Annonce :

Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Regards sur France Culture » LES FORUMS » France Culture » Rendez-vous du médiateur et courrier des auditeurs

Aller à la page : Précédent  1 ... 16 ... 28, 29, 30, 31  Suivant

Accueil / France Culture

Rendez-vous du médiateur et courrier des auditeurs    Page 29 sur 31

Bas de page ↓   

281
Répondre en citant  
Juge et partie (et zinc de comptoir) - le Jeu 03 Mai 2018, 19:48

Hypothèse : vous êtes le médiateur des antennes de Radio France, un auditeur (h/f) récrimine contre une émission ou une procédure, qu'écrivez-vous dans votre réponse ? Je précise "médiateur", pas "porte-parole" de Radio France. Faites-vous part de votre sentiment privé sur la question (voir exemples plus haut dans ce fil) ? Justifiez-vous telle ou telle procédure avec des arguments tirés de vos opinions ou suivez-vous la règle de neutralité professionnelle qui s'impose à ce poste ?

Soit cette lettre d'un/e Camille Camille reprenant un sujet sur lequel le "médiateur" s'est exprimé :

réseaux sociaux « incontournables » ? Camille Camille 30/04/2018 8:39 France Culture

Vous dites que nommer à l'antenne les réseaux sociaux à tout bout de champ comme on l'entends de plus en plus dans certaines émissions comme Soft Power ou la Dispute serait incontournable selon vos termes ?
C'EST FAUX ! Bien entendu.
D'abord ce sont des marques en effet et elles sont nommées gratuitement à l'antenne c'est donc de la publicité gratuite, ce qui est lamentable pour le service public.
Ensuite on peut très bien communiquer sur le site de Radio France et ici même sinon à quoi serviriez vous ? Je n'ai ni facebook ni twitter ni instagram ni rien et je vais très bien merci.
De plus ces sites sont connus pour récupérer toutes les données personnelles, numero de téléphone, images, vidéos, écrits sans l'autorisation des concernés, cela a été maintes fois dénoncé par la presse internationale y compris Radio France et y compris des anciens éminents responsables de Facebook qui ont dit qu'ils ne laisseraient pas leurs enfants sur Facebook car c'est une belle saloperie !
Ça détruit les rapports sociaux (les vrais pas les virtuels), ça détruit l'environnement à cause des fermes de serveurs et ça détruit même la démocratie, voir les dernières élections américaines.
Alors arrêtez de prendre les auditeurs pour des débiles et de faire la promotion de ces merdes infâmes sur le service public avec notre redevance, merci.


Voici la réponse :

En 2018, il est difficile de s’exonérer des réseaux sociaux qui, par delà des inconvénients, présentent aussi de nombreux avantages. Les réseaux sociaux les plus populaires sont détenus par des sociétés américaines, mais lorsque vous faites un achat auprès d’une société française, vos « données » peuvent également être « exploitées ». Et ne sombrons pas non plus dans une forme de paranoïa… Il y a 50 ans, quand nos parents ou grands-parents s’abonnaient à un journal, il n’était pas rare que le fichier des abonnés soit vendu à des marques commerciales qui envoyaient ensuite des publicités.

Réponse à côté de la plaque s'il en est : le médiateur prête à la personne le fait d'acheter quelque chose en ligne auprès d'une société française. Une pure conjecture, cette personne ne fait peut-être aucun achat en ligne.  Et la question n'est pas là. Le sujet est celui des réseaux sociaux nommés plus haut par Camille Camille  et auxquels France Culture fait de la publicité. La conclusion vaut son pesant de cacahuètes : comparer Facebook avec un journal d'il y a 50 ans ! Monsieur Denaes ne frise pas le ridicule, il y sombre. Enfin, le pompon pour défendre une station alarmiste et accusatoire tous azimuts comme France Culture, accuser l'auditeur de sombrer dans la paranoïa. Il faut le faire !

Voir le profil de l'utilisateur

282
Répondre en citant  
'Soft Power' à l'écoute des auditeurs - le Mar 15 Mai 2018, 12:13

Ce doit être la première fois qu'on lit une réponse aussi professionnelle de la part d'une émission de FC sur le site du médiateur. Si les autres producteurs pouvaient en prendre de la graine...

