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Critique de la critique    Page 2 sur 13

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Critique de la critique - le Lun 31 Aoû 2009, 12:26

Rappel du premier message :

J'ouvre ce fil par souci de netteté, pour répondre à Vincent qui, du blog de Jean Lebrun où l'ambiance devient irrespirable, vient ici avec le souci du dialogue loyal. Sa critique de notre attitude critique mérite un vrai fil et un vrai titre. Je vais donc reporter ci-dessous le début de dialogue qui traîne ailleurs, et ensuite lui répondre.

Nessie
* * *

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fin (provisoire?) de l'étalement. - le Mar 01 Sep 2009, 00:06

Bonsoir,
je viens de lire un message d'Antibiok qui a l'air de se plaindre de ces messages où on écrit pour savoir ce qu'on a à dire et qui finissent par se mordre la queue, alors je suis un peu gêné de continuer à poster sur le même sujet...
En tout cas je lui dis: ne lisez pas, ça ne va pas vous intéresser.
Mais je réponds à Agathe et Nessie.
Pour la petite histoire de l'"exigence", Agathe, on ne va peut-être pas s'étendre, je sais que vous avez le sens de la nuance (et plein d'autres qualités que j'admire), mais il vous arrive aussi de taper fort.
Pour ce qui est de votre position commune sur ma critique de vos critiques, j'ai envie d'essayer de préciser encore, puisque j'ai le sentiment de ne pas avoir été encore tout à fait bien compris. Tant pis pour moi si je m'embrouille, et tant mieux si votre sagacité m'éclaire (et tant pis pour Antibiok si il/elle persiste à lire malgré les avertissements).
Tout d'abord, rapidement, les contradictions que je pointais au départ ne faisaient que situer de façon un peu rapide l'objet de mes reproches, mais "bruits de verre" ou "former le goût" (les auditeurs satisfaits n'ont pas le goût bien formé) etc... sont tirés des nombreux commentaires que j'ai pu lire sur les blogs de FC, et leurs auteurs peuvent se reconnaître.
Plus important, j'espère qu'on ne peut pas inférer de mes propos que je souhaite "récuser le principe de l'analyse" ou "contester le droit de pratiquer la critique radio". Si c'est le cas, je me suis mal exprimé. Non, je veux pointer un excès, un abus, un mauvais procédé. Le développement que j'ai fait sur l'amour, c'était, à mon sens, un moyen de le faire voir.
Exemple: Travaux Publics. Combien de fois Yann n'a-t-il pas parlé des bruits de verres, de chaises, du manque d'intérêt des lieux... (et vingt autres reproches "formels" tous contestables à mes yeux). Agathe parlait, elle, de ses voisines de palier qu'elle n'avait pas envie d'entendre sur FC, et de l'animateur qui était faussement aimable... Bon, je veux simplement dire que pour juger "correctement" de cette émission, ou d'une autre, il faut que la description formelle s'intègre dans l'analyse du tout. On ne peut pas comme ça jeter des reproches sans partir d'une compréhension (qui signifie bien qu'on prend la chose globalement). Cette compréhension détermine l'intérêt ou le désintérêt que provoque la chose. Et l'analyse formelle la plus éclairante, me semble-t-il, est celle qui explique cet intérêt ou ce désintérêt. Dans les critiques de Yann et d'Agathe dont je parle, je n'ai rien trouvé qui m'explique en quoi cette émission était mauvaise. J'ai compris qu'ils estimaient que cette émission n'avait pas sa place sur FC parce qu'elle n'était pas culturelle (autre débat). A la place d'un jugement sur ce qu'était cette émission, dans tous ses aspects liés, ils partaient de leur conception de ce que doit être FC et pointaient tout un tas de signes de la non-appartenance de TP à ce modèle en les transformant en signes de mauvaise qualité intrinsèque. Comment dialoguer alors avec quelqu'un qui interprète ces signes dans un autre contexte?
D'autre part, en règle générale, comme vous l'avez dit, Nessie, quelque part sur le blog de JL, les critères esthétiques sont affaire de convention. Il y a bien sûr des traditions qui se constituent autour de ces conventions qui ont été repérées comme bonnes. Effectivement, on peut s'aider de la connaissance de ces traditions pour juger de la réussite esthétique d'une oeuvre. Mais les conventions changent (pas toutes, pas toutes au même rythme) au fur et à mesure des formes qui s'inventent, et des regards qu'on porte sur elles. C'est pourquoi il faut essayer de comprendre ces formes en se servant des conventions comme d'outils sans les tenir pour des critères absolus.
Donc, oui au jugement sur la qualité des programmes de FC. Mais, ne mélangeons pas des arguments critiques disparates. Si l'on veut dire simplement qu'une émission n'a pas sa place sur FC, restons sur un débat sur l'identité de FC. Si l'on veut dire qu'une émission est mauvaise, expliquons ce jugement en articulant tous les aspects qui la constituent.
Je m'arrête là (ouf!), et surtout: si vous trouvez qu'il n'y a rien là d'éclairant pour le débat, ne répondez pas et on arrête les frais. Very Happy

