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Arnaud Laporte : La Dispute    Page 25 sur 28

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1
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Arnaud Laporte : La Dispute - le Mar 05 Oct 2010, 22:06

Rappel du premier message :

Cela fait un moment que je me demande lequel des producteurs à tout faire de France Culture réussirait à porter l'estocade à la radio. Goumarre, Baddou, Laporte ? Le tiercé gagnant de la soi-disant ouverture non-élististe de la station.

Samedi dernier, j'ai donc écouté le "Radio libre" d'Arnaud Laporte où il recevait en direct et en public Philippe Katerine. Les annonces de FC nous avaient d'ailleurs mis au parfum. On pouvait réserver sa place en écrivant au service communication de la radio.

Le néant verbeux, vous savez ce que c'est ? Si vous avez des doutes, allez donc écouter ce numéro de "Radio libre", vous en aurez une illustration criante.

D'un côté, Arnaud Laporte qui, de son ton plein de componction, accueille Philippe Katerine dont il dit qu'il l'a déjà reçu. C'est une manie de Laporte, il a reçu tout le monde. Je n'ai jamais compris son besoin d'y insister.

De l'autre côté, Katerine, déjà vu et entendu partout. Katerine n'a rien à dire ou n'est pas du genre à commenter en long, en large et en travers. Enfin, si, il aura dit deux fois qu'il aimait bien faire de la musique et qu'il aurait pu continuer à en faire dans sa chambre.

J'ai enfin compris que c'était lui, l'inventeur de la "musique de chambre".
A moins qu'il ne soit le plus ingénieux inventeur de la musique de "pot de chambre" puisque Katerine, un temps, collectionnait ses merdes. Au sens propre - si j'ose dire.

Enfin, un troisième larron, Thierry Jousse, ami du chanteur, dans le rôle de l'intellectuel commentatif.

Rien des propos échangés lors de cette heure et demi n'a d'importance. Ce ne sont que des impressions, du vent. Ce qui en dit long, c'est la façon dont ce vent a été mis en scène. clown

Allez savoir pourquoi, Laporte a dit qu'il y avait beaucoup d'enfants parmi les spectateurs du studio. Je dis bien "spectateurs" car je crois que les gens étaient venus pour le spectacle Katerine. C'était bien ennuyeux, dès lors, de continuer sur les histoires de caca de Katerine. Pourtant, le caca, ça a toujours du succès.

Ce que je retiens de l'émission, quelques vannes de Katerine, aussitôt relayées par des rires dans le public. Des interprétations pseudo-intellectuelles de Jousse. Celles, idiotes de Laporte, qui a dévidé les pires banalités qui soient : " votre art a à voir avec l'enfance", "alors vos égéries, elles sont nombreuses, vous chantez pour attirer les filles", "et en fait, vous chantez bien alors que comme ça, on dirait pas", "et dire que vous êtes né à Chantonnay, pour un chanteur, c'est quelque-chose","alors, la notoriété, ça fait quoi à vivre ?" ,"la provocation, c'est la défense des timides", "petit, vous montriez vos fesses à votre mère qui n'était pas contente du tout"...

Laporte avait aussi eu l'idée trop géniale de sortir la carte de l'invité surprise, annoncé par le jingle d'une émission de téloche grand-public.

Eh bien, entre les rires du public et ce petit dispositif d'auto-dérision et d'auto-célébration, je me suis dit :"Bingo ! Cette fois, ils l'ont eu la peau de France Cul ! "

Ils étaient contents d'annoncer la venue de Katerine sur les ondes. Et ils ont eu raison de le faire chez Laporte, le beauf bcbg.

FC a rempli sa nouvelle mission : on y est pareil et on y fait pareil qu'ailleurs.

Mais le fin du fin, l'entourloupe très pute, c'est qu'on fait croire que c'est de la culture ! Avec la caution solidaire de Jousse et l'enrobage propre sur soi de Laporte.

