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La Fabrique de l'Histoire    Page 17 sur 18

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Mar 20 Juin 2017, 22:32

Un passage éclair pour signaler deux choses :

- Nous avions évoqué le passage d'Antoine de Baecque dans  une autre émission de la grille, passage un peu laborieux, hésitant, difficile à écouter, à attribuer sans doute aux personnalités et à l'atmosphère en studio (pression des pairs?). Il était de passage à la Fabrique hier matin pour Histoires des routes (1/4) Un exemple d’histoire marchée : les godillots. Une émission de bonne tenue, et un invité détendu et concentré, bref, écoutable. Remplacez le stress de l'équipe d'Antoine Guillot par la bonhommie d'Emmanuel Laurentin, et voilà ce qui faut pour qu'Antoine de Baecque puisse briller, semble-t-il.

- le documentaire de ce matin, L'invention des guides de voyage, un itinéraire de Paris au Havre, de bonne facture lui-aussi, qui nous rappelle ce que peut faire la Fabrique lorsqu'elle se débarrasse des obsessions à la mode (rapports de domination, émancipations, conflits et violences du XXe, révolutions sociales des 70s etc.).

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Hérodote - le Mar 04 Juil 2017, 23:19

Aujourd'hui Hérodote enquête à Babylone Première diffusion 13/12/2016.

Peut-être pour rafraîchir ce que Jacques Lacarrière a développé sur cette antenne en 1981 ("Hérodote, Crésus, Cyrus, Babylone", par Jacques Lacarrière - rediffusion 20.12.1999 )

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masterkey 

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Une Fabrique du Moyen Âge - le Ven 25 Aoû 2017, 18:12

Une belle idée que de programmer une semaine de numéros choisis de la Fabrique de l'histoire, plutôt que proposer une insipide dernière semaine de Grande Traversée. Elles ne l'ont pas toutes été de mon point de vue, malgré son ton parfois sirupeux j'avais apprécié la semaine d'Aude-Emilie Judaïque sur Homère.

Mais une semaine d'émissions parmi les meilleures de la Fabrique, piochées sur le thème du Moyen Âge - spécialité malheureusement trop longtemps dissimulée d'Emmanuel Laurentin -,  montre que cette émission peut être une quotidienne et pourtant parfois une émission de stock plutôt que de flux. Tous les numéros diffusés cette semaine, et dont je n'ai pu glaner qu'une demi-heure chaque jour, valent l'écoute. La semaine comment par un numéro sur le Nithard, petit-fils de Charlemagne, rédacteur du Serment de Strasbourg, et mort au combat une hache normande dans la tête.

Elle s'est poursuivie avec l'évocation de la chute de Constantinople. Plus tard, s'est ensuivi ce très instructif numéro sur la cartographie médiévale, en Europe et dans le monde Arabe - je ne connaissais pas les contributions géographiques du fameux Al Khwarizmi, plus connu (de moi  en tout cas) pour ses apports aux mathématiques et son introduction d'une inconnue pour la résolution des problèmes, signant les débuts de l'algèbre.

La série d'émission s'est terminée en beauté avec Michel Zink, bien connu ici et à France Culture, sur l'amour courtois. J'espère que cette semaine préfigure l'année à venir.

Je ne sais pas quel est votre sentiment sur le sujet, mais j'ai longtemps trouvé que la Fabrique de l'Histoire était une émission assez insipide, victime de bien des travers communs à la chaîne. Elle semble pourtant être un vin qui a mis longtemps à s'épanouir, mais qui donne aujourd'hui régulièrement de très bons numéros.

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Nous sommes tous des Landru - le Ven 20 Oct 2017, 07:11

Philaunet(http://www.regardfc.com/t370p140-le-paradigme-ideologique-de-france-culture#29104) a écrit: (...) Un long reportage sur le site, Derrière Bertrand Cantat en héros romantique, l'histoire d'une presse française machiste par Hélène Combis-Schlumberger. Au passage, remarquons le nombre réduit de rédacteurs et d'intervieweurs masculins au micro et sur le site (...)

