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Arnaud Laporte : La Dispute    Page 27 sur 28

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Arnaud Laporte : La Dispute - le Mar 05 Oct 2010, 22:06

Rappel du premier message :

Cela fait un moment que je me demande lequel des producteurs à tout faire de France Culture réussirait à porter l'estocade à la radio. Goumarre, Baddou, Laporte ? Le tiercé gagnant de la soi-disant ouverture non-élististe de la station.

Samedi dernier, j'ai donc écouté le "Radio libre" d'Arnaud Laporte où il recevait en direct et en public Philippe Katerine. Les annonces de FC nous avaient d'ailleurs mis au parfum. On pouvait réserver sa place en écrivant au service communication de la radio.

Le néant verbeux, vous savez ce que c'est ? Si vous avez des doutes, allez donc écouter ce numéro de "Radio libre", vous en aurez une illustration criante.

D'un côté, Arnaud Laporte qui, de son ton plein de componction, accueille Philippe Katerine dont il dit qu'il l'a déjà reçu. C'est une manie de Laporte, il a reçu tout le monde. Je n'ai jamais compris son besoin d'y insister.

De l'autre côté, Katerine, déjà vu et entendu partout. Katerine n'a rien à dire ou n'est pas du genre à commenter en long, en large et en travers. Enfin, si, il aura dit deux fois qu'il aimait bien faire de la musique et qu'il aurait pu continuer à en faire dans sa chambre.

J'ai enfin compris que c'était lui, l'inventeur de la "musique de chambre".
A moins qu'il ne soit le plus ingénieux inventeur de la musique de "pot de chambre" puisque Katerine, un temps, collectionnait ses merdes. Au sens propre - si j'ose dire.

Enfin, un troisième larron, Thierry Jousse, ami du chanteur, dans le rôle de l'intellectuel commentatif.

Rien des propos échangés lors de cette heure et demi n'a d'importance. Ce ne sont que des impressions, du vent. Ce qui en dit long, c'est la façon dont ce vent a été mis en scène. clown

Allez savoir pourquoi, Laporte a dit qu'il y avait beaucoup d'enfants parmi les spectateurs du studio. Je dis bien "spectateurs" car je crois que les gens étaient venus pour le spectacle Katerine. C'était bien ennuyeux, dès lors, de continuer sur les histoires de caca de Katerine. Pourtant, le caca, ça a toujours du succès.

Ce que je retiens de l'émission, quelques vannes de Katerine, aussitôt relayées par des rires dans le public. Des interprétations pseudo-intellectuelles de Jousse. Celles, idiotes de Laporte, qui a dévidé les pires banalités qui soient : " votre art a à voir avec l'enfance", "alors vos égéries, elles sont nombreuses, vous chantez pour attirer les filles", "et en fait, vous chantez bien alors que comme ça, on dirait pas", "et dire que vous êtes né à Chantonnay, pour un chanteur, c'est quelque-chose","alors, la notoriété, ça fait quoi à vivre ?" ,"la provocation, c'est la défense des timides", "petit, vous montriez vos fesses à votre mère qui n'était pas contente du tout"...

Laporte avait aussi eu l'idée trop géniale de sortir la carte de l'invité surprise, annoncé par le jingle d'une émission de téloche grand-public.

Eh bien, entre les rires du public et ce petit dispositif d'auto-dérision et d'auto-célébration, je me suis dit :"Bingo ! Cette fois, ils l'ont eu la peau de France Cul ! "

Ils étaient contents d'annoncer la venue de Katerine sur les ondes. Et ils ont eu raison de le faire chez Laporte, le beauf bcbg.

FC a rempli sa nouvelle mission : on y est pareil et on y fait pareil qu'ailleurs.

Mais le fin du fin, l'entourloupe très pute, c'est qu'on fait croire que c'est de la culture ! Avec la caution solidaire de Jousse et l'enrobage propre sur soi de Laporte.

J'ai écouté les chansonnettes de Katerine comme tout le monde. J'ai vu ses clips comme tout le monde. Or, ce qui fait l'intérêt (relatif mais certain) de Katerine, c'est que ce n'est pas la nostalgie de l'enfance qui passe dans ses paroles (c'était la version de Laporte, bien convenue et bien niaiseuse), c'est la débilité. Allez écouter Katerine, il y a une jubilation dans la débilité, dans la connerie, dans le n'importe quoi. Dans la merde ! On y revient.
Katerine fait de la merde. Et Laporte a beau dire, il chante, de fait, comme une casserole.