J'ai écouté les chansonnettes de Katerine comme tout le monde. J'ai vu ses clips comme tout le monde. Or, ce qui fait l'intérêt (relatif mais certain) de Katerine, c'est que ce n'est pas la nostalgie de l'enfance qui passe dans ses paroles (c'était la version de Laporte, bien convenue et bien niaiseuse), c'est la débilité. Allez écouter Katerine, il y a une jubilation dans la débilité, dans la connerie, dans le n'importe quoi. Dans la merde ! On y revient.
Katerine fait de la merde. Et Laporte a beau dire, il chante, de fait, comme une casserole.

Et puis entre cette merde musicale et la communication faite autour il y a un décalage car si les chansons de Katerine sont merdiques, en revanche, leur "packaging" est super-pro.

Le chanteur Katerine est présenté comme un héros, un "artiste"(dixit Laporte pour avoir le label mauve FC), les sites web sont réfléchis et reprennent les gimmicks branchés : jeux vidéo interactifs, photos branchées-décalées avec les parents, couleurs criardes héritées du pop et recyclées par la pub.

Il y a ce balancement dans l'esthétique Katerine. C'est sans doute là-dedans qu'il faudrait chercher l'origine de sa vogue. Sans oublier le côté dit "provocateur" puisque Katerine joue vaguement sur l'exhibitionnisme, mentionne son attrait pour la crasse et la merde comme dit précédemment. D'ailleurs, j'aurais bien aimé que Katerine en dise plus sur ses obsessions présentes ou passées. Manque de bol, chaque fois qu'il allait raconter, Jousse ou Laporte y allaient de leur discours de fonctionnaires cultureux.

Malhonnêteté culturelle et intellectuelle donc à inviter Katerine sur FC. Exactement : à inviter Katerine et à tenir sur lui le discours Laporto-Joussien.

Katerine présente un certain intérêt comme petit phénomène. On peut en parler. Mais on ne le fait pas. Ce qu'on fait, en revanche, c'est qu'on égalise tout, qu'on nivelle tout.

Laporte veut faire croire que Katerine, c'est de la culture. Or que non ! certes on peut discuter avec intelligence de Katerine mais cela on ne le fait pas. Laporte a plaqué des explications et autres questions interchangeables sur Katerine. Même quand ça risquait de devenir scabreux (toujours les histoires de merde, de crasse), on avait le sentiment qu'il y avait à la fois le côté voyeur mais vite remis dans le droit chemin de "la culture" par une remarque bien lénifiante comme si Laporte se croyait obligé de sortir son vaporisateur air-wick.

J'avoue que je ne comprends pas et que je préfère ne pas comprendre. Quel est le but de FC en faisant ce genre d'émissions ? Essaie-t-on vraiment de faire croire aux gens qu'on leur propose de la culture en boîte en invitant Katerine pour dévider des banalités de bon ton ?

Quelles sont les motivations du public amené à la Maison de la radio à grand renfort d'annonces sur les ondes ? Le goût de la gratuité, le côté badeau, "je m'ennuie le samedi et sais pas quoi faire de mes gosses" ?

Pourquoi faut-il que FC se lamine de la sorte ?

Je prédis un grand succès à ce genre d'émissions. Mais la démagogie est-elle l'avenir de France Culture ? Ou la culture est-elle l'avenir de la démagogie ?  Surprised
* * *

241
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Re: Arnaud Laporte : La Dispute - le Mar 23 Juin 2015, 12:30

"La dispute" n'est pas une émission de radio, c'est un salon de vaniteux à micros, d'autant plus affligeant que ce petit club est quasi le seul format (avec les Regardeurs) qu'à a offrir France Culture en matière d'arts plastiques. Alors, une idée pour France Culture : se pencher simplement sur le mot "culture", et s'attarder sur quelques entrées de base.
Arts plastiques : peinture/sculpture/installation, photographie.
Arts appliqués : design, architecture, graphisme.
Constat : aucune émission dédiée, mais un traitement généraliste occasionnel et peu enthousiasmant (Grande table, Nouvelles vagues). Ce serait à vérifier, mais il est fort probable qu'au hasard des programmations les thèmes ci-dessus puissent être quasi absents de la grille pendant une semaine (hors week end). Notre génie ferroviaire serait bien inspiré de fantasmer un peu moins sur le mouvement et de recentrer la station sur ses missions élémentaires.

