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France Culture les jours de grève    Page 6 sur 16

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France Culture les jours de grève - le Jeu 23 Sep 2010, 14:13

Rappel du premier message :

(mise à jour lors de la grève illimitée en Mars 2015)

Ce sujet avait été ouvert dans un esprit purement pratique : les auditeurs ont parfois besoin de savoir ce qui passe à l'antenne un jour de grève. Les uns cherchent après-coup l'une ou l'autre émission. Les autres activent leur recherche podcast jusqu'à faire fumer l'unité centrale de leur univac. En fournissant l'inventaire des émissions diffusées et annulées, en donnant les liens pour retrouver l'une ou l'autre émission disparue (et surtout les  épisodes devenus manquant notamment pour A voix nue et le Feuilleton), ce fil était donc créé pour aider tout le monde.

Il a vécu sa vie tranquille  au fil de 3 ou 4 journées de grève sur FC en 5 ans, jusqu'à la grève illimitée de Radio-France en mars 2015, qui voit des journées entières de fermeture de l'antenne. C'est très intéressant à suivre, même si hormis une grande purge et une remise à plat (spécialement inenvisageables), on ne  voit guère ce qui pourrait en sortir sinon un enlisement supplémentaire dans le marigot de la politisation et du corporatisme.

Pour suivre cette affaire plaisante ou lamentable, le lecteur qui ne se satisfait pas de l'ordre rétrochronologique est invité à commencer sa lecture en page 3 de ce fil, par ce message
* * *

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Re: France Culture les jours de grève - le Mar 24 Mar 2015, 08:58

Dans une société comme la nôtre on trouvera peu de choses plus bètes plus nuisibles et plus violentes qu'une foule en colère, si ce n'est une foule de syndicalistes en colère.

Le personnel de France Culture, corporatiste et attaché à ses avantages comme il se doit dans ce pays, a décidé de se payer le patron. Peu importe qu'il n'ait pas même eu le temps de boucler un exercice annuel et que son travail ne puisse donc être objectivement évalué. Peu importe qu'on ne puisse lui imputer aucune responsabilité dans la prévisible réduction du budget de la maison.  Peu importe que la dérive des coûts du chantier de la maison de la radio (environ 250 millions d'euros soit doublement du budget initial) soit à porter à la charge de ses prédécesseurs dont un inspecteur des finances, et d'ailleurs on ne sait toujours pas si ces coûts sont supportés par le budget de France Culture ou par une dotation exceptionnelle. Peu importe que le dépassement du budget annuel soit un défaut endémique dans la fonction publique en France.

Tout cela importe peu, en regard de la décision d'une foule en colère. Surtout une foule de syndicalistes. Le bon sens demanderait de fermer une antenne ou deux : on sait à quoi sert France Culture puisque c'est la radio du PS et à ce titre n'étant jamais épinglée par le CSA pour ses manquements à la plus élémentaire neutralité on se demande comment elle pourrait ne pas être naturellement protégée. Il n'y a plus de mission culturelle mais on prétend faire de la culture. La société vit une pléthore de divertissement mais on prétend qu'il faut en plus un service public du divertissement. L'offre de musique est pléthorique et Radio Classique comble les auditeurs mais on prétend qu'il faut un service public de la musique académique. Nous sommes surchargés d'information biaisée mais il faut ajouter à ce concert deux couches supplémentaires avec France Info et France Culture.  Et au fait on se demande à quoi sert le Mouv' qui de refonte en refonte n'a jamais réussi à convaincre ? Peu importe. Il y a de l'emploi à défendre, il n'y a aucun effort de rigueur à faire.

Alors il est de la plus grande urgence de maintenir tout cela, et surtout de ne pas informer le public de la responsabilité réelle du plus récent dirigeant de la maison qui n'a même pas bouclé un exercice annuel. Et c'est la même radio qui vous informe toute l'année avec le même souci de rigueur et d'honnêteté.

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Dans l'Express - le Mar 24 Mar 2015, 09:14

Un papier de Renaud Revel : http://blogs.lexpress.fr/media/2015/03/23/qui-veut-la-peau-de-mathieu-gallet/

Qui veut la peau de Mathieu Gallet ?

