au problème, c'est donc une connerie de détail. D'ailleurs en parlant de l'Algérie, les précisions sur la mort de Djamilah Bouchired montrent que la vérité est aussi difficile à dire qu'à falsifier. Bon je ne m'appesantis pas sur ce sujet qui est à la fois brûlant et tout-de-même minoritaire dans l'entretien. Un peu plus tard il sortira une autre énormité sur les rapports de Melville avec la Nouvelle vague. Car c'est tout de même une émission de cinéma, ce soir. Donc Boisset raconte en diagonale son parcours, à plusieurs reprises ça force un peu sur l'anecdote par exemple avec le coup-de-pied que son père avait balancé dans le cul de Claude Autant-Lara en 1949. On nous rappelle aussi que le si gentil François Truffaut était (il eut mieux fait de dire "avait été") un flingueur odieux. Mais il aura la gentillesse de ne pas rectifier le livreur d'énormités maison, ici Jean-Baptiste Thoret qui ne sait pas ce qu'est la série B et emploie le terme à tort et à travers. Il y aura aussi la brève rencontre avec Céline. Il y aura des portraits de gens méconnus comme Riccardo Freda et Pierre Lesou. On peut regretter de n'avoir rien entendu sur Jean Carmet pour qui Boisset avait une amitié et une admiration totales, mais je parie que dans le bouquin il raconte comment Carmet s'était constitué une collection de "Boutons de con", des boutons qu'il arrachait à des gros cons comme il savait les repérer au zinc d'un troquet, ensuite il attrapait le type "par le bouton" (concrètement) et à son interlocuteur médusé d'être devenu d'un coup l'ami de Carmet, là il lui tartinait une tchatche infernale et pseudo-amicale pendant le temps qu'il fallait ça pouvait durer une demi-heure si le fil était solide jusqu'à ce que ça cède et que le bouton arrive dans la poche de Carmet avant de rejoindre les centaines (des milliers ?) d'autres dans une boîte à chaussures chez Carmet : sa "collection de boutons de cons". Boltanski est enfoncé avec l'humour en plus et la prétention en moins. Ce qui prouve que Carmet était un artiste conceptuel. Boisset l'a bien connu.

Enfin il a connu des tas de choses, Boisset. Et des tas de gens aussi. Pas seulement Céline ou Michel Simon, mais aussi le cinéma-bis des mauvais genres qu'il fallait aller voir à Bruxelles en deux-chevaux avec Tavernier Curtelain et Rissient, il raconte tout ça et c'est marrant. Moins marrant quand il dresse le tableau du cinéma actuel qui sera incapable dit-il, de s'intéresser aux dossiers chauds : pour lui, tourner aussi bien "Le juge Fayard" que "L'attentat" ça ne serait plus possible aujourd'hui, non pour cause de censure politique mais pour des raisons économiques. Boisset s'intéresse aussi au fait divers, devenu maintenant sujet à la mode (voyez les roucoulades ridicules de Laure Adler sur Jauffret), mais il le fait dans l'esprit du cinéma américain des années 50. Il n'a jamais perdu cet esprit, qui est le souci de la vérité sociale, celui-là même que France Culture s'emploie à dégrader depuis 12 ans, avec le narcissisme qu'on connait. Boisset est centré sur ses sujets et non sur sa gloire. Ca s'entend à chaque phrase. Et comme ça se passe chez Angelier et non chez Laure Adler, il n'y a pas de fausse note : les deux hommes sont en phase.

Certains râleurs (dont ma pomme) en tireront un début de conclusion : on peut échapper au sirop pseudo-saucial de FC sans se réfugier dans l'esthétisme pur ou dans la poésie, donc sans se boucher les oreilles ni fermer les yeux. Simplement, avec Boisset le traitement des difficultés n'est pas putassier comme il l'est chez Voinchet, Bourmeau, Broué, Chauveau, bref chez les faussaires de la chaine.

Le livre de Boisset a pour titre "La vie est un choix".
Le choix de Boisset c'est celui de l'indépendance d'esprit.

