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Critique de la critique    Page 12 sur 13

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Critique de la critique - le Lun 31 Aoû 2009, 12:26

Rappel du premier message :

J'ouvre ce fil par souci de netteté, pour répondre à Vincent qui, du blog de Jean Lebrun où l'ambiance devient irrespirable, vient ici avec le souci du dialogue loyal. Sa critique de notre attitude critique mérite un vrai fil et un vrai titre. Je vais donc reporter ci-dessous le début de dialogue qui traîne ailleurs, et ensuite lui répondre.

Nessie
* * *

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Re: Critique de la critique - le Mar 22 Avr 2014, 11:49

@Nessie a écrit:(...)
Ici, nous devons nous garder d'une confusion : puisque nous (je/vous/le forum) ne sommes pas la radio France Culture, nous ne sommes pas astreints aux mêmes devoirs ni aux mêmes règles que FC, aussi bien morales que techniques. Je m'empresse de rappeler que des devoirs certes nous en avons, et même certains dont la chaine est exempte. Mais la question n'est pas là. Où est elle ? Ici : faute de dissocier entre d'une part les règles qui s'imposent à l'objet critiqué et d'autre part celles qui s'imposent aux commentaires critiques, on en vient à rendre la critique impossible. Du moins je vais essayer de le montrer. Certes il y a des règles communes, ne serait-ce que la clarté et la correction (et encore). Mais comme je le faisais remarquer à Fontaine cette semaine sur le sujet Plenel, si l'on renvoie à l'encontre de la critique ses propres arguments, eh bien en poursuivant selon la même logique on en viendra à lui interdire purement et simplement la parole : on interdira l'usage de la leçon ou du reproche à qui critique l'usage de la leçon ou du reproche ; on retirera au commentateur le  pouvoir de reprocher des propos négatifs si ce faisant il use lui-même du ton négatif (ce qui a été fait par Philaunet). A ce moment là, c'est tout un forum comme le nôtre qui en serait disqualifié. Et au fond, me dira-t-on : pourquoi pas ? Au moins cela serait cohérent, et la cohérence serait à ce prix. Certainement pas, ce serait au contraire bien incohérent : le résultat serait tout au plus la censure du ton critique et le blanc seing donné à ce qui méritait originellement la critique.

Il y a là effectivement une confusion. Mais de qui ? Ma remarque initiale que vous prenez beaucoup trop à coeur et dans le mauvais sens était la suivante : vous faites une hypothèse craintive sur France Culture ("si France Culture ne change pas, etc"). Vous ne faisiez pas à ce moment-là  l'exercice critique de l'émission, vous exprimiez un point de vue sur France Culture et son avenir, AF compris.

Je ne partage pas cette idée générale qu'il y a une simplification idéologique à FC. Je ne pense pas non plus qu'il faille systématiquement mettre en avant la crainte du pire.  Rien à voir avec votre développement fort intéressant dont je partage le sens et qui ne me concerne pas : ma remarque initiale touchait votre sentiment maintes fois exprimé que France Culture est en chute libre ou qu'il faut craindre quelque chose. Je vois cette position d'esprit à l'oeuvre à France Culture et ailleurs : avoir peur est de bon ton. L'espoir (il y a des signes pour cela), l'encouragement et le compliment mérité ne le sont pas. C'est tout ce que je voulais exprimer.

PS. Vu que j'ai clairement loué l'émission sur Ernst Jünger dans les trois posts que j'y ai consacrés, comment pouvez-vous utiliser l'expression "administrer une volée de bois vert" ?

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Re: Critique de la critique - le Mar 22 Avr 2014, 12:59

Je suggère de ne pas s'attarder sur les deux désaccords qui vont nous mettre dans la position de contradicteurs mutuellement bloqués :
- non je ne prends pas à coeur excessivement vos remarques, mais je saisis l'occasion de rappeler quelque chose qui, à ma connaissance, n'est jamais évoqué nulle part : la dissymétrie entre les deux positions de critiqueur et de critiqué.
- oui je trouve votre billet très critique contre ce Répliques. Dois-je justifier mon sentiment par des extraits choisis ? Cela dit, il ne me viendrait pas à l'idée de vous en faire reproche. Ma réponse en réfutation n'est pas une critique personnelle.
En fait, ces deux désaccords sont de peu d'importance et encore moins chargés d'intérêt, parce qu'ils sont orientés vers des personnes plutôt que vers l'objet du forum. Mieux vaut s'en tenir là et les reconnaitre pour ce qu'ils sont. Psychologiser le dialogue ne mène qu'à des jeux de justification sans fin.

