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Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » ''Temps qui courent'' et ex-émissions de Marie Richeux

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''Temps qui courent'' et ex-émissions de Marie Richeux    Page 38 sur 39

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Remplissage laborieux - le Mer 11 Jan 2017, 15:31

Rien depuis le 28 octobre 2016 ? Normal, il n'y a rien à dire (de positif) dans ce fil. Mais de temps en temps, pourquoi pas un petit coup de sonde pour se rappeler le niveau de médiocrité et de sottise que France Culture peut atteindre.
Zossima(http://www.regardfc.com/t293p30-quelle-est-la-vocation-de-ce-forum#27934) a écrit: (...) Il m'est arrivé régulièrement d'entendre sur les ondes de France Culture des choses assez consternantes. (...) J'ai pu constater que je n'étais pas le seul (...)  à trouver totalement impossible désormais d'allumer ma radio pour écouter France Culture les soirs de semaine entre 19h et 20h tellement l'inanité de l'émission qui occupe ce créneau horaire (« Ping Pong ») atteint des niveaux délirants...

Bref, savoir quoi écouter et évacuer les déceptions/frustrations, voilà pour moi deux vocations possibles de ce beau forum pour la nouvelle année.

J'en profite pour remercier chaleureusement les responsables de RegardFC et les intervenants récurrents pour leur travail inlassable en ce sens. Ce que vous faites n'est pas vain, sachez-le !
Si Ping Pong est un sommet d'inanité, l'émission Les Nouvelles vagues en représente un autre. Écoutez donc ces 30 premières secondes du "différé" tant qu'il est encore en ligne (la "réécoute" aura gommé la transition avec l'annonceuse) Le couple 3/5 Reconquête numérique * [Ajout à 16h30 : la transition a disparu, l'échange était à ajouter en meilleure place au bêtisier de la station]

La différence entre Ping Pong et les NV, c'est que la bêtise de la première émission est divisée entre deux intervenants (Serrell et Quenehen) tandis que celle de la seconde est illustrée durant presque une heure par la seule Marie Richeux dont quelques minutes en divers lieux de l'émission montrent qu'elle n'a rien à dire et qu'elle ne fait que combler très laborieusement son créneau avec des jacasseries.


* Aujourd'hui, le couple et ses turbulences sont scénarisés dans une websérie. Dans les dix épisodes de "Il revient quand Bertrand ?", Bertrand, jeune homme de 25 ans, tente de reconquérir Magalou. Un véritable combat numérique, à coups [sic] de webcams, statuts improbables et messageries instantanées.

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372
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Re: ''Temps qui courent'' et ex-émissions de Marie Richeux - le Lun 20 Fév 2017, 16:25

Invité(http://www.regardfc.com/t216p350-nouvelles-vagues-pas-la-peine-de-crier-marie-richeux#26019) a écrit:Vendredi dernier, la gentille Marie Richeux est « venue vers » Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah, « reporters » et « chroniqueurs » (Bondy Blog, France Inter, Arte), afin de solliciter leurs lumières au sujet du feu.

L'émission à peine entamée, M. Meklat exprime un regret attendrissant, en parlant du film « Un prophète »  : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-03.06.2016-ITEMA_21001053-1.mp3" debut="09:58" fin="10:08"]

[...] et j'ai l'impression que notre époque, même si elle est violente, même si elle est dure et cætera, elle manque de cette poésie [...]

Mise à part la curieuse idée qu'une époque devrait être poétique puisque violente et dure (si c'est bien ce qu'il voulait dire), cette pensée invite à se pencher sur la  « poésie » de M. Meklat lui-même. Par exemple  :

« Fallait lui casser les jambes à ce fils de pute. »

Haïku dédié à Alain Finkielkraut lors de son éviction de nuit debout. Dommage que M.Meklat n'ait pas croisé Alain Finkielkraut dans les couloirs de la Maison Ronde, il aurait pu joindre l'acte à la parole.