<< Le PDG de Radio France, Mathieu Gallet, tiendra-t-il sous la canonnade? Et si oui, combien de jours? C’est la question qui agite le monde des médias depuis que ce patron de 38 ans, assiégé par les syndicats, s’est pris les pieds dans la moquette molletonnée de son bureau. La violence de l’offensive l’oblige aujourd’hui à répliquer sur tous les fronts. Dans les colonnes du Monde, d’abord, où il s’emploie à désamorcer la bombe à retardement qui le menace. Et en interne, avec la publication d’une lettre d’explication, rendue publique ce matin. Ainsi que la proposition faite aux syndicats d’un moratoire sur la mise en place du vaste plan d’économie décrété voilà peu.
Tout cela sera-t-il suffisant pour le sauver de la noyade alors que de l’Elysée au cabinet de Fleur Pellerin, en passant par ses prédécesseurs, à Radio France, – Jean-Paul Cluzel et Jean-Luc Hees-, chacun nourrit le réquisitoire et charge allégrement le jeune PDG, lequel commence à avoir le dos bien large.

L’inspection général de Finances, qui a été saisie en milieu de semaine dernière sur la question de travaux réalisés par Mathieu Gallet pour son bureau, a rendu ce matin confidentiellement une partie de sa copie. Et la réponse de ce service se veut claire: si le remplacement de la moquette de cette pièce est une décision du PDG, les travaux d’ensemble, – d’un montant de quelques 100 000 euros-, sont l’œuvre de la présidence précédente. Quant à la voiture de fonction de l’impétrant, l’Inspection des Finances précise qu’il ne s’agit, comme la presse l’a rapidement relayée, d’une luxueuse berline, – une C6 a-t-on pu lire-, mais d’une 508 Peugeot hybride bien moins somptueuse que relatée. Les quelques errements d’un PDG un brin novice ne devraient pas masquer le plus important : l’état de délabrement budgétaire de Radio-France, ce gouffre financier qui ne peut lui être imputé. A savoir, quelques 280 millions d’euros de trésorerie négative à l’horizon 2019, une somme coquette qu’un rapport de la Cour des Comptes, publié dans les jours qui viennent, verse au passif de ses deux prédécesseurs, un document accablant pour Jean-Paul Cluzel et Jean-Luc Hees.

Mais le mal est fait. Réfugié dans sa tour d’ivoire, où il s’est rapidement coupé des personnels et des syndicats de l’entreprise, et fort mal conseillé par quelques « spin-doctors» peu inspirés, le patron de la Maison Ronde est devenu l’homme à abattre. Ainsi, devraient fleurir cette semaine dans la presse d’autres allégations concernant cette-fois-ci son train de vie à la tête de son ancienne maison, l’Institut Nationale de l’Audiovisuelle, où la nouvelle équipe dirigeante en place distille des goupillons à qui veut…C’est Open bar !

Pris en étau entre des syndicats qui ont entonné une Carmagnole et des cercles gouvernementaux qui ont mis sa tête à prix, au nom de ses fonctions passées et exercées au ministère de la Culture, sous les mandatures de Christine Albanel et de Frédéric Mitterrand, (période Sarkozy), l’homme est politiquement indésirable.
Et les syndicats qui l’ont compris ont entamé une chasse à l’homme qui rappelle celle lancée en 1990 par Catherine Tasca, qu’assista dans sa besogne l’ensemble des syndicats de l’audiovisuel public, contre l’éphémère PDG de France Télévisions aujourd’hui disparu, Philippe Guilhaume.

Mais il est une autre cible de choix dans cette partie de ball-trap en la personne d’Olivier Schrameck. L’Elysée et Fleur Pellerin ne ménagent pas leurs critiques à l’égard du président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de son Collège, à l’origine de la nomination de Mathieu Gallet il y a un peu plus d’un an: un faux-pas pointé du doigt dont on se gausse avec gourmandise. Or cette élection en forme de carambolage annoncé semble un levier tout trouvé pour peser sur le CSA à l’heure où celui-ci s’apprête à désigner le prochain PDG de France Télévisions. Pas question de laisser les coudées franches à un organisme qui s’est discrédité en installant à Radio France un dirigeant aujourd’hui en pleine déroute, entend-t-on dans certaines allées du pouvoir où le très fragile Mathieu Gallet fait un bouc-émissaire tout trouvé.