Jean-Luuc 

242
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Quelle joie d'être parmi vous - le Sam 15 Aoû 2015, 23:43

Le relâchement avec lequel s’exprime Eric Loret est surprenant. Signe de la désinvolture générale à France Culture (c’est l’été, on est entre poteaux), son langage ne craint d’heurter l’auditeur, ni même d’être repris par le producteur de La dispute (à une exception près).

Les interventions d’Eric Loret se partagent avec celles de deux autres débatteurs dans cette émission spéciale Biennale de Venise du 1er août 2015 :

http://www.franceculture.fr/emission-la-dispute-d-ete-arts-plastiques-speciale-biennale-de-venise-all-the-world-s-future-2015-08).

Tout d’abord, l’auditeur apprend un mot :

.../...

Jean-Luuc 

243
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Pas de pot - le Sam 15 Aoû 2015, 23:49

.../...

Décidément, je n'ai pas de chance avec les insertions sonores, qui par deux fois, ne fonctionnent pas.

J'ai pourtant suivi le mode d'emploi (dont le dernier post de Philaunet), mais ça doit coincer quelque part.

http://www.regardfc.com/t697p10-depannage-pastilles-d-ecoute#20553

Merci pour votre aide,

244
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Re: Arnaud Laporte : La Dispute - le Dim 16 Aoû 2015, 00:23

Jean-Luuc, vous semblez avoir inséré l'adresse de l'émission directement dans la balise [son].
En réalité, vous n'avez à toucher à cette balise que pour préciser l'instant de début et celui de fin de la lecteur.

L'adresse de l'émission (ici, http://www.franceculture.fr/emission-la-dispute-[...]), il faut la donner quand, après avoir cliqué sur l'icône (vous avez bien cliqué sur cette icône pour commencer ?), le site affiche une boîte dans laquelle il vous demande d'indiquer la page d'émission de France Culture. Lorsque vous la lui donnez, il commence par insérer un message [veuillez patienter] dans votre texte, puis si tout fonctionne bien, le remplace par une balise [son] qui contient l'adresse du fichier mp3 de l'émission, adresse que vous ne devez surtout plus toucher. Reste à fixer le début et la fin de l'extrait sonore.

N'hésitez pas à vous exercer sur le fil de [url="http://www.regardfc.com/t124-tests-du-nouveau-forum"]test du forum[/url] qui est là pour se faire la main.

Bonne soirée

Jean-Luuc 

245
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Re: Arnaud Laporte : La Dispute - le Dim 16 Aoû 2015, 01:42

Le relâchement avec lequel s’exprime Eric Loret est surprenant. Signe de la désinvolture générale à France Culture (c’est l’été, on est entre poteaux), son langage ne craint pas d’heurter l’auditeur, ni même d’être repris par le producteur de La dispute (à une exception près).

Les interventions d’Eric Loret se partagent avec celles de deux autres débatteurs dans cette émission spéciale Biennale de Venise du 1er août 2015 :

http://www.franceculture.fr/emission-la-dispute-d-ete-arts-plastiques-speciale-biennale-de-venise-all-the-world-s-future-2015-08).

Tout d’abord, l’auditeur apprend un mot :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="10:17" fin="10:24"]

10’17’’ : Chiller vient de l’anglais "To chill" et signifie se relaxer.

Puis, à :

11’12’’ : Moi je pense que s’intéresser à la vie des arbres et surtout à celles des animaux, en général c’est qu’on s’intéresse pas trop à celles des hommes, donc ça me gêne un petit peu.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="11:12" fin="12:17"]

Jugement qui passe comme une lettre à la poste au milieu de gloussements approbateurs.