Quelques autres morceaux choisis de ce grand poète, si gentiment reçu par Marie et France Culture :

« Michel Houellebecq est... une pute ! »
« "Claude lelouch il a jamais tourné avec des rebeus ce fils de pute?"  »
« YANN MOIX J'AI ENVIE LUI TATOUER "FILS DE PUTE" SUR LE FRONT (DE FORCE) ET LE VOIR SOUFFRIR »
« Donc vous apprenez aujourd'hui que maud fontenoy est une pute? »
« "Être une femme soumise c'est voluptueux" sale grosse pute » (parlant de Natacha Polony)
« GROSSE PUTE TA GRAND MÈRE ELLE SE FAIT TASSER PAR JEAN PIERRE FOUFOU PETITE SALOPE. »

L'émission a également comporté un extrait de 45 secondes de Gaston Bachelard.

Ce post date du 08 juin 2016, et une petite suite médiatique lui est apparemment donnée en ce début de semaine à laquelle Marie Richeux ne manquera pas de réagir. Sur le site Ozap, le 20 février 2017, vous pourrez lire ce premier message et ce  deuxième.

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373
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Bruno Denaes, médiateur, à Marie Richeux (imaginaire) - le Dim 18 Fév 2018, 17:46

Par les temps qui courent* :
Devant n'importe quel paysage, n'importe quel fenêtre [sic][ d'immeuble
Tout ayant à voir avec l'espace et l'idée de faire tenir ensemble de la matière.

Par les temps qui courent** :
Mais comment font les gens ? S'il y a de la poésie ou s'il en manque, en ces temps d'urgence et de sécurité, voilà ce qui lance un dialogue vif entre elle et son surmoi paternel.

"C'est amusant de chercher des extraits de textes de grands poètes en face de quelqu'un de Pôle Emploi : ça ne tient pas. L'idée même d'intégration est folle, mieux vaut en rire."

Par les temps qui courent*** :
Nos maisons sont des bouées. Plus ou moins flottantes, plus ou moins accrochées au fond. Des bouées auxquelles peuvent amarrer les morts comme les vivants.

Médiateur Bruno Denaes : Je profite de votre message incompréhensible, comme quelques autres que nous recevons quotidiennement, pour vous demander un minimum de correction à l’égard de celles et ceux à qui vous adressez remarques, critiques ou interrogations. Pourriez-vous avoir la délicatesse de relire ce que vous écrivez, afin que votre message puisse être compris? Ou n’écrivez pas… Vous perdez votre temps, puisque vous ne cherchez pas à être compris, et vous nous faites perdre le nôtre. Lorsque l’on écrit, le minimum est de se relire. Merci pour cette simple forme de correction et de politesse à l’égard de la personne à qui on s’adresse.

******************

* https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/sheila-hicks

** https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/noemi-lefebvre

*** https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/serge-toubiana

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Marie-Emeline 


Invité

374
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Encore une émission rondement menée - le Mer 28 Fév 2018, 00:15

Richeux essaye d'apprendre une nouvelle langue, le français. Pas simple. Les trois premières phrases de son introduction pour l'émission du 26 février 2018 :

Dans le chagrin de la perte, beaucoup de larmes se mélangent. A l'inverse, dans les larmes, beaucoup de chagrins peuvent parfois se pleurer en même temps. Il en va de même pour le manque.

https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/emmanuelle-guattari

P.S. : dans les citations, on n'oublie pas le petit couplet de la station, comme de juste :

Emmanuelle Guattari : Je crois à l'amour, je crois qu'on peut aimer très violemment et très durablement dans l'enfance. Et même si cet amour n'a pas de sexualité, c'est d'une force inouïe.

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Cette Richeux-là - le Mer 07 Mar 2018, 21:52

Marie-Emeline(http://www.regardfc.com/t216p370-temps-qui-courent-vagues-pas-la-peine-par-marie-richeux#30228) a écrit:Richeux essaye d'apprendre une nouvelle langue, le français. Pas simple. Les trois premières phrases de son introduction pour l'émission du 26 février 2018 :

Dans le chagrin de la perte, beaucoup de larmes se mélangent. A l'inverse, dans les larmes, beaucoup de chagrins peuvent parfois se pleurer en même temps. Il en va de même pour le manque.

https://www.franceculture.fr/emissions/par-les-temps-qui-courent/emmanuelle-guattari

