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À voix nue    Page 7 sur 8

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À voix nue - le Mer 15 Sep 2010 - 21:23

Rappel du premier message :

Puisqu'il n'existe pas encore de fil consacré à cette émission à la production tournante, il faut le créer.

Cette semaine en est une belle occasion : Stéphane Deligeorges - qui produit Continent Sciences chaque lundi à 14h - reçoit ces cinq jours ouvrés Nicole Ledouarin.

Nicole Ledouarin est grande biologiste, secrétaire perpetuelle de l'Académie des sciences, et protagoniste de ce qu'on appelait naguère la "teratologie" : Son terrain de départ est l'embryologie, spécialité dans laquelle elle s'est consacrée entre autre à l'étude et à la fabrique de monstres génétiques !

Le propos est évidemment passionnant, on passe des rappels essentiels et précis aux coups de phare sur l'état de l'art de la recherche, ce n'est jamais lassant, plutôt rythmé, toujours compréhensible : un travail de vulgarisation des plus réussi.

La faute à l'invité, personnalité qu'on sent riche et passionnée, pleine d'un savoir qu'elle offre avec bonheur à l'auditeur.

L'autre coupable est Stéphane Deligeorge, qui nous a habitué de longue date aux entretiens scientifiques de qualité, art qu'on lui retrouve pleinement ici. Ses principales qualités tiennent à son expression, simple et claire, à son  enthousiasme permanent, à sa connaissance souvent solide des sujets traités, dissimulée sous une naïveté feinte mais bien utile à l'auditeur. Au travail de documentation sérieux qu'on peut imaginer derrière ces entretiens, et à la conduite de l'émission, qui navigue habilement entre un parcours panoramique du sujet et son illustration par l'anecdote.

Une bonne semaine pour cette émission donc, ce mercredi est consacré aux cellules souches, à la mort cellulaire, à la régénération de l'hydre...
* * *

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Quand j'écris, je veux faire parfait (Cavanna, A voix nue 5/5) - le Dim 13 Déc 2015 - 20:10

Cavanna 5/5 : L'autobiographie.

L’ouverture de ce dernier entretien ne déroge pas à la désormais habituelle remise en question de la question liminaire de Ludovic Sellier.

Sellier : Tant à la fois dans l’écriture à Charlie chaque semaine que dans l’itinéraire régulier qui vous emmène chez vous, et qui vous force à écrire, c’est quoi écrire pour Cavanna ? Est-ce que c’est, comme le dit Marguerite Duras dans son dernier livre, est-ce que c’est douter ? Est-ce qu’écrire, c’est douter ?

Cavanna : Ecoutez, moi je me méfie des belles formules, plus ou moins paradoxales qui font très chic. Ecrire, c’est douter [un temps, rire muet, agacement]. Encore une fois, je n’aime pas parler à l’emporte-pièce en fournissant des formules pour Almanach Vermot. (…)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/06/s26/RF_29AB7B01-590C-4F2A-9A1E-CD8145E3C644_GENE.MP3" debut="01:29" fin="02:05"]

Les mots, leur « élection » au milieu d’autres, le tourbillon inévitable qu’ils engagent parfois dans ces entretiens, leur contestation ou remise en cause par Ludovic Sellier comme par Cavanna, occupent une place importante au milieu des idées échangées. C’est tout naturellement que le journaliste revient sur leur usage fait par Cavanna dans ses livres. (Visez un peu le nombre de questions posées)

Sellier : Si on s’arrête un instant au vocabulaire, pourquoi est-ce que dans ce que vous écrivez, tout est truffé de « connard », de « salaud » ? Est-ce que – c’est méchant, est-ce que c’est une mise en scène de la révolte ? Ou est-ce que c’est une manière de retrouver ce qu’était un peu l’oralité de votre enfance et de le mettre en scène dans l’écrit ? Ou est-ce que c’est plutôt une fidélité à votre culture, à la culture populaire qui fait que vous ne voulez pas d’une langue égalitaire, châtiée, élitaire, belle, propre ?