Bref : ça s'écoute très bien et ça vous repose, mais atassion ça ne vous endort pas d'ailleurs mieux vaut pas, puisqu'il faut conserver une oreille sceptique. Comme la sienne, donc.

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Les 3 stigmates de François Angelier - le Sam 18 Fév 2012, 23:02

oh oh...

Alors que les Nuits de FC nous offrent en une seule livraison de 5h30, 3 sujets Philip K. Dick présentés par un rolling-interview de Philippe Hupp, voila qu'il y avait une première partie : ce jour de 22h à minuit dans Mauvais genre c'est la Dick party. Comment quoi qu'ai-je entendu qu'ai-je lu ?? Angelier, quel skhandaaaal pour ce jeu de mot immonde soit vous sortez immé, soit vous nous faites une vidéo à la mesure de la faute, je sais pas moi, par exemple vous devez proposer a vos fans de venir baiser le cul du démon, gnehehehehe alors on se dégonfle hein ? Hein ? Quoi ? Comment ? Il parait que c'est déjà fait ? Et c'est là, en plus : aaaaargh !!!


(Angelier, diable d'homme ....)

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Le maître du haut-parleur - le Sam 18 Fév 2012, 23:19

./...

(cela dit, ce soir dans la prétention vaseuse, Thiellement et Thoret ils font fort, à grand renfort de "voila", de petit-sémiolo à la sauce French-theory, de name dropping mélangeant Daumal Baudrillard Gurdjieff Satie, misère là on dirait carrément du Beigbeder ... ).



J'en profite pour signaler que Raphy Enthoven est bien le seul à avoir eu assez d'estomac pour nous offrir l'an dernier une émission 100% Dickienne et plus que ça : c'était un Chemins de la connaissance, le 25 mai 2011, consacré à Ubik et tellement consacré oui, au point d'épouser la problématique du roman : la régression incontrôlable jusque dans la structure de l'émission. Groupés derrière notre ami Djôdje Weaver, les amateurs d'ANPR qui ont cru à un dérapage du numérique, n'en sont pas revenus. On ne sait pas qui dans l'équipe d'Enthoven a eu cette idée géniale ; peut-être Raphy himself ? Enfin il faut l'écouter pour comprendre. Il faut avoir lu le roman pour comprendre. Il faut comprendre pour comprendre. Il faut l'entendre pour le croire. Et comme disait un maître : 'allez-y voir vous-même si vous ne voulez pas me croire'.

(Oh boudiou à 23h17 alors qu'ils en sont à parler ciné, on entend le rire carnassier d'Angelier - il faudra récupérer toute cette soirée qui a les échos des bons moments du Panorama)

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Re: ''Pas d'erreur, c'est Mauvais genres !'' François Angelier - le Mar 06 Mar 2012, 11:07

@Nessie a écrit:J'en profite pour signaler que Raphy Enthoven est bien le seul à avoir eu assez d'estomac pour nous offrir l'an dernier une émission 100% Dickienne et plus que ça : c'était un Chemins de la connaissance, le 25 mai 2011, consacré à Ubik et tellement consacré oui, au point d'épouser la problématique du roman : la régression incontrôlable jusque dans la structure de l'émission.

Pourquoi diable, justement, n'avoir pas suggéré une telle émission en proposition d'écoute ?
Je me la suis mise dans l'oreille il y a quelques jours, c'est un numéro à conserver, une des perles récentes avec de cet esprit imaginatif qu'on croyais rasé de l'antenne. Ah, le côté sautillant d'Entho avait du bon, il joue l'émission à merveille.

Ce numéro était aussi fort bien produit pour une quotidienne !

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Rencontre avec François Angelier - Samedi 24 novembre - le Mer 21 Nov 2012, 15:41

Well, les amateurs de mauvais genres sont invités à rencontrer l'excellent homme qu'est François Angelier. Voila quelle nouvelle nous recevons à l'instant de l'AAFC (Association des Auditeurs de France Culture).