P.S. : dans les citations, on n'oublie pas le petit couplet de la station, comme de juste :

Emmanuelle Guattari : Je crois à l'amour, je crois qu'on peut aimer très violemment et très durablement dans l'enfance. Et même si cet amour n'a pas de sexualité, c'est d'une force inouïe.
Marie Richeux, personne n'en parle ici, c'est trop d'insignifiance. Et pourtant l'on en parle ici, car c'est une heure d'antenne quotidienne confisquée par cette insignifiance au détriment de femmes et d'hommes de radio qui pourraient offrir des programmes originaux chaque soir à 21h.

La langue écrite, on passe. Quoique... hier on a eu droit à "Certains réveils nous font douter d'où l'on se trouve, qui l'on a aimé dans le sommeil, quel visage éclairait ces yeux verts, et de quel vert exactement étaient les plantes magiques qui nous faisaient de l'ombre ? Dans les quelques minutes avant que tout ne retrouve ses contours précis, tout est possible ; alors reviennent des épaules en forme de jardins, un âpre goût d'attente, un chagrin d'on ne sait où. Il semble que Feu Chatterton écrive dans cet intervalle-là". À noter (déjà mentionné d'ailleurs) cette manie d'accoler "-là" à tout mot, chez Richeux et en général chez toute cette génération radiophonique qui pose ce "là" comme un ultimatum devant l'invité "Que voulez-vous dire ? À quoi pensiez-vous en cet instant- ?".

Il y a aussi, comme ce soir chez son remplaçant, le fameux tour "Merci d'être là". Les mots ont plus qu'un sens, ils ont des connotations dont Marie Richeux, qui avoue ne pas avoir lu de littérature (ce qui d'emblée la plaçait favorite pour une émission pseudo-culturelle quotidienne d'une heure), ne peut avoir l'idée. Remarquez que point n'est besoin d'être lettré pour comprendre la connotation de "Viens là" ou de  "Tu te poses là" ou encore de "C'est quoi ce truc-là ?".

Pour la langue orale, n'en parlons pas ou pas davantage. Sauf que... vocabulaire minimal, incapacité à relancer, à se faire comprendre, et une voix qui cherche à garder ses accents adolescents (forcément, pour coller avec le mental).

Évoquons plutôt le générique de 40 secondes qui contient cette grande pensée "Quelque chose a lieu pour nous... sans qu'on le sache"  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-06.03.2018-ITEMA_21607500-0.mp3" debut="00:02" fin="00:40"]

Pourquoi parler de ce créneau ? Parce que l'auditeur souhaitant écouter des sujets culturels en flux sur sa radio en est privé. La promotion de groupes de chanteurs pop durant une heure fatigue (mais Richeux est dans son élément) et ne fait pas partie de la mission de France Culture.

Remarquez, c'est peut-être pour harmoniser avec la séquence d'Aude Lavigne qui précède. Celle de ce soir, par exemple, n'est pas piqué des hannetons "Lewis OfMan, producteur à la mode"  : "De son titre Flash qui l’a fait connaître, à son dernier opus Plein de bisous sorti le 23 février, il vient nous parler de sa musique". Comme c'est mignon ! Cinq minutes de grand France Culture : "J'ai écrit cette chanson pour ma copine, ça me rappelle notre voyage".

Au fait, PdB, c'est quel numéro d'opus à son catalogue d’œuvres ? lol...

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376
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''Cette dimension-là''... - le Mer 14 Mar 2018, 07:50

"Allumer son poste" à n'importe quelle heure sur France Culture entre 21h et 22h, c'est entendre un festival de sottises de la part de l'animatrice et une pratique de l'interview qui donne le vertige. Ah, cette dimension-là !  : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-13.03.2018-ITEMA_21614677-0.mp3" debut="43:47" fin="44:53"]

Pltqc : Vincent Almendros 13 03 2018.

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Médiator 


Invité

377
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Impossible de sauver le ''meuble'' - le Mer 14 Mar 2018, 20:30

Médiator est particulièrement attentif à l'extrait sonore proposé dans le post précédent et afin de préserver un niveau de qualité sur l'antenne nous allons vérifier que Marie R. est bien titulaire du certificat d'étude. Dans un esprit d'ouverture nous allons l’inscrire aux cours du soir en expression orale.
Sa formule "les visions meubles" adroitement modifiée en "visions mouvantes" donne tous les espoirs quant à sa vision radiophonique.
Nous travaillerons son rapport au micro
                                      son rapport aux idées
                                       son rapport à la machine à café
                                       son rapport  aux auditeurs
                                        et son rapport au rapport
                                        puisqu’il est question de ces rapports-là.

Pas la peine de crier, les nouvelles vagues sont inutiles.

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Re: ''Temps qui courent'' et ex-émissions de Marie Richeux - le Mer 28 Mar 2018, 20:29

Médiator(http://www.regardfc.com/t216p370-temps-qui-courent-vagues-pas-la-peine-par-marie-richeux#30338) a écrit:Médiator est particulièrement attentif à l'extrait sonore proposé dans le post précédent et afin de préserver un niveau de qualité sur l'antenne nous allons vérifier que Marie R. est bien titulaire du certificat d'étude. Dans un esprit d'ouverture nous allons l’inscrire aux cours du soir en expression orale.
Sa formule "les visions meubles" adroitement modifiée en "visions mouvantes" donne tous les espoirs quant à sa vision radiophonique.
Nous travaillerons son rapport au micro
                                      son rapport aux idées
                                       son rapport à la machine à café
                                       son rapport  aux auditeurs
                                        et son rapport au rapport
                                        puisqu’il est question de ces rapports-là.

Pas la peine de crier, les nouvelles vagues sont inutiles.
Il faut quand même garder trace du désastre. Par exemple, sans commentaire, ce descriptif, citations incluses (après, l'on s'étonne de la désaffection du public pour le "théâtre" contemporain) :

Par les temps qui courent du 28 mars 2018,  Wajdi Mouawad : "Le pire des cas nous fonde".

Le metteur en scène signe le texte et la mise en scène de "Notre innocence", à La Colline, du 14 mars au 11 avril 2018. L'histoire d'un groupe d'amis confronté au décès brutal de l'une des leurs, Victoire, âgée d'une vingtaine d'années. Bouleversés, ses camarades se réunissent pour en parler.

[M.R. : ] Faire parler la jeunesse d'une seule voix est une gageure. Une facilité aussi, dont usent sans modération des paroles politiques et/ou publicitaires. C'est plus long, plus compliqué, plus fin aussi, plus juste d'entendre dans ceux que l'on regroupe sous de discutables bannières générationnelles, des voix discordantes, diverses et singulières. C'est le chemin qu'emprunte "Notre innocence", le dernier spectacle de Wajdi Mouawad, au théâtre de La Colline. Partant d'un chœur à l'unisson, les jeunes gens réunis autour du suicide d'une de leurs camarades, craquellent, éclatent leur points de vue, disent des choses qu'elles et ils ne sont plus certains de penser, voient la vertu à un endroit puis à un autre, ne savent pas, ne savent pas, ne savent pas. Pensent que la bouilloire est cassée. Ce n'est pas si sûr...  

  W.M. Quand l'artiste arrive à poser un geste juste, le spectateur perd le nord.

  W.M. La question de la transmission est le mur sur lequel je me suis souvent heurté.

  W.M.  Les mots "radicalité", "pureté", "intégrité" renvoient aujourd'hui à une autre sphère... Nous les abandonnons.

  W.M.  Etre inconsolable du regard sur les choses que l'on pouvait avoir enfant, être hypnotisé par les détails, avoir envie de faire partie de l'enchantement avec lequel le monde se présentait à nous. Comment retrouver ce regard ? Comment faire pour refuser de se consoler de cette perte-là ?

  W.M.  L'acteur devient un lieu de mémoire. Le lieu de l'enfance que l'on croyait disparu.

  W.M.  Ce chœur là est une "poéthique". Il y a une éthique entre eux. Ils doivent être juste à l'unisson. Il y avait dans le travail des nécessités qui font société. Créer une parole en commun ne veut pas dire penser tous la même chose. C'est aussi penser pour l'autre, avec l'autre, à côté de lui.

  W.M.  Héroïsme et désobéissance vont ensemble face à l'autorité, surtout quand on a vingt ans. Tu as vingt ans, tu es un héros, n'écoute personne !

Programmation musicale :
Camille Hardouin, "Je veux pas"
Kevin Ayers, "The Confessions of Dr. Dream"

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379
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''Je vois très bien'' (M.R.) Ah ? - le Jeu 29 Mar 2018, 11:32

Le faussement halluciné Markowicz fait de nouveau son numéro, avec ses hésitations, ses "je sais pas, je sais pas", ses tics ("Comment vous dire ?") etc. Par les temps qui courent* André Markowicz : "Tout ce que j'ai fait dans ma vie, c'est traduire Pétersbourg". 16/03/2018

M.R a dû boire du petit lait en entendant "Et c'est ni là, ni ailleurs, ça permet d'être là et pas là". Markowicz n'a pas "30 millions de mots"... C'est pourquoi M.R. le comprend "très bien".    [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-16.03.2018-ITEMA_21618296-0.mp3" debut="08:27" fin="09:17"]

Suite de l'extrait : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/13954-16.03.2018-ITEMA_21618296-0.mp3" debut="09:42" fin="11:03"]

A.M. Et donc voilà, comment vous dire, vous voyez ce que je veux dire ? Et en même temps, eh ben voilà, c'est sur ça. Sur comment ça se fait qu'on est là, qu'on a raté tout quoi finalement. Je sais pas comment vous dire ça.

M.R.. Il me semble que c'est très bien dit, euh, vraiment absolument bien dit.

Une réplique qui justifie, n'est-ce pas, le panégyrique de Télérama (cf. Au troisième T il sera exactement ...).

Misère de misère.

Le traducteur et écrivain publie "L’appartement", aux éditions Inculte. A Saint-Pétersbourg, l'auteur a hérité de l'appartement dans lequel vivait sa grand-mère depuis 1918. C'est ainsi le prétexte d'un récit autobiographique en vers, mêlant souvenirs familiaux et réflexions intellectuelles.

Il y un [sic] exergue et une préface, ou plutôt deux textes mis en guise d'exergue et de préface. C'est dire le nombre de paliers qu'il faut pour entrer dans ce long poème, L'appartement, d' André Markowicz. S'en suivent [sic] des pages, où il semble reprendre son souffle à mesure que l'enfance arrive. On notera qu'elle ne revient pas, elle arrive. De même, font d'autres souvenirs à la faveur de différents lieux, et à chaque fois comme un cycle de poumons se met en route, un vol d'ordinateur, un procès, une maison bretonne, un appartement russe, une mère, une grand-mère, une compagne de vie et de traduction, un ami, comme un frère. Bref, si l'appartement apparaît vide au départ, c'est peu dire qu'il se peuple.  André Markowicz  est notre invité, depuis le salon LIVRE PARIS où France Culture a posé ses valises. L'appartement, est le titre de ce livre qui paraît aux éditions Inculte.

  A.M. C'est une maladie russe que j'ai, de tout commencer par la forme, et par un vers d'Anna Akhmatova. Et j'ai traduit ce vers, un vers pas russe mais anglais, un vers de Shakespeare. Et ce vers est devenu un vers russe. Et c'est ni là, ni ailleurs, ça permet d'être là et pas là.

   A.M. Un traducteur, c'est par essence, un imposteur, mais c'est ma vérité à moi.

   A.M. Le livre, c'est sur comment un lieu ne remplace pas un autre lieu, comment un lieu physique ne remplace pas un lieu mental.

    A.M.Ce qu'il y avait dans cette enfance, c'était la beauté de la langue que parlaient ma grand-mère et ma grand-tante.

    A.M. Je me sens très bien en tant que "déplacé". Un traducteur pour moi, c'est comme une espèce de métier de juif laïc ; on est bien partout.

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380
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À France Culture le clonage d'invités conformes bat son plein - le Ven 13 Avr 2018, 12:37

Le titre de l'émission selon la formule à la mode, nom+citation, Océanerosemarie : "Quand on monte sur scène, la parole est forcément politique" (12/04/2018 )

Un extrait parlant ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18723-12.04.2018-ITEMA_21646413-2.mp3" debut="04:09" fin="09:13"]

Descriptif (extraits) : L’humoriste joue son spectacle « Chatons violents » au Théâtre des Béliers, à Paris, jusqu’à fin avril. Comparant la fin du quinquennat de François Hollande avec sa récente rupture amoureuse, elle brosse un portrait d’une gauche française qui se cherche, et ne s'épargne rien de ses contradictions.

En effet si tout le spectacle, à l’affiche depuis plusieurs années, évoque plusieurs formes d’entre soi, de racisme, de fausse ouverture d'esprit, et une catégorie de personnes qu'elle appelle les "bon blancs bobos", elle décide de pas épargner ceux qui vous écoute, et vous-même. ["pas épargner ceux qui vous écoute", grammaire tout à fait habituelle de la productrice]

Citation : "Il y a un impensé de la race, de la blanchité. Mon homosexualité m'a permis d'être à l'extérieur du groupe, et de me penser autrement".

Faut-il s'étonner de voir programmer de la revendication politique et identitaire, tous les soirs à 21h, et ce,  sous prétexte de mise en valeur de gens du spectacle ?

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381
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Mieux vaut lire Bashō - le Sam 30 Juin 2018, 08:45

Dans la rubrique (interdit de rigoler) "Art et création ", l'émission Par les temps qui courent avec Georges Didi-Huberman, nouvelle idole de la station :  "Je ne veux pas que regarder possède" du 20/03/2018 . S'il ne le veut pas, alors...
Le philosophe, historien de l’art, publie un Journal, « Aperçues », aux éditions de Minuit, une sorte d' "autoportrait sans visage unique" : « Choses vues, non, pas même vues jusqu’au bout. Choses simplement entrevues, aperçues. »

La productrice du néant, la radio sans complexe (= sans complexité) , se devaient de l'inviter.

Un descriptif ("c'est doux"...) sur ce "presque rien" qui enchante tant les productrices de la station (voir les prétendus Chemins de la philosophie) :

GD-H : "J'ai pris l'habitude de nommer "aperçues" des bribes de choses ou d’événements qui apparaissent sous mes yeux. Cela ne dure jamais longtemps. Bribes, échardes du monde, épaves qui vont, qui viennent. Elles sont apparaissantes mais vont disparaissant. Tout ce qui est visible autour de moi ne m'est pas une aperçue pour autant. Par usage personnel - plutôt que par une quelconque volonté de donner un sens catégoriel, défini ou définitif, à ce mot - je dis " aperçue" quand ce qui m'apparaît laisse, avant de disparaître, quelque chose comme la traîne d'une question, d'un mémoire ou d'un désir." Il s'agit d'un extrait de "Aperçues", paru aux éditions de Minuit.
Je me sens très mal à l'aise avec les synthèses. Je pense qu'un philosophe doit retarder au maximum le moment de la synthèse, de la conclusion.
Il y est beaucoup question de femmes, c'est un livre sur le désir de voir. C'est un livre qui rêve avec Baudelaire, Dante, Pétrarque, Laura... La vie est pleine d'apparitions et de disparitions. Il faut aussi parler de quelque chose qui est devant mes yeux : je l'appelle "une aperçue".
Je ne veux pas que regarder possède, parce que regarder, c'est re-garder.
Le temps ne fait pas que passer et disparaître. Dans cette disparition, il laisse des traces. Les écrits sont des choses extrêmement solides. Je suis frappé par la solidité des livres. Le livre est une sorte de fixation de ce que nous sommes en train de dire.
Ce soir écoutez Marwan ( 18 ans ) interroger avec moi Georges Didi-Huberman, à propos de son livre 'Aperçues' aux @EdeMinuit.
C'est doux.
Programmation musicale :
• Iggy Pop, Les passantes
• Dai Fujikura, Sparks
• Générique de fin, Mathieu Boogaerts, Le papier C'est léger

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Re: ''Temps qui courent'' et ex-émissions de Marie Richeux -

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