La conclusion de cette première partie d'émission permet d'apprécier l'envers des termes policés livrés par la critique d'art (au sujet de l’exposition de C. Boursier-Mougenot qui présente des arbres mus par leur sève au Pavillon français de la Biennale) :

11’30’’ : Bon globalement, ça vaut pas tripette, on s’en fout un peu. Ça a le mérite d'être clair.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="11:30" fin="11:37"]

Formules lapidaires, voix légèrement désabusée, ton sarcastique, voyons ce que pense Eric Loret du lion d’Or (qu’il n’a pas vu, enfin si, sur Internet) :

20’35’’ :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="20:35" fin="21:38"]

Au mi-temps de l’émission, on a droit à un autre mot dérivé de l’anglais (cette fois-ci relevé par A. Laporte) :

30’57’’ :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="30:57" fin="31:19"]

Quid du pavillon allemand ? (que l’auditeur se coule dans ces douces paroles ) :

33’33’’ :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="33:33" fin="33:48"]

Au 2/3 de l’émission, l’aveu pointe enfin :

41’46’’ :

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/06/s26/NET_FC_89b5dd3b-8e65-43f4-b553-863348e4b74b.mp3" debut="41:46" fin="42:16"]

Les propos d’Eric Loret ne seraient pas inintéressants s’ils étaient développés mais la version actuelle de ces faux débats poussent à la synthèse, au bon mot, tout bêtement aux fautes (ici par exemple, E. Loret confond dans la précipitation Luc Boltanski et son frère Christian), et parfois même aux lapsus (voir plus haut). Mais tant qu’on esclaffe…

Jean-Luuc 

246
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Merci Masterkey - le Dim 16 Aoû 2015, 01:58

Grand merci Masterkey ! J'ai re-posté la totalité du message. Voudriez-vous m'accorder une dernière faveur ?
Virer mon post tout pourri (comme dirait E. Loret), le n°36, et ne laisser que le dernier.
Merci à vous ou à celui qui s'en chargera.

247
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Pauvre Vincent - le Mar 20 Oct 2015, 23:47

La dispute du 20 octobre 2015 à propos du film Mon roi, de Maïwenn, minute 49, C. Rondeau a la parole :

Moi je suis d'accord sur la grossièreté, et sur la dimension très pauvre de la mise en scène. D'un point de vue cinématographique, c'est un film fait sur flashbacks, voilà. C'est la ligne continue du montage, qui n'est pas très stimulante on doit dire, parce que, effectivement si on tombe dans la complexité de la relation sado-masochiste, on aurait voulu que ça soit autre chose que de la beauferie. Parce que c'est vraiment le mot. Alors, évidemment, vous savez, je pourrais bien dire : Bon ben Maïwenn, c'est un peu comme Van Gogh, les tournesols, on n'en a rien à foutre, mais on adore la manière dont il les peint.

Grossièreté, beauferie ? On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s43/NET_FC_7886e2fb-03c1-450a-ba80-164a7ef0aa4d.mp3" debut="49:20" fin="49:57"]

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Un « film excluant » - le Mer 21 Oct 2015, 08:22

@Jean-Luuc a écrit:La dispute du 20 octobre 2015 à propos du film Mon roi, de Maïwenn, minute 49, C. Rondeau a la parole :

Moi je suis d'accord sur la grossièreté, et sur la dimension très pauvre de la mise en scène. D'un point de vue cinématographique, c'est un film fait sur flashbacks, voilà. C'est la ligne continue du montage, qui n'est pas très stimulante on doit dire, parce que, effectivement si on tombe dans la complexité de la relation sado-masochiste, on aurait voulu que ça soit autre chose que de la beauferie. Parce que c'est vraiment le mot. Alors, évidemment, vous savez, je pourrais bien dire : Bon ben Maïwenn, c'est un peu comme Van Gogh, les tournesols, on n'en a rien à foutre, mais on adore la manière dont il les peint.

Grossièreté, beauferie ? On n'est jamais mieux servi que par soi-même.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s43/NET_FC_7886e2fb-03c1-450a-ba80-164a7ef0aa4d.mp3" debut="49:20" fin="49:57"]

Bien noté ! Faisant autre chose, j'avais mal entendu la fin de la phrase sur les tournesols (vraiment n'importe quoi !). On remarque que par une sorte de pudeur (remarque-t-elle soudain tout en parlant qu'elle dépasse les bornes ?) ou de pose blasée (je me la joue critique désenchantée), elle désaccentue la fin de sa proposition et ne prononce pas le /r/  de "foutre" qui devient "fout' "comme dans  "foot", ce qui est très artificiel, car le mot  final de cette expression est toujours prononcé entièrement pour lui donner l'effet de grossièreté voulu.