Par contre, ce qui m'inspire une réponse car il ne s'agit pas de nos impressions mais bien de malentendu sur le fond :
Je vois cette position d'esprit à l'oeuvre à France Culture et ailleurs : avoir peur est de bon ton. L'espoir (il y a des signes pour cela), l'encouragement et le compliment mérité ne le sont pas.
Précisément je m'inscris en faux là-dessus, en ce que je ne m'y reconnais nullement, mais l'erreur d'optique pourrait s'expliquer exactement par la dissymétrie que j'ai évoquée. Il se trouve que je critique bien assez et bien assez souvent les marchands de mauvaises nouvelles et les oiseaux de mauvais augure. Votre remarque sur le bon ton, j'en suis bien d'accord, mais sauf à me faire procès d'intention, elle ne saurait me concerner. Des éloges y compris sur des émissions de l'année, j'en ai écrit pas mal et j'en écrirai encore. Reste mon avis sur le niveau général : il n'est pas inspiré par un pessimisme systématique, et pas non plus par un pessimisme artificiel. Ce dernier, factice et intéressé, c'est celui qui précisément ne vise qu'à ramasser de l'audience, et non à produire de la réflexion.

Et justement sur ces deux points je peux m'expliquer pour montrer que mon attitude est exactement inverse. Du côté de l'audience, je pense que les forums qui privilégient la critique à l'éloge ne voient s'offrir que deux voies à suivre : l'une est de voir baisser leur audience, l'autre est de faire leur beurre en attirant des masses de crétins paranoiaques, comme c'est le cas du blog de Paul Jorion. Pour ce qui est des armées de la paranoia -vice de notre temps- nous sommes préservés du danger car nos lecteurs sont rares ; certes parmi eux les paranoiaques sont présents parce que nous les tolérons (l'un a contribué ce matin même) mais nous ne les attirons pas en masse. Et quant à l'audience, là il faut dire également que notre recherche de l'audience est aux antipodes de ce qu'on voit dans les médias professionnels. Ca n'est donc pas en marchand de sensationnel que j'émets ma crainte, mais parce qu'en suivant pas à pas le programme de cette radio depuis maintenant quelques années, je vois très peu de raisons d'être optimiste, très peu de signaux favorables par exemple l'apparition d'une émission de qualité, tandis qu'on assiste à la disparition progressive des îlots de qualité et à l'incrustation du style anti-culturel.

Quant au second point, qui est de privilégier la réflexion à l'émotion, je plaide pour une remise en contexte de mon post parmi l'ensemble de ce que je livre dans le forum. Quel que soit le degré de satire que j'injecte dans mes posts ou plutôt dans quelques uns d'entre eux, mon principe n'est jamais de jouer la carte de l'émotion, mais toujours celle de la réflexion. Et au vu de ces deux caractéristiques de la perversion médiatique, je réitère mon propos essentiel dans ce fil : la ressemblance superficielle entre le critiqué et le critiqueur n'autorise nullement le renvoi en miroir des défauts du premier sur le second.

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Re: Critique de la critique - le Mar 22 Avr 2014, 13:57

@Nessie a écrit:Je suggère de ne pas s'attarder sur les deux désaccords qui vont nous mettre dans la position de contradicteurs mutuellement bloqués :
- non je ne prends pas à coeur excessivement vos remarques, mais je saisis l'occasion de rappeler quelque chose qui, à ma connaissance, n'est jamais évoqué nulle part : la dissymétrie entre les deux positions de critiqueur et de critiqué.  
- oui je trouve votre billet très critique contre ce Répliques. Dois-je justifier mon sentiment par des extraits choisis ? Cela dit, il ne me viendrait pas à l'idée de vous en faire reproche. Ma réponse en réfutation n'est pas une critique personnelle.
En fait, ces deux désaccords sont de peu d'importance et encore moins chargés d'intérêt, parce qu'ils sont orientés vers des personnes plutôt que vers l'objet du forum. (...)

