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La Fabrique de l'Histoire    Page 5 sur 16

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La Fabrique de l'Histoire - le Lun 31 Aoû 2009, 10:45

Rappel du premier message :

C'est la rentrée 2009, chacun connait les marottes d'Emmanuel Laurentin. Il y aurait à espérer qu'il choisisse d'ouvrir un peu les thématiques de ses émissions, et de tourner la page de ses infinis ressassements (conflits et mouvements sociaux du 20è, redits, redits et redits). Mais détrompez-vous, le premier numéro de cette année est un anniversaire auto-célébrant (10è année de diffusion). Alors quoi de mieux pour fêter cela qu'un bon vieux ressassement? Voici le sujet du jour :

La Fabrique de l'histoire a dix ans 1/4 : la guerre, ses témoins et victimes
Après les vacances, la Fabrique vous retrouve avec bonheur et revient pour cette rentrée sur sa propre histoire commencée il y a tout juste dix ans.

Dix ans d'émission donc, dix ans d'archives en quatre temps avec un retour sur les grandes thématiques historiques qui ont parcouru nos documentaires, débats, et discussions.

Bref, retour aujourd'hui sur la question des archives de la guerre et ses témoins, la question du statut des victimes, commentées par nos deux invités Annette Wieviorka et Stéphane Audouin-Rouzeau.

Qui parle des grandes guerres du XXe siècle ? Y-a-t-il conflit entre historiens et témoins quand il s'agit de les analyser ? Témoignages et littérature tendent-ils à prédominer dans le cas de tragédies comme le goulag ou la déportation ?

Entre histoire globale et récits personnels, nos deux invités expliquent comment l'histoire tend à devenir locale, individuelle, à s'uniformiser parfois, et comment l'accent tend souvent à se porter sur la part la plus "émouvante" de ces mémoires.

On va souffrir pour cette année 2009. Après les centaines de messages envoyés à la Farbrique réclamant un peu d'originalité dans le choix des sujets, cette ouverture d'année est un véritable bras d'honneur pour les auditeurs.
* * *

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Jeu 10 Mai 2012, 20:41

A saluer cette semaine, une thématique Léonard de Vinci à la Fabrique de l'Histoire, en accompagnement de l'expo Sainte Anne au Louvre. En contrepoids à la lourde couverture politique de ces derniers temps, une respiration bienvenue... Pas de sujet utilisé comme interprétation du réel quotidien d'aujourd'hui, mais simplement le plaisir de l'exploration. La semaine s'articule en quatre numéros, riches en lectures et extraits :

- Léonard et la redécouverte au XIXe siècle
- Exploration de la Sainte Anne
- Léonard homme de guerre
- Léonard courtisan

http://www.franceculture.fr/emission-la-fabrique-de-l-histoire

Boudiou on en redemande... On pensait que ce genre de radio avait disparu.




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La fabrique de l'histoire du disque - le Mer 13 Juin 2012, 21:05

dans un autre fil où l'on saluait le passage de la disponibilité en réécoute, de 500 à 1 000 jours, notre masterkey a écrit:Si si, c'est bien le cas, en tout cas j'en avais déjà entendu l'annonce il y a quelques mois, et déjà chez Emmanuel Laurentin (la fabrique étant de plus en plus souvent écoutable...
Aneffet, de plus en plus souvent. Est-ce notre radio préférée qui continue à s'enfoncer, ou est-ce la Fabrique qui a mis un coup de talon une fois parvenue au fond ? Toujours est-il que voici une nouvelle semaine très réussie : histoire du disque, qui donne une large part à l'histoire des techniques sonores et à l'histoire des archives.

Avec leur propre discothèque les gens de FC ou plutôt de Radio-France avaient un sujet en or : ils ne l'ont pas loupé. L'émission de ce matin est comme un bol d'air dans les temps que nous vivons, saturés de paulitique huertassienne et d'analyses rozèssiennes.

- Lundi : entretien avec Jean-Yves Patte, restaurateur et musicologue, compilateur chez Frémaux
- Mardi : documentaire sur le disque pour tous, le microsillon de chez Barclay
- Mercredi : la discothèque de Radio-France
- Demain : le disque dans la mondialisation culturelle (c'était un peu ballot aussi de toujours laisser ce sujet aux saboteurs de la maison comme Freinric Martel).

Ma préférée, pour le moment : celle de mercredi. Mais dans celle de Lundi, ne loupez pas à la 12eme minute l'intro de Laurentin qui lit un texte sur les applications de l'enregistrement. Texte rédigé par un des communicants de la maison Edison pour vanter les applications quotidiennes de l'enregistrement. C'est savoureux, lu un peu à la manière de Bertrand Jérôme jadis ; ça laisse rêveur sur l'histoire des techniques (cette intro n'est qu'à la 12e minute parce qu'elle suit la séquence "Ballade des archives nationales").
Bon c'est trop marrant je vous la mets ici : [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/06/s24/LA_FABRIQUE_DE_L_HISTOIRE--FRANCE_CULTURE--NET_1ae8b795-a100-49de-a477-16de9696de89_DF.mp3" debut="10:40" fin="13:05"]
(Voila. N'oublions pas que le cinéma avait été inventé pour devenir un outil scientifique, et non comme instrument de loisir ni pour générer une industrie du divertissement)

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De l'art et de la contrainte poliorcétiques - le Mar 11 Sep 2012, 20:15

Je viens d'écouter les 2 premiers numéros de la semaine passée : histoire des sièges. Non c'est pas un hommage à Roger Henri-Guerrand. Ce sont bien les sièges militaires et dans les dernières secondes de la matinale, cet hypocrite de Raphael Enthoven qui fait semblant de ne pas connaitre le terme de Poliorcétique. Quel menteur, et quel snobisme inversé !!

Alors de quoi s'agit-il ? Eh bien d'une déception. J'ai écouté le 1 et le 2 mais je n'irai peut-être pas plus loin :
- Le premier numéro est très précieux quoique bien calé dans le paradigme idéologique de la station, entendez celui qui exploite les horreurs du moment. Enfin c'est un moment un peu ancien, mais pas trop, et déjà dans l'histoire : le siège de Sarajevo, ici décrit par un témoin. A écouter absolument.
- Le lendemain ça se gâte : le siège de Stalingrad, avec en vedette un historien qui vient d'attraper l'âge mental du BEPC et qui a trop lu de bandes dessinées ou trop tâté des jeux vidéo résultat il fantasme sur des Bruce-Willisseries dans les rues de Stalingrad. On aurait envie de lui coller quelques coups de bottes à clou dans l'arrière-train si on n'était pas par ailleurs occupé à sortir notre mouchoir en écoutant les inusables baratins d'inusables vieux militants cocos(-mmunistes) qui l'alarme à l'oeil expliquent que c'est grâce à l'exemple du paradis soviéto(communiste) les gentils résistants français (communistes) ont tenu le coup avec le moral vaillant (couturier). Bref cet étalage d'histoire officielle à la sauce langue de bois réussit à me laisser à la fin de la 2eme, écoeuré pour le coup.
- J'ai calé ici et j'ai probablement eu tort car pour le troisième épisode on nous annonçait le retour des vrais témoins authentiques du fait historique vrai, et non plus des fantasmeurs maison. En clair : le siège de Stalingrad vécu par Vassili Grossman. Enfin si j'ai bien compris.
- C'est à la perspective du 4eme épisode que j'ai été refroidi pour de bon (comme disait Ceaucescu), pensez : le siège de Troie. Ah bon c'est de l'Histoire, ça ? Hum...

Perso à la place du 2 ou du 4 j'aurais pas mal apprécié une heure sur Vauban.
Vauban on en a parlé combien de fois à France Culture depuis 1994 ?
Réponse : 11 fois dont pas une seule depuis 2008.
Vauban qui mériterait bien son "Une vie une oeuvre"
Vauban qui par ailleurs illustrerait de façon sympathique le paradigme idéologique de la station. Pensez : un homme se permet de contredire le pouvoir absolu de Louis et qui en paiera le prix -raisonnable oui mais le prix quand même- ; ce même homme qui , avec son projet de "Dîme royale" se soucie aussi sincèrement des pauvres mais voyons c'était pain béni pour France Culture certes un peu en dehors du thème 'poliorcétique' mais ça permettait de faire un documentaire d'une heure sur un grand personnage tout de même très impliqué dans le sujet poliorcétique mais non tout ça à France Culture, ils sont bien foutus de l'ignorer complètement pour eux Vauban est un gros vilain militaire pas beau finalement ils n'ont peut-être pas fait tellement semblant de découvrir ébahis le mot de poliorcétique moi je le connais depuis un jour de 1978 où j'ai trouvé dans mon 'Histoire du Rock'n roll français' une notice sur le groupe 'Albert et sa fanfare poliorcétique' (c'est beau quand même la culture hein ?) et voila cette fois j'ai réussi à le placer 5 fois dans mon post je peux décrocher.

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Mar 11 Sep 2012, 20:39

Sans compter qu'une semaine sur la poliorcétique sans parler du moyen âge, c'est pour le moins curieux. Même si la Fabrique a fait graduellement quelques progrès (on se souvient de bons numéros qui ont terminé l'année 2011-2012), il y a toujours la tentation de la programmation au chausse-pied : utiliser un intitulé de sujet pour la semaine qui semble prometteur, large, et a priori hors-obsessions récurrentes, pour ensuite brandir un grand chausse-pied pour ne faire rentrer que les dites obsessions récurrentes : conflits et répressions du 20è, avec le jeudi comme caution pour ne pas se faire accuser de faire du commentaire mémoriel contemporain.

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bof - le Lun 22 Oct 2012, 09:26

Embarassed France-culture serait-il un relai du pouvoir en place ? Ce matin, pour l'"histoire des prisons", j'espérais que l'on nous la raconterait à travers le temps, non, ce sont les difficultés actuelles que l'on aborde !

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Mar 23 Oct 2012, 23:09

Étonnant de la part d'Emmanuel Laurentin, d'avoir axé l'émission de ce matin à la prison St paul de Lyon, sur la fin des" yoyos" entre détenus, du fait du déménagement des prisonniers et des changements dans leurs habitudes que cela entraîne forcement.
On aurait pensé que la prison de St Paul, destinée à accueillir les nouveaux locaux de la faculté de Droit de l'Université catholique de Lyon, aurait donné libre cours à la réflexion et à une mise en perspective, riche en sens et en symbolique.
Le parallèle "Maison d'arrêt" / "Lieu de savoir et d'enseignement de la culture juridique" pouvait donner à penser plus largement qu'à travers le prisme organisationnel de vie communautaire entre détenus...
Le sens de la peine et le site de St Paul comme lieu de transmission de l'esprit des lois...Vaste programme. Quel dommage...

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Paul Veyne face au Numéro 2 - le Mer 26 Déc 2012, 14:43

Me suis senti quelque peu roulé dans la farine avec la semaine "Villages", puisque 2 émissions seulement avaient un rapport avec le sujet, et la première avait tellement les deux pieds dans le présent, que c'est seule ment le Jeudi 13, sur le village médiéval qu'on a vraiment eu un traitement historique du thème. Ce qui fait maigre mais enfin c'est toujours ça de pris. A part ça, mardi : un documentaire pour exhumer une expérience oubliée de néo-ruralité à l'orée des années 60 par un groupe à la fois précurseur, limite sectaire, et complètement planté ; et puis, intéressant mais kamème bien loin du village, mercredi un débat sur les utopies industrielles au XIXe siècle, instructif certes mais lui aussi un peu parachuté dans le thème. Anyway, devons-nous profondément souffler de soulagement pour n'avoir pas eu à endurer un 'documentaire' de Benoît Lagane (dont la culleture est centrée sur les séries télé) donnant la parole un un groupe-culte fraichement revenu de Portmeirion, village du 'Prisonnier' .

Enfin, Laurentin se rattrape pendant la semaine de Noël qui sera plutôt bonne semble-t-il puisqu'on nous offre 3 documentaires inédits et non de la rediff de fin d'année merchi M'chieu Laurentin :
- Londres avec Dickens et Simon Callow
- Paris, ville-Lumières
- Vatel, dernier repas.

Mais surtout, ce post pour signaler 2 (deux !) passages de Paul Veyne venu présenter à l'antenne son Musée imaginaire et aussi sa traduction nouvelle de l'Enéide, du coup il va répondre pour la 30eme fois avec une verve toujours savoureuse, à la même question : a-t-on cru aux mythes dans l'Antiquité ?

Vendredi matin dans La Fabrique de l'histoire, Paul Veyne est à peine repérable au programme de la journée mais il est bien là pendant presque une demi-heure : [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/12/s51/La_fabrique_de_l_histoire--PODCAST--NET_bdbb3181-a516-4f79-ac24-105d20d1cb1e_FC.mp3" debut="14:00" fin="42:00"]

Et puis 5 jours plus tôt dans les Racines du ciel pour toute la durée de l'émission, c'était le 16 décembre. Même banalité du côté des questions, même verve du côté des réponses. Crévains d'yeux que ça fait du bien....

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Mar 19 Mar 2013, 18:10

Voici une semaine sur le paysage sonore. J'écoute le début des deux premiers numéros. Dans les deux cas, impossible de tenir plus de quelques minutes.

J'avais commencé par le numéro de ce mardi : les crieurs. Ouais, comme d'hab', La Fabrique traitera le sujet de la semaine en tirant parmi une bonne série de thèmes un axe totalement anecdotique. 'Le bruit de la ville' par exemple, eut été un bon choix. Enfin les villes de jadis, qu'on n'a jamais enregistrées. Après tout il a peut-être été remisé à jeudi, réservé pour Alain Corbin. Bon au bout de 10 minutes je coupe, saturé par déjà 2 ou 3 reprises d'une évocation médiévale pour les enfants avec bruits de canasson et trompettes. C'était bien la peine d'inviter hier un bruiteur, pour nous fournir aujourd'hui un travail aussi convenu.

Mais ça je ne le savais pas encore, car c'est seulement après que je passe à celui d'hier : et là pareil ou pire, je tiens pas longtemps. Sujet : le son à la radio. Rien d'historique là-dedans, et puis Baumgartner a traité la chose seulement 567 fois, mais on n'est pas à ça près. L'important est de faire souffrir l'auditeur : toutes les 30 secondes déjà l'auditeur il doit se farcir le rire de Laurentin enfin question bruit on ne se plaindra pas trop car il est largement plus supportable que le rire con d'Hélène Hazéra. Mais pourquoi est-ce que Laurentin se fend la pipe à chaque détail que lui sort son invité, là c'est le mystère. Ah ah ah vous travaillez depuis 37 ans comme c'est drôle !! (oui on est tous morts de rire). L'invité auto-centré à mort il faut dire que c'est son heure de gloire, et qui abuse du 'moi-je' : << je suis entré dans le métier en rencontrant ma voisine dans l'ascenseur elle était femme de bruiteur >>> (laurentin se marre il faut dire que c'est hilarant, quasi une scène de farce, non ? Non, ah bon, bon on enchaine sur le prochain rire). Alors ça continue il n'y a pas que les rires comme bruit désagréable il y a aussi les scies de la conversation et environ 2 fois par minute on entend un 'par rapport' et un 'l'imaginaire', deux des plus déplaisantes de la station. Est-ce qu'ils vont réussir à nous sortir le fameux doublé de Laure Adler << par rapport à l'imaginaire >> ?? Gagné : ça tombe à la 8eme minute. Alors combien de temps maintenant avant de réussir le triplé : moije/parrapor/imaginaire ? Tic... tac... tic.... tac ...

Il faut dire que ça avait mal commencé, avec la 456987321e mention de Walter Benjamin le panthéonisé situé tout en haut de la pyramide des stars chéries entre tous par les intellos de la chaine qui portent une photo de Benjamin dans la poche poitrine avec pour les plus chanceux une mèche de tifs ou un bout de verre de lunettes (quant à Louise Michel elle trône en photo-icône sur leur table de nuit et Stéphane Hesel est dans le tiroir où il a pris la place de Marx, remisé dans les chiottes). Pourtant il s'agissait seulement de lire un extrait pris dans 'Radio' de Rudolf Arnheim, mais Laurentin placera quand même Benjamin, une fois de plus consommé comme un signe. Au fil des minutes on passe tout de même au témoignage de l'invité : un bruiteur de la maison qui surtout ne veut pas qu'on l'appelle 'bruiteur' mais 'designer sonore' c'est un peu comme les cerbères à l'entrée des boites de nuit, qu'on n'appelle plus videurs mais 'physionomistes'. Question psychologie d'ailleurs c'est un peu le même niveau, archi-convenu et à faire frémir le plus cimenté des relativistes : on n'entend jamais deux fois la même chose, vous n'entendez jamais la même chose qu'une autre personne, vous n'entendez jamais deux fois de la même façon le même bruit et bla, et bla, et bla. Des clichés dont un étudiant en psycho ne voudrait pas, ces deux adultes quinquagénaires nous en tartinent les esgourdes, bon sang .

Question : mais combien de temps je vais tenir ? Arriver jusqu'à la moitié de l'émission risque d'être au-delà de mes forces.
Réponse : 17 minutes. L'occasion va m'être donnée juste avant un extrait d'une fiction maison.
Sur une dernière rafale de 'par rapport'. Je coupe !


Ouh que c'est bon le silence.
Après Laurentin, heureusement que le silence n'est pas de Laurentin.

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Re: La Fabrique de l'Histoire - le Mar 19 Mar 2013, 21:57

@Nessie a écrit:Voici une semaine sur le paysage sonore. J'écoute le début des deux premiers numéros. Dans les deux cas, impossible de tenir plus de quelques minutes.
Même chose de mon côté, sauf que j'ai commencé par le premier, suite au signalement du sujet et qu'après l'écoute pénible des 10 premières minutes et du picorage dans les dix suivantes, je me suis immédiatement désabonné du podcast sans écouter le 2e numéro.
@Nessie a écrit:L'important est de faire souffrir l'auditeur : toutes les 30 secondes déjà l'auditeur il doit se farcir le rire de Laurentin enfin question bruit on ne se plaindra pas trop car il est largement plus supportable que le rire con d'Hélène Hazéra. Mais pourquoi est-ce que Laurentin se fend la pipe à chaque détail que lui sort son invité, là c'est le mystère. Ah ah ah vous travaillez depuis 37 ans comme c'est drôle !! (oui on est tous morts de rire). L'invité auto-centré à mort il faut dire que c'est son heure de gloire, et qui abuse du 'moi-je' : << je suis entré dans le métier en rencontrant ma voisine dans l'ascenseur elle était femme de bruiteur >>> (laurentin se marre il faut dire que c'est hilarant, quasi une scène de farce, non ? Non, ah bon, bon on enchaine sur le prochain rire).
La réponse la plus probable à votre question est que Laurentin ne savait rien du sujet (le retour des producteurs tournants est urgent) et qu'il devait meubler. Voilà des symptômes qui ne trompent pas : le rire, la bonne humeur factice, la sollicitation d'anecdotes personnelles sont les signes chez le producteur (ou l'animateur, le conférencier, le professeur, etc) d'une absence de savoir sur le sujet et d'un manque de préparation, lequel peut être dû à une trop grande confiance en soi ou à un soutien sans faille en interne. Le rire, ça fait passer des secondes (qui permettent de trouver comment rebondir), ça rassure par le retour mimétique et complaisant de l'interlocuteur (l'invité ne va pas tirer une tronche si le présentateur s'esclaffe).

Vous aurez noté l'emploi de formules de la communication phatique (ben quoi, on est sur Regards sur France Culture pas au courrier de RTL...) collant aux paroles de l'invité, voire s'y surimposant : "mmhhh, oui, hum, bien sûr, c'est ça", etc. On aurait dit deux personnes au téléphone, alors qu'ils étaient assis face à face dans le studio. Ajoutez à cela une prise de parole sous forme d'interruption brouillonne de l'invité.

En signifiant sa présence sous cette forme, E. Laurentin a opté pour la stratégie de fragmentation de l'entretien qui est une sorte de sauvetage personnel un peu désespéré quand on a peur de ne pas savoir quoi dire. Fragmenter donne l'illusion d'une dynamique et permet plus facilement de répéter les mêmes choses, des formules, des bribes ressassées. C'est la stratégie rudimentaire des intervenants qui n'ont rien à dire.

Vous avez aussi remarqué le nombre de fois que Laurentin a prononcé clairement le nom de son invité (présent non pour sa notoriété, mais pour un savoir-faire) durant les 20 premières minutes ? Beaucoup trop pour que ce soit innocent : cela permet de se raccrocher à du connu et fait gagner des secondes (c'est ridicule, mais quand l'inquiétude de ne pas être à la hauteur vous stresse, vous avez des réactions irrationnelles)

Toute l'analyse que vous faites de la langue employée est intéressante, là aussi elle trahit le vite fait mal fait.

Je n'écoutais pas cette émission depuis longtemps, je ne regrette pas de m'être abstenu, mais je suis désolé pour les auditeurs qui attendent de la qualité durant cette heure-là (et aussi pour les producteurs en herbe ou chevronnés qui sauraient la dispenser).

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Qui frappe l'air Bon Dieu / De ces lugubres cris ? - le Mer 20 Mar 2013, 07:42

Allons bon figurez vous que je reçois un petit mot extrêmement gentil qui me dit en substance que je suis une vraie langue de pute -tu parles d'un scoop!- et qu'avec un poil de patience j'aurais entendu dans l'émission de mardi 'xactement ce que je déplore ne pas y trouver : dans le cours de la 11eme minute, ça démarre sur les bruits de la ville. Flute alors. A 30 secondes près j'y avais droit.

Du coup je me tape le reste des "Crieurs". Aneffet, à 10'20 environ, soit même pas une minute après mon retour à la base, il y avait une analyse/inventaire des bruits de la ville médiévale. Et là, au fil de l'émission vont s'enchaîner des considérations diverses par la voix d'au moins 3 historiens différents dont le récurrent Nicolas Offenstadt, et aussi une femme mais je ne crois pas reconnaitre la voix d'Arlette Farge. Le hic c'est que même quand ce qu'ils nous donnent à entendre est historique et documenté, sérieux et attrayant à la fois, il faut encore que ça soye entrecoupé par des numéros de crieurs qui sentent le studio à 40 lieues. On comprend que les comédiens en fassent des tonnes, de toutes façons c'est habituel sur France Culture, mais ça manque quand même d'ambiance leur machin. C'est pas en collant du sabot de cheval et du bugle qu'on recrée la rumeur urbaine mais enfin comme je me suis déjà gaufré hier je voudrais pas passer de nouveau pour un râleur ça serait dommage quand même vous trouvez pas ? Ah tiens voila que le temps d'un extrait de film, on entend un vrai bruit reconstitué qui fait ambiance urbaine, avec fond de rumeur et bruit de roues, c'est tout de suite mieux, plus parlant, et ça enfonce en même pas 10 secondes tous les extraits fabriqués pour l'émission du jour. Dommage.

A part ça il y a aussi une très intéressante parenthèse filée, sur un nommé Jean-le-rat, sorte de fonctionnaire municipal à la ville de Laon. Hormis ses responsabilités de collecter du fric et de balayer la place après le marché, on ne voit pas bien le rapport avec les bruits. On nous dit que c'est un crieur mais il a tellement de charges qu'on se demande quand il a eu la possibilité de faire le boulot. Voila qu'on évoque son absence de descendance, mais pourquoi donc ? Ah oui je comprends la finesse : ça permet d'évoquer la prostitution et le bordel médiéval, le statut des filles de joie et leur place dans la ville, car là encore pour illustrer ou alors inversement, comme explication et prétexte à ce qui précédait, on nous envoie dans les cornets une annonce de crieur qui vous pousse d'un coup les VU-mètres à la butée, punaise ! Au fil des minutes on nous raconte sa vie et aussi sa mort. Ainsi plus ou moins franchement ce Jean de Gascogne devient le fil conducteur de l'émission. En se reportant au site de FC on apprend ce que ne nous disait pas le podcast dont comme d'habitude la présentation n'est ni faite ni à faire : ce Jean-le-rat c'était lui le vrai sujet du documentaire. Mais en ce cas pourquoi nous avoir fait sonner les oreilles avec des cris d'ailleurs ? Ce sont là les mystères de France Culture, on ne sait pas si c'est de la fusion de deux sujets distincts ou bien de la dérive de l'un vers l'autre que résulte cette greffe mal foutue, ce bricolage qui met à mal les deux sujets là où il y avait de la matière pour faire deux réussites. C'est dommage.

Avec un bon bistouri il y a de quoi réduire ce truc à environ 30 minutes de bonne facture. C'est toujours ça de sauvé.

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Nessie pas langue de bois mais langue de pute , juste un peu ! - le Mer 20 Mar 2013, 20:20

C'est bien dommage que le p'tit mot gentil cité dans le Post précédent ne soit pas partagé avec les foromeurs mais si la correspondance de Nessie l'invite à plus de patience...
Il a du mal à lâcher le nonosse le cher Ness mais pour moi le côté crieurs en studio élargissait l'éventail des sons médiévaux, un plus avec ceux d'extraits de films .On n'était quand même pas au niveau du galop de bourrin fabriqué avec des coques de noix de coco.C'était plutôt vivant et cela filait des images plein la caboche. A chacun ses sons de cloches et à cette époque on vivait avec entre deux crieurs de paix.
Dans mon bled j'ai connu deux crieurs : un garde-champêtre qui s'annonçait au bruit du tambour et l'autre sur son vélo avec un mégaphone qui tous les 300 mètres commençait par un "allo,allo...allo, allo, avis à la population !". Un vrai personnage de Tati, les bruits dans le cinoche de Tati c'est aussi bien que l'image.

Les cris vous tiennent en voix.

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