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La musique à France Culture    Page 6 sur 8

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La musique à France Culture - le Dim 07 Nov 2010, 18:05

Rappel du premier message :

Un samedi après-midi d’automne. Vous hésitez entre passer l’aspirateur ou commencer à relire votre collec’ complète reliée de Bibi Fricotin. Absolument incapable de prendre une décision énergique vous vous affalez dans le sofa… Quelques grésillements électriques vous tirent à peine de votre léthargie. Une micro-coupure a stoppé net le ronron ronronnant d’une radio qui semblait enfiler les perles. Mais vous n’écoutiez pas. Trop brouillon. Trop braillard. Trop salmigondis.

Vous appuyez machinalement sur la télécommande de votre récepteur sans autre but que d’installer une présence. Ça parle et ça se superpose à trois voix. Ça vous parvient comme au café du commerce. Manque que l’entrechoquement des tasses et des verres. Vous ne pouvez fixer votre attention quand, pourtant très loin, vous semblez reconnaître une voix masculine assez caractéristique. Mais c’est quoi cette radio ? L’écran indique 94.2. Pas question de chercher à quoi correspond cette fréquence… Vous laissez filer, un peu plus attentif à ce qui ressemble à une discussion autour du rock français.

La voix qui vous semble familière se précise. Vous avancez à voix basse quelques noms. Vous corrigez. Quand comme frappé par la foudre vous criez « Philippe Manœuvre » ! Mais c’est quoi cette radio ? Philippe Manœuvre un samedi après-midi ! RTL ? Europin ? Chérie FM ? France Impair ? Inimitable Ph. Manœuvre adolescent définitif et auto-proclamé rock-critic ! Ce qui ressemble à un autre spécialiste de la culture rock intervient moins et vous n’en reconnaissez pas la voix même si ce qu’il dit semble pertinent et étayé.

Mais c’est quoi cette radio ? Et qui donc pose ces questions plates, faciles, banales en feuilletant le livre que le dit Manœuvre vient de publier ? Et qui, se croyant sans nul doute au fait de la chose rock, cite comme une mécanique sans âme les-noms-des-groupes-français-dont-il-achetait-les-vinyls-quand-il-était-jeune ? Ceci ânnoné avec autant de conviction que la lecture du nom des saints du calendrier des postes.

Il est 16h55. Mais c’est quoi cette radio ? Un dernier morceau de musique et vous guettez la désannonce. Vous avez à peine eu le temps d’entendre les noms d’une équipe pléthorique (tout ça pour faire ça !) qu’un jingle vous remet les esprits en place : «… la belle équipe de Radio Libre, tout de suite votre après-midi se poursuit sur France Culture… ».

Vous en laissez choir votre tasse de thé, vous pestez contre la recherche aléatoire de votre télécommande, vous pestez contre le service public qui a fourgué les bandes d’Inter à Culture, vous pestez de n’avoir pas passé l’aspirateur (au moins votre carrée serait proprette !!), vous pestez contre Laporte (et oui c’était lui l’animateur de l’émission, vous avez vérifié sur le site de la radio). Ça vous démange ! Cette fois-ci vous allez écrire à la Directrice des Programmes d’Inter (1) pour qu’elle se garde Laporte pour qu’enfin vous retrouviez le Bon Plaisir de vos samedis après-midi voluptueux.

(1) Laurence Bloch, ex-directrice adjointe de FC qui a fréquenté A.L. du Pays d’Ici jusqu’à Tout arrive,
* * *

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Roxy Music - le Mar 19 Avr 2016, 09:40

Le choix musical de l'ancien ministre grec à la fin du numéro L’Europe de Yanis Varoufakis : une pièce musicale grecque ? Une œuvre emblématique de la culture européenne ? Caroline Broué est heureuse d'annoncer : "A song for Europe", de Roxy Music [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-18.04.2016-ITEMA_20963927-1.mp3" debut="31:45" fin="32:47"]

Après les remerciements de rigueur, elle ajoute : "Place à Roxy Music", pour regretter une minute plus tard que la chanson n'ait pas été diffusée entièrement. Doit-on s'en réjouir ? Pas sûr, vu qu'à la place il y a eu un échange affreux (non réécoutable) entre Quenehen et Serrell annonçant le 19h-20h du jour. De Charybde en Scylla, quoi.

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La chronique du 20 disponible le 19 - le Mer 20 Avr 2016, 00:11

Matthieu Conquet donne sa chronique musicale en ligne avant sa diffusion le lendemain matin ? Une première : Schubert entre haus-musik et Prométhée par le quatuor Ebène

Une chronique en forme de promotion, bien sûr, mais pour un travail qui en vaut la peine. Voir le clip promotionnel de 9' qui met en scène l'enregistrement de ce CD. Si vous ne comprenez pas le français, vous avez des sous-titres en anglais... (et en français si vous ne comprenez pas l'anglais de Mathias Goerne...). Tout le monde fait son show et pas mal de simagrées (ah les mimiques inspirées des musiciens filmés !), mais ça s'écoute et se regarde.

Au fait, en publiant sa chronique la veille de sa diffusion, Conquet montre l'exemple et fait l'inverse de Latrive et de ses fameuses "équipes techniques" qui vous proposent uniquement les programmes de la veille au lendemain de leur diffusion. Grand progrès après refonte du site le 26 janvier dernier, il y aura bientôt trois mois !

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musique matinale - le Jeu 21 Avr 2016, 16:34

Je suis étonné et triste d'écouter les choix musicaux de M Conquet ( contre lequel je n'ai vraiment rien ) , parce qu'ils illustrent la paresse intellectuelle de la "Génération Mitterand " qui s'est convertie à une mondialisation tournée vers le "main stream" américain , ce glaçage médiocre  sur le gâteau de la culture universelle ou supposée telle . Non , les hommes ont leur bagages culturels et les Français ( et les Francophones ) en particulier . Pourquoi nous renvoyer ce reflet triste et déprimant d'une musique insipide et venue en fait du business qui ne demande qu'à placer ces crottes d'oiseaux tristes et dépressifs . Il y a tant de créativité partout : encore faut-il se donner la peine d'aller chercher , et non d'attendre qu'on vous apporte sur un plateau des pizzas flétries et des croque-monsieur dans lesquels le plastique mou a remplacé le fromage ( je veux dire la musique ...) Sad

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Etre fan d'Internet - le Jeu 21 Avr 2016, 21:34

Encore un article écrit à la va-comme-je-te-pousse pour dire que France Culture n'est pas à la ramasse, encore mieux que France Info donc.

Florent Latrive : Le chanteur Prince est mort

Où nous trouvons entre autres ceci :

Le portrait complet de cette star planétaire, assez secrète et qui a fait danser le monde dans les années 80 et 90, se retrouve dans l'émission Les vendredis de la musique, en 2011, où sa vie est racontée depuis sa naissance à Minneapolis jusqu'à son explosion artistique. C'est à écouter ici (durée: 1h), avec un medley qui fait frissonner en intro.

Une petite laine pour les frileux est recommandée avant de lancer le pot-pourri médlé.

Certains titres comme la bande originale de Purple Rain -film discutable vaguement autobiographique dont il jouait le rôle principal- sont des standards passés à la postérité.

Des standards passés à la postérité ? Au-delà du pléonasme, on peut douter de la correction de ce français.

Sa carrière a aussi été marquée par  des relations orageuses avec ses maisons de disque, allant jusqu'à perdre l'usage de son nom de Prince pour s'afficher comme Love Symbol ou The Artist.

Cette phrase est encore étrangement articulée. N'aurait-il pas mieux valu : Sa carrière a aussi été marquée par des relations orageuses qui l'ont conduit à abandonner son nom de scène pour ... Mais au fait, qui est à l'origine de cette décision : la (les ?) maison(s) de disque ou Prince lui-même ?

Star mondiale [on avait oublié], Prince a toujours été un compositeur acharné plus qu'un dandy pour pages people -malgré son look-, et passant l'essentiel de son temps dans sa propriété de Paisley Park, où se trouve son studio d'enregistrement.

Un beau niveau de langue encore.

Ces dernières années, il avait même mis un soin tout particulier à s'effacer d'internet -après en avoir été l'un des fans les plus militants. Sans jamais perdre la reconnaissance de son public.

Peut-on être fan de l'Internet ? Ne serait-on pas plutôt un utilisateur, à la rigueur un surfeur ?

Fin en beauté sur une vidéo hébergée de la plateforme Youtube : Prince and the revolution : Kiss (1986). En jetant 4 secondes un oeil aux 6 commentaires sous la vidéo, M. Latrive se serait aperçu que la chanson proposée n'est pas celle de Prince, qui a manifestement bloqué tout accès à l'écoute de ses chansons studio sur You tube.

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Vladimir Cagnolari en janvier 2016 - le Dim 22 Mai 2016, 13:25

Un producteur professionnel adapté à l'outil radiophonique, une intelligence et une fantaisie, une maîtrise de la parole en direct pour une émission très préparée, c'est, ou plutôt c'était, Vladimir Cagnolari dans Culture Musique, l'émission créée en début d'année et vite enterrée au profit de Mathieu Garrigou-Lagrange qui, depuis, plastronne seul chaque jour dans une émission sur la vie des écrivains (à ne pas confondre avec une émission littéraire).

J'avais mentionné Vladimir Cagnolari en passant dans un billet du 10 janvier dernier pour signaler la bonne impression faite à l'écoute de sa première émission du 04 01.

L'émission du 6 janvier vient confirmer la qualité du personnage et l'on peut regretter que ne lui ait pas été confiée une autre série d'émissions.

Maintenant, allergiques à la pop et au rock, passez votre chemin, à moins que vous ne vouliez uniquement écouter les chansons d'auteur du programme* ci-dessous (Gainsbourg, Nougaro, Mouloudji).

Vladimir Cagnolari a non seulement une voix, mais un savoir-faire qui capte votre attention. Ainsi à la manière d'un François-Xavier Szymczak sur France Musique qui donne en français le texte d'un Lied avant sa diffusion, Cagnolari met en scène l'histoire contée par la chanson en langue étrangère qui suit, chaque chanson étant l'étape d'une progression du thème (ici le divorce). Très utile pour suivre la logique de l'émission, par exemple avec l'Espagnol Hector Lavoe : Periodico de Ayer ou encore avec le groupe kenyan  Franco et l’O.K. Jazz: Tozonga Na Nganga Wana.

Autre exemple avec la chanson "culte" de 1980, Babooshka de Kate Bush**, dont j'ignorais entièrement le sens (video clip de Kate Bush dans cette chanson, avec contrebasse) : [son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2016/01/s01/NET_FC_71207b63-fa46-4599-a8f1-ac5f24215965.mp3" debut="12:55" fin="16:30"]

Une émission distrayante réalisée avec finesse. La désannonce amusante de fin d'émission avec l'accent italien n'est pas de celles que l'on entend chaque jour...

Et puis, merci Vladimir Cagnolari, le premier numéro de la série consacré à La naissance a permis à une amie polonaise de se préparer à la venue au monde de sa fille.  « Isn't she lovely », Sonieczka...

*1/ Zakiya Hooker: Art of Divorce, album In The Mood (Boogie with the Hook)
2/ Hector Lavoe : Periodico de Ayer, Album De Ti Depende (Fania)
3/ Serge Gainsbourg: Ce Mortel Ennui , Album Du Chant à la Une ! en 1958 (Mercury)
4/ Kate Bush: Babooshka, album Never For Ever (EMI)
5/ Grégoire Lawani : A cause de toi , 1976 (Fiesta Records)
6/ Les VRP : La misère des voix vulgaires, Album Retire les nains de tes poches (Phonogram)

   Maître de Boisbrunet du Cabinet Guegen Caroll

7/ Aretha Franklin: Respect, Album I Never Loved a Man (Atlantic)
8/ John Lee Hooker : When My First Wife Left Me , Album Live At Cafe Go-Go en 1966 (Universal)
9/ Claude Nougaro : Je suis sous … sorti en 1964 (Philips)
10/ Franco et l’O.K. Jazz: Tozonga Na Nganga Wana, AlbumFranco et l’O.K. Jazz 1966-1967 (Editions Populaire)
11/ Mouloudji: La demande en divorce, Album Complaintes et balades 1967 (Universal)
12/ Lazy Poker Blues Band : You can Have my Husband, Album Halsted (Herman’s)

   Maître de Boisbrunet du Cabinet Guegen Caroll

13/ Canto D’amore (Titloli), de la bande originale du film Divorce à l’Italienne (Milan Music)
14/ Amy Winehouse : Love is a losing game , album Back to Black (Universal)


** Kate Bush – Babooshka

She wanted to test her husband
She knew exactly what to do
A pseudonym to fool him
She couldn't have made a worse move

She sent him scented letters,
And he received them with a strange delight.
Just like his wife
But how she was before the tears,
And how she was before the years flew by,
And how she was when she was beautiful.
She signed the letter
"All yours,
Babooshka, Babooshka, Babooshka-ya-ya!
(...)!"
She wanted to take it further,
So she arranged a place to go,
To see if he
Would fall for her incognito.
And when he laid eyes on her,
He got the feeling they had met before.
Uncanny how she
Reminds him of his little lady,
Capacity to give him all he needs,
Just like his wife before she freezed on him,
Just like his wife when she was beautiful.
He shouted out, "I'm
All yours,
Babooshka, Babooshka, Babooshka-ya-ya!
(...)"

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Les extraits musicaux de France Culture - le Mer 25 Mai 2016, 20:01

Suite à la recommandation, par un ami lecteur mais non encore contributeur de ce forum, d'une conférence de Jérôme Ducros au Collège de France le 20 décembre 2012 L'atonalisme. Et après ? j'ai repris le numéro de Répliques du 09 11 2013 Où va la musique contemporaine ? où étaient invités Philippe Manoury : compositeur et Karol Beffa : compositeur et pianiste. N'ayant pas conservé cette émission, je suis passé par le fameux aspirateur à culture de masterkey et j'en profite pour saluer le développement de cet outil comme ça a été fait hier ici.

Une riche conversation sur cette émission consacrée à la musique contemporaine avait été lancée à l'époque avec le post 281 Lou Reed vs Finkielkraut - le Sam 09 Nov 2013 jusqu'au post 299.

Mais en réécoutant ce numéro de Répliques, c'est d'abord ce passage que je souhaite rappeler : [son mp3="http://s3-eu-west-1.amazonaws.com/cruiser-production/static/culture/sons/2013/11/s45/RF_EF7F4348-E33B-4887-934E-2795E225F2D9_GENE_2.MP3" debut="12:28" fin="12:58"]

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« Quelques notes de musique » (Guillaume Erner) - le Ven 03 Juin 2016, 09:15

"Quelques notes de musique" selon la définition de Guillaume Erner : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10075-02.06.2016-ITEMA_20999928-0.mp3" debut="149:33" fin="150:34"]

Les Matins du 2 juin 2016

Pas exactement la conception de la musique selon Alain Finkielkraut, par exemple, ni celle de ses invités lors du mémorable numéro de Répliques évoqué dans le précédent message.  

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Denis Morrier, Brève histoire de la musique savante occidentale - le Jeu 23 Juin 2016, 17:55

Un musicologue qui a écrit un Gesualdo et un Monteverdi chez Fayard ne peut être un mauvais invité et cela se confirme aux premières secondes et tout au long de l'entretien de 15 minutes diffusé dans "Un Autre jour est possible" : Brève histoire de la musique savante occidentale 1/5 La musique au Moyen Âge, entre art et science

Au programme, parole érudite de Denis Morrier et musique, avec  Pérotin :  l'organum Viderunt omnes ;  une pièce grégorienne : l'introït de l'office des morts, Requiem eternam et une mélodie de Richard Cœur de Lion. Et sur le site des reproductions de belles enluminures.

À noter, une curiosité qui n'en est pas une, la prononciation de "l'aube" par Tewfik Hakem (qui ne la ramène pas durant l'entretien) : " (...) lobe du Moyen Age"

*Première partie / Série : Brève histoire de la musique savante occidentale

Episode 1 : La musique au Moyen Âge, entre art et science

Avec notre tête chercheuse : Denis Morrier
Musicologue, Denis Morrier enseigne à Montbéliard et au Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Spécialiste de musique baroque, il est l’auteur d'ouvrages sur Monteverdi et de Carlo Gesualdo (Fayard-Mirare, 2003) et de Chroniques musiciennes d'une Europe baroque (Fayard, 2005).