Et puis entre cette merde musicale et la communication faite autour il y a un décalage car si les chansons de Katerine sont merdiques, en revanche, leur "packaging" est super-pro.

Le chanteur Katerine est présenté comme un héros, un "artiste"(dixit Laporte pour avoir le label mauve FC), les sites web sont réfléchis et reprennent les gimmicks branchés : jeux vidéo interactifs, photos branchées-décalées avec les parents, couleurs criardes héritées du pop et recyclées par la pub.

Il y a ce balancement dans l'esthétique Katerine. C'est sans doute là-dedans qu'il faudrait chercher l'origine de sa vogue. Sans oublier le côté dit "provocateur" puisque Katerine joue vaguement sur l'exhibitionnisme, mentionne son attrait pour la crasse et la merde comme dit précédemment. D'ailleurs, j'aurais bien aimé que Katerine en dise plus sur ses obsessions présentes ou passées. Manque de bol, chaque fois qu'il allait raconter, Jousse ou Laporte y allaient de leur discours de fonctionnaires cultureux.

Malhonnêteté culturelle et intellectuelle donc à inviter Katerine sur FC. Exactement : à inviter Katerine et à tenir sur lui le discours Laporto-Joussien.

Katerine présente un certain intérêt comme petit phénomène. On peut en parler. Mais on ne le fait pas. Ce qu'on fait, en revanche, c'est qu'on égalise tout, qu'on nivelle tout.

Laporte veut faire croire que Katerine, c'est de la culture. Or que non ! certes on peut discuter avec intelligence de Katerine mais cela on ne le fait pas. Laporte a plaqué des explications et autres questions interchangeables sur Katerine. Même quand ça risquait de devenir scabreux (toujours les histoires de merde, de crasse), on avait le sentiment qu'il y avait à la fois le côté voyeur mais vite remis dans le droit chemin de "la culture" par une remarque bien lénifiante comme si Laporte se croyait obligé de sortir son vaporisateur air-wick.

J'avoue que je ne comprends pas et que je préfère ne pas comprendre. Quel est le but de FC en faisant ce genre d'émissions ? Essaie-t-on vraiment de faire croire aux gens qu'on leur propose de la culture en boîte en invitant Katerine pour dévider des banalités de bon ton ?

Quelles sont les motivations du public amené à la Maison de la radio à grand renfort d'annonces sur les ondes ? Le goût de la gratuité, le côté badeau, "je m'ennuie le samedi et sais pas quoi faire de mes gosses" ?

Pourquoi faut-il que FC se lamine de la sorte ?

Je prédis un grand succès à ce genre d'émissions. Mais la démagogie est-elle l'avenir de France Culture ? Ou la culture est-elle l'avenir de la démagogie ?  Surprised
* * *

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De l'inutilité d'écouter les bandes-annonces de films - le Mar 26 Avr 2016, 22:00

En 2012,
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t207p10-cultures-de-soi-cultures-des-autres-de-catherine-clement-ou-exegese-des-lieux-communs#12005) a écrit: (...) Il faut tout de même s'inquiéter du fait que la majorité des nouvelles inventions de la station n'en sont pas : prenez la Dispute, qui est un sous-Masque et la Plume, étouffé par la personnalité d'Arnaud Laporte, pour lequel on a dû, semble-t-il, trouver un créneau, à défaut de concevoir une émission pour les auditeurs (et non pour un producteur).(...)
À l'écoute du numéro de ce soir consacré au cinéma, le constat est toujours aussi actuel.

Par ailleurs, n'est-ce pas Jean-Luuc qui écrivait dans ce fil que les bandes-annonces n'apportaient rien à l'émission ? Là, je confirme après avoir (volontairement, pour l'expérience) subi la bande-annonce dans son intégralité en anglais-américain du film de Gus van Sant (à la minute 44). En quoi ces dialogues incompréhensibles et ces sons ont une quelconque pertinence dans une émission de radio quand on sait que c'est l'image qui est essentielle dans ce résumé censé promouvoir le film. Arnaud Laporte sans s'en rendre compte dit la chose la plus évidente du monde à la fin de cette interminable séquence et qui condamne le choix de la diffuser, à savoir que cela ressemble à de la publicité durant le Super Bowl (on voit qu'il a des références "sportives"). Parce que les bandes-annonces ne sont jamais autre chose que de la publicité ?