Mais faites, je vous en prie, mes trois posts sont ici Jünger 1, et ici Jünger 2 et là Jünger 3.  Si vous trouvez de nombreuses et violentes charges contre cette émission-même, que j'ai aimée et que je loue, je viendrai à résipiscence.  Je pense que tout a été dit dans le fil Répliques sur le style, le langage et l'esprit d'AF que certains aiment et d'autres pas. Ceux qui ne l'aiment pas l'écoutent parfois quand même pour les invités, c'est mon cas. Comme Jünger, il est ambivalent et l'on ne sait pas toujours comment se situer vis-vis de lui.

Vous avez à maintes reprises dans des posts anciens évoqué la nécessaire dissymétrie critiqueur et critiqué, et je vous ai emboîté le pas pour y souscrire. Dans la discussion sur le dernier Répliques, nous parlions de l'évolution de France Culture pas de l'émission. Vous exprimiez une opinion générale, pas encore une analyse critique de l'émission.

Ensuite, s'il le faut, nous pouvons toujours décortiquer minute par minute cette émission pour en analyser la teneur et le fonctionnement.

Et enfin non, il n'y a pas ici comme point principal le désaccord entre deux personnes, il y a ici justement l'objet du Forum Regards, une réflexion critique variée  sur le fonctionnement d'une émission (temps et distribution de la parole entre intervenants et producteur, cohérence, ton, profondeur, quantité de savoir, etc.).

Maintenant, comme dirait notre ami modérément finkophobe Machefert, je dois me retirer, le creux pascal ayant pris fin.

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Re: Critique de la critique - le Mar 22 Avr 2014, 20:12

@Philaunet a écrit:
@Nessie a écrit:(...)
. Je vois cette position d'esprit à l'oeuvre à France Culture et ailleurs : avoir peur est de bon ton. L'espoir (il y a des signes pour cela), l'encouragement et le compliment mérité ne le sont pas. C'est tout ce que je voulais exprimer.
Le grand mérite de Finkielkraut est d'avouer quelles sont ses peurs:il les développe, fait venir des craintifs ou des optimistes.Quand une peur est bien explicitée, on peut la contrer si on la trouve inadéquate ou simplement la discuter.
Quand à ses façons de parler, de mener la discussion,il n'est pas parfait mais tant mieux!Ceux que nous admirons: Veinstein, Colette Fellous, par exemple, sont-ils parfaits?
Ceci dit, les critiques du Forum sont toujours intéressantes, formatrices.

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Quand Enthoven écrit ce n'est pas un cadeau... - le Jeu 25 Déc 2014, 12:23

(...) un notre monde est-il possible ?

Quel titre ! Du Enthoven tout craché, lequel ne fait déjà pas la différence phonétique  entre "je" et "jeu", alors pourquoi l'imaginer en faire une entre "notre" et "nôtre" (ce dernier homophone du mot "autre" lié par "un" dans "un autre")...

Qui a du temps à perdre ou qui veut exercer sa lucidité à la lecture de points de vue différents peut se plonger dans le débat ayant suivi l'émission du Gai Savoir ci-dessus (une des émissions que je n'ai jamais podcastée, quelques  coups de sonde dans l'un ou l'autre numéro m'ayant suffi à juger inutile d'aller plus loin).

La « réponse » d'Enthoven est "pathetic", comme on dit en anglais. Mauvais (ou absence de) style,  comme déjà maintes fois signalé par exemple dans Raphaël Enthoven, lui, sait tout (sur tout) et ailleurs sur RFC, et argument zéro (voir le dernier paragraphe du donneur de leçons).