Quand ? Samedi 24 novembre 2012. A 12h30.
Où : Paris, 1 bd du Montparnasse soit au restaurant 'François Coppée' où aura lieu ce déjeuner-rencontre
Comment : à pied, à cheval, en voiture. En Métro : Station Duroc (lignes 10 & 13)
Faut-il réserver ? Oui et non. Souhaitable mais pas obligé. 2 numéros pour joindre l'organisation de l'AAFC :
09 67 08 86 31
01 45 23 33 85

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J'assume ce hors-sujet qui n'en est pas vraiment un - le Dim 16 Déc 2012, 10:45

C'est très bien Mauvais Genre. C'est vif et brillant, amusant, rempli de brio et de culture tout en jouant la carte de ce qu'il est convenu d'appeler le second rayon.

Mais justement ça, c'est gênant : au programme de France Culture il n'y a plus un seul magazine d'arts plastique, on a sacqué le magazine d'architecture après avoir lourdé le magazine d'urbanisme ; la part de la musique a été réduite ; il n'y a qu'un magazine de littérature et il donne une heure hebdomadaire, soit moitié moins que 'Mauvais genre'.

Le message est net, à défaut d'être clair : la Direction des programmes réprime ce qu'on appelle 'Culture' au sens usuel du terme, et promeut le genre-bis. Cette inversion des valeurs est un vieux trick de l'anti-élitisme et du romantisme contestataire. Ce snobisme à l'envers est la version intellectuelle du populisme.

Olivier Poivre d'Arvor, indépendamment de sa dévotion à son modèle vocal Guy Marchand (avec l'élégance en moins), ne serait-il finalement qu'un vieux post-soixante-huitard ?

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Re: ''Pas d'erreur, c'est Mauvais genres !'' François Angelier - le Dim 16 Déc 2012, 18:02

@Nessie a écrit:Le message est net, à défaut d'être clair : la Direction des programmes réprime ce qu'on appelle 'Culture' au sens usuel du terme, et promeut le genre-bis. Cette inversion des valeurs est un vieux trick de l'anti-élitisme et du romantisme contestataire. Ce snobisme à l'envers est la version intellectuelle du populisme.
Il ne faut pas se lasser de le répéter, pour ceux des auditeurs réguliers qui sont près de se résigner, pour les nouveaux auditeurs qui n'ont aucune idée de ce qu'a pu être une radio de culture, pour ceux que cela pourrait éclairer sur leur propre démarche et pour les producteurs/créateurs qui voudraient s'opposer à ce sinistre changement en peaufinant des projets exigeants.

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Le mauvais genre de Jean-Pierre Mocky - le Dim 24 Fév 2013, 09:07

Hier soir le très bon mauvais genre de Jean-Pierre Mocky. Pour le créneau c'est presque un invité naturel que cet homme qui connait très bien les oeuvres du second rayon ou plutôt des rayons seconds : les genres bis, le fantastique, les délices du mauvais goût. Pensez-donc : un homme qui a été propriétaire du cinéma Le Brady, sauvant un temps de la destruction cette salle qui avait été un temple du cinéma d'horreur. Alors, Angelier lui déroule le tapis rouge.

Ceux qui ne peuvent pas blairer Mocky s'étonneront de découvrir chez le bonhomme exactement les défauts inverses de ce qu'ils s'imaginent : derrière le grincheux et l'as du rentre-dedans, on découvre un gentil qui connait tout le monde dans la profession et que tout le monde connait. Un qui, à une ou deux exceptions près, a tourné avec tout le monde même avec Scola et Guitry, et n'a raté que de très peu Gabin, Marty Feldman et combien d'autres pour les avoir engagés trop peu de temps avant leur disparition. Le tableau est presque trop beau : un homme aimé de tous, des morts et des vivants, des artistes populaires et des intellectuels, des stars et des marginaux, des réacs comme des gauchos et à l'entendre tous ces gens sont ses amis (mais on ne parlera ni de Léo Ferré ni de Moustaki, qui dans leurs souvenirs le flinguent à vue : "une anguille" disent-ils). Le gentil n'a pas toujours été gentil. Mais peu importe car l'auditeur s'instruit sur l'homme Mokiejewski né en France de parents venus des confins de l'Europe de l'est, formé chez nous au Conservatoire, qui est aussi musicien, et cuisinier, et puis on ne sait plus quoi (à l'entendre, à part cosmonaute il sait tout faire). Les cinéphiles seront gâtés, car tout en assistant au résumé d'une carrière qui se poursuit en poursuivant la bétise, ils verront revivre une époque (les années 50 avec Truffaut Godard et Chabrol jeunes) ; ils en apprendront sur Fellini et Woody Allen tous deux grands fans de Mocky ; et puis on sera bien informés sur Jacqueline Maillan et sur De Funès, car pour le grand flirt entre Bourvil et Mocky depuis quelques semaines on sait tout ce qu'il y a à savoir. A force de l'entendre raconter sa propre légende, on comprend qu'il brode un peu ou un peu beaucoup, et on se dit qu'il sait l'édulcorer de ses propres sales coups, il y en a eu certainement mais il n'est pas là pour le dire.