[...]

Voilà donc le CSA prévenu et sous pression. Voilà également un PDG de Radio France pris au piège. Qui se retrouve à son corps défendant à l’épicentre d’une bataille qui le dépasse. Bien que d’une immense maladresse, Mathieu Gallet ne mérite pas pour autant cet assassinat. Le rapport de la Cour des Comptes, qui va pointer les vraies responsabilités, sera-t-il suffisant pour le sauver de la noyade ? Rien n’est moins sûre. Seuls les syndicats de Radio France ont aujourd’hui la réponse à cette question. Accepteront-ils de se faire instrumentaliser ? De décapiter un homme sur l’autel d’une piteuse cabale? Quelques mètres carrés de moquette méritent-ils l’opprobre et cette curée? >>

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180 grévistes sur 2595 salariés... - le Mar 24 Mar 2015, 18:13

@Nessie a écrit:Dans une société comme la nôtre on trouvera peu de choses plus bètes plus nuisibles et plus violentes qu'une foule en colère, si ce n'est une foule de syndicalistes en colère.

Le personnel de France Culture, corporatiste et attaché à ses avantages comme il se doit dans ce pays, a décidé de se payer le patron.

J'ai peut-être surestimé ladite foule et c'est par abus de langage que j'ai écrit "Le personnel" car lundi matin les grévistes étaient 180, sur plus de 2500 salariés. De là : soit ça sent le blocage bien organisé, soit ça sent la grève perlée.

D'ailleurs ce matin, un très bref journal à 8h s'achève à 8h03 par ces mots d'Amélie Perrier : "La suite des informations dans un instant". Puis musique, play-list, et de nouveau le black-out sur l'antenne.

Qu'on y pense : 180 grévistes.
http://www.bloob.fr/radio-france-180-grevistes-sur-2595-salaries-en-poste-76373.html

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France-culture-de-la-grève - le Mar 24 Mar 2015, 18:26

Donc si j'en crois cette information (180 grévistes, on aimerait les connaître), on est face à une sorte de ZAD "à la Sivens. À noter aussi que la France semble s'en ficher complètement. Toutes les radios du service public bloquées depuis quatre jours et personne ne proteste, les producteurs qui ont bien trop peur de se faire remarquer par les grévistes, les administratifs (idem), les politiques qui ont d'autres chats à fouetter et les auditeurs qui vont prendre d'autres habitudes auprès de Radio Classique à la place de FM, tout plein de stations nulles style Mouv, des radios locales et la lecture sur Internet à la place de FC. Tout cela donne une bonne idée de l'attachement des Français à leur radio. Il est sûr que si c'était France-Télévisions, ce serait autre chose, quoique.

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En ce mercredi 25 mars - le Mer 25 Mar 2015, 07:00

La grève continue continue mais elle n'est plus si continue. Hier soir un numéro de Hors-champs est passé à travers les mailles du podcast.

De minuit à 6h30 pour la première fois depuis vendredi nous avons bien eu :
- Les nuits de France Culture
- L'éloge du savoir : avec Roger Chartier
- Un autre jour est possible : le polar, 3 épisode

Puis de nouveau pas de basculement sur le programme de la matinale, mais la Playlist de FC qui d'ailleurs semble avoir été quelque peu étendue.

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Re: France Culture les jours de grève - le Mer 25 Mar 2015, 17:07

[nolettrine]Dans Le monde d'hier daté d'aujourdh'ui :

Fleur Pellerin juge insuffisantes les propositions de Mathieu Gallet pour Radio France

« Il faut rapidement renouer les fils du dialogue social et rétablir une forme de sérénité », déclare Fleur Pellerin au sujet de la crise à Radio France. Alors que le PDG de l’entreprise, Mathieu Gallet, appelle l’Etat à faire des choix, la ministre de la culture ne cache pas sa préoccupation face à ce conflit qui semble s’enliser.