Le sous-titre du reportage : La Une des "Inrockuptibles" du 11 octobre fait scandale : Marlène Schiappa elle-même s'est indignée de cette "promo" à un "assassin". Avec cette image de Bertrand Cantat ébouriffé, le verbe plein de pathos, l'hebdo s'inscrit dans une longue tradition française consistant à romantiser les fémicides. J'ignorais cette longue tradition française. Landru me vient à la mémoire, mais a-t-il été romantisé ?
Il fallait s'y attendre, notre antenne culturelle étant tellement prévisible : "Voici Landru !" C'était à la une par Emmanuel Laurentin le 20 octobre 2017.

Prochain Feuilleton ou Samedi noir : "La Barbe bleue" ? Les paris sont pris.


Gustave Doré 1862 .

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Demandez le programme ! « Prison, grève, histoire des femmes, engagement, rébellion, changer le monde » (historiennes) - le Lun 30 Oct 2017, 12:34

Faut-il en rire ? Oui (le rire c'est la santé). Faut-il s'interroger ? Peut-être. Emmanuel Laurentin doit certainement donner des gages à la Direction de l'antenne pour rester dans la grille. Donc aujourd'hui, sans surprise : historiennes (1/2) Michelle Perrot et Madeleine Rebérioux 30/10/2017.

On souligne les bons thèmes et les noms autorisés dans le descriptif : "Retour sur l’itinéraire d’historienne de Michelle Perrot, assistante d’Ernest Labrousse à la Sorbonne, Michelle Perrot consacre sa thèse aux vies ouvrières, leur rébellion, leur déviance et leur entrée dans la grève. Elle travaille avec Michel Foucault sur la prison et s’engage dans l’histoire des femmes en pionnière. Elle a contribué à former des générations d’historiens et d’historiennes et poursuit ses recherches sur l’analyse de vie et l’intime." ["l’analyse de vie et l’intime", ce que cela signifie ?]

"Hommage à Madeleine Rebérioux (1920-2005), historienne et intellectuelle engagée dans son temps, grande spécialiste de Jean Jaurès, du mouvement socialiste et du syndicalisme".

   "On peut commencer par le commencement. Pourquoi le socialisme, pourquoi Jaurès, pourquoi l'affaire Dreyfus encadrent-ils ce volume ? Pourquoi pas le syndicalisme, l'anarchisme, le communisme, ou cette réalité sociale inconnue, la classe ouvrière ? Au tournant des années 1950-1960, nous cherchions comment décrypter ces façons de changer le monde. A l'avant-scène il y avait des hommes et des femmes, jeunes, confiants, différents, atteints, meurtris, soucieux aussi de délimiter des territoires où leurs préoccupations, leur quête de vérité pourraient se déployer à l'aise. A l'arrière-plan des bruits de thèse. Jean Maitron avait soutenu la sienne, sur le mouvement anarchiste en 1950 : pour maintes raisons - l'antériorité n'était pas la seule, et de loin- il fut notre mentor." Madeleine Rebérioux, Parcours engagés dans la France contenporaine [sic] , 1999. »

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Les auditeurs de FC se réjouissent à grande vitesse - le Jeu 14 Déc 2017, 07:52

Vers 7H30, un message publicitaire débutant ainsi :"Pourquoi une émission sur les archives dans la Fabrique de l'Histoire? etc"
Soit ce message est une imbécillité (de plus), soit FC juge que l'âge moyen de ses auditeurs tourne autour de dix ans et qu'il est nécessaire de leur expliquer en quoi les archives peuvent intéresser les historiens. Je précise que ce message n'a pu être diffusé sans l'accord du producteur de l'émission, Laurentin qui n'a apparemment pas réfléchi à ce que le titre de son émission signifiait.

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Kristel le Pollotec, pour un documentaire historique de grande qualité : ''Baden-Baden'' - le Lun 07 Mai 2018, 12:16

Avez-vous vu mis en avant sur le portail de la station cet exceptionnel documentaire à valeur patrimoniale  Les villes d'eau (2/3) Baden-Baden, Capitale d’été (1er mai 2018) ? Non, sans doute.

Il faut retenir un nom (sans exclure toute l'équipe de production*, dont Anne Fleury la réalistatrice) : Kristel le Pollotec. Qui est Kristel le Pollotec, productrice qui semble sortie tout droit de l'école du documentaire culturel des années 80-90 à France Culture ? Ci-dessous sa biographie par Babelio**. À France Culture, elle n'est pas une inconnue : Dernières publications sur Kristel Le Pollotec. Télérama avait mis en valeur un numéro d'Une vie une œuvre qu'elle avait produit en 2016 : France Culture lève le voile sur la mode osée d'Elsa Schiaparelli.