Cinéma : "Nos Souvenirs" de Gus van Sant

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''Vous écoutez France Culture'' - Ah bon ? - le Ven 06 Mai 2016, 09:29

On entend parfois des choses stupéfiantes quand on allume par hasard France Culture. Par exemple chez Marie Richeux (qui va finir par entraîner la direction dans sa chute), chez Quenehen/Nova Serrell, chez Sonia Kronlund, etc. Allumer notre ex-radio par hasard est une aventure et pas celle de la culture.

Tiens, on tombe sur quelques minutes de La Dispute du 4 mai qui nous confirment tout le mal qu'il faut penser de cette émission épuisée. Ça commence avec une introduction d'une grande clarté d'Arnaud Laporte, puis la parole (rudimentaire) est donnée à un certain Frédéric Bonnet dont on voit qu'il n' a rien à dire sur ce qu'il a vu, mais qu'il a beaucoup à dire sur l'absence de femmes (enfin surtout beaucoup de mots vides, euh, euh, et de, euhhhh, formules creuses, euhhhh et les artistes paoueurfoules, euh, ça l'interpelle, oui, euhhh, ça l'interpelle au niveau du rapport, euhhhh...).

Mais qui a du temps à perdre avec ça ? [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-04.05.2016-ITEMA_20976907-2.mp3" debut="43:55" fin="47:44"]

Sur la page on lit : "Apollinaire critique d'art et ami des artistes, nous permet une décennie artistique, de Matisse à Picasso, sans oublier Delaunay ni le Douanier." ???

"Grâce à cette activité, Apollinaire se créé un réseau d'artistes, et parvient à être le témoin, acteur et passeur privilégié des changements artistiques majeurs du début du XXème siècle : l'apparition du cubisme, du surréalisme, et des arts premiers." ["se créé", bof... , la grammaire maltraitée, bof..., mais "l'apparition (...) des arts premiers" comme un "des changements artistiques majeurs du début du XXème siècle", voilà du nouveau, de l'original, digne de France (ex)Culture].

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MERCI PATRON - le Sam 04 Juin 2016, 11:27

courriel envoyé au contact de la dispute, le producteur délégué

Bonjour Antoine Guillot
Même vous, vous avez pu donner votre avis !
En plus de la revue de presse
Quelle chance pour une vraie dispute

Ouh lalalala
Je craignais le pire et il s’entendait déjà au ton de la présentation d’Arnaud Laporte
Et pour une dispute du coup c’était tous dessus haro sur le baudet
Critiques, chroniqueurs, présentateurs de l’émission tout s’y met

Pas un film
Et vous ?
Critiques ?
Journalistes ?
Vous rappelez vos références (louables) Chris Marker et autres
Mais après
Vos arguments sont de « combien on était dans la salle « 4 qu’ont pas ri »
et « 200-300 qui riaient à contre sens »

Moi « critique » je peux vous dire que la salle dans laquelle j’ai vu le film les rires étaient justes
(ne me cherchez pas là-dessus ! dans cette matière je suis aussi pertinent que vous !)

J’aimais votre émission, ce ne sera plus un rendez-vous désiré

Allez laissez tomber les professionnels et invitez de vrais « amateurs »
Qui ont un avis sur ce qu’est un film et ce que ça raconte
D’autant que celui-là beaucoup l’ont vu
On dirait que ça vous a dégoûté d’en parler

Dites-moi : Radio France est aidée (financée) par Bernard Arnault ?

L’âne est un animal si sympathique
Que je vous propose comme autrefois à l’école de passer un tour au coin et de porter de longues oreilles

Avec mes salutations polies mais désolées
Ps : il fut un temps où Marguerite Duras sur votre radio donnait la parole à des « gens de peu »
Il est vrai que sur France culture les créneaux existent encore
Mais chez vous c’est club fermé
Silence au coin !

Jean-Marie Hummel

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Mais qui est-ce donc ? - le Mar 21 Juin 2016, 21:47

Connaissez-vous Jènostènne ? Mmmmh ? Les quatre intervenants de la Dispute, eux, la citent durant plus d'un quart d'heure "Jènostènne" par-ci pour une certaine Charlotte Garçon, "Jènostènne" par-là pour un certain Julien Gester (il paraît que ce sont des critiques de cinéma) et puis bien sûr "Jènostènne" par Arnaud Laporte et enfin "Jènostènne" par Antoine Guillot qui vient ajouter sa contribution au concert de louanges.