Mercredi 25 mars, l’entreprise vivait sa septième journée consécutive de grève – son plus long mouvement social depuis dix ans –, synonyme de lourdes perturbations sur les antennes. Le dialogue entre la direction et les syndicats est dans l’impasse. Et M. Gallet doit à nouveau faire face à des révélations sur ses dépenses. Dans son édition du 25 mars, Le Canard enchaîné met au jour un contrat de 90 000 euros conclu entre Radio France et un consultant en communication, Didier Pingaud.

Le climat s’est durci mardi, lors d’un comité central d’entreprise (CCE), quand la direction a confirmé l’hypothèse d’un plan de départs volontaires destiné aux seniors, qui concernerait 200 à 300 salariés. Soit une économie de 17 à 24 millions d’euros, sur les 50 millions de réduction budgétaire que l’entreprise veut atteindre en 2019. Une information qui aurait dû rester confidentielle, mais qu’un syndicat a fait fuiter, nourrissant la colère des salariés.

Au ministère de la culture, qui exerce la tutelle sur Radio France, Mme Pellerin rappelle son souci de « respecter les salariés et de tenir compte de leur inquiétude ». Ceux-ci attendent surtout l’issue des négociations entre Radio France et l’Etat, qui doivent aboutir à la signature du nouveau contrat d’objectifs et de moyens (COM) de l’entreprise. « Je veux conclure ce travail en avril, assure Mme Pellerin. Mais pour cela, je dois pouvoir me prononcer sur un projet stratégique et financier stable, documenté et incarné. A ce stade, les propositions qui m’ont été faites ne sont pas toutes fermes ou abouties. »

Le message, teinté de reproche, est adressé au PDG de Radio France, Mathieu Gallet. Pourtant, depuis trois mois, celui-ci multiplie les propositions : élargissement du type d’annonceurs sur les antennes, fin des diffusions sur les ondes longues et moyennes, fusion des orchestres, fermeture de chaînes comme FIP ou France Musique… Mais cette série d’hypothèses semble avoir créé de la confusion, voire de l’agacement.

L’Etat refuse d’apparaître comme le responsable des choix de l’entreprise, notamment s’il s’agit d’éventuelles suppressions de postes, auxquelles les syndicats restent fermement opposés. « C’est un dialogue, rappelle Mme Pellerin. Le rôle de l’Etat est d’arbitrer, celui de la direction de l’entreprise de proposer un projet concret : nous ne sommes plus en gestion directe. » Selon nos informations, la ministre devait rencontrer M. Gallet, mercredi matin, pour lui demander formellement de lui remettre un projet stratégique finalisé.

Mais la direction de Radio France n’est-elle pas fondée à pointer les incertitudes financières qui pèsent sur ses choix, et de demander à l’Etat de mieux garantir ses ressources futures ? Le ministère est conscient du fait que le chantier de réhabilitation de la Maison de la radio, dont les prochaines phases ne sont aujourd’hui pas financées, empêche de stabiliser des scénarios. « Nous expertisons les solutions pour sortir de cette impasse financière due aux retards du chantier, qui cristallise tous les problèmes, pour que Radio France puisse passer à autre chose », annonce la ministre.

Selon nos informations, la solution la plus probable est celle d’un recours à l’emprunt, pour un montant qui pourrait s’élever à 150 millions d’euros. Mais pour répondre aux besoins de financement du chantier, cet emprunt devrait être finalisé avant l’été. Cela implique que Radio France puisse proposer très vite aux banques un plan d’affaires jusqu’en 2019. Or ce télescopage entre calendrier financier, négociation du COM et négociations sociales est devenu très délicat à manier.

