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Quelle est la vocation de France Culture ?    Page 24 sur 24

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La vocation actuelle de France Culture ? La politique, encore et toujours. - le Lun 07 Mai 2018, 08:11

France Culture se ringardise. Pardon de commencer la semaine ainsi, mais le programme des Matins m'y incite. Si, selon les analystes, la matinale est le programme phare d'une radio et qu'il entraîne l'écoute du reste des émissions et la fidélité des auditeurs, la politisation à outrance des Matins est plus qu'un signe de l'identité de la chaîne.

Ce matin on a donc : " Les Matins - Un an après l’élection d’Emmanuel Macron : comment se porte la société française ?". Pour ce qui concerne le créneau du soir, très écouté aussi, c'est aujourd'hui "Du Grain à moudre - Macron, une politique culturelle entre parenthèses ? ". Et encore n'a-t-on pas le programme du midi de la Table de l'inénarrable Gesbert.

La semaine dernière, la série historique d'entretiens culturels (de moins en moins culturels) A voix nue s'est transformée en tribune pour cinq politiciens, en activité ou en reconversion, cf. La défaite en politique (1/5).

Bref, une radio dont la vocation la plus visible est politique et dont le penchant est partisan. C'est notre France Culture.

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Re: Quelle est la vocation de France Culture ? - le Lun 14 Mai 2018, 20:48

La vocation de France Culture semble être, après observation des programmes des derniers mois, de satisfaire les revendications féministes ouvertement défendues par la directrice de l'antenne, Sandrine Treiner.

Ennuyeux qu'une responsable de radio publique ait pour perspective culturelle la mise en œuvre de ses obsessions privées.

Je ne vois pas, mais tout point de vue contradictoire est bienvenu, comment on pourrait dire le contraire à la lecture du programme des dernières semaines et d'aujourd'hui. Il n'est pas possible d'écouter toute une journée de France Culture (ce que devraient faire les cadres de la station qui pourtant ne le font pas), mais plusieurs plongées dans des émissions nous renseignent sur ce qu'il faut bien appeler du matraquage.

Pour conclure ou presque la journée de ce  lundi 14 mai, les Matières à penser par Frédéric Worms donnent ce soir "Judith Butler telle qu’en elle-même". Qui ne connaît pas la "philosophe", professeur "à l'Université de Berkeley (Etats-Unis)" peut facilement se renseigner sur les positions de cette invitée qui n'en est pas à sa première apparition à l'antenne.

Le créneau de 12h-13h30 était occupé par Olivia Gesbert parlant avec Claire Denis (voir le compte-rendu et la transcription de Jean-Luuc ici), puis avec Eva Husson et Emmanuelle Bercot (voir descriptif, car on fait aussi de la publicité pour France Culture en augmentant les statistiques de consultation du site...).    

Sans surprise le billet (culturel) de Mathilde Serrell était intitulé À Cannes, les marches de l’égalité?. Il est bizarre que soit reproduit partout sans une once de questionnement le chiffre de 25% quand il est question d'égalité salariale : "un peu partout les écarts restent d’environ 25%". On aime aussi la précision du "un peu partout"... (ne nous embarrassons pas de nuances et de vérité, comme dans le titre de la revue de presse de l'apocalyptique Thomas Cluzel ce matin "La menace est partout").

Libre à chacun d'explorer plus avant le thème du jour (de tous les jours) en consultant Les Pieds sur terre (la stérilisation féminine volontaire), en voyant le nom des invitées et en observant le nombre de collaboratrices au générique de chaque émission.

Un peu de parité  et de rééquilibrage ne ferait pas de mal... Tout comme la proposition de sujets radiophoniques tirés des domaines des sciences naturelles, des sciences du langage et des arts et techniques.

Est-ce trop demander que de souhaiter des émissions où il est question d'autre chose que des états d'âme et de l'insatisfaction des invités (h/f) ?

France Culture n'est pas un cabinet de psychologue.