Au fil des lectures, on trouve donc la réponse du vidéaste mis en cause, puis, à la suite, des commentaires lucides sur Enthoven (et sa comparse pour l'émission), parmi lesquels on trouve le site d'un jeune vidéaste qui a créé une chaîne youtube sur la langue française. Ce dénommé MU signale avoir été repéré par France Bleu Alsace dans une chronique, laquelle est dite en alsacien (comme quoi on peut illustrer, défendre et aimer la langue française en s'exprimant en dialecte - à moins que ce ne soit une manoeuvre, voir actuellement le très vif débat en Alsace sur la fusion des régions).  Exemple : Paradigme **. Une manière d'illustrer le français qui a certainement plus d'avenir qu'un pamphlet à la Borer...

Pour qui aime un tout autre style de présentation et de projet, il est permis de consulter les chroniques de l'Académie française Dire, ne pas dire

** Les Strasbourgeois auront reconnu la place Kléber en été comme lieu du micro-trottoir.

PS. Vu que la médiocre et méchante défense de Raphaël Enthoven a trouvé sa  place dans le Huffingtonpost en ligne (rien d’étonnant, vu certains liens amicaux...), on aura le droit de sourire ou bien de rire en lisant la lettre en commentaire d’un certain Gaspard Leroux, intitulée « Cher Monsieur d’Enthoven ».

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Quand Durendal écrit à Raphaël Enthoven : Droit de réponse - le Ven 26 Déc 2014, 00:54

Quelque chose me dit qu'on n'a pas fini de rigoler, à moins qu'on ne nous mène en bateau depuis le début. Mais pour être franc, je ne crois pas, et je crains que tout ceci ne soit à prendre au premier degré.

En premier lieu, je vous invite à lire ci-dessous la réaction de Durendal, que pour ma part je juge fort bien envoyée,malgré quelques maladresses  :


Mademoiselle.

Je m'appelle Timothée Fontaine. J'ai 26 ans, je suis assistant réalisateur diplômé. Et depuis 2 ans, j'ai créé une chaine Youtube de critiques Cinéma dont vous avez apparemment entendu parler : Le Cinéma de Durendal.

Je dis "apparemment", mais c'est bien sur ironique, puisque vous avez même cité un passage de mon émission sur le film "Adieu au Langage" de Jean-Luc Godard, et ce, dans le but de faire le démonstration, en somme, de ma bêtise profonde, d'une sorte de hargne ou de haine qui serait latente et typique de la critique sur Internet.

D'une part, je suis bien sur toujours aussi choqué de voir le mépris exprimé par les médias traditionnels envers internet. Outre le fait que vous ne m'ayez jamais contacté, vous n'avez pas non plus cherché à me présenter, à parler de mon travail, et je ne doute pas que vous n'ayez même pas pris la peine de faire cette démarche pour vous même.
Je suis d'autre part tout aussi choqué, mais beaucoup moins surpris, de la malhonnêteté de votre présentation. Vous avez cité hors de tout contexte (le premier étant le médium puisque mes mots s'accompagnent d'un visuel) 10 secondes dans lesquelles j'invite effectivement à un rapprochement douteux entre le personnage du chien et l'idée de piquer Godard.

Vous essayez probablement de faire passer un point philosophique, j'essaye de croire que vous n'êtes pas mal intentionnés. Mais vous qui parlez de transmission de savoir dans votre émission, un point essentiel n'est-il pas de s'assurer que le savoir est transmit de la bonne façon ?

Il se trouve que je suis à l'exact opposé de ce que vous avez décrit. Ces vidéos sont des lieux où j'exprime mes gouts personnels, et étant destinées à un publique jeune (comme moi), je m'efforce de le faire avec convivialité, transparence et honnêteté.
Si j'ouvre ma vidéo en position fœtale au fond de mon siège en me balançant d'avant en arrière et que je ris avant de dire ces mots, un contexte général d'humour et de plaisanterie se met en place. Et les 19mn30 qui suivent contiennent sans doute un développement plus élaboré que la blague qui me sert à ouvrir ma vidéo.
Vous ne vous êtes manifestement inquiétée d'aucun travail d'investigation, qui en parcourant mes comptes Twitter ou Facebook vous auraient mené à deux interview de M. Godard que j'ai publié en même temps que cette vidéo, accompagnées d'un texte qui rappel que je ne présente que mon opinion sur cet homme, que le cinéma est multiple et que chacun y trouve son bonheur.

