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Que devient François Noudelman et qu'en est-il de sa nouvelle émission, "Je l'entends comme je l'aime" ?    Page 2 sur 3

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Que devient François Noudelman et qu'en est-il de sa nouvelle émission, "Je l'entends comme je l'aime" ? - le Jeu 30 Sep 2010, 16:02

Rappel du premier message :

Je lance un appel à celles et ceux qui auraient le temps ou l'occasion d'écouter la nouvelle émission de Noudelman ?
Qu'est-ce que ça donne ? Cela vaut-il le coup de s'abonner à son podcast ?
* * *

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Deleuze et la zizique. - le Jeu 28 Oct 2010, 10:11

La dernière émission était consacrée à Deleuze. Généralement, on connaît Deleuze et le cinéma ou la peinture, donc, le détour par la musique vaut la peine. Surtout pour l'inventeur de la ritournelle en philosophie qui disait qu'il aimait bien Claude François car il lui semblait que celui-ci avait trouvé qqch en matière de variété. Eh oui ! Mais de Claude François, il n'est pas question dans cette émission !
http://www.franceculture.com/emission-je-l-entends-comme-je-l-aime-gilles-deleuze-1925-1995-2010-10-24.html

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Re: Que devient François Noudelman et qu'en est-il de sa nouvelle émission, "Je l'entends comme je l'aime" ? - le Jeu 28 Oct 2010, 10:20

Je repensais à François Noudelman, producteur de FC. "On" ne l'aura pas gâté quand même ! Je suppose que les auditeurs "historiques" comme dit Yann se souviennent des "Vendredis de la philosophie". Cette émission a disparu. A la place, on nous a refourgué un magazine de commentaire sur l'actualité, avec une vague teinture philosophique. Un truc mou, indéfini et bien ennuyeux.
Puis Noudelman a eu cette idée d'émission, une bonne idée d'ailleurs, permettant de suivre une subjectivité, une sensibilité, une pensée dans ses rapports à la musique.
Manque de bol, "on" l'a casée à des heures pas possibles. "On" l'a à peine annoncer comme si on avait voulu la laisser dans l'obscurité.
Comme c'est ennuyeux cette façon dont FC met en avant des émissions sans personnalité et en laisse d'autres dans l'ombre. D'autres qui sont pourtant plus originales et plus pertinentes.
Comme si les auditeurs de la radio étaient infantiles et seulement capables de s'enthousiasmer pour des trucs en direct et en public avec des invités que tout le monde connaît et qui n'ont pas forcément quelque-chose à dire, sinon pour faire la promotion (ô combien lassante) de leur dernière production.

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Apostille au nom de Richard Millet - le Ven 29 Oct 2010, 09:59

Pour Antonia et ceux qui ont apprécié le passage de Richard Millet chez Noudelman,
je signale ce soir la présence du même chez Goumarre, au rENdEZ-vOUS.

Ca sera un autre genre, il pourrait même y avoir de la castagne.
J'espère que Goumarre saura se tenir mieux qu'avec Antoine Bello hier
mais ça j'en parlerai d'ici peu dans le fil Goumarre...

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Re: Que devient François Noudelman et qu'en est-il de sa nouvelle émission, "Je l'entends comme je l'aime" ? - le Mar 02 Nov 2010, 18:28

vraiment, cette émission me plait.Elle est bien équilibrée.
Celle que j'ai préférée avait pour invité R. Millet (je précise pour Nessie, que j'ai écouté ce dernier chez Goumarre et que ça a failli saigner entre lui et la petite jeunette dont j'ignore le nom, qui a cru comprendre que Millet était antiféministe, mais tout s'est terminé dans la bonne humeur)
Avec Alain Badiou c'était intéressant aussi et j'ai TOUT COMPRIS! car je me souviens d'une émission des Matins menée par Ali Badou, où Badiou était là, invité, et je n'avais rien compris à ce qu'il racontait.