Ces quatre-là (l'adjonction de /là/ à tout mot est un signe de reconnaissance du parler bête de France Culture entendu à toute heure surtout chez Richeux, et qui ne manque pas dans cet épisode de la Dispute), donc ce soir les quatre "critiques" parlaient (on ne voit pas d'autre mot, peut-être bavarder ?) de ""Love & Friendship" par Whit Stillman, librement adapté de "Lady Susan" par Jane Austen".

Bien qu'ils nous aient assommé d'une bande annonce en anglais d'on ne sait combien de minutes, diffusion qui ne sert strictement à rien (sauf à faire du remplissage de temps d'antenne), je ne pense pas que chacun des quatre ait jamais eu la curiosité de se demander comment prononcer le nom d'une des plus grandes romancières britanniques. Il suffit pourtant d'écouter une émission en anglais (ou tout simplement de demander), par exemple Emma dans In OurTime de BBC4 où à 6'08'' John Mullan, Professor of English at University College, London, donne de manière très claire le nom de l'écrivain qu'il est très facile de prononcer en français.

Sinon, ces quinze minutes que j'ai écoutées avec l'esprit décrit ici Dure mission que celle de forumeur, sont dénuées d'intérêt. Répétitions, enfoncement de portes ouvertes, propos que pourrait dire n'importe qui, sauf les gens qui respectent une mission de transmission culturelle.

C'est le café du commerce avec vernis intello et sans doute est-ce voulu par la chaîne, comme pour Ping Pong, les Nouv. Vagues, et d'autres.

La Dispute du 21 06 2016

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« C'est juste rien » (l'émission) - le Jeu 01 Sep 2016, 22:13

À Yasmine Youssi (de Télérama) "Vous êtes resplendissante, vous avez une mine superbe, vous êtes joyeuse comme toujours" (Arnaud Laporte)
Elle : "Ben ouais" + gloussements à l'infini

La Dispute, Arts plastiques

Une émission dont on a dit maintes fois qu'elle était au bout du rouleau, et cela s'entend à la vacuité de cette séquence à propos de " 'Rester vivant' sur et de Michel Houellebecq jusqu’au 11 septembre au Palais de Tokyo" : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-31.08.2016-ITEMA_21062699-0.mp3" debut="30:12" fin="35:24"]   (30'12'' à 35'24'')
C'est "limite pathétique" dit-elle. Comment mieux définir l'émission La Dispute ?

La séquence suivante sur une exposition Francis Bacon est du même acabit, commençant avec de grosses blagues bien lourdingues.

C'est la rentrée à France Culture et le sentiment que cette radio est épuisée.

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« Un roman de la convergence des luttes, un roman de l'intersectionnalité » - le Ven 02 Sep 2016, 22:31

Je croyais que les Nouvelles vagues et Ping Pong, comme plus mauvaises émissions de France Culture, ne pouvaient être dépassées, eh bien apparemment si : Littérature : (...) "Bleu Blanc Noir" de Karim Amellal et "Coups de cœur / coups de griffe"Crépuscule du tourment" de Léonora Miano, aux éditions Grasset (Elisabeth Philippe)".

C'est entre 21h30 et 21h55 et j'en déconseille fortement l'écoute au canal historique de ce forum. Apoplexie garantie. J'ai suivi l'écoute pour voir jusqu'où le pire pouvait empirer. Je n'ai pas été déçu.

On commence par Elisabeth Philippe ? Alors on s'accroche à sa chaise, les "grands sujets de France Culture" sont tous inventoriés : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-02.09.2016-ITEMA_21064739-0.mp3" debut="35:58" fin="39:31"]. On notera le ton très las d'Arnaud Laporte qui reprend la parole.

Et maintenant Eric Loret (qui est-ce ? Un type ramassé à une terrasse de café pour parler dans un micro ?)  pour  "Bleu Blanc Noir" de Karim Amellal. [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-02.09.2016-ITEMA_21064739-0.mp3" debut="41:26" fin="46:57"]

Pour connaître les réserves d'Elisabeth Philippe (qui sont pour partie des louanges déguisées), c'est après la 47e minute.

On peut dire que France Culture a commencé très fort durant cette première semaine. Suivant d'ailleurs la ligne dictée par Sandrine Treiner pour la station : politique, problématiques sociales et actualité.