Cavanna : Bon écoutez, voilà maintenant pas mal d’heures qu’on passe ensemble hein ? Vous avez écouté mon langage, vous avez remarqué. Est-ce que vous croyez que les mots que j’emploie en parlant sont dans le souci de faire populaire, de faire égalitaire, de faire gnagnagna, de fuir l’élitisme ? Qu’est-ce que vous en pensez, hein ? Non parce que là, c’est la réponse à votre question. Justement, ma question est une réponse à votre question.

Sellier : Dans l’oralité, non.

Cavanna : Bon, vous voyez que je parle spontanément comme ça. Que je dis des gros mots sans le faire exprès, sans le vouloir. (…)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/06/s26/RF_29AB7B01-590C-4F2A-9A1E-CD8145E3C644_GENE.MP3" debut="15:00" fin="16:18"]

Dans le prolongement de cette réflexion sur l’écriture, la lucidité de Cavanna fait sourire.

Cavanna : Bon Dieu, il y a une manière de dire merde ou de dire : Tu me fais chier, qui peut être parfaitement élégante ou poétique. Là on retombe dans cette distinction grossière qui fait le bonheur des émissions minables, c’est : quelle est la différence entre la grossièreté et la vulgarité ? Gnagnagna. Entre la pornographie et l’érotisme ? Gnagnagna. C’est le genre de débat pour minables, dont la télé, nom de Dieu, nous inonde. Peut-être la radio aussi, mais je n’écoute pas la radio, excusez-moi.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/06/s26/RF_29AB7B01-590C-4F2A-9A1E-CD8145E3C644_GENE.MP3" debut="18:40" fin="19:19"]

Arrivé à la fin des entretiens, où classiquement, il est venu temps de parler de la mort, Ludovic Sellier baisse la garde. Mal lui en a pris, il est aussitôt rappelé à l’ordre par Cavanna, qui jamais ne fait l’impasse sur l’intégrité de ses propos repris.

Sellier : La vieillesse, vous avez soixante-dix ans, on le rappelle quand même.

Cavanna : Je n’en suis pas plus fier pour ça, mais hélas, je ne peux pas le cacher.

Sellier : C’est toujours ça la terreur, c’est la trouille de la vieillesse ?

Cavanna : Je n’en ai pas parlé comme d’une terreur, attention. Justement, vous voyez. Je n’ai pas parlé de peur de la mort. Je n’ai pas parlé de trouille de la vieillesse non plus. J’ai dit que, sachant qu’on est vivant et sachant qu’on va mourir un jour, quel désastre. Et comme c’est dommage, et comme je le regrette. Peur ? Bah non, pas peur. Mais navrement oui, ça me fait chier. Ça m’embête de mourir un jour. Vraiment, ça m’embête, moi je ne veux pas. (…)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/06/s26/RF_29AB7B01-590C-4F2A-9A1E-CD8145E3C644_GENE.MP3" debut="19:53" fin="20:59"]

La conclusion en forme d'apothéose est l'oeuvre d'un monteur ou d'un producteur qui a su terminer ces entretiens à l'image des propos de Cavanna : enlevé et entier.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/06/s26/RF_29AB7B01-590C-4F2A-9A1E-CD8145E3C644_GENE.MP3" debut="26:12" fin="26:18"]

>> Retrouvez ci-dessus la transcription des numéros 1, 2, 3, 4 de cet A voix nue Cavanna.

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Re: À voix nue - le Dim 13 Déc 2015 - 21:32

@Jean-Luuc a écrit:Cavanna : Bon Dieu, il y a une manière de dire merde ou de dire : Tu me fais chier, qui peut être parfaitement élégante ou poétique. Là on retombe dans cette distinction grossière qui fait le bonheur des émissions minables, c’est : quelle est la différence entre la grossièreté et la vulgarité ? Gnagnagna. Entre la pornographie et l’érotisme ? Gnagnagna. C’est le genre de débat pour minables, dont la télé, nom de Dieu, nous inonde. Peut-être la radio aussi, mais je n’écoute pas la radio, excusez-moi.