[On serait en droit de chipoter sur certains points, par exemple  pour ledit "tonner", qui s'écrit "toner", on parle couramment d'encre sans préciser "poudre", vu que le contexte signale la nature du produit ; le passage sur "computer"/"ordinateur" est plus que tiré par les cheveux]

La remarque de l'auditrice :

La langue des sigles
Elisabeth Donnet-Descartes 15/05/2018 9:38 France Culture

A l'écoute de "soft power" je suis plongée dans un brouillard de sigles qui émaille le discours des invités et des journalistes.
J'ai 68 ans et suis troublés de ne plus comprendre une langue qui me devient étrangère lorsqu'il s'agit des nouvelles technologies.
L'accès démocratique à la culture devient un enjeu pour les plus anciens qui ne sont pas familiers de tous ces acronymes et expressions imagées ( GAFA, TAFTA, 4G, zones blanches etc.... )

En espérant que la prochaine fois.....
Cordialement


La réponse de l'équipe de Soft Power :

Chère Madame,

Nous vous sommes reconnaissants pour le message que vous avez bien voulu nous adresser, par l’intermédiaire du médiateur de Radio France.

Votre message a retenu toute notre attention.

L’émission « Soft Power », qui existe depuis près de douze ans sur France Culture, tente chaque semaine d’expliquer les mutations des industries créatives et du numérique. C’est un choix à la fois didactique et spécialisé.

Nous nous efforçons autant que possible d’expliquer ce secteur et en même temps de parler à ceux qui le connaissent déjà et qui attendent donc de notre part une expertise et un approfondissement. L’animateur de l’émission doit donc, constamment, à la fois « vulgariser » et amener chacun à s’intéresser au numérique – qui constitue la plus importante mutation économique depuis la révolution industrielle.

Il s’efforce d’expliquer les mots, les acronymes, les pratiques. Ainsi, nous expliquons toujours un sigle comme GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), bien qu’il soit d’usage de plus en plus courant. D’ailleurs le mot GAFA est entré dans Le Petit Larousse et Le Petit Robert l’an dernier, en 2018 – il s’agit donc d’un sigle validé par l’usage en français et qui, bientôt, ne nécessitera plus d’être expliquer. C’est ainsi.

Mais il nous faut, c’est exact, toujours tenter d’éviter les anglicismes inutiles. On ne dit jamais « computer » par exemple mais « ordinateur » et, ce dimanche encore, on a repris un invité qui disait « B2B » pour expliquer ce dont il s’agissait – bien que, ici encore, l’expression devienne de plus en plus courante.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas redire cinquante fois les choses. Pour le mot TAFTA, par exemple, que vous citez : c’était le sujet de l’émission ! On a défini plusieurs fois ce mot au début de celle-ci et ensuite on a utilisé le sigle (qui est un sigle français et non américain d’ailleurs) ; on ne peut pas reprendre la définition 20 fois dans la même émission.

Et on ne peut pas tout traduire et tout expliquer. Open Source, Cybersécurité, darknet, par exemple, sont désormais dans le dictionnaire français, comme hacker ou replay – on peut le regretter, mais c’est que l’usage s’impose peu à peu (Le Petit Robert, 2019). Si un équivalent français existe, nous l’utilisons systématiquement, mais on ne peut pas inventer des mots : « encre de poudre » n’est jamais passé dans l’usage à la place de « tonner » ; c’est ainsi.

Les « zones blanches » sont une expression que l’on souvent décryptée, et qui se trouve être parfaitement française ; la 4G est une expression connue par la très grande majorité des Français.

N’oublions pas enfin que près de 50 millions de Français vont chaque mois sur Google (32 millions chaque jour) ; de même 46 millions de Français vont chaque mois sur Facebook (26 millions chaque jour). Une application comme Instagram est visitée chaque mois par 22 millions de Français et Twitter par 19 millions (selon Médiamétire, données 2017). Les usages changent : nous devons aussi nous intéresser à ces usages, surtout dans une émission numérique.