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Re: Critique de la critique - le Mar 01 Sep 2009, 10:39

Bonjour Vincent,
Vous parlez de Travaux Publics et des problèmes de forme. Je ne les fustigeais pas par amour d'un certain code, d'une convention tacite qu'il faudrait observer, mais simplement, de façon très concrète et pratique, parce que les errements de forme entretiennent la confusion et le décrochage d'écoute. Je me souviens de la période où j'écoutais TP en voiture :
- si je m'apercevais que l'invité du jour avait déjà été convié des dizaines de fois
- que les questions qui lui étaient posées étaient peu claires
- que le thème avait déjà été ressassé, voire intéressait davantage le public sur place que les auditeurs nationaux (la crise des garçons coiffeurs du Perche)
- qu'il y avait quelques private jokes avec le public
- qu'il se passait quelques secondes de vide pendant que JL se jetait sur un membre du public pour lui tirer quelques paroles contre son gré
- que l'élocution du Master of Ceremonies était très hâchée (un euh pour chaque syllabe)
- qu'on multipliait les flottements creux sans véritable raison
- que l'invité du jour était en retard (voire absent)

Alors tous ces petits (ou grands) moments de blancs radiophoniques conduisaient au décrochage. Il m'arrivait de décrocher et penser à autre pendant dix minutes, un quart d'heure avant de m'apercevoir que j'écoutais la radio. Ce sont tous des détails formels, mais qui sont très révélateurs de la façon dont on considère l'auditeur : un être de grande patience, très très indulgent, qui adore obligatoirement JL, qui applaudit à chaque fois qu'il utilise ses tricks et effets de manche... Je trouvais ce manque de considération pour l'auditeur très très méprisant, d'autant plus que même dans un bistrot, on peut mener une émission de radio (s'il le faut vraiment...) en étant plus exigeant sur les critères formels, et ne pas laisser l'auditeur se demander ce qui se passe. Ces détails formels émanent de la façon dont le producteur considère son auditeur, avec plus ou moins de respect. Prenez l'exemple de Monique Canto-Sperber. Elle n'est pas a priori une personnalité radiophonique, n'a pas un métier qui remonte à Mathusalem, mais elle a à coeur d'être claire et de s'assurer (trop quelquefois) que son auditeur saisisse tout ce qui est dit. Le résultat : on ne décroche pas car elle mène son émission avec beaucoup de précision. Son effort formel est récompensé. Une fois l'émission finie, on se souvient de ce qu'on a écouté. Perso, de Travaux Publics, je n'ai aucun souvenir.

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c'est la vie - le Mar 01 Sep 2009, 22:57

Bonsoir Yann,
pour moi tous les arguments critiques que vous énoncez là n'en sont pas (sauf le premier, mais je ne suis pas vraiment sûr d'avoir entendu le même invité des dizaines de fois) parce que je n'y reconnais pas du tout l'émission que j'ai aimée. Mais, je n'essaierai plus d'expliquer théoriquement pourquoi je pense que vos arguments n'en sont pas...
Bonne continuation à tout le monde. Je ne sais pas si je reviendrai participer, mais je viendrai régulièrement vous lire car j'y prends beaucoup de plaisir (et quelques aigreurs, mais c'est la vie).

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La radio, la critique radio, et l'idéologie - le Sam 19 Sep 2009, 13:34

Bonjour à Vincent qui intervient dans le fil "Ligne éditoriale de Jean Lebrun".