Quelle prémonition... C'est bien le France Culture de 2015. A défaut de projet, d'enthousiasme de transmission, de vocation personnelle, on se rassure de pouvoir remplir et meubler des créneaux avec des querelles sémantiques à deux balles autour de tables rondes : les terroristes sont-ils des barbares, le réchauffement climatique réchauffe-t-il vraiment etc. Ce sont bien des émissions minables faites par des producteurs minables voulues par une direction minable menée par une directrice minable, à court d'idées et de projets.

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K.O. - le Mar 5 Avr 2016 - 21:14

En écoutant quelques minutes Jean-Marc Mormeck, l'intranquille* par Marie Desplechin (excusez du très peu !), c'est ce post qui revient en mémoire :
Anselme(http://www.regardfc.com/t617p25-on-tique-aux-tics#25196) a écrit: (...) FC ne semble pas avoir compris que la parole d'un artiste (ou d'un artiste appliqué) pouvait être moins intéressante que son travail. Parfois il faudrait savoir arrêter de tendre le micro.

*Petit garçon de Pointe à Pitre, adolescent de Bobigny, champion de France puis champion du monde, boxeur obstiné, négociateur méfiant, insoumis chronique, Jean-Marc Mormeck s’est construit un destin. Dans une France où le noble art, le sport des sports, traverse une mauvaise passe, il s’est donné les moyens d’incarner le boxeur, athlète et artiste à la fois, mi-grand-frère mi-légende, que son pays est fier d’aimer.

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Morceau d'anthologie sur la musique chinoise... - le Ven 6 Mai 2016 - 7:38

C'est Jacques Attali interrogé par Maylis Besserie. (une nouvelle stagiaire ?) dans le 4e numéro  de Jacques Attali : Vies parallèles qui donne les trois critères lui permettant  "de juger d'un pays" : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10351-05.05.2016-ITEMA_20977767-0.mp3" debut="24:26" fin="25:49"]

Sur la musique chinoise (et sur le reste de tout ce qu'il énonce), on oubliera Attali et l'on suivra le conseil d'écoute donné par Fred de Rouen cité dans le post Les musiques du monde sur RTS et France Musique.

PS. On espère qu'Attali a voulu dire "gastronomie" et non "démographie" dans la phrase "La Chine n'a pas de démographie". De toute façon, ses affirmations sentencieuses sur tout ce qu'il touche atteignent des sommets de niaiserie (exemple, sur la littérature).

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''Ne perdons pas trop trop de temps''. Il a raison... - le Mer 8 Juin 2016 - 10:22

Inénarrable Etienne Balibar, philosophe à la frontière (Ladies first, I mean, ''only'', as usual : Par Géraldine Mosna-Savoye. Réalisation : Anne-Pascale Desvignes. Attachée de production : Claire Poinsignon.)

Déjà Balibar (je croyais que c'était un chanteur ou peut-être une actrice, voire un éléphant ?), Mais si l'on rajoute Mosna-Savoye, c'est l'envoi par le fond de la série. Experte en torpillage, la direction de France (ex)Culture !

Le rédactionnel ? Aïe, aïe, aïe ! "De la guerre d'Algérie à la crise européenne, du marxisme au racisme, le philosophe Etienne Balibar s'est efforcé, au gré des situations concrètes, « de dénouer et de renouer le nœud de la conjoncture et de l'écriture », au risque ou au bonheur de séjourner dans les contradictions..."

L'art de l'entretien et le propos ? Risibles. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10351-07.06.2016-ITEMA_21003683-0.mp3" debut="10:44" fin="15:26"] De 10' à 15'. Avant, c'est gratiné. Après, je l'ignore, il y a un bon documentaire de Par Ouï-Dire sur les faucons pèlerins à Bruxelles (RTBF).

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Une religieuse engagée, donc sur France Culture - le Ven 14 Oct 2016 - 12:21

Écouté jusqu'au bout le premier volet de Véronique Margron, une dominicaine à l’écoute des fragilités humaines*

L'introduction par Michel Pomarède  : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10351-03.10.2016-ITEMA_21093138-0.mp3" debut="00:21" fin="01:49"]

"A mon avis".  Un peu plus loin, c'est "racontez-moi" sur un ton de psychologue rigide. Eh, oh, M. Pomarède, nous écoutons aussi ! Donc : "Racontez-NOUS".

