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Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic)    Page 1 sur 4

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Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Dim 02 Jan 2011, 17:24

Pour sa première de l'année, Xavier de la Porte a invité 4 auditeurs-internautes-tweeternautes car, il l'a dit en ouverture, il aime se servir des apports de ceux qui l'interpellent, l'informent et le nourrissent… Serait-ce le début de l'intervention des zoditeurs dont nous parlait le médiateur ? (Les deux premiers connaissaient bien leur sujet)…

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Ven 14 Jan 2011, 16:04

Je trouve même que tous les trois avaient des choses à dire, mais guère plus que dans une conversation entre gens futés vous me direz c'est déjà pas mal après tout c'est pas à toute heure que FC nous offre de la jugeotte en libre-service je sais pas pourquoi je dis ça mais simplement à l'heure où j'écris il est 16h04 et depuis exactly 4 mn j'ai envie de donner mon poste à un SDF je suppose que ça vaut explication nan ?

Bon ...
(plouf-plouf... reprenons)

./...

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Ven 14 Jan 2011, 16:15

Oui reprenons en essayant de ne pas s'enliser dans les vacheries hors sujet et restons sur les remarques mi-basiques mi-acides que mérite le sujet (je sens que Vincent va encore dire que je suis un méchant)

De mon point de vue, malgré les bonnes intentions l'émission du 1er janvier n'était pas très bonne. Elle est sauvée par le cadeau musical du mid-time. Oh, pour ce qui est des 3 invités, à l'évidence ils sont intellectuellement dynamiques. Mais ça n'a pas suffit pour faire de la bonne radio, car 3 amateurs même passionnés (l'une des trois était une bouffeuse à la limite du rentre-dedans) s'ils sont pas trop cadrés et en plus par un type mollement professionnel, ça ne donne pas un résultat très rigoureux. Ce jour là les remarques utiles étaient largement brouillées par l'amateurisme du bocal, ce que certains pourraient juger avoir les vertus du "naturel", mais moi désolé c'est pas mon goût radiophonique donc je le dis : l'ambiance de ce PlaceDeLaToile m'a donné furieuse envie de couper ou plutôt de faire des sauts vers l'avant, ce que j'ai fait à plusieurs reprises. D'ailleurs le problème de Delaporte c'est cet amateurisme et ce flou généralisé : sa langue est floue, ses connaissances sont floues et même dans sa spécialité d'agrèg (Lettres modernes) il ignore des choses que le lecteur de 40 ans même pas passionné aura conservé ou déduit de ses souvenirs du Lagarde & Michard. Bref il est sympa et détendu le Xav'e, il a le bon goût de pas se prendre trop au sérieux, mais enfin c'est pas une pointure. Par exemple quand il fait une émission sur les difficultés économiques de la presse, ce sont ses invités qui lui apprennent ce que c'est que le portage (non pas le potage comment je suis encore hors-sujet ma parole mais c'est une manie, aaarrrrhhhhh )

(