Sans parler de l’impact des révélations sur les dépenses de M. Gallet, qu’il s’agisse de la rénovation de son bureau ou de son recours à un conseiller externe en communication. L’exécutif mesure combien ces informations stérilisent le dialogue avec les syndicats. « Nous avons immédiatement diligenté une enquête de l’inspection générale des finances concernant les dépenses de l’ensemble du comité exécutif, dont les résultats seront connus très rapidement », rappelle Mme Pellerin, soucieuse de « garantir un contexte de totale rigueur et de parfaite exemplarité des dirigeants dans les choix de dépenses qui les concernent directement. »

M. Gallet, nommé en 2014, n’a-t-il pas hérité d’une situation financière dont la gravité n’avait pas été mesurée ? « Les racines du problème financier sont anciennes, estime Mme Pellerin. Elles datent du contrat d’objectifs et de moyens 2010-2014, dont la trajectoire financière n’était pas tenable. En 2012, nous avons demandé un effort à Radio France comme à tous les opérateurs publics. La contrepartie était que l’entreprise s’adapte à cette nouvelle donne, ce qui n’a pas été le cas. »

Le contexte de la fin de mandat de Jean-Luc Hees, qui s’est présenté à sa succession avant d’être éconduit par le CSA, n’a probablement pas favorisé l’émergence d’un tel travail.

Mais d’autres, au sein de l’exécutif, pointent la responsabilité directe du PDG actuel dans la détérioration du dialogue social à Radio France. « La situation de l’entreprise est loin d’être ingérable, juge une source gouvernementale. Le problème, c’est la méthode qu’a choisie Mathieu Gallet. Beaucoup communiquer sur la situation et la dramatiser a abouti à rompre le dialogue. On ne peut pas parler que d’économies, d’ondes courtes et d’orchestres, il faut un projet. »

Comment sortir de l’impasse ? Est-il trop tard ? Le ministère devait aussi recevoir les responsables syndicaux, mercredi. La nomination d’un médiateur est une idée que certains évoquent.

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/03/25/radio-france-fleur-pellerin-met-la-pression-sur-mathieu-gallet_4600708_3236.html

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Re: France Culture les jours de grève - le Mer 25 Mar 2015, 17:11

Cet article semble composé pour une bonne part de bruits et de ragots : " La nomination d’un médiateur est une idée que certains évoquent". Super, nous voila informés.

Le meilleur, d'on ne sait qui : « La situation de l’entreprise est loin d’être ingérable, juge une source gouvernementale. Le problème, c’est la méthode qu’a choisie Mathieu Gallet. Beaucoup communiquer sur la situation et la dramatiser a abouti à rompre le dialogue. On ne peut pas parler que d’économies, d’ondes courtes et d’orchestres, il faut un projet. »
Mais n'avait-on pas dit que Gallet avait convaincu sur un projet ?
Et puis des projets on en a vu et on a vu ce que ça donne à France Culture : projet Cavada, projet Laure Adler, projet Olivier Poivre d'Arvor. Pitié...

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Re: France Culture les jours de grève - le Mer 25 Mar 2015, 18:03

Pour fair court, le gouvernement décide de réduire les crédits de RF, demande/exige des économies et quand les syndicats maison particulièrement corporatistes se rebiffent, tout est mis sur le dos du président y compris les coûts du chantier décidé 10 ans plus tôt. Le ministère de la Culture, spécialiste des dérapages financiers a une longue habitude d'hypocrisie, que l'on voit ici à la manœuvre. De plus , Gallet ne s'était pas fait que des amis lors de son passage rue de Valois dont il contrôlait la gestion et les rancunes sont tenaces dans la haute administration.

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Le bilan de la nuit dernière, en attendant celui des 4 derniers jours - le Jeu 26 Mar 2015, 07:54

La tranche nocturne continue à échapper à la grève, mais on aura du mal à trouver autre chose : dans la nuit de mercredi à jeudi le programme de nuit a bien été diffusé, suivi de l'Eloge du savoir (Cervantès par Roger Chartier). Puis coupure. La série "Polar" de Tewfik Hakem sera-t-elle plus qu'à moitié diffusée ? Nous le saurons demain matin. Et toujours çà et là dans la matinale, un journal (aujourd'hui 6h30) avec la promesse d'un journal à 8h. Puis c'est le retour à cette playlist certes de moins en moins répétitive où alterne le pénible et le péniblissime, avec ça et là quelques bons moments.