Dans le descriptif : "Pression pour violoncelle" de Helmut Lachemann. C'est Lachenmann, mais c'est paaaaaaaaaaaaaaas grave...  

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Arnaud Laporte interviewé par Les Inrocks - le Sam 10 Sep 2016, 17:44

Arnaud Laporte revient pour Les inrocks sur ses 30 ans de radio à France Culture et ses premiers pas dans la station (merci papa). Retranscrit ici ou à lire .

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Petits arrangements entre amis (relire Couturier...) - le Sam 10 Sep 2016, 22:57

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t548p60-le-monde-le-figaro-et-autre-titres#26817) a écrit:Entretien d'Arnaud Laporte par Alexandre Comte publié sur le site Les inrocks le 27 août 2016 :

Il dit : “Je m’intéresse à tout.  (...)   Il dit : “Parce que la vraie vie est ailleurs.” (...)  il devient l’assistant de Laure Adler. Elle dit : “Il a partagé notre vie. (...)  Il dit : “Je lui dois beaucoup”. Elle dit : “Je l’ai intégré à ma troupe.

Il dit : “Je ne suis jamais rassuré, j’ai l’impression de n’avoir jamais assez travaillé.”
C'est une impression que les auditeurs partagent. Surtout si les mots "jamais assez" sont remplacés plus correctement par un simple "pas".

L'ami de Laporte qui a fabriqué cette interview complaisante en est visiblement resté à Duras (des pâquerettes) en matière de style. Même référence littéraire que Marie Richeux, remarquez. C'est pathétique.

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La dispute mardi 13 septembre 2016 - le Jeu 15 Sep 2016, 16:10

Une fois n'est pas coutume, saluons la discrète et délicate modification du générique de La dispute. Qui ne date pas de cette rentrée à vrai dire.

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, Arnaud Laporte ou son équipe a allégé son indicatif des tirs de mitraillettes suivis de ceux de pistolet. Un retrait bienvenu tant ces bruitages insupportables n'illustrent en rien une joute verbale.

Le vendredi 13 novembre 2015 à 21h, nous pouvions entendre ceci : [son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/11/s46/NET_FC_a2a7eb26-44e6-4117-b8e3-874d35109934.mp3" debut="00:00" fin="00:48"]
tandis que le mardi 17 novembre 2015 : [son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2015/11/s47/NET_FC_0ec15cfa-9550-4f77-990b-7edcf98ec9cc.mp3" debut="00:00" fin="00:52"]

Rien à voir, La dispute du mardi 13 septembre 2016 accueillait Muriel Joudet, Corinne Rondeau et Antoine Guillot pour débattre de trois films.

Au fur et à mesure de l'émission, l'auditeur distingue assez nettement que Corinne Rondeau n'a pas bu que de l'eau avant d'arriver au micro d'Arnaud Laporte. Incontrôlable, elle livre une prestation pitoyable qui mériterait signalement. Voyons plus précisément.

10'25'' : Arnaud Laporte introduit d'abord curieusement Corinne Rondeau qui, si l'on comprend bien, s'est levée sous prétexte de n'avoir plus rien à dire/de ne plus rien vouloir dire. Sa première intervention frôle le (fou) rire régulièrement sans raison apparente. Les phrases sont hachées, le débit de parole continue lui est impossible, certains mots sont inarticulés, d'autres lui échappent. Arnaud Laporte indique même que sa collaboratrice a le dos coincé, donc qu'elle ne peut pas rire, comme pour prévenir le malaise qui va inexorablement s'installer au fil de ses prises de parole.
À 12'10'' : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="12:10" fin="13:00"].

La pensée, confuse, passe d'une idée à une autre sans transition : Après, ce que je trouve assez décevant, c'est ce, ce, ce côté - et là, c'est la génération je crois française, nouvelle génération de cinéma français - c'est qu'ils y vont avec de gros clous. C'est-à-dire que si on veut les en-enfoncer, d'un point de vue de la critique, c'est facile. Et si on veut les encenser, c'est aussi facile. C'est-à-dire que la question du déni, elle est du début jusqu'à la fin. Alors, il faut le dire, il faut pas le dire. La question de nédi [oui déni devient nédi], c'est quelqu'un qui est tout ouvert, mais qui ne peut pas se voir soi-même. (...)