Et comme inévitablement avec Mocky, le mauvais goût et le déplacé seront au rendez-vous, le temps d'une séquence qu'on aimerait pouvoir estampiller 3eme degré : intervention téléphonique d'Arielle Dombasle hélas c'est bien du premier degré. C'est le second rendez-vous téléphonique de l'émission. Heureusement le premier était avec Dominique Lavanant et de meilleure farine. L'entretien téléphonique qui vient en intermède dans les deux heures centrées sur le même invité, voila qui rappelle furieusement la forme qu'avait jadis 'Le bon plaisir'. D'ailleurs ces 120 minutes de Mauvais genre font rêver : rêver à ce que serait 'Le bon plaisir' si ayant survécu, on en confiait quelques numéros à Angelier. Rêver à ce qu'aurait été 'Samedi l'après-midi' de 2006 à 2008 si au lieu de le confier à Frédouille-la-grapouille, on l'avait confié à un producteur qui ne verserait pas des tonnes de crème et ses propres souvenirs d'érection du coeur, mais s'occuperait sincèrement de l'invité et du public. Il faut dire que dans cette profusion de souvenirs et d'anecdotes, la crème est généreusement auto-servie par Mocky himself qui ne cesse de tartiner son propre panégyrique même quand il parle des autres ("Roger Corman c'est le Mocky américain"), raconte ses fortunes en salles combles et en recettes mais aussi en procès car l'homme qui a reçu quelques coups bas, a su s'adresser à la justice et obtenir raison. Ici les requins du milieu cinématographique en prennent pour leur grade.

Mocky a 80 piges et il continue à tourner : bientôt un Tchékhov. Après 42 films et visant d'arriver à 100, Mocky est loin derrière Corman mais ou précisément à cause de cela, il tourne. L'homme semble disposer d'un réseau impressionnant, sinon unique. Pourtant, il dit "je ne suis pas seul, c'est parce que je continue à travailler". De ces deux heures de considérations sur le cinéma, on peut isoler ceci : Carné est mort dans l'indifférence, Fellini est mort seul et abandonné, mais c'est parce qu'ils ne tournaient plus. Ces types là avaient un handicap : ils ne pouvaient pas travailler pour rien, incapables de tourner des films fauchés. Mais moi je peux, dit Mocky. Par ailleurs bourré de fric, c'est un cinéaste frugal, qui tourne pour presque rien. Entre deux bons mots et une comparaison entre les comédiens de jadis et ceux d'aujourd'hui, on apprend comment marche le système Mocky : un film se monte sur deux têtes, on ne les paye pas mais si le film marche elles ne seront pas perdantes. On découvre aussi sa doctrine de la distribution : à la plupart des comédiens de notre époque même aux bons, il manque d'avoir souffert, ou il manque d'avoir une gueule, d'être laids pourquoi pas. C'est marrant de l'entendre dire ça quand on sait comment il a commencé sa carriére : quasi en clône de Gérard Philippe. A-t-il attendu d'être vieux et aussi déterioré que Michel Simon jeune, pour avoir du coffre ? Eh non certainement pas. C'est dire que dans ces deux heures il y a à prendre et à laisser : l'homme raconte, théorise, discute, babille. On peut se laisser embarquer mais c'est pas une raison pour se laisser mener en bateau. Enfin ça s'écoute très bien et les deux heures passent comme un coup de fusil. La fin arrive trop vite on a même envie de recommencer illico en reprenant le tout depuis le début, comme un bon film quoi.