Ce documentaire historique sur Baden-Baden ne contient aucune fausse note, il est instructif, varié, stimulant, il a un bon rythme et flatte l'oreille de l'auditeur. Il brasse beaucoup de domaines, dont la littérature.

Kristel le Pollotec a une qualité suprême, en plus d'être parfaitement bilingue (au moins), elle a une voix radiophonique, ici dans Nerval : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.05.2018-ITEMA_21664971-1.mp3" debut="11:31" fin="12:34"]

Lecteur non identifié dans le descriptif, pour un extrait de "Nord" de Céline : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.05.2018-ITEMA_21664971-1.mp3" debut="15:21" fin="16:51"]

Kristel le Pollotec lit de nouveau Gérard de Nerval : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.05.2018-ITEMA_21664971-1.mp3" debut="21:00" fin="21:58"]

*Pour les noms des équipes préposées à la lecture, au doublage, au  mixage, à la prise de son, car un tel documentaire requiert plusieurs corps de métier : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-01.05.2018-ITEMA_21664971-1.mp3" debut="51:21" fin="52:12"]

Descriptif : "Ou comment une petite ville d’eau  datant de l’époque romaine est devenue la capitale d’été des cours européennes au XIX e siècle. Entre Forêt Noire et casino, magnétisme et maison de conversation, voici l’itinéraire exemplaire d’une station thermale fréquentée par l’élite internationale - De Stéphanie de Beauharnais à Tourgueniev et du Tsar Alexandre à la reine Victoria- avant de devenir le siège des Forces Françaises en Allemagne dès 1945.
Avec Heike Kronenwett, directrice du Stadtmuseum,  Renate Effern, présidente de la société Tourgueniev, Jeanne Möll, membre du Cerle Franco-allemand, Elisabeth Hörand, guide, Dagmar Rumpf, historienne et directrice des archives de la ville et Joachim O. Engert, auteur d’un guide sur la ville
".


**Journaliste indépendante et productrice à France Culture. Elle a séjourné plusieurs années en Allemagne.

Productrice de documentaires radiophoniques, Kristel Le Pollotec concocte des sujets pour France Culture dans "La fabrique de l'histoire", "Sur les docks" et "Villemonde".

En 2004, à son retour de Berlin où elle a vécu 4 ans, Kristel a publié chez Bartillat, "Allemagne de l'Est, la frontière invisible". Ensuite, elle a écrit "Le goût de Berlin" en 2008, puis "Le goût de l'argent" en 2010 au Mercure de France.

D'autres activités la conduisent à travailler pour Arte France et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

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La Fabrique de l'histoire fête les 40 ans de la revue ''L'Histoire'' - le Sam 30 Juin 2018, 09:44

La Fabrique de l'histoire fête les 40 ans de la revue Histoire.

Aujourd'hui, en compagnie d'historiens ainsi que de Valérie Hannin*, nous fêtons les 40 ans de la revue l'Histoire.

J'ai un grand sentiment de reconnaissance vis-à-vis de deux organes de transmission des savoirs : le France Culture des années 1990-début 2000 et la revue L'Histoire des années 1980-1990 (publication Le Seuil/La Recherche).

Emmanuel Laurentin avec son style d'animateur télé n'a pas été à la hauteur de cet anniversaire au cours duquel le créateur de la revue Michel Winock est resté discret, presque gêné. Et on le comprend pour cent raisons.

Le descriptif est loin de correspondre à l'intention initiale de la revue de haut niveau : "En mai 1978 paraissait le premier numéro du magazine l'Histoire. Il rassemblait des figures de l'enseignement et de la recherche comme Georges Duby, Philippe Ariès, Philippe Joutard, René Rémond, Jean-Noël Jeanneney et Michel Winock. Ce nouveau magazine voulait, au milieu de la presse de l'époque, faire une "histoire ouverte", donner du plaisir au lecteur et ne pas l'ennuyer".

Pour faire court sur un sujet qui mériterait des développements, disons que L'Histoire publiait des articles de 10 pages denses (trois colonnes), avec quelques illustrations. Un article = de 30 à 45 minutes de lecture. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Michel Winock rappelle que les articles comportaient 40 000 signes, Valérie Hannin s'empresse de dire que ce n'est plus possible aujourd'hui (entendre ici les gloussements de Laurentin) et que le 9000 signes est désormais la règle.

Il aurait été intéressant de s'interroger sur le parallèle entre la revue et la station de radio culturelle, les deux organes ayant vu progressivement leurs formats devenir de plus en plus courts et mités par des brèves. Pour s'adapter, comme on dit. Mais s'adapter à quoi ? Une réflexion sur le temps, sur l'évolution des capacités de concentration  (réelles ou supposées) des lecteurs, sur les nouveaux moyens d'information aurait pu être esquissée. Laurentin a préféré dévoiler que Winock avait pris un pseudo féminin (comme c'est drôle) dans le premier numéro.

Je ne peux que recommander la consultation du numéro 1 de la revue en 1978 . Merci à la revue de l'avoir mis en ligne. Quel souvenir et quel enseignement pour aujourd'hui !

Intervenants
   Michel Winock
   historien, écrivain , professeur émérite à Sciences Po
   Yann Potin
   historien, chargé d’études documentaires aux Archives nationales
   Patrick Rambourg
   historien et chercheur, spécialiste de la cuisine et de la gastronomie.


*La fonction de Valérie Hannin n'est pas indiquée, elle est "seulement" directrice de rédaction de la revue...

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Emmanuel Laurentin, Olivier Germain-Thomas : Mai 68, la réaction gaulliste - le Lun 13 Aoû 2018, 10:59

Emmanuel Laurentin est à son meilleur en historien de la politique contemporaine. Sur une radio "idéale", il en serait le spécialiste et ne serait pas obligé de préparer des émissions sur des thèmes dont il ne sait rien, ce qui s'entend immédiatement.  

Ainsi, aucune hésitation et des interventions très pertinentes de sa part dans le numéro de la Fabrique du 26/04/2018  : Mai 68 (4/4)  Mai 68, la réaction gaulliste.

La raison du retour à cette émission aujourd'hui dans ce forum ? La présence d'Olivier Germain-Thomas, producteur sur France Culture durant au moins trente ans. Ce dernier publiait La brocante de mai 68 : et ouvertures (Pierre-Guillaume de Roux, 2018). On découvre une facette politique restée discrète de l'ancien producteur (Agora, For Intérieur, Tire ta langue, etc).  

Olivier Germain-Thomas était pour la dernière fois au micro de France Culture en 2011. Sa voix a changé, forcément (il est né en 1943). Au moment de la publication de son livre, il avait donné une interview au Figaro : Mai 68 vu par Olivier Germain-Thomas

Dans l'émission, un passage intéressant revient sur le voyage de De Gaulle à Baden-Baden. À ce propos,  on se souvient (ou non) de l'excellent documentaire historico-littéraire de Kristel le Pollotec sur cette  ville : Kristel le Pollotec, pour un documentaire historique de grande qualité : ''Baden-Baden''.

Les deux autres spécialistes de l'émission s'écoutent avec tout autant d'intérêt :  Emilia Robin et Bernard Lachaise, professeur à l'université de Bordeaux.


Descriptif de l'émission : Pour clore cette semaine consacrée à Mai 68, nous évoquerons les soutiens au général De Gaulle ; qui étaient les gaullistes et quelles furent leurs réactions ? Quels étaient les enjeux de la manifestation de soutien au général De Gaulle le 30 mai 1968 sur les Champs-Élysées ?

A force de s'intéresser aux révoltés de 1968 ainsi qu'aux dissensions à l'intérieur des gauches actives en mai (communistes, socialistes, anarchistes, trotskistes, maoïstes...), nous pourrions oublier ceux qui soutenaient encore le pouvoir en place incarné par le général De Gaulle. Qui étaient les gaullistes et quelles furent leurs réactions ? Le parti au pouvoir fut-il secoué par le mouvement de mai-juin ? Quelle était la nature des tensions entre le premier ministre, Georges Pompidou, et le président ? Comment se sont organisées la fameuse manifestation du 30 mai sur les Champs-Elysées et les élections qui suivirent l'annonce de la dissolution de l'Assemblée Nationale par Charles De Gaulle ?