Il faut aussi remarquer qu'en matière d'argot, les hommes et les femmes n'emploient pas les mêmes termes (l'homme ira jusqu'à "la caisse", par exemple, tandis que la femme s'arrêtera à "bagnole", sauf exception). Pour montrer qu'elle est libre et égale à ses partenaires masculins (on est sur France Culture, non ?) Corinne Rondeau sort sa vulgarité , mais ne va pas jusqu'au bout de son audace déplacée.

L'éreintement du film (l'extrait choisi en donne effectivement un aperçu peu stimulant) a donné lieu à un jugement me paraissant pouvoir s'appliquer à un certain nombre d'émissions de France Culture : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s43/NET_FC_7886e2fb-03c1-450a-ba80-164a7ef0aa4d.mp3" debut="54:23" fin="55:31"]

Sinon pour goûter « l'art » de la parole de Corinne Rondeau : [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/10/s43/NET_FC_7886e2fb-03c1-450a-ba80-164a7ef0aa4d.mp3" debut="50:26" fin="52:03"]

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''Il faut que les gens arrêtent de faire croire qu'ils pensent'' C. Rondeau - le Jeu 05 Nov 2015, 18:17

En ce début d'année, le site de F.C. a eu la bonne idée d'introduire une rubrique intitulée Mémoires vives - collections d'archives qui prolonge le travail des Nuits et met à disposition (non podcastables donc) chaque jour ou presque des émissions entières sur un thème choisi.

Dans cette même veine, une page cette semaine dédiée au film de L. Nemes Le fils de Saul, permet à l'auditeur de confronter les opinions/réflexions/analyses/témoignages des différentes émissions qui ont traité du film depuis sa projection au Festival de Cannes 2015 jusqu'à aujourd'hui. Peu de fautes dans cette page si ce n'est les points, volatilisés, des phrases commençant, comme de juste, par une majuscule.

Parmi ces émissions, La dispute, du mardi 3 novembre 2015, qui confrontait les avis de C. Rondeau (et non C. Garson comme écrit) et d'A. Guillot. Où l'on peut dire que le film de L. Nemes a remporté tous les suffrages, que dis-je, concentré toutes les envolées hyperboliques de la semaine sur F.C.

Chronologiquement :

A. Laporte, en introduction : (...) Il y a peu de films en une année, dans une vie aussi, dont la force, l'évidence, la maitrise, la tenue, se sont autant imposées à moi que celui-ci, donc je le signale d'emblée (...).

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="02:01" fin="02:27"]

C. Rondeau : (...) c'est un film sans doute qui restera pour moi dans les plus grands films que j'aurai vus jusqu'à aujourd'hui.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="04:48" fin="05:09"]

plus loin : (...) moi je crois que c'est le plus grand film (se reprend), un des plus grands films que j'aie vus aujourd'hui.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="07:30" fin="07:40"]

A. Guillot : (...) c'est très, très impressionnant, c'est ce que j'ai vu de plus fort, sans doute depuis une de ces références qui était Requiem pour un massacre, le film de Elem Klimov, en 1985 (...)

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="09:05" fin="09:49"]

C. Rondeau, jamais sentencieuse : Je pense que c'est un des plus grands films qu'on ait jamais vus ces dernières décennies.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="17:43" fin="18:12"]

La même : Ce film est le début d'un cinéma.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="18:43" fin="19:05"]

La conclusion d'A. Laporte : Voilà paradoxalement, Le fils de Saul est un film qui fait du bien, d'une certaine façon.


[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/LA_DISPUTE.NET_FC_A4910BFE-5C78-4041-850D-928F018A7BB0.MP3" debut="20:26" fin="21:58"]

Ce n'est pas la première fois qu'A. Laporte termine la critique d'un film par cette phrase : c'est un film qui fait du bien. Une ânerie directement traduite de l'anglais et de son argument marketing : les "Feel good movies". Ici, c'est déplacé.