La majorité de mon travail consiste à transmettre des codes du cinéma par l'analyse de blockbusters ou de grands classiques des années 80 à nos jours, je savais que je devais faire cet effort envers mon audience pour être fidèle à mon message. Il semblerait que la même chose ne vous ait pas effleurés, puisque vous (et M Enthoven) m'avez critiqué sans rien connaitre de moi ni du contexte de l'extrait cité pour monsieur.

Vous m'avez présenté (façon de parler, encore que ça aurait pu être pour ne pas trop m'accabler publiquement, donc je vais rester mesuré) comme un ignorant qui débarque sur la place publique, pour juger à tout va sans aucunes connaissances, et pire encore, vous en avez fait l'illustration de tout un groupe de personnes qui font le même travail que moi.

Commencez par apprendre que je ne suis en aucun cas ignorant. J'ai non seulement fait une école, mais ai aussi travaillé dans le milieu du cinéma, avec des techniciens comme dans des bureaux de production. C'est justement la découverte de tout ce qui compose la création d'un film, et qui est ignoré par tous les critiques de presse (et leurs grandes études et leurs connaissances empiriques), qui m'ont donné envie de défendre les films. Tout mon travail est voué à contrecarrer l'ignorance qui fait dire à toute une majorité qu'un travail artistique et in-évaluable est "une merde". A faire comprendre que le "bon" n'est pas la même chose que le "beau", et que la qualité d'une œuvre n'est pas déterminée par notre réaction personnelle, mais ne peut être estimée qu'en confrontant le film aux intentions de réalisation.

Une pensée qui devrait vous rappeler un certain Jean-Luc Godard justement, qui répondait quand on lui demandait son avis sur les gens qui n'aiment pas ses films "eh bien tant pis, il y a d'autres films, ils préfèreront peut-être un Sam Peckinpah !".

Sachez ensuite que cet amalgame général des vidéastes/critiques Youtube à "moi", ou plutôt la version décérébrée et remplie de haine que vous avez vendu de moi, fait preuve encore une fois d'une ignorance, d'un mépris, et surtout d'un rejet de cette culture internet (encore une fois, peut-être motivée par le thème de votre émission, mais j'en doute). Vous n'avez manifestement aucune idée des gens qui essayent d'en faire leur métier, et qui viennent d'horizons très variés : certains sont encore mineurs, d'autres ont 50 ans. Certains parlent de culture, d'autres de technologies, d'autres de philosophie. Certains ont fait 6 ans d'études supérieurs, d'autres sont encore dedans. Bien sur, il y a dans ce petit monde des gens qui ne s'y connaissent pas très bien, mais qu'en savez-vous ? Avez vous déjà parlé à une de ces personnes que vous jugez ainsi ? Et qui vous donne le droit, si vous l'avez fait, de déterminer que toute une catégorie de personnes peut être mise dans le même sac ?

Moi même, je vous avoue être particulièrement choqué d'être traité ainsi par une radio du nom de France Culture. J'aurais pensé que l'ouverture, la curiosité et la tolérance étaient de mise pour traiter d'un tel sujet. Vous avez procédé à des raccourcis honteux et avez fait preuve d'un mépris des plus total.

A se demander même, vu la réaction de M. Enthoven quand vous abordez le sujet, si vous ne l'avez pas fait uniquement parce que vous adorez Godard et que vous n'avez pas supporté d'entendre quelqu'un oser le remettre en question.

Je suis blessé d'un tel traitement, et si je ne vous demande pas de lire ceci comme un droit de réponse, j'aimerai une rectification de votre part pour tous ceux qui font mon travail et ont pu se sentir insultés par votre amalgame, et que vous fassiez état de la sortie de contexte de votre citation qui a transformé une plaisanterie potache et vendue comme telle en un réquisitoire d'attardé mental.

Durendal

P.S: Permettez moi de douter de la pertinence d'une émission de philosophie dans laquelle on insulte une personne ayant opinion différente sans travail de recherche ou d'analyse.