Intervenants
• Olivier Germain-Thomas
• Emilia Robin
• Bernard Lachaise
Professeur à l'université de Bordeaux.

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masterkey 

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Lun 03 Sep 2018, 17:06

Très rapidement, la Fabrique commence bien l'année avec deux numéros à écouter : Maïmonide, figure du savoir au XIIe siècle et ce lundi un grand entretien sur la Guerre de trente ans qui sera le thème de la semaine.

Rien d'intelligent à dire en peu de lignes sur ces émissions sinon qu'elles abordent des thèmes pas si souvent visités par la Fabrique.

La voix d'Emmanuel Laurentin s'assombrit un peu avec les années, ou plutôt perd un peu de sa jovialité, ce qui ne le dessert pas, je trouve.

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Jeu 06 Sep 2018, 21:52

masterkey(http://www.regardfc.com/t23p160-la-fabrique-de-l-histoire#31207) a écrit:Très rapidement, la Fabrique commence bien l'année avec deux numéros à écouter : Maïmonide, figure du savoir au XIIe siècle et ce lundi un grand entretien sur la Guerre de trente ans qui sera le thème de la semaine.

Rien d'intelligent à dire en peu de lignes sur ces émissions sinon qu'elles abordent des thèmes pas si souvent visités par la Fabrique.

La voix d'Emmanuel Laurentin s'assombrit un peu avec les années, ou plutôt perd un peu de sa jovialité, ce qui ne le dessert pas, je trouve.
Merci Masterkey pour ces références. La seconde lançait la deuxième semaine thématique de La Fabrique de l'Histoire.  Une guerre européenne dévastatrice en cette rentrée, ça nous manquait, surtout après une semaine sur la crise financière passée et celle (miam, miam) à venir. Avec les catastrophes climatiques (inévitablement mentionnées dans ce numéro), rien ne manque au programme.

La voix d'Emmanuel Laurentin est celle de quelqu'un qui a trop parlé en cette rentrée, elle est fatiguée. Pas assez, remarquez, pour ne pas couper son interlocuteur et dire longuement ce que ce dernier allait développer. Me rappelle Elsa Boublil de France Musique ou durant des années René Frydman qui éclipsent l'intervenant sur la photo.

Il faut savoir gré à  l'historien Hervé Drévillon, spécialiste d'histoire militaire, d'avoir au début de l'émission réussi à poser le cadre historique du conflit et d'avoir mentionné l'Alsace et Strasbourg, lesquelles même si elles faisaient partie du Saint Empire Romain Germanique semblent ne pas exister pour Emmanuel Laurentin dans sa présentation. La Franche-Comté, elle, est mentionnée tout en  relevant de la suzeraineté espagnole.

Très vite l'émission tourne autour de quelle "classe" fait la guerre. On sent la sociologie poindre son nez. Exit les nobles, place aux roturiers et mercenaires. C'est à ce moment-là que Laurentin place son "ce que le militaire fait à la société" repris pas son invité sous "ce que la guerre fait à la société". J'ai coupé.

Pour en savoir plus avec de "mignonnes" figurines dans une illustration légendée "Que fait la guerre à la société ?• Crédits : Franck Fiat", voir le descriptif.

Descriptif qui contient ce passage tarabiscoté : "Si ce n'étaient ses conséquences tragiques, l’élément déclencheur de la Guerre de Trente ans, survenu à Prague, en mai 1618, rappellerait presque une scène de western : la défenestration de deux agents de l’empereur."

et où un mot manque "parce que sont les fantassins roturiers qui vont régler le sort des batailles."

Rappel si la Fabrique nous lit : un "Etat" porte une majuscule, ce n'est pas un "état".

Sur la Guerre de Trente ans, un conseil de lecture : Hans Jakob Christofell Grimmelshausen, Les Aventures de Simplicissimus

Simplicissimus, dont la première édition date de 1669, occupe dans la littérature et l'image de l'identité allemandes la même place que le Don Quichotte en Espagne, le théâtre de Shakespeare en Angleterre, la Divine Comédie en Italie: celle du premier texte majeur où une " nation " naissante se reconnaît.




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Re: La Fabrique de l'Histoire -

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