Malgré la sévérité des reproches que vous m'adressez, je suis heureux de vous voir revenir ici, si c'est pour dialoguer. J'ai répondu à votre post concernant ce qui se passe sur le blog de Jean Lebrun. De ma réponse j'ai finalement préféré ôter 2 paragraphes que je reproduis ci-dessous en les modifiant, de façon à relancer ou à lancer la discussion sur certains aspects essentiels que vous soulevez :

En ce qui concerne la dimension idéologique de notre critique, je ne la nie aucunement, même je regrette qu'elle ne donne pas lieu à discussion, car c'est probablement le fond même du débat autour des programmes de FC. Je n'ai pas dit "politique (éternel sujet de querelles dérivantes) mais bien "idéologique". Je ne suis pas le seul à avoir déploré la teneur de moralisation (simplette à mon sens) des émissions, de même que je ne suis pas le seul à réclamer une place plus importante pour la culture. Et ceci pour des raisons idéologiques au moins autant que pour des raisons liées à mes gouts. Ces deux questions sont bien sûr éminemment idéologiques, et si on les dégage d'un trait comme vous le faites, c’est autant de perdu pour la profondeur du débat. Ces deux questions ont non seulement vocation à devenir ici des sujets de Fil de discussion à part entière, mais ce sont même parmi les sujets les plus importants, et j'espère que vous y participerez de façon enfin durable.

La culture, dimension essentielle de la démocratie, que voila un beau sujet qui va très bientôt se trouver proposé sur RegardsFC. Et mieux : La morale, dimension essentielle de la culture ? Voila qui mérite discussion, ce pour quoi j’ouvrirais volontiers un fil « La moraline dans le programme culturel ». Mais ce titre est déjà très orienté et même accusateur, aussi je ne l’ouvrirai (et peut-être sous un autre tire) que si personne ne vient s’en charger. Le mieux Vincent, -est-ce là trop vous demander ?- serait de le créer vous-même, ce fil, avec un titre et une orientation qui vous siéra mieux.

Je suppose que les autres auditeurs critiques ont eux aussi leurs avis sur la question idéologique des programmes (et de la critique des programmes). J’ai donné ci-dessus 2 ouvertures qui me semblent capitales. Probablement il y en aura d'autres...

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pas de sujet - le Sam 19 Sep 2009, 17:34

Bonjour Nessie,
si je ne viens pas plus souvent, c'est parce que je n'ai pas le temps, et sans doute pas non plus toute la compétence nécessaire. D'autre part, je n'ai pas déserté le dialogue, j'ai simplement constaté que mon dernier message sur ce fil n'avait pas suscité de réponse (à part celle de Yann, mais je lui ai répondu).
J'apprécie le ton et le contenu de votre message, et en général beaucoup de vos commentaires. Pour repréciser peut-être un peu ma critique contre vous, je dirais que le plus sûr moyen de contrer l'anti-jeu de Camembert aurait été de ne tenir aucun compte de ses messages. Au lieu de quoi, il est devenu l'attraction du blog.
Sur la question de l'idéologie, je suis content de voir qu'elle vous intéresse. Jusqu'à présent, j'avais plutôt l'impression que vous la placiez toute entière sur FC, et que vous considériez votre point de vue comme objectif et dépourvu de fond idéologique. En effet, c'est un point central, sinon le point central. L'idéal serait d'en parler sans quitter l'analyse de la radio, à la fois dans sa conception d'ensemble et dans ses réalisations concrètes. Mais, encore une fois je ne prétends à aucune compétence sur ces sujets: je suis intéressé, soucieux de comprendre, sans opinion complètement formée...
C'est pourquoi j'ai parfois du mal avec le ton d'exigence des auditeurs critiques: les discours de JL seraient des manoeuvres dilatoires destinées à camoufler le désastre, etc... On a le droit de critiquer, bien sûr, mais si on prétend vouloir aussi dialoguer (et pas seulement avoir les réponses qui nous sont "DUES"), il me semble qu'il vaut mieux éviter de balancer trop de coups de poing.
Mais, je m'arrête de vous faire la leçon ! J'aimerais mieux que ce débat idéologique sur la culture et sa transmision, la mission de FC, etc... soit mené entre vous et JL. Si je trouve le temps de participer modestement, tant mieux...
Cordialement,
V.