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André Gide, mélomane hautain et atrabilaire - le Lun 15 Nov 2010, 00:16



Ce matin, l'émission de François Noudelman était consacrée à cet étrange personnage qu'était André Gide. Gide est un écrivain pour lecteurs "solitaires", un peu en dehors de l'époque, des lecteurs qui ne se jetteront pas sur le dernier Houellebecq.

François Noudelman et ses invités, Michel Drouin, petit neveu de l'écrivain et Eric Marty, philosophe ont brossé le portrait de ce grand mélomane hautain et atrabilaire, qui regrettait de ne pas s'être entièrement consacré à la musique et qui vivait dans un tête constant avec Frédéric Chopin, ne cessant de jouer son oeuvre. Ils n'ont pas dit que Gide était capable de faire déménager un piano pour un voyage de court séjour.

Ils ont lu un texte de Gide qui affirme que le compositeur polonais avait la vertu d'être l'antidote idéal à la germanité en musique, l'anti-Wagner parfait, bien meilleur dans ce rôle que Bizet, (Bizet avait été désigné par Nietzsche comme l'anti-Wagner idéal), un quasi français, pas un français, mais tellement pénétré de l'esprit français que c'était tout comme... Très intolérant, le mélomane de la rue Vaneau ne supportait guère les interprétations des grands pianistes, à part quelques uns comme Cortot. Un peu comme Barthes qui disait qu'il n'aimait pas les rubatos des autres.

Ils ont passé un extrait d'une interviou de l'auteur des nourritures terrestres par Jean Amrouche. Jean Amrouche cite un poème d'André Walter, André Walter est un pseudonyme de jeunesse de Gide. Gide est très sévère à l'égard de ses écrits et ensuite réprimande vertement son interlocuteur pour la manière avec laquelle il son texte... Ambiance...

Un des intervenants Eric Marty est aussi spécialiste de Roland Barthes et il y a des similitudes entre Gide et Barthes, tous les deux pianistes et mélomanes.

L'atmosphère de cette rue Vaneau était bien compassée. Heureusement que Chopin a des thuriféraires plus avenants.

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Eric-Emmanuel Schmitt - le Dim 26 Déc 2010, 08:36



L'émission de ce matin avait pour invité Eric-Emmanuel Schmitt. Il a expliqué que du temps où il était à Normale Sup, il fallait se cacher pour écouter du Mozart et surtout ne pas l'avouer. Il n'y en avait à cette époque que pour Boulez, quelques uns de ses acolytes et l'IRCAM. Il dit de l'IRCAM que le mode d'emploi était plus intéressant que l'objet lui-même. De Mozart, ils ont passé un très bref extrait de la messe en ut, et incarnatus est, beaucoup trop bref. Pour Eric Emmanuel Schmitt, Bach écrit la musique de Dieu, Mozart écrit la musique que Dieu aime écouter et Beethoven la musique qui montre que l'homme n'a pas besoin de Dieu. Beethoven est une grande leçon de courage.

Bizet toujours présenté comme le compositeur que Nietzsche avait mis en avant comme antidote à Wagner, décidemment ça lui colle à la peau. Eric-Emanuel Schmitt a aussi dit son admiration pour André Messager, il a passé un extrait de Fortunio j'aimais ma vieille maison grise chanté par Georges Thill. On sent le texte de Musset derrière cette musique. Pour ceux qui ne le savent pas, Fortunio est un chef d'oeuvre, qui a été donné récemment à l'Opéra Comique dans une mise en scène très réussie de Denis Podalydès, c'était une véritable résurrection.

Eric-Emmanuel Schmitt a fait l'éloge de Mozart dramaturge, il s'amuse à faire une traduction en français des Noces de Figaro.

Eric-Emmanuel Schmidt a un projet d'opéra avec le compositeur Eric Tanguy.

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Noodle-music sur la fréquence - le Dim 02 Jan 2011, 14:19

Cette émission a quelque chose d'une renaissance. Renaissance de Noudelman à la radio culturelle. Certes il reste toujours Grand Commandeur de l'Ecole de Francfort, mais ça ne transparait pas trop, et sur le sujet il aura vite liquidé son stock d'invités potentiel. Quant à son stock de saucisses de Francfort je pense qu'il viendra à épuisement dès la 6ème minute de la participation d'Ignatius Reilly. Quant au débit du Noodle-man en "voila", il a été divisé par 70 ce qui fait qu'il n'en lâche plus que 4 ou 5 par émission, pourtant il est toujours aussi euphorique, et ça se comprend.

Pour le reste, l'émission est bien sûr d'un intérêt quelque peu inégal, mais je crains que ce soit inévitable. Je ne loupe jamais la rubrique avec Agnès Olier. Leur tandem ne date pas de cette rentrée : on peut trouver sur le Web une conférence à la BNF, "Concert-Philo" datée de décembre 2009, qui préfigure leur exercice hebdomadaire, et ma foi je trouve que c'est un excellent moment à partager :

http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences/a.c_091218_noudelmann_olier.html



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jean-Luc Nancy chante - le Dim 06 Fév 2011, 11:27

le nom de J.L. Nancy m'est familier, pourtant je ne sais rien de lui mais je vous suggère de l'écouter interprèter la chanson de Mandrin : belle voix, beau moment
on entend aussi une belle chanson d'amour de Dalida : eh oui
ce qui l'intéresse particulièrement, c'est la résonance de la musique sur le corps, la participation de celui-ci
Michaël Lévinas apporte un petit morceau de sa composition ; surprenant

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Le mépris social de François Noudelman - le Ven 11 Fév 2011, 11:20

Très bonne émission aneffet, du coup on l'a placée en proposition d'écoute.

Comme je l'ai vraiment appréciée, je signale une fausse note : l'attitude de Noudelmann en passant la chanson de Dalida, qui était une très belle mélodie et du grand langoureux. Langoureux oui, et il ferait bien d'y réfléchir cette espèce d'asperge à perruque avec son charme de patate fripée, il ferait mieux d'y réfléchir à ce que c'est que le langoureux dans la chanson popu, au lieu d'arroser de son mépris les paillettes du 45 tours. Tout juste s'il ne s'excuse pas d'en passer un morceau et vraiment du bout des doigts et en faisant la moue ou pire en ricanant, aha mais voyez vous ce Dalida (comprendre : 'beurk, beurk') c'est le choix de l'invité, alors hum, bon (gêne, gêne). Et un quart d'heure après il ne peut pas retenir son rire de supériorité en lâchant un "oui, bon, c'était du karaoké, là". N'importe quoi ! D'abord le karaoké c'est pas ça. Ensuite c'était une chanson d'une chanteuse populaire, point-barre. Est-ce que Noudelmann aurait montré un tel mépris en passant Piaf ? Je parie que non. Ou bien Oum Koulthoum ? Encore moins, ben pensez y'en a une qui vient du ruisseau et l'autre du tiers-monde alors pensez, non vraiment, pensez... Atassion moi je suis le noodle-man hein je suis de l'ultra-gauche et je peux réciter par coeur tout Horkeimer et tout Adorno et même en faisant le poirier alors hein polope j'ai la vérité et je vous dis que le tiers-monde c'est beau, et les paillettes c'est beurk d'ailleurs ça fait américain comme nom Dalida elle est bien née à Memphis (Tennessee) nan ?