L’Occident médiéval hérita de l’Antiquité grégo-latine
[sic] les fondements théoriques et philosophiques de sa musique. Aujourd’hui encore, la figure de Pythagore domine notre conception de l’art des sons, qui mêle intimement art et mathématiques. Dans les scriptoria des monastères naquit une notation musicale qui permit la transmission des premiers répertoires connus : celui des chants liturgiques (le « chant grégorien »), puis des premières monodies en langue vernaculaire (les chants des troubadours, trouvères et minnesänger) et enfin les premières compositions polyphoniques connues.

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Erner et les annonces promotionnelles - le Jeu 30 Juin 2016, 14:15

Voici la meilleure : dans une annonce des programmes et des promotions au tournant de l'heure, à 13h58, après l'affreuse musique de fin des Pieds sur Terre (qu'attendre d'autre ?), on entend : "Bonjour c'est Guillaume Erner ! Il y a la petite musique de l'actualité et il y a aussi la grande musique de l'Orchestre Philharmonique de Radio France (...)". La séquence se termine sur une sorte d'envolée, hurlée par Erner  : "Moi, j' m'abonne !".

Il a beau crier, on ne le croit pas. Vu ce qu'il appelle musique chaque jour dans la Matinale et les goûts qui transparaissent dans ses propos, on est sûr qu'il n'a aucun intérêt pour le répertoire joué par l'orchestre de Radio France et qu'en aucun cas il n'assistera aux concerts pour le plaisir musical.

France Culture ne recule devant aucun ridicule.

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Notre chère Mélisande - le Lun 04 Juil 2016, 13:52

Il n' y a pas à dire, on s'y connaît en musique à France Culture, notamment aux Matins : "(...) il a aussi adapté ''Pelléas et Mélisandre'' de Debussy" (Christophe Honoré pour Cosi Fan Tutte)

Ici la belle Mélisande dans une version galloise de Pelléas et Mélisande* by C. Debussy. Debussy a en effet un prénom, comme Poulenc d'ailleurs, contrairement à ce qu'on lit sur la page : "''Le Dialogue des Carmélite'' de Poulenc" (Francis...) .

Sinon après Py (l'absence de prénom est ici intentionnelle et porteuse de sens) qui nous fait Eschyle version migrants, voici Christophe Honoré qui "aborde avec ce classique [l'opéra de Mozart] les thèmes du passé colonial de l’Europe et de la domination masculine." Aussi l'action est-elle transposée "dans l’Erythrée mussolinienne des années 20". Ah...

La station ne pouvait ignorer cette adaptation...

*L'opéra en entier : Pelléas

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Pigeons contre volailles - le Jeu 28 Juil 2016, 08:19

Lors de la transition entre les deux séquences d'Un autre jour est possible du 11 avril 2016 consacré à la migration des oiseaux, le choix de la réalisation s'est porté sur une chanson de Georges Brassens assez rarement entendue pour être relevée ici : "Les oiseaux de passage" (on admire l'avant et l'après chanson...)
[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/11971-11.04.2016-ITEMA_20958436-0.mp3" debut="18:53" fin="22:15"]

Le texte est extrait d'un poème de Jean Richepin qu'il faut lire depuis le début (Brassens le prend au milieu) pour comprendre le propos : Les oiseaux de passage de Jean RICHEPIN   (1849-1926)

Georges Brassens :

Ô vie heureuse des bourgeois
Qu'avril bourgeonne
Ou que décembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,
Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs
C'est la que je suis née
Je meurs près de ma mère
Et je fais mon devoir

Elle a fait son devoir
C'est a dire que Onques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune
Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits
Vivre la même vie
Toujours pour ces gens là
Cela n'est point hideux

Ce canard n'a qu'un bec
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin
De baiser sur les lèvres
Et loin des songes vains
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout coeur
Un viscère sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux
Tout à coup dans l'espace

Si haut qu'ils semblent aller
Lentement en grand vol

En forme de triangle
Arrivent planent, et passent
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loin du sol

Regardez les passer, eux
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur désir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents
Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons

Regardez les avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens
Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout
Des fils de la chimère
Des assoiffés d'azur
Des poètes des fous

Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux

Et le peu qui viendra
d'eux à vous
C'est leur fiente
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

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