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Re: Critique de la critique - le Dim 20 Sep 2009, 15:48

Vivre un débat face à Jean Lebrun est mission suicide pour un non professionnel de la communication en direct. Sauf en cas d'accord complet avec le maître, bien sur, or là ça n'est pas le cas. Et même pour un professionnel d'ailleurs, on a vu ce que ça donnait dans Pot-au-feu et dans Travaux Publics : demandez à Edgar Pisani et à Francis Mer ou même Emmanuel Todd et Jeanneney, comment s'est déroulé leur passage à El Sur, et ce qu'ils ont pensé de la répartition du micro et du final cut (expression inappropriée pour du direct, mais le sens y est). Ca ne retire rien aux qualités et à l'art radiophonique de Lebrun, que de dire qu'avec son micro il fait ce qu'il veut. S'il a décidé qu'on en sortirait ratiboisé, la messe est dite dans le sens voulu par lui avant même l'appel aux fidèles.

Par chance ce n'est pas ce qu'on nous propose, ni ce qu'on risque de vivre, un échange à l'oral. Alors quoi ? Une meilleure piste selon moi, pour un débat serait de le mener sous la forme d'une controverse écrite, un peu sur le mode de la controverse par lettres. Alors là oui, pourquoi pas ? C'est probablement ce qui a été essayé depuis le courrier à la chaine, jusqu'aux contributions sur le site de FC par Yann et Agathe, et on peut en voir le résultat : après des mois sinon des années sans réponse, l'instauration d'un dialogue semi-sourd, non sous la forme de la conversation mais avec des réponses indirectes, des allusions. Bref à peine des prémisses de débat.

Je ne sais quand ni comment nous aurons des réponses aux questions fondamentales que nous posons. Notamment je ne sais pas quand nous aurons d'autres réponses que celles par lesquelles on nous dit que nos remarques sont sans importance (par exemple sur la non-qualité à l'oral) ou que nos souvenirs sont inventés (comme si on ne le savait pas, qu'ils sont en partie reconstruits, et comme s'ils n'étaient que cela... !). Je suppose que ce dialogue ne sera rendu possible que par une nouvelle présentation de notre critique, sous une nouvelle forme, à la fois plus synthétique, mieux étayée, moins agacée et surtout où nos raisons fondamentales ne seront plus enfouies dans nos présupposés devenus nos implicites, où Jean voit "des poubelles de préjugés" alors que pour nous ce sont les prémisses d'un débat commencé depuis 1 an (ou 6 ans, ou 10 ans, pour certains) et qu'à force nous ne sommes plus tellement enclins à répéter le B-A-BA de notre point de vue. Ca c'est notre usure à l'usage. Mais d'avoir un lieu neuf comme RegardsFC peut être l'occasion de démarrer de nouveau le débat, de reprendre la critique à ses débuts, et on verra bien si on reçoit encore et toujours les mêmes fins de non-recevoir et les mêmes coup de botte en touche.

./...

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Re: Critique de la critique - le Dim 20 Sep 2009, 15:57

./...

En attendant ce moment, je voudrais vous dire Vincent que votre dernière contrib dans le fil qui a été fermé, n'a pas reçu de réponse de ma part, parce qu'elle est restée enfermée là-bas, du coup je l'ai un peu oubliée. J'en indique donc le lien à clicker, pour qui veut la consulter, ensuite de quoi je vais m'atteler à fournir quelque réponse aux 5 points qu'elle contient.
Lien à clicker pour lire la contrib : Pour Nessie encore

D'avance, j'annonce le programme, qui vaut appel de contributions :
a) programme de flux vs programme de stock ; intérêt d'une émission (à développer)
b) part du culturel ; part du documentaire (mais vous étiez plutôt d'accord) et difficulté d'une définition objective
c) diversité du programme et variété des producteurs (mais vous étiez plutôt d'accord)
d) traitement culturel, doctrine JM Borzeix : j'espère pouvoir préciser cela dans le fil ouvert hier : Jean-Marie Borzeix
e) parade relativiste & dérivation du dialogue sur l'interlocuteur : sur les deux j'aurai peu à dire sinon à la fois que je les subis, que je m'en plains, et pire encore, que je me surprend à les pratiquer parfois, non sans le regretter après coup - nostra (ou au moins mea) culpa ... !

N.