Au fait, on se demande si les as de la démocratie votent quelque chose dans des assemblées générales ? 180 grévistes actifs, ça pourrait signifier aussi bien la grève tournante que le coup de force. On ne sait pas. On ne sait rien.

En attendant la suite, on ne sait quoi d'ailleurs (pour parler franchement je m'en fous complet que le programme redémarre bientôt ou dans un mois ou bien jamais), je prépare pour le milieu de la matinée un bilan de ce qui, diffusé ou non, est disponible dans l'offre podcast et dans l'écoute à la demande. Livraison ici-même dans ce fil un peu avant 10h.

(et en attendant, dans le message suivant un article de David Barroux dans Les Echos)
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Démagogie au sommet - le Jeu 26 Mar 2015, 07:59

[nolettrine]
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dans Les échos du 26 mars (publié à 6h00) cet article signé David Barroux :

Démagogie au sommet

<< Il y a les politiques qui manquent de courage. Et il y a ceux qui font preuve de lâcheté. En convoquant comme un mauvais élève Mathieu Gallet au ministère de la Culture, Fleur Pellerin est passée de la première à la deuxième catégorie. Le PDG de Radio France a certes commis des maladresses. Arrivant à la tête d'une maison contrainte de réduire ses coûts, ce patron aurait dû s'appliquer à lui-même la règle du « dépenser moins et économiser plus ». Il ne faudrait pas pour autant se tromper de cible. Si Mathieu Gallet est attaqué et si les antennes de France Inter et France Info sont prises en otage par moins de 10 % des salariés qui pénalisent des auditeurs ayant acquitté leur redevance, ce n'est pas parce qu'il a changé la moquette de son bureau… c'est parce qu'il cherche à faire ce que tous ses prédécesseurs ont par confort refusé de faire avec vigueur. Il veut réduire les coûts et moderniser une maison vivant dans une bulle. Fragilisés par la révolution numérique et l'effondrement du marché publicitaire, les vieux médias de la planète sont en crise et réduisent leurs effectifs. Enfant d'un Etat surendetté qui ne peut plus se permettre de vivre au-dessus de ses moyens, Radio France doit en prime encaisser le choc de la baisse du financement public. La direction a depuis des mois transmis des pistes d'économies à une tutelle qui, par démagogie, refuse d'avoir à endosser la copaternité d'un indispensable exercice de rigueur. La responsabilité de l'Etat est d'admettre cette réalité et pas de savonner la planche d'un PDG dont il peut se désolidariser car il a été nommé par un CSA que l'on cherche ainsi aussi à atteindre. Radio France peut continuer à se taire. Cela n'empêchera pas la France d'être informée. Mais Radio France doit se réformer et l'Etat devrait le dire au lieu de faire d'un problème de fond un problème de personne.>>

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204253980431-demagogie-au-sommet-1105520.php?qTR2iClYwAqcYfxM.99

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Re: France Culture les jours de grève - le Jeu 26 Mar 2015, 08:02

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Et j'ajoute ce commentaire de Brice Couturier. Oui le Brice Couturier qu'il est de bon ton de piétiner sous prétexte qu'il n'adhère que très modérément (euphémisme) au paradigme dominant de la maison, et qu'il commet la faute morale impardonnable de s'afficher Libéral (mais de gauche, ouf !).

Voici ce qu'écrit Couturier en commentaire de l'article ci-dessus :

<< C'est une affaire dégueulasse : on a laissé pourrir la situation financière de l'entreprise - en particulier à cause de l'envolée du coût des travaux de réaménagement. Je ne vous parle pas de nos studios détruits aussitôt que construits au 10 ° pour cause "d'inversion de phase".... Le nouveau PDG est le premier à proposer un plan d'économie. Et on lui tombe dessus. Dans un jeu de billard à plusieurs bandes - puisqu'il s'agit, en fait de faire pression sur le CSA au moment de la nomination du patron de France Télévision.>>

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