Notre difficulté est à la fois de toujours tout expliquer, mais on ne peut pas non plus ne faire que de la pédagogie. L’émission « Soft Power » est passée de 50.000 à 120.000 podcasts ces derniers mois parce qu’elle apporte des informations fiables à des auditeurs qui attendent de nous également une expertise de haut niveau et un approfondissement, pas une simple explication scolaire.

Encore une fois, l’approfondissement doit passer par la pédagogie et, vous avez raison, par un usage des mots en français, si possible, et le maximum d’explications pédagogiques. Nous nous y efforçons et nous redoublerons de vigilance à ce sujet dans les émissions à venir.

D’ailleurs, nous pouvons vous annoncer que notre prochaine émission du 27 mai sera consacrée justement aux mots du web. On reviendra sur tout cela.

Merci encore de votre message,

Bien à vous,

L’équipe de Soft Power



Voir le profil de l'utilisateur

283
Répondre en citant  
Que dire de ce slogan ''esprit d'ouverture'' ? (un auditeur) - le Dim 27 Mai 2018, 08:19

Au courrier de Radio France, un auditeur hors de la classe d'âge intéressant la direction de France Culture (les 11-19 ans)  :

Le grand soir
Jacques Hayard 25/05/2018 9:20 France Culture

Né en 1946 j'ai vécu mai 68 dans une fête et une grande libération de la parole et des moeurs. Je suis étonné de l'engagement de cette chaîne, la seule que j'écoute depuis 1972, à vouloir le retour de cette période. De plus les différents producteurs semblent vouloir régler son compte au président de la République. A l'instant dans l'émission économique du 28 mai( émission remarquable par ailleurs) un intervenant prête au président des intentions perverses sur la solidarité sans aucun fondement.
De plus je suis excédé des interruptions pour nous dire 3 fois par émission le nom de l'émission et de son producteur. Que dire de ce slogan "esprit d'ouverture" ?

Voir le profil de l'utilisateur

284
Répondre en citant  
Le rôle du médiateur : une taloche et un privation de récré - le Lun 28 Mai 2018, 12:04

Philaunet citant un auditeur a écrit:Né en 1946 j’ai vécu mai 68 dans une fête et une grande libération de la parole et des moeurs. Je suis étonné de l’engagement de cette chaîne,

Etonnant que ce message plutôt direct soit passé. Habituellement, il faut passer un petit coup de brosse à reluire pour qu'un message critique soit validé. On peut penser que c'est le personnel du "médiateur" qui l'a validé en son absence. Rassurons-nous, quand celui-ci revient aux commandes, cela donne ceci, un magnifique exemple de médiation (il parait qu'il enseigne la discipline) :


Rôle du médiateur ?

L'auditeur pendant la semaine écrit au médiateur pour critiquer telle émission ou tel traitement de l'info et le samedi le médiateur passe à l'antenne pour expliquer que l'auditeur n'a rien compris ! Car il n'est QUE un auditeur ! Et que le journaliste, c'est la vérité.


>> Merci pour votre message. Le médiateur n’est pas là pour « expliquer que l’auditeur n’a rien compris ». Il essaie d’expliquer au mieux les coulisses aux auditeurs en invitant les personnes concernées par les remarques. Les protestations viennent d’une méconnaissance de nos fonctionnements. Et c’est bien le rôle du médiateur de d’expliquer tout cela…



Ce n'est pas que l'auditeur n'a rien compris, c'est qu'il ne sait rien, qu'il est illégitime et n'est pas en position ni en capacité d'émettre un avis critique valable sur une émission. Maintenant vaquez mon petit, allez, allez...

Voir le profil de l'utilisateur

285
Répondre en citant  
Je bondis, je m'étonne (le ''médiateur'') - le Jeu 07 Juin 2018, 18:35

Deux nouveaux exemples qui montrent comment le médiateur de Radio France est en réalité un journaliste et une personne privée qui abuse de sa fonction, loin de tout professionnalisme et tout proche de l'engagement politique.