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ne vous fatiguez pas sur la contrib oubliée! - le Dim 20 Sep 2009, 18:05

Bonjour Nessie,
Simplement dire que ma dernière contrib qui n'avait pas reçu de réponse, ce n'est pas celle du fil oublié, qu'on peut oublier aussi il me semble, c'était le message 10 du présent fil. Mais, finalement, quand vous parlez d'ouvrir un débat sur l'idéologie, les préssuposés, l'implicite... vous rejoignez la question que je posais dans ce message-là. Le jugement global qu'on porte sur une émission est nourri de ces conceptions, qu'il est donc intéressant de mettre au jour lorsqu'on entreprend d'en discuter.
Quant au débat avec JL, c'est bien à un débat écrit que je pensais. Une simple relation "épistolaire" par l'entremise de son blog. Qu'il soit prudent vis à vis de la critique, cela ne m'étonne pas trop. Vu du côté des auditeurs critiques, leurs propos ne sont que des vérités bonnes à dire. Mais, vu d'en face, ça ressemble sans doute davantage à des baffes. C'est pourquoi le fait que JL répond malgré tout à ce qu'il perçoit comme un sentiment qu'il peut comprendre me paraît être un geste encourageant.
Bonne continuation,
à une prochaine fois.
Et merci pour vos efforts en vue d'un débat constructif.
V.

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Justification d'une certaine forme de critique - le Ven 30 Oct 2009, 19:18

J’ai déposé aujourd’hui dans le blog Quai de Seine une contrib assez longue à fins de justifier non pas les avis critiques qui y sont déposés, mais la position critique qui est la mienne et que je crois partiellement partagée par d’autres intervenants de ce blog. J’y parle donc en mon nom, et s’ils le veulent en le leur, en espérant qu’ils viendront augmenter mes remarques en ce qu’elles leur sembleront dignes d’être complétées. Je les reporte ici in extenso et sans adaptation, notamment avec les références aux posts auxquels je réponds. L’ensemble est dans le blog Quai de Seine, à cette page de commentaires :
http://franceculture-blogs.com/quai-de-seine/2009/10/04/adieu-a-la-politique-telle-que-nous-lavons-aimee/#comment-3801

<< J’étais revenu sur le site pour parler radio, ou plutôt pour parler de la critique-radio. Je lis et relis depuis hier la séquence des posts 906 à 909 puis la réponse d’abord par le qualificatif de charabia (post 915), suivi d’une série de citations accompagnées d’un jugement portant une analyse aussi incompréhensible qu’inepte (post 927), et finalement après un additif de frédéric en post 938, un immédiat jet d’éponge en 939. Enfin après encore un échange à l’invite de frédéric (post 944), une contrib vide ou quasi, déguisée en réponse (948) et c’est la fin de l’échange. Que nous dit cette séquence ? Par sa succession, elle dit que le dialogue est erratique, et que certains ici préfèrent la lutte de tranchées que la réflexion en commun. Mais qu’on insiste un peu et ils peuvent se dégonfler comme des baudruches. Alors insistons.

Je ne préciserai pas pourquoi les deux formes de l’explication (déterminisme social / conjugaison des choix & comportements individuel) proposés par Fred dans le post 906, sont moins concurrentes que complémentaires. Ca m’entrainerait à parler de méthodologie sociologique, or je préfère parler radio. Disons que l’examen d’un seul modèle complet (même simplifié) dans une seule étude, montre qu’on gagne à conjuguer les deux niveaux. Je renvoie à la sociologie de l’action, celle de Boudon au chapitre « Action » dans le Traité collectif de 1992 (PUF) mais, comme ce chapitre dépasse de loin l’objectif simple que je vise (càd dégager en touche), autant lire la synthèse que le même Boudon propose d’une étude classique de Sombart sur le socialisme aux Etats-Unis (dans Logique du social, ch 2, pp 56-64 de l’édition poche 1983).

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Justification (suite) - le Ven 30 Oct 2009, 19:19

Alors puisque je préfère parler radio, aux remarques de Frédéric dans les posts 906 et 938, j’ajouterais quelques précisions :

- Les auditeurs que nous sommes n’ont pas accès à la vie interne de la station, qui est un”gros morceau complexe” comme dirait un intellectuel de haut niveau et de ma connaissance. C’est une organisation dont l’analyse nous échappe à-peu-près complètement. Et ce manque ne sera surement pas comblé pas quelques infos lacunaires, interprétées plus que de raison car déformées par d’évidents biais idéologiques, en outre circulant sous forme de rumeurs ou de témoignages mal analysés, qui ne jettent que des lumières trompeuses sur le fonctionnement interne de l’organisation qu’est FC.