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Le torchon brûle (euh, lequel des deux, au fait ?) - le Ven 26 Déc 2014, 01:20

Depuis lundi cette affaire n'en finit pas de rebondir, mais elle est encore plus affligeante que ce qu'on avait cru en comprendre. Raphaël Enthoven publie maintenant sur le site de France Culture un frappe-similé de son article dans le Huffington Post. Mais peut-on appeler un article cette philippique contre l'adversaire ? Qu'on en juge : http://www.franceculture.fr/2014-12-24-de-quoi-durendal-est-il-le-nom

Et tout d'abord, quel adversaire ? Celui qui a remis Enthoven en place dans l'excellente lettre à Paola & Raph envoyée au titre du Droit de réponse ? Ou bien le jeune web-vidéaste dont les critiques filmées sont d'une bétise à pleurer ? Parce qu'il faut les voir, les vidéos de Durendal : c'est l'indigence même, la vulgarité de la pensée (je ne dis rien de l'expression orale sinon qu'elle n'a guère à envier au style le plus débraillé de la téloche) et le degré zéro de l'analyse. Le tout étant compensé par un sommet d'auto-satisfaction. Je suggère d'écouter quelques minutes de celle-ci : www.youtube.com/watch?v=hbD_avdL6GY

Comment Enthoven a-t-il pu croire un instant qu'une seule et même personne était l'auteur de la lettre et de ces lamentables auto-filmages ? Mais le pire est à venir : prenant lui-même le volant de son rouleau-compresseur philosophique pour écrabouiller ce moustique anémié, il ne parvient qu'à se ridiculiser à son tour en recrutant les pires clichés de l'exercice qu'il réunit sous un titre usé jusqu'à la corde ("De quoi X est-il le nom ?") : masses ignares et foules meurtrières, sans oublier le web où s'épanouit dans la haine une populace inéduquée et effrontée. Raphy en bon apparatchik disposant des sacrements de la Culleture, en appelle à la censure de la critique pour défendre son monopole de la vérité et de la connaissance. Cette lettre publique est un modèle de fatuité, recélant son poids d'âneries en tous genres : philosophiques, dialectiques, cinématographiques, psychologique/sociologique mais là, les auditeurs qui jadis les comptaient en écoutant les Chemins ne seront pas surpris : ils savent que Raphaël est un créatif et non un penseur, donc le B-A-BA de la rigueur en sciences humaines, c'est déjà au-dessus de son niveau fut-il olympien.

Et le bouquet (du moins pour le moment) : pour faire bicher Raphaël, ce que les fan's de Durendal lui administrent c'est non pas une nouvelle volée de bois vert comme sur la page de l'émission signalée 2 messages plus haut par Philaunet, mais plutôt une volée de fautes d'orthographe qui ne pourra que conforter notre Dieu de l'Olympe dans la certitude de sa supériorité sur ce bas peuple inéduqué. Match nul, vraiment nul et très très nul.

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Le degré zéro de l'analyse : Enthoven sur Arte - le Ven 26 Déc 2014, 09:50

@Nessie a écrit:Depuis lundi cette affaire n'en finit pas de rebondir, mais elle est encore plus affligeante que ce qu'on avait cru en comprendre. Raphaël Enthoven publie maintenant sur le site de France Culture un frappe-similé de son article dans le Huffington Post. Mais peut-on appeler un article cette philippique contre l'adversaire ? Qu'on en juge : http://www.franceculture.fr/2014-12-24-de-quoi-durendal-est-il-le-nom (...)  

Cette lettre publique est un modèle de fatuité, recélant son poids d'âneries en tous genres : philosophiques, dialectiques, cinématographiques, psychologique/sociologique mais là, les auditeurs qui jadis les comptaient en écoutant les Chemins ne seront pas surpris : ils savent que Raphaël est un créatif et non un penseur, donc le B-A-BA de la rigueur en sciences humaines, c'est déjà au-dessus de son niveau fut-il olympien. (...)

Cette affaire est instructive et met en lumière les tares de France Culture et en particulier celles de celui qui en a été le fer de lance, Raphaël Enthoven.  Je me souviens des numéros d'Arte-Philosophie comme des numéros d'enfumage absolu, prenant les téléspectateurs de cette chaîne pour des imbéciles. L'exercice de « décryptage » des images avec un invité complice y était aussi superficiel qu'artificiel.