Puis à 24'54'', ça s'aggrave : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="24:50" fin="26:54"]

La parole de Corinne Rondeau vacille et le sérieux qu'elle tente de retrouver par des propos plus que convenus est sans arrêt malmené par des rires irrépressibles et un niveau de langue de plus en plus familier :

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="35:28" fin="37:17"] C'est le film qu'il faut voir, dit-elle sur un ton simulant (ou pas) une voix qui taquine la bouteille.

À 37'58'', elle n'hésite pas à couper la parole de sa collègue, introduite par Arnaud Laporte qui ne lui refuse rien. Le malaise gagne nettement l'auditeur qui entend Corinne Rondeau s'empêtrer dans des imitations de personnages du film (ici, il s'agit de Showgirls de Paul Verhoeven) :
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="37:58" fin="38:25"]

À 44'24'', cela devient n'importe quoi : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="43:56" fin="44:24"]

Sur le dernier film (Free state of Jones de Gary Ross), nous touchons le degré zéro de la critique : (...) Le message c'est : la guerre c'est mal, la guerre c'est laid, faut l'arrêter. Comment faire ? Est-ce que Newton Knight est-il un héros ou un ... déserteur ? Est-ce que c'est un abola... Un a-bo-li-tiniste ou est-ce que c'est un avocat de l'égalité raciale ? (...) C'est aussi la question qui ne... jamais... à laquelle le réalisateur ne... ne répond jamais. (...)
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-13.09.2016-ITEMA_21074545-1.mp3" debut="52:00" fin="53:20"]

Apothéose à 56'08'' : Moi, j'adore cet acteur, il est physiquement très intéressant (sur Matthew McConaughey)

Déplorable.

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La dispute/Le petit salon - Jeudi 15 septembre 2016 - le Ven 16 Sep 2016, 12:34

A propos de la dernière oeuvre d'un groupe de peura répondant à l'acronyme PNL:

Olivier Lamm (Libé, Chronic'art) :
"... un travail sur la langue, sur la mise en abyme, sur l’esprit d’escalier, sur la … qui est absolument … si vous passez du temps, vous pouvez passer du temps sur certaines phrases, j’vous jure que c’est absolument vertigineux. Ya un travail sur une espèce de jubilation de la langue, qui est …"

Arnaud Laporte (France Culture): "par exemple ?"

Olivier Lamm : "ben j’ai une phrase là … on disait que le groupe était non politique et qu' il parlait dans le vide, et en fait …

L’époque est lourde, aussi lourde que le poids de mes paupières
J’ouvre la porte de l’Audi ou de l’enfer 


Moi, je trouve ça absolument … après il faudrait revenir sur différents détails … sur la manière dont les vers se suivent les uns les autres ...".

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11981-15.09.2016-ITEMA_21076665-0.mp3" debut="08:30" fin="09:27"]

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La question de la langue française est délicate - le Mar 20 Sep 2016, 19:15

Joli (le post qui précède avec l'extrait) ! Belle illustration de la vacuité...

Lucile Commeaux, c'est à son honneur ou peut-être y trouve-t-elle une satisfaction narcissique, publie sa chronique du milieu de La Dispute sur le site de France Culture.

Cela évite de chercher et de faire écouter ce passage entendu en direct : "La délicatesse de la question est bien représentative de la manière dont en général, on envisage la représentation de non blancs dans l’espace public."

La question est "délicate", d'où... "la délicatesse de la question". Cela va de soi et ainsi va la culture de la langue à France Culture.

Pour ce qui concerne le sujet Etre noir sur scène avec ce chapeau qui vous alerte "sur" ce problème : "Régulièrement des artistes et des directeurs de scène alertent sur l'absence de ''personnes issues de la diversité'' sur les plateaux des théâtre [sic] français.", voir l'ensemble du texte (et puis la discussion autour du sujet dans la Dispute).

Bonus :
"je me suis posée cette question" [posé]
"En aval de la question scolaire se pose une question esthétique aussi, dramaturgique qui est peut-être plus intéressante et qui pose des questions sur la manière dont on fait du théâtre" [on recherche un synonyme de "question"]

J'aime aussi la langue de la longue légende de la photo prise à Avignon et dont le crédit revient  à l'Agence France Presse : US actors Janice Akers and Isma'il Ibn Conner perform in the play "Black Battles With Dogs" written by Bernard-Marie Koltes and directed by Arthur Nauzyciel, 07 July 2006 during the Avignon international theater festival, south of France. • Crédits : AFP - AFP

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