- Nous n’avons que les émissions càd un produit livré par l’équipe de production, et dans certains cas les déclarations du producteur qui en est responsable, pour jeter quelque lumière sur les motivations de ce dernier et sur ses intentions en tant qu’agent culturel, lui-même inséré dans le système de production qu’est la chaine, et où il dispose d’une autonomie relative mais certaine. De là, remonter aux intérêts de ce responsable et à celui de ses dirigeants ne peut être pertinent au-delà de l’élaboration d’hypothèses …. hypothétiques car presque toujours non testables. En clair : la sociologie soupçonneuse sur les intérêts des uns et des autres (en gros : le broguiérisme) se résume à un jeu de spéculation et de diffusion de rumeurs. Dans le meilleur des cas, les spéculations sur ce qu’on sait du tableau général de l’intelligentsia (et non de FC seule) pourrait permettre de dresser quelques hypothèses sans possibilité de test, sur les motivations des responsables de la chaine. Au-delà, rien n'est certain hormis quelques contraintes sur lesquelles nous sommes bien informés par des déclarations publiques, par exemple celles des directeurs de programme.

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Justification de la critique - Part III - le Ven 30 Oct 2009, 19:20

- Pour ces raisons me semble-t-il, nous devrions non pas partir des émissions pour imaginer une explication dans le fonctionnement de France Culture, mais centrer l’analyse sur les émissions elles-mêmes. Je justifierai cette position par une hypothèse de travail que je tiendrai comme étant de bon sens jusqu’à ce qu’on me la réduise en chair à pâté : ce sont les émissions qui sont le meilleur reflet des intérêts intellectuels et idéologiques (càd des motivations) des responsables de production, une fois admis que ceux-ci travaillent d’une façon relativement autonome dans un cadre à la fois contraignant et structurant, qui entretient avec le produit livré un rapport direct (conjoncturel) ou indirect (managérial, budgétaire, organisationnel). Comme info, ce dont nous disposons c’est peu, mais ça n’est pas rien.

- De toutes façons, relier la logique des coûts avec la logique de qualité est une erreur fondamentale : actuellement, le même budget permet de produire une heure de Mardi des auteurs, que l’émission soit faite par une productrice aguerrie et confirmée ou par un néo-producteur sans cervelle qui joue à se faire mousser. Le même budget permet de produire dans Sur les docks 55 minutes de reportage saucial déguisé en documentaire, ou bien une plongée ethnographique dans un milieu bien étudié, donnant ainsi une heure tout à fait digne de ce que nous offrait jadis la Matinée des autres. Et une demi-heure de verbiage en tête à tête coute le même prix dans A plus d’un titre (bavardage léger) et dans A voix nue (entretiens en profondeur). Les questions de coût et de budget sont donc secondaires. On gagnerait à partir de l’art radiophonique tel qu’il s’exprime, de ce que les émissions ont de réussi ou de franchement tarte voire loufoque. Et à remonter au projet culturel que la qualité radiophonique exprime.

Cette analyse de la qualité des émissions, qui devrait idéalement se déployer sur l’ensemble du programme, est totalement hors de notre portée, et … n’est pas de notre responsabilité. On peut se douter, d’ailleurs, qu’un collège de professionnels au jugement assez indépendant et dotés de recul, livre actuellement à un coût bien plus raisonnable le rapport interne dont la Direction a besoin et qu’elle juge probablement suffisante On voit le résultat, ou plutôt on l’entend. J’en viens au problème soulevé par quelques uns dans ce blog : pour nous, à l’écoute de FC, il y a franchement quelque chose qui cloche. Le seul fait qu’on nous conteste ici le droit de le dire n’a strictement aucun sens, sinon qu’on se refuse à seulement poser la question. Ce qui d’ailleurs se comprend, ne serait-ce que pour des raisons de coût et de complexité, mais aussi de confort interne. Une analyse de contenu, sérieuse et étayée, de ce que livre le programme, ne saurait donner qu’une réponse à la question posée. Je crois que tout ce que nous pouvons faire, c’est de sonner le tocsin pour la nécessité d’une telle étude, et de proposer les catégories qui, selon nous, en seraient les plus pertinentes.

En clair, nous ne pouvons que fournir des éléments pour une étude exploratoire du programme à fins de répondre à certaines questions fondamentales quoique toutes simples.

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