Au courrier d'une personne privée le salarié de Radio France chargé de la médiation (on a honte d'employer ce mot en ce cas) répond sur le même ton. C'est une grosse erreur. Imagine-t-on un gardien de la paix apostrophé dans la rue employer le même langage que son vis-à-vis ? Exemple :
Dangereux amalgames entre antisémitsime et antisionisme françois BOURGOINT 06/06/2018 7:11 France Inter

Bonjour
Deux fois en une semaine que je bondis suite à votre traitement de l'information et que vous écris : journal de 8h ce jour 06 juin où un des journalistes fait un raccourci très dangereux entre la critique d'un Etat , le mouvement BDS d'une part et l'antisémitisme d'autre part
(...).

Voici comment le prétendu médiateur réagit : "A mon tour de bondir face à des accusations militantes qui s’en prennent à l’honnêteté du journaliste qui a réalisé ce reportage… "

Mais où se croit-il pour parler ainsi ? Mais enfin, il est salarié de Radio France chargé de la médiation ou un vulgaire péquin dans un fil de commentaires ?

Deuxième exemple, une réponse type à plusieurs courriers suite au sujet vu dans ce fil Dans les journaux français :

Cellule d’investigation de Radio France
brigitte ferrari 07/06/2018 16:01 Radio France

Bonjour
je suis étonnée que la cellule d'investigation de RADIO france perde son temps et l'argent du contribuable à investiguer sur les comptes de campagne d'Emmanuel Macron par ailleurs validés (...)


Jean-Jacques THOUVENIN 07/06/2018 15:58 France Inter

Quel est le but de la campagne engagée par Radio france contre l'élection d'Emmanuel Macron, est-ce en vu d'obtenir son invalidation et l'aller vers de nouvelles élections ou est-ce une volonté de nuire délibérément au président de la république (...)

Réponse du prétendu médiateur : "Votre réaction m’étonne beaucoup, car nous sommes journalistes et nous faisons notre travail de journaliste, à savoir transmettre des informations, enquêter, révéler… Et quelle que soit cette information. Nous sommes totalement indépendants de tout pouvoir politique ou économique. Personne ne peut nous imposer quoi que ce soit sur le plan rédactionnel. "

"Nous sommes journalistes" ? Qui est ce "nous" ? M. Denaes est LE MÉDIATEUR de Radio France, ne le sait-il pas ? Et puis, il n'y aurait donc pas de règle et Radio France est une entreprise autogérée, vivant en vase clos, mais financée par le contribuable ? Qui ne voit pas, pour en rester à France Culture, que la Rédaction s'est accaparé les moyens de diffusion pour servir ses intérêts politiques sous prétexte d'indépendance. Grave faute déontologique.

Voir le profil de l'utilisateur

286
Répondre en citant  
« on me dit : le médiateur est inutile » Bruno Denaes - le Ven 22 Juin 2018, 00:18

Après plusieurs années de bons et loyaux services (ça oui, relisez les 15 dernières pages de ce fil, pas moins, pour vous en convaincre), Bruno Denaes, ancien journaliste à France Info, quitte son fauteuil de médiateur et sans doute la maison ronde. Son dernier rendez-vous a eu lieu ce jour, jeudi 21 juin 2018, en compagnie de Sandrine Treiner, qui ne savait plus où donner du compliment pour la dernière de son collègue.

La directrice de France Culture a comme à son habitude multiplié les banalités dans un beau style (France Culture l'été, je dirai pas que c'est France Culture en encore mieux, mais France Culture en encore plus grand), puis commenté une annonce relative à un (accrochez-vous) média social culturel commun aux chaînes du service public. Qu'est-ce à dire ? Une production native tout à fait culturelle venu de l'ensemble des antennes du service public. Donc, de la vidéo. À notre manière, dit Sandrine Treiner. On a vu (permettez-moi de renvoyer à ma contribution : Et France Culture, un gros tas de quoi ?)

Et sinon, les habituelles salades : quête de nouveaux publics, rajeunissement, avant une fin qu'on ne voit pas venir.
Bruno Denaes : Sandrine Treiner pour vous quelle est l'utilité du médiateur ?
Sandrine Treiner : (rires) (...) Je voudrai vous rendre hommage. Je voudrai dire à quel point vous avez donné du sens à cette fonction, comment vous l'avez développée.

Le sentiment du devoir bien fait avant un départ en retraite, c'est appréciable.