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Un concours d'éloquence très spécial... - le Lun 04 Juin 2018, 07:34

Un événement annoncé sur la page d'accueil :

"Pour mettre en lumière le talent des femmes et dénoncer le sexisme par le verbe, la Fondation des Femmes organise pour la deuxième année consécutive un concours d’éloquence, en partenariat avec France Culture." Concours d'éloquence de la Fondation des Femmes au studio 104 de la Maison de la Radio.

Cette prose sent sa Sandrine Treiner (c'est-à-dire qu'on ne comprend pas trop ce que ça signifie) : "dénoncer le sexisme par le verbe". Quant à "mettre en lumière le talent des femmes"... Et si l'on commençait par donner des cours d'expression radiophonique à Olivia Gesbert, à Sonia Kronlund, à Marie Richeux, à Manou Farine, à G. Mosna-Savoye, à Caroline Broué, à Mathilde Serrell, etc ? Passons.

Sandrine Treiner n'est pas dans le jury, ça se comprend. Difficile, vu ses compétences, de passer pour juge en la matière. Mais ses revendications féministes assumées et affirmées sont bien illustrées dans la présentation :

Féminicides, égalité salariale, # MeToo… Maintenant on agit!  Venez écouter et soutenir 8 candidates rivaliser de verve en 8 minutes, pour combattre idées reçues et sexistes, face au public et à un jury de prestige présidé par Christiane Taubira!

Le jury est composé de Christiane Taubira, Ancienne Garde des Sceaux, Julie Gayet, productrice et actrice, Guillaume Erner, journaliste, animateur des Matins de France Culture, Marie-Aimée Peyron, Avocate, Bâtonnière du Barreau de Paris, Chloé Ponce-Voiron, Gagnante du Prix Coup de coeur du concours d'éloquence 2017, Comédienne, Valence Borgia, avocate, membre du conseil de l'Order, co-fondatrice de la Fondation des Femmes et Anna Mouglalis, comédienne.  


Tiens, Christiane Taubira ? Très appréciée à FC, souvent interviewée, on se souvient de ses lectures maladroites de textes engagés pour Avignon l'année dernière. Julie Gayet, ce nom rappelle quelque chose, mais quoi ? Ah, Guillaume Erner, l'infatigable questionneur à la voix mielleuse, qui monte spontanément dans des aigus désagréables, puis qui tente les basses pour faire sérieux, une voix tout ce qu'il y a de plus affectée, donc forcément juge de l'éloquence des autres...

"Pour soutenir la Fondation des femmes, vous pouvez faire un don".

Je préfère donner mon suffrage à Gaëlle Le Gallic et Anne-Charlotte Rémond de France Musique, à Katarina Eickhoff et une demi-douzaine de ses collègues productrices à SWR 2, à Lucie Skeaping et Elin Manahan Thomas de BBC 3. C'est toujours un grand plaisir d'entendre des voix féminines (et masculines) qui  inspirent admiration et respect .

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Le néant - le Ven 29 Juin 2018, 19:01

Ce vendredi 29 juin 2018 (entre autres)

Le matin :

Le Billet culturel
Drag queen, une culture grand public?


La Conclusion
La pornographie


Le midi :

La Grande table (2ème partie)
Vie des idées (2/2) : Quels sont les nouveaux clivages ?


L’après-midi :

Les Pieds sur terre
Journal à deux voix (5/5) : L’été approche

Métronomique
L’été, exactement


La fin d'après-midi :

Du Grain à moudre
LE CLUB : Mais où est passée la disruption ?


Le soir :

Par les temps qui courent
Edouard Louis

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Du bourrage de cerveau disponible - le Dim 02 Sep 2018, 12:08

Du matin au soir, la vocation nouvelle (non, pas nouvelle du tout, mais ça empire) de France Culture : la politique et les causes militantes qui l'accompagnent.

La culture (pour la jouissance de l'esprit) : y a pas, y a plus, c'est pas cool, personne comprend, faut du buzz, de l'actu (en récap et en exclu).

Sur deux jours (liste non exhaustive car de nombreuses émissions quotidiennes, sous couvert d'autres catégories, labourent le sujet à tout-va).