"Une femme libre", "une moraliste qui ne fait pas la morale". Mais Michel Pomarède, lui, la fait en filigrane.

Où l'on s'aperçoit qu'une bonne religieuse est une femme en-ga-gée, qui intervient dans "des associations gays et lesbiennes pour aborder l’homophobie mais aussi le sens de la vie ou la quête d’une éthique sexuelle."

Peut-être est-ce la lecture de ceci qui influence ensuite la manière d'écouter ? En effet, j'ai trouvé bizarre que Michel Pomarède insiste dans ce premier entretien (je passe le relais pour la suite, le premier ne m'incitant pas à poursuivre), insiste, donc, sur sa relation aux femmes qu'elle a rencontrées dans sa jeunesse.

Une bonne cliente donc pour France Culture, car "libre" et "engagée", l'engagement politique, social et sexuel étant l'aune à laquelle est mesurée l'intérêt d'une personne.

*Théologienne, enseignante en éthique, religieuse dominicaine, élue en 2013 provinciale de sa congrégation, Véronique Margron a été la première femme en France à avoir dirigé une université de Théologie, en l’occurrence celle d’Angers dont elle a été le doyen entre 2004 et 2010.

C'est une femme libre dans sa parole et dans ses engagements : elle reçoit des victimes d’abus sexuels, anime des groupes de paroles avec des personnels médicaux chargés de soins palliatifs ou intervient dans des associations gays et lesbiennes pour aborder l’homophobie mais aussi le sens de la vie ou la quête d’une éthique sexuelle.

Sunrakhan 

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Re: À voix nue - le Ven 14 Oct 2016 - 16:57

La série d'entretiens avec Angélique Ionatos diffusée cette semaine est en revanche tout à fait écoutable. http://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/angelique-ionatos-la-grece-en-heritage-15-fille-de-la-mer

Des émissions proprement culturelles où il est question de musique et de chanson, de poésie, de langue et de traduction, où l'on peut en outre entendre madame Ionatos interpréter quelques compositions en s'accompagnant à la guitare, dans un style que je trouve assez original et plutôt envoûtant.

Je ne connaissais cette artiste que de nom et je suis reconnaissant à ces émissions de me l'avoir fait découvrir, et je les recommande donc !

Bravo à l'équipe qui en est à l'origine :
Par Stéphane Manchematin. Réalisation : Doria Zenine. Prise de son : Etienne Leroy. Attachée de production : Claire Poinsignon.

Sunrakhan 

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Re: À voix nue - le Ven 14 Oct 2016 - 18:37

Bien évidemment il a suffi que je recommande cette série pour que le dernier entretien, que je viens d'écouter, aborde des sujets sociaux et politiques déjà omniprésents dans les émissions de la chaîne...

Ce qui n'est pas le cas des quatre précédentes émissions. À bon entendeur, salut.

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Angélique Ionatos, mal servie - le Mar 18 Oct 2016 - 7:52

Merci pour cette recommandation !
Sunrakhan(http://www.regardfc.com/t218p60-a-voix-nue#27204) a écrit:La série d'entretiens avec Angélique Ionatos diffusée cette semaine est en revanche tout à fait écoutable. http://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/angelique-ionatos-la-grece-en-heritage-15-fille-de-la-mer

Des émissions proprement culturelles où il est question de musique et de chanson, de poésie, de langue et de traduction, où l'on peut en outre entendre madame Ionatos interpréter quelques compositions en s'accompagnant à la guitare, dans un style que je trouve assez original et plutôt envoûtant.

Je ne connaissais cette artiste que de nom et je suis reconnaissant à ces émissions de me l'avoir fait découvrir, et je les recommande donc !

Bravo à l'équipe qui en est à l'origine :
Par Stéphane Manchematin. Réalisation : Doria Zenine. Prise de son : Etienne Leroy. Attachée de production : Claire Poinsignon.
Merci Sunrakhan d'attirer l'attention sur Angélique Ionatos, une voix très agréable à entendre. Il semble que Stéphane Manchematin qui l'interroge la connaisse. Sinon l'on ne voit pas pourquoi cette série lui aurait été confiée.