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Série sur les maîtres du roman populaire français (4 épisodes) - le Ven 07 Juin 2013, 17:28

Well, Mauvais genre a ses précurseurs jusque dans les seventies ; sinon dans la pratique de l'humour noir, du moins du côté de l'érudition.

Les auditeurs du samedi soir sont invités à migrer le temps de 4 nocturnes, dans le programme des Nuits de FC pour une série du mois d'août 1978 consacrées aux maitres et précurseurs du roman populaire français. Il n'y aura pas de François Angelier mais des intervenants très variés dont Léo Malet, Gilbert Sigaux, Gilles Nelod, Jean-Baptiste Baronian, Jean-Louis Bory, Pierre Prévert, Jacques Van Herp.

Au programme (sélection) : Ponson du Terrail - Paul Féval - Souvestre & Allain - Maurice Leblanc - Gaston Leroux - Dumas - Zévaco - Eugène Sue - Gustave Le rouge - Frédéric Soulié - Xavier de Montépin - Gustave Aimard - Le Commandant de Wailly - D'Arlincourt - Jean de la Hire - Paul d'Ivoi - Louis Boussenard

4 émissions de Pierre Dupriez et Serge Martel. Ouverture de chaque épisode avec Yves-Olivier Martin. Réalisation de Jean-Jacques Vierne.

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Re: ''Pas d'erreur, c'est Mauvais genres !'' François Angelier - le Mer 18 Sep 2013, 00:58

Le Mauvais Genre de samedi durait 100 minutes, ou plutôt telle est la durée de la livraison podcast. Et aussi de l'émission offerte en réécoute.

Où sont passées les 20 minutes manquantes ?
Etant donné tout ce qu'on entend dans la deuxième moitié, la censure est peu plausible.

Et puis on remarque que la fiction qui précède, celle de 21h, a duré 71 minutes, ah bon.  Donc voila 11 minutes de retrouvées. Mais il en manque encore une petite dizaine.

Ceux qui étaient à l'écoute en direct se souviennent-ils d'une réduction du programme ? Ou bien faut-il conserver l'hypothèse d'une réduction dans le MP3 livré aux auditeurs ?

A part ça, il avait plutôt bien commencé ce numéro de Mauvais Genres, avec un sujet sur l'illustrateur Nicollet, son monde, ses délires au micro de Céline Du Chéné. Ensuite, une cinquantaine de minutes sur la Série Noire : évocation historique, grands noms, état présent de la collec'.

La suite m'a semblé moins brillante : un auteur au propos archi-convenus, sorte de Daeninckx de 2013 entendez un gros militant bien lourd contre les méchants capitalistes. La toile de fond de son roman (en parution ces jours-ci à la Série Noire) est un lotissement privé imaginaire, ce qui donne l'occasion d'entendre les toujours mêmes absurdités présentées comme vraies sur les Gated Communities qui seraient rien moins que des camps retranchés de milliardaires armés jusqu'aux dents. Toute l'équipe y rajoute une couche de connerie, y compris Dionnet (depuis Love machine on a l'habitude) mais aussi Angelier. Alors qu'à Métropolitains Eric Charmes et même Paquot (c'est dire !) avaient démonté les idées reçues, mais à Mauvais Genres on a autre chose à faire que d'écouter Métropolitains Ness pas. Et puis après tout ça peut faire un bon sujet de roman, comme les fantasmes de Daeninckx sur Roissy avaient peut-être fait un bon décor. Mais qu'on n'aille pas nous parler de réalité sociologique svp.
Et puis les dernière séquences de l'émission, actu culturelle comme toujours, sont consacrées à L'étrange festival (là on se dit qu'il n'y a probablement pas eu de censure pour carotter 10 minutes), à une romancière allemande qui a réécrit L'idiot, enfin à la chronique de Christophe Bier savoureuse une fois de plus et voila le compteur atteint péniblement la 100eme minute mais où donc est passé le reste, saperlotte ?

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