Si les vidéos du vidéaste Durendal sont médiocres (j'irai m'en assurer), elles n'ont pas la prétention d'être diffusées sur une chaîne financée par l'impôt. Quand Durendal s'exprime sur Internet, il n'est pas rémunéré comme Monsieur Enthoven fils l'est (combien est-il payé pour le Gai Savoir ?) quand celui-ci publie son point de vue sur le site officiel de Radio France, son texte étant une extension de ses fonctions de producteur. Aussi, en tant qu'employé du Service public, est-il soumis à une certaine réserve sur le fond comme sur la forme, au contraire des personnes qui s'expriment sur des blogs privés tel Regards sur France Culture (dans la limite de ce qu'impose la loi).

Malheureusement, le propos, le ton et le vocabulaire de Raphaël Enthoven rappellent plutôt celui d'un internaute qui cherche la castagne et  en cela il est représentatif de  ces participants aux empoignades sur Internet (blogs ou fils de discussion des médias) qu'il voudrait voir se taire. Il ne se distingue en rien de nombre d'intervenants. Ou si, il s'en distingue, car tout en se croyant sorti de la cuisse de Jupiter, tout en étant payé par le Service Public, il se montre vindicatif, vulgaire et d'une malhonnêteté intellectuelle inexcusable.

En attendant, parmi les plus de 300 commentaires sur le compte fb du vidéaste, on trouve un extrait de la fameuse émission d'Arte sur les jeux vidéo : http://www.dailymotion.com/video/xfpro7_arte-philosophie-les-jeux-video_videogames « L'analyse » d'une photo et les conclusions qui en sont tirées valent leur poids de cacahuètes. Après cela, on se demande comment Raphaël Enthoven peut espérer avoir une quelconque crédibilité en matière de pensée sur le monde contemporain.

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Re: Critique de la critique - le Ven 26 Déc 2014, 12:03

Ce qui est ironique, c'est que France Culture cherche à remodeler son public à coup de discours anti-élites, de démocratisation égalitaire pour tous (pour mieux défaire ce qui est exigeant et inactuel), et cela finit par marcher : les auditeurs exigeants à la recherche de contenus originaux sont partis (merci l'internet) et ont trouvé leur bonheur ailleurs, et la station subit donc de plein fouet le contrecoup et recueille la rancoeur d'auditeurs politisés, qui n'attendent que le mot d' "élites" pour jouer les vierges outragées. Cette histoire est une véritable caricature qui semble montée de toute pièce. Cela rappelle le Jean Lebrun de la période sous-préfectures : apôtre de la parole distribuée, de l'improvisation et de la spontanéité, et subitement cassant quand ces principes échappaient à son contrôle et son émission était prise en otage par des manifestants.

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El árido camello - le Ven 26 Déc 2014, 17:08

@Yann Sancatorze a écrit:Ce qui est ironique, c'est que France Culture cherche à remodeler son public à coup de discours anti-élites, de démocratisation égalitaire pour tous (pour mieux défaire ce qui est exigeant et inactuel), et cela finit par marcher : les auditeurs exigeants à la recherche de contenus originaux sont partis (merci l'internet) et ont trouvé leur bonheur ailleurs, et la station subit donc de plein fouet le contrecoup et recueille la rancoeur d'auditeurs politisés, qui n'attendent que le mot d' "élites" pour jouer les vierges outragées. Cette histoire est une véritable caricature qui semble montée de toute pièce. Cela rappelle le Jean Lebrun de la période sous-préfectures : apôtre de la parole distribuée, de l'improvisation et de la spontanéité, et subitement cassant quand ces principes échappaient à son contrôle et son émission était prise en otage par des manifestants.
Quand producteur de F. C. fâché, Señor, lui toujours faire ainsi. (Ne manque plus que l'illustration idoine.)

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Re: Critique de la critique - le Ven 26 Déc 2014, 17:47

Churchill décrivait De Gaulle ainsi : "He looks like a female llama who has just been surprised in her bath."
http://www.express.co.uk/expressyourself/248217/The-wicked-wit-of-Winston-Churchill

Une description devenue subitement très actuelle pour décrire notre mélodieux philosophe...

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