M. Manchematin (c'est une aphérèse ?) semble annoncer dans l'introduction ce que vous signaliez plus tard : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10351-10.10.2016-ITEMA_21099833-0.mp3" debut="01:08" fin="01:24"]
Être "très en colère", c'est toujours passionnant... Et l'on sait déjà, puisque l'on est sur France Culture, ce dont il va être question.
Sunrakhan(http://www.regardfc.com/t218p60-a-voix-nue#27205) a écrit:Bien évidemment il a suffi que je recommande cette série pour que le dernier entretien, que je viens d'écouter, aborde des sujets sociaux et politiques déjà omniprésents dans les émissions de la chaîne...

Ce qui n'est pas le cas des quatre précédentes émissions. À bon entendeur, salut.
On aura remarqué le style un peu "langue pendante" de l'intervieweur. Il attend visiblement que son interlocutrice fasse le job à sa place, ce qui est le cas. Il est incapable de relancer, se contentant de "d'accord" répétés. On ne va pas l'accabler, c'est sans doute sa première interview. Mais pourquoi avoir pensé qu'il avait le "niveau France Culture" (lequel est désormais très subjectif) ?

Par ailleurs, Angélique Ionatos, quoique parfaitement francophone, est de langue maternelle grecque et a une perception de notre langue différente de celle qu'a un "né-francophone". On n'est donc pas (trop) choqué qu'elle dise "mon papa" et "ma maman". Mais que Manchematin réponde à la chanteuse de 62 ans en employant "votre papa" et "votre maman" à plusieurs reprises, et cela sans un sourire dans la voix (il est stressé, cela s'entend), voilà qui est rédhibitoire. Question subsidiaire : aurait-il parlé de la sorte à un homme ?

Je ne me serai pas fait trop d'amis en ajoutant cela. J'aurais pourtant bien aimé écouter Mme Ionatos, mais en compagnie d'une personne aguerrie dans l'art de l'entretien, tandis que là...

Pour tenter de me faire pardonner, je propose l'écoute de l'"Hymne à la très Sainte Mère de Dieu" (J'élèverai la coupe du salut) par le Chœur Byzantin de Grèce sous la direction de Lycourgos Angelopoulos :  [son mp3="http://www.francemusique.fr/sites/default/files/asset/aod/2016/40/NET_8c2e8a15-4c0c-4763-814a-179295cfb7c8_FM.mp3" debut="17:14" fin="27:40"]

C'était dans un magnifique numéro de Sacrées musiques par Benjamin François le dimanche 9 octobre 2016 (sur lequel je reviendrai dans le fil France Musique).

PS . Dans le descriptif d'A voix nue : "Angélique Ionatos a également chanté la poétesse Sappho de l’île de Mytilène, les poètes grecs contemporains mais aussi Pablo Neruda ou Frida Khalo" [Le nom de Frida est Kahlo]

Anton Unarto 

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les enfants du paradigme - le Mar 18 Oct 2016 - 10:27

Monsieur Manchematin s'est également entretenu avec Jean Ferrat.
Le plaisir d'écouter Angélique Ionatos reste intact au cours du dernier épisode d'à voix nue quand bien même vous le trouvez
franceculturoparadigmique. Angélique poursuit  
souvent le débat avec l'aspect poétique qui l'anime et qui est son véritable engagement.
Vous critiquez le manque de relance pratiqué par Stéphane Manchematin, je le trouve tout aussi agréable que celui d'un Alain Veinstein par la manière d'engendrer de beaux silences.
Angélique Ionatos parle des objets inutiles qui nous entourent , la France Culture est remplie d'émissions inutiles et celle-ci n'en fait pas partie.

On quitte un à un France Culture :

Pourtant que la culture est belle
Comment peut-on s'imaginer
En écoutant des gens qui bêlent
Qu'un rude hiver vient d'arriver

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L'art de l'entretien radiophonique à son sommet - le Sam 29 Oct 2016 - 15:04

Lâchez tout pour La musica de Fanny Ardant.

À voix nue du 24 au 28 octobre 2016.

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