250
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« Mon côté Le Pen vous a détruit » - le Mar 22 Déc 2015, 10:12

« Ce soir, La Dispute avec Arnaud Laporte reçoit les critiques Fabienne Pascaud et René Solis (...) qui nous éclairent à propos de « Braunschweig à l'Odéon, une nomination par défaut ? ».

On va entendre comme la la conversation entre amis est  passionnante et utile à l'auditeur.

Fabienne Pascaud : « Ah ah ah, oh oh oh, mon côté le Pen vous a détruit, oh oh oh, ah ah ah »
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s52/NET_FC_6f1c0275-4854-4079-ad91-633302b934fd.mp3" debut="26:45" fin="31:28"]
« Juste quand même un petit mot (...) pour rester un moment là-dessus encore ».

Ils restent. « la-dessus » : ils n'ont rien à dire d'autre, ils n'ont rien préparé. Laporte rame, il faut remplir vaille que vaille... avec rien. Être rémunéré pour donner ça à l'antenne !

La Dispute

251
Répondre en citant  
Monsieur Laporte et ses accès d'autorité. - le Jeu 24 Déc 2015, 17:41

@Philaunet a écrit:

« Juste quand même un petit mot (...) pour rester un moment là-dessus encore ».

Ils restent. « la-dessus » : ils n'ont rien à dire d'autre, ils n'ont rien préparé. Laporte rame, il faut remplir vaille que vaille... avec rien. Être rémunéré pour donner ça à l'antenne !

La Dispute

En effet, le rire quasi arrêté de Fabienne Pascaud ressemble moins à un rire qu'à une bande son qui aurait sauté ou à un disque soudainement rayé. Un rire sans spontanéité mais naturellement « dégainé » que tout bon convive doit savoir polir avant de sortir dans le monde.

Arnaud Laporte aime s'enquérir de l'opinion de ses invités entre deux débats, généralement à la fin de la revue de presse d'Antoine Guillot, sur les sujets abordés. Bien souvent, cela n'intéresse pas l'auditeur, qui se demande à quoi riment ces échanges stériles. S'il donne la parole à ses chroniqueurs, le producteur sait aussi la reprendre. Qui ose s'y opposer s'expose à une petite brimade du colérique Laporte.

Dans La dispute cinéma du 22 décembre 2015, Arnaud Laporte reçoit les critiques Eric Loret et Antoine Guillot. Le premier débat porte sur le film : Montains may depart (titre français : Au-delà des montagnes) du réalisateur chinois Jia Zhang-Ke. La parole est à Eric Loret, qui indique que le film est divisé en trois parties, immédiatement coupé par Laporte : Je ne l'ai pas dit, mais je l'ai fait exprès, pour ne pas « divulgacher », Eric Loret, qui se défend d'un : C'est écrit partout, peut-être même sur l'affiche, avant de se voir rembarré : Non, mais je m'en fiche.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s52/NET_FC_31d267ca-616c-4484-9ff2-51918f643b3c.mp3" debut="03:43" fin="04:23"]

Après un premier tour de table, Eric Loret est invité à poursuivre sa critique, avant d'être rattrapé une deuxième fois par Arnaud Laporte, qui décide de qui dit quoi dans son émission.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s52/NET_FC_31d267ca-616c-4484-9ff2-51918f643b3c.mp3" debut="15:50" fin="17:04"]

Pour avoir vu le film et entendu ou lu des critiques sur le film de Jia Zhang-Ke depuis le festival de Cannes 2015, les trois périodes qui structurent l'histoire ne constituent en rien une révélation fracassante, loin de là. Au contraire, comme souvent, connaître quelques grandes lignes permet au spectateur de mieux appréhender le film, si l'on arrive à échapper à une image de la bande-annonce.

P.S. : Depuis combien d'années les producteurs de France Culture n'achètent plus de livres ? Ecoutez comme Arnaud Laporte apprend la sortie du livre de Jean-Michel Frodon intitulé Le monde de Jia Zhang-Ke : J'ignorais son existence parce que Jean-Michel Frodon n'a pas du me le faire envoyer.
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s52/NET_FC_31d267ca-616c-4484-9ff2-51918f643b3c.mp3" debut="18:42" fin="19:00"]

Arnaud Laporte : La Dispute     Page 25 sur 28

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