Tout ça porte un nom, ou plusieurs : le mépris, et le terrorisme intellectuel. Moi ça me fait gerber cette attitude de Noudelmann. Pourtant j'ai pas un seul disque de Dalida chez moi, et même son seul truc que j'aye en mémoire sur mon ordi c'est une captation-scène d'Alabama Song (entre nous elle enfonce les Doors), mais justement le seul fait que je me sente obligé de le préciser montre qu'il y a quelque chose qui cloche. Le cher Noudelman ne sait surement pas qu'avec sa dégaine d'échalas, ses 321456 "voila" à la minute quand il frôle l'orgasme vocal en élogisant sur l'Ecole de Francfort, et puis globalement avec sa tête dans les nuages, il parait lui-même assez ridicule aux gens qui ont les pieds sur terre (je parle des vrais, pas des faussaires qui vous intoxiquent la rate chaque jour sur FC à 13h30). J'écris ça sans acrimonie contre lui, car je continue à penser tout le bien que j'ai écrit dans les posts précédents. Mais enfin les philosophes qui se nourrissent d'abstraction creuse ils nous pompent l'air. Si Noudelman ne sait pas que la philosophie est une discipline complètement dépassée où on se tire la nouille à longueur de temps, il faudra que quelqu'un se dévoue pour le lui dire, et maintenant chacun fait comme il veut dans un pays libre : il peut pisser son mépris sur Dalida et moi je peux lui dire que tant que les gauchistes ne feront pas un effort pour connaitre et comprendre les goûts du populo ils auront la Droite aux commandes, et tant pis pour ceux qui ne voient pas le rapport, car pour moi il est évident.

J'achève ce coup de gueule par un contre exemple : dans Le bon plaisir de Jacques Attali, au micro de Francesca Piolot (vers 1988 ou 1990) Attali signale ce qui, selon lui, fait la qualité musicale de Michel Berger. Ensuite on entend Michel Berger qui raconte comment ils se sont rencontrés 10 ans plus tôt (dans un Après-midi d'Antenne 2, si mes souvenirs de radio ne me mentent pas). Berger souligne qu'avec Attali on a un cas rare d'intellectuel français qui n'a pas de mépris pour la chanson populaire et il ajoute quelque chose comme "la fermeture des intellectuels je trouve ça grave". Alors évidemment le métier musical de Michel Berger est quand même quelques coudées au-dessus de celui de Dalida (mais pour l'art vocal et scénique c'est le contraire). N'empêche, la remarque est juste. 20 ans plus tard on en est au même point, avec le mépris social de Noudelmann, et on peut parier qu'il est partagé par une bonne partie de tous ces lecteurs de Bourdieu qui à FC se prennent pour le sel de la terre. Au moins Raphaël Enthoven n'en est pas là, mais quand on a une gueule d'ange c'est vrai qu'on assume plus tranquillement ses faiblesses, et puis on a moins de complexes à compenser, n'est-ce pas ? En tous cas, ça serait bien qu'à France Culture, au lieu de flatter le populo par une démagogie de la lutte sauciale, on le considère avec un peu moins de mépris, tout simplement.

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Jan Fabre - le Dim 27 Fév 2011, 09:05

Je n’avais pas entendu le nom du bonhomme au début de l’ émission: je ne l’ai su qu’à la fin.
Il arrache les pattes des araignées, petit garçon: tous ou presque le font.
A 17 ans, il arrache les pattes des mouches pour les coller sur des vers de terre, c’est là que je me suis demandée pourquoi il n’arrachait pas les pattes du doberman de sa voisine pour les coller sur une grosse limace orange. Dites-moi, ça s’appelle pas être pervers, ça?
On entend un Requiem de Serge Verstockt (je connaissais pas ce gars-là) : j’ai trouvé que ça ressemblait furieusement à la chanson de Jacques Brel: "La mort m’attend....". Ils ont copié sur le même compositeur ou c’est Vorstock qui a copié sur Jacques Brel?

Ensuite, à un moment, notre jan Fabre dit que, en fait, les moines, lorsqu’ils chantent, la bouche bien ouverte, ils font des fellations à Dieu, aux anges.
En voilà un qui se prend pour Freud et encore, il ne prend pas le meilleur.
Quelle infatuation, incroyable!

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Re: Que devient François Noudelman et qu'en est-il de sa nouvelle émission, "Je l'entends comme je l'aime" ? - le Dim 27 Fév 2011, 17:12

comme je vais passer pour une affreuse inculte, j’ai reconnu aprés avoir écouté jan Fabre les accents de la symphonie fantastique de Berlioz chez Brel et Verstockt (du moins, je crois)

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