Cultures Monde
Table ronde d'actualité internationale : Politique étrangère : Emmanuel Macron doit-il revoir ses ambitions à la baisse?

La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert
du lundi au vendredi de 12h55 à 13h30
35 min
Appropriation culturelle, francophonie, crise des migrants … des sujets qui fâchent ?
31/08/2018

Du Grain à moudre par Hervé Gardette
du lundi au vendredi de 18h20 à 19h
39 min
LE CLUB : Macron, la fin de l'état de grâce ?
31/08/2018


La Fabrique médiatique par Caroline Broué
le samedi de 7h40 à 8h
19 min
Démission de Nicolas Hulot : un vrai coup de tonnerre ?

Affaires étrangères par Christine Ockrent
le samedi de 11h à 12h
59 min
Où en est le modèle de la sociale démocratie ?
01/09/2018

Politique ! par Hervé Gardette
le samedi de 12h00 à 12h30
30 min
Les affaires reprennent
01/09/2018

Avis critique par Raphaël Bourgois
le samedi de 18h10 à 19h00
49 min
Sauver la démocratie
01/09/2018

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Parler du prix de l'essence, pardi ! - Hier à 22:23

La vocation de France Culture : singer n'importe quel média rapportant des faits divers ou des sujets bien porteurs : le prix de l'essence.

La vocation de France Culture : Le diesel à 1,755 euros le litre : le "superfail" de la fiscalité française. Guillaume Erner ne doit certainement pas trop se creuser la tête chaque matin pour mettre ensemble quelques lignes avec la même petite musique : les méchants (l'Etat) et les victimes (ici, les conducteurs) :

"les ménages qui ont acheté des voitures diesel ne l’ont pas fait par malice ou par méchanceté, ou parce qu’ils aimaient envahir l’air que l’on respire de micro particules, ils l’ont fait parce que l’Etat, dans un grand mouvement de solidarité avec les raffineries françaises, dotait ce carburant d’un atout à la pompe.  (...) c’est l’Etat qui a commis cette erreur et, aujourd’hui, ce sont les individus qui trinquent, pourtant cela fait peu de bruit".

Ah "c'est l'Etat" ! C'est pas moi, c'est la société...

Pour évoquer (hélas) le sujet :  quel conducteur ignorait il y a 30 ans que le gazole ("gas oil" à l'époque) était polluant (visible à la fumée au  démarrage), qu'il puait et que les voitures diesel étaient bruyantes ? Aucun.  Mais combien étaient prêts à acheter, moins chère, une voiture à essence (polluant d'une autre manière) pour des raisons de respect (de la qualité de l'air et du niveau de bruit) ? Erner nous dit en substance, sans visiblement s'en rendre compte, que les citoyens n'ont aucune morale et qu'ils font passer leur portefeuille avant la qualité de l'air. Erner est un sacré populiste, prompt à flatter la majorité en accusant l'Etat, ou tout pouvoir régulateur, de tous les maux.

Pour terminer son billet, une critique facile de la politique des transports à Paris : "à Paris, dans notre pays jacobin, on ne se rend pas compte du prix du diesel à la pompe tout simplement parce qu’il n’y a plus de pompe. Plus de pompe, quasiment pas de voiture, celles qui roulent ne parviennent pas à rouler mais c’est une autre histoire".

Que penser des expressions  "La grande différence entre Paris et la France" ou "dans la plupart des coins de France" ?

Pour un employé urbain emblématique de cette radio locale parisienne, ardent défenseur du scooter en ville, caresser les habitants " des coins de France" dans le sens du poil (bientôt un billet sur le 80 km/h ?) est le summum de l'hypocrisie.



Dernière édition par Philaunet le Mer 17 Oct 2018, 07:47, édité 1 fois

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masterkey En ligne

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Admin

237
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Re: Quelle est la vocation de France Culture ? - Aujourd'hui à 00:07

Consternant. Superfail est un cas rare d'émission autoréférente.

Voir le profil de l'utilisateur http://www.regardfc.com

238
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L'Etat, c'est pas moi - Aujourd'hui à 08:25

Oui, l'Etat, cela existe encore et G. Erner nous le rappelle même si son "parler vrai a pu déranger voire choquer" comme dit l'Autre (avec les majuscules qui vont bien pour souligner la Majesté Institutionnelle). Cette persistance (et ces majuscules) choque évidemment les libéraux, néo-libéraux et ultra-libéraux, mais cela se situe généralement à Paris pour les fonctions nationales.

Dans ses billets d'humeur, G. Erner trouve parfois des raccourcis saisissants et humoristiques : par exemple hier le parallèle entre la place du billet de métro à Paris et celle du gasoil en Province, ou ce matin entre le départ de Benalla et la disparition du prompteur présidentiel. Il y a bien quelque chose de réel souligné par cet humour.

Plus sérieusement, les "super-fails" pourraient parfois donner lieu à des émissions d'enquêtes approfondies, par exemple pour comprendre comment l'Etat  (encore lui, oui !) en est arrivé à établir les conventions actuelles avec les concessionnaires d'autoroutes. Quelles furent les administrations impliquées dans la négociation, la rédaction, le conseil ? leurs compétences, leurs liens éventuels avec ces sociétés ? que sont devenus les administrateurs de ces administrations ?

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Comment ne pas défaillir ? - Aujourd'hui à 11:24

masterkey(http://www.regardfc.com/t209p230-quelle-est-la-vocation-de-france-culture#31475) a écrit:Consternant. Superfail est un cas rare d'émission autoréférente.
France Culture a lancé avec ce "produit" son premier podcast "hors flux" ("natif" est crétin). Un sacré symbole : la catastrophe majeure et l'échec comme objets. Tout l'esprit de France Culture des dernières années est là.

Pour ce qui concerne la promotion du produit : pas un logo mais une photo de Guillaume Erner dans la colonne des émissions de la chaine. On aime les icônes à FC.  Sans surprise, Les Chemins de la philosophie font une énième émission sur le narcissisme cette semaine.

La première phrase de ce "Superfail" (l'intitulé  a été vivement critiqué au courrier de Radio France, et Erner a justifié l'emploi de l'anglais) : "Superfail. Parce qu’il n’y a pas que la réussite dans la vie, « Superfail » ne s’intéresse qu’à l’erreur, l’échec, la catastrophe."

Voyons voir : quelles sont les émissions qui mettent en avant les "réussites" à France Culture. J'en vois une : "La chronique du médiateur" où Sandrine Treiner dit combien France Culture est exceptionnelle. Auto-satisfaction relayée par des subalternes qui envoient leurs éléments de langage pour faire la promotion de l'antenne, sans doute à destination de la tutelle, peur de la réforme oblige.

Sinon ? Ce ne sont  que plaintes, accusations, préconisations de rénovation, de ré-etc. Car rien ne va, il faudrait tout "reconstruire", un des mots les plus fréquents à l'antenne qui donne l'impression que l'on vit sur un champ de ruines.

Les trois premiers "Plus consultés" aujourd'hui ? "Ados en burn-out ; Le diesel à 1,755 euros le litre : le "superfail" de la fiscalité française ; Le syndrome du coeur brisé".

Pas besoin de podcast dédié, la majeure partie de la journée est déjà consacrée à "l'échec" (réel, prévu ou inventé).

*******
Des titres d'émissions de ce jour :

La presse italienne, derrière Matteo Salvini, accuse la France d'abandonner des migrants de son côté de la frontière
Les stades et les aéroports sont des gestes architecturaux toujours un peu ratés
Face aux catastrophes (3/4) : Katmandou, Nouvelle-Orléans, Port-au-Prince : le temps de la reconstruction
Que valent les valeurs ?
(Frédéric Lordon...)
Entrave à l’IVG
Consommation numérique : la pompe à CO2(.0)
Affaire Grégory, le roman de la Vologne (3/4) : La mort western de Bernard Laroche
Vieillir (3/5) : Santé, genre, revenus : tous inégaux devant la vieillesse

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Re: Quelle est la vocation de France Culture ? -

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