Voir le profil de l'utilisateur

287
Répondre en citant  
Re: Rendez-vous du médiateur et courrier des auditeurs - le Ven 22 Juin 2018, 13:08

@Jean-Luuc a écrit:Après plusieurs années de bons et loyaux services (ça oui, relisez les 15 dernières pages de ce fil, pas moins, pour vous en convaincre), Bruno Denaes, ancien journaliste à France Info, quitte son fauteuil de médiateur et sans doute la maison ronde.

Horreur ! Cris ! Lamentations ! Grincements de dents !

Bon, si successeur il y a, celui-ci aura du travail pour réparer les dégâts et raccommoder le lien entre Radio France et ses usagers. Comme diraient les sociologues résidents de FC, il ne fait pas de doute que ce médiateur a introduit une certaine dose de conflictualité dans les rapports entre l'institution et ses utilisateurs. Il faudrait déjà commencer par supprimer cette plate-forme de faux-échanges, où les auditeurs peuvent envoyer un message dont la publication se fait selon des critères arbitraires, et où le médiateur peut répondre à côté, rabrouer les mécontents, renvoyer vers un lien hors-sujet, multiplier les arguments d'autorité, et tout cela sans droit de réponse. Il n'y a aucun doute que cette rubrique de son site a été beaucoup plus destructrice que constructive. Il y a du travail pour récupérer la confiance des auditeurs après son désastreux passage. On n'aura jamais vu "médiateur" aussi irascible, méprisant, expéditif, corporatiste etc.

Sandrine Treiner peut en effet lui être reconnaissante, car il a été pour elle un défenseur de tous les instants. Impossible de remettre en cause, ou même de questionner son absence de projet culturel de fond, ni même le remplacement d'une partie du programme par du commentaire sociologique engagé. Ces questions étaient taboues. La seule chose qu'elle pourrait lui reprocher, c'est d'avoir joué les défenseurs sans aucune espèce de finesse ni même de discrétion. Ce n'était pas un médiateur, mais un videur.

On ne regrettera pas non plus son absence de réflexion sur le travail journalistique. Un journaliste est un cheval blanc qui pourfend les fake news et éclaire le monde. Toute critique est une atteinte à la liberté d'expression. Point.

On ne peut que conseiller à la nouvelle présidente de Radio France de s'inspirer d'autres modèles de médiation à l'étranger. Pourquoi ne pas écouter un numéro ou deux de Feedback, sur Radio 4 ?    On n'aurait pas été surpris si Sonia Kronlund avait consacré une semaine aux auditeurs brutalisés par le médiateur : "Que nous fait la médiation de Radio France, de quoi le médiateur est-il le nom etc."

Pour terminer, c'est en effet l'adjectif "grand" qui marque la prose treinerienne en ce moment. Elle était présente aux Matins (hier) pour présenter le dernier numéro de "Papiers", pour une intervention riche en allitération explosives "GRRands entretiens, GRRandes rencontres, GRRRandes masterclasses." Nous sommes passés de la marotte des "mondes" à celle du tout en "grand". Quand le projet culturel est pauvre, on essaie de faire dans l'hyperbole. C'est intéressant de noter que l'on retrouve ce travers chez certains producteurs de France Musique, juste à côté. Les producteurs "de vocation" n'ont aucun mal à remplir leur temps d'antenne avec un propos juste, construit et érudit, sans chichis mais avec générosité et substance. Et les producteurs-animateurs, qui présentent des concerts ou font le lien entre les différentes plages de disques qu'ils diffusent, maîtrisent leur sujet en surface, remplissent leur temps de parole avec force compliments, exagérations, émotions, qui n'apportent rien d'autre qu'une sensation d'effort terrible pour essayer d'épicer une émission qui manque de saveur.

Voir le profil de l'utilisateur

288
Répondre en citant  
Mamours radiodiffusés - le Sam 23 Juin 2018, 08:33

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t241p280-rendez-vous-du-mediateur-et-courrier-des-auditeurs#30751) a écrit:Après plusieurs années de bons et loyaux services (ça oui, relisez les 15 dernières pages de ce fil, pas moins, pour vous en convaincre), Bruno Denaes, ancien journaliste à France Info, quitte son fauteuil de médiateur et sans doute la maison ronde. Son dernier rendez-vous a eu lieu ce jour, jeudi 21 juin 2018 (...)
Hourra !

Notez, Jean-Luuc, que le journaliste allait avoir au moins 62 ans cette année. Sa retraite était attendue ici avec impatience.
Bruno Denaes : Sandrine Treiner pour vous quelle est l'utilité du médiateur ?
Sandrine Treiner : (rires) (...) Je voudrais vous rendre hommage. Je voudrais dire à quel point vous avez donné du sens à cette fonction, comment vous l'avez développée.
Quand on voit son manque de professionnalisme (voir précédemment le post 287 de Yann Sancatorze), on est atterré par ce passage de brosse à reluire.

Dans la transcription de ce moment de radio affligeant de suffisance et d'auto-congratulation, on peut lire comme d'habitude une langue pauvre et fautive : "Ce ne sont pas des anciennes émissions, c'est une production native de vidéos culturelles" ; "Tous les week-end" [pluriel interdit ?] ; "Tous les week-end vous nous envoyez" [comme c'est sa dernière apparition, ce serait plutôt, "vous nous envoyiez"] ; "merci pour l’écoute que vous avez eu" [eue].

Ces assauts de politesse radiodiffusés entre employés ne feront pas oublier l'autoritarisme réel des deux personnages.

Voir le profil de l'utilisateur

289
Répondre en citant  
Carnet - le Dim 24 Juin 2018, 10:02

Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t241p280-rendez-vous-du-mediateur-et-courrier-des-auditeurs#30752) a écrit:
@Jean-Luuc a écrit:Après plusieurs années de bons et loyaux services (ça oui, relisez les 15 dernières pages de ce fil, pas moins, pour vous en convaincre), Bruno Denaes, ancien journaliste à France Info, quitte son fauteuil de médiateur et sans doute la maison ronde.
(...) Bon, si successeur il y a, celui-ci aura du travail pour réparer les dégâts et raccommoder le lien entre Radio France et ses usagers. Comme diraient les sociologues résidents de FC, il ne fait pas de doute que ce médiateur a introduit une certaine dose de conflictualité dans les rapports entre l'institution et ses utilisateurs.
Pour ceux qui lisaient les réponses du journaliste de France Info sur sa page, oui. Voir son message publié et y voir accolée une engueulade publique dudit journaliste n'a pas dû plaire aux correspondants critiques. C'était le style Denaes : rembarrer les auditeurs (et flatter à l'extrême ses collègues). Un style unique, sans doute, dont je doute qu'il fasse école tant il est éloigné de toute pratique professionnelle saine de la fonction.
Il faudrait déjà commencer par supprimer cette plate-forme de faux-échanges, où les auditeurs peuvent envoyer un message dont la publication se fait selon des critères arbitraires, et où le médiateur peut répondre à côté, rabrouer les mécontents, renvoyer vers un lien hors-sujet, multiplier les arguments d'autorité, et tout cela sans droit de réponse.
Pas d'accord pour la suppression. Les commentaires qui existaient avant sur les pages d'émissions sont désormais centralisés chez le médiateur. Si leur choix est effectivement arbitraire, on a quand même lu des commentaires critiques très pertinents, d'ailleurs signalés dans ce fil, qui permettent de voir que nombre d'auditeurs partagent les valeurs défendues par Regards sur France Culture : impartialité, équité, rigueur professionnelle et mission culturelle prioritaire. Il faut donc reconnaître à ce service une dose d'autocritique, notamment quand les commentaires critiques n'étaient suivis d'aucun commentaire du médiateur.
(...) On n'aura jamais vu "médiateur" aussi irascible, méprisant, expéditif, corporatiste etc.
Juste. On se souvient aussi qu'il s'est autorisé (de quel droit ?) un commentaire personnel sur un joueur de football en août 2017 : « Le seul talent de Neymar est en effet de savoir taper dans un ballon et de savoir attirer des sommes indécentes sur sa personne ». (Invitation faite à M. Denaes). Et les talents capillaires du joueur brésilien alors ? Smile
Sandrine Treiner peut en effet lui être reconnaissante, car il a été pour elle un défenseur de tous les instants. Impossible de remettre en cause, ou même de questionner son absence de projet culturel de fond, ni même le remplacement d'une partie du programme par du commentaire sociologique engagé. Ces questions étaient taboues.
Vous pensez que M. Denaes, qui a fait toute sa carrière dans les locales de France Bleu et à France Info, était à même de comprendre quoi que ce soit à la mission culturelle de la station autrefois modèle admiré de tous ?
On ne regrettera pas non plus son absence de réflexion sur le travail journalistique (...) On ne peut que conseiller à la nouvelle présidente de Radio France de s'inspirer d'autres modèles de médiation à l'étranger. Pourquoi ne pas écouter un numéro ou deux de Feedback, sur Radio 4 ? (...)
Pigs might fly.

Voir le profil de l'utilisateur

290
Répondre en citant  
La réputation de France Culture (hélas) - le Dim 08 Juil 2018, 10:05

Dans la presse (pas à Radio France qui ne permettrait leur publication), des courriers d'auditeurs mentionnant France Culture :

1/ "Il a toute sa place à France culture, le top de la bienpensance..." (Europe 1 : Patrick Cohen fait ses adieux à la matinale)

2/ "J ai découvert ce Monsieur cette semaine sur France Culture dans la matinale. Incroyable d'entendre ce que tout le monde sait, être dit librement sur les ondes. Le plus cocasse fut le moment ou il explique à la journaliste qui l'interroge, que le flux d'immigré est essentiellement économique. On sent à ce moment l'etonnement de la journaliste. Heureux également d'entendre enfin, que l'Europe ne doit pas se sentir coupable des tragédies en Méditéranée... au contraire de ce qu'affirme les médias ou humanitaires...." (Stephen Smith : «La migration de masse n'a pas encore eu lieu»).

Sur Stephen Smith face à Olivia Gesbert ce post et les suivants Stephen Smith et madame Ôjordui.

Voir le profil de l'utilisateur

291
Répondre en citant  
''Je ne sais pas si la raison est bonne, mais en tous cas, la voici.'' (Sandrine Treiner) - le Dim 15 Juil 2018, 17:35

La directrice de France Culture sort le grand style en répondant à un auditeur ayant écrit le message suivant :

Grille d’été france culture
Sébastien Viteau 11/07/2018 8:44 France Culture
Bonjour,
Je suis artisan, fidèle auditeur de France culture dans mon atelier de la Drôme. Je n'ai jamais eu besoin de faire de remarques concernant vos programmes quelle que soit la station. En revanche depuis la mise en place de la grille d'été je suis au regret de vous dire que la rediffusion de deux émissions dans la même journée m'agace au plus haut point.
Il me semble que vos archives pourraient éviter la répétition de deux heures de programmes!
Je reste malgré tout auditeur, pas de souci.
Merci pour tout le reste...
Sébastien Viteau.


Voici la réponse de la directrice de France Culture :
Bonjour

Nous procédons ainsi chaque été.
L’expérience nous montre que l’écoute est plus morcelée que le reste de l’année pour cause de vacances, de plages, de randonnées.
Pour les programmes qui demandent beaucoup d’investissement, nous proposons en effet deux diffusions espacées : Les Grandes Traversées et les Masterclasses.

Je ne sais pas si la raison est bonne, mais en tous cas, la voici.

Merci pour votre fidélité, et votre exigence.

Cordialement
Sandrine Treiner


Cette phrase de la directrice devrait rester dans les annales, tant pour la langue que pour le fond : "L’expérience nous montre que l’écoute est plus morcelée que le reste de l’année pour cause de vacances, de plages, de randonnées."

Je croyais naïvement que les auditeurs en vacances (ils le sont tous pendant deux mois, n'est-ce pas munstead ?) avaient plus de temps pour écouter une émission d'une traite que pendant le reste de l'année. Mais l'argument "plages et randonnées" est implacable...

Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé 


292
Répondre en citant  
Re: Rendez-vous du médiateur et courrier des auditeurs -

Rendez-vous du médiateur et courrier des auditeurs     Page 29 sur 31

Haut de page ↑   

Aller à la page : Précédent  1 ... 16 ... 28, 29, 30, 31  Suivant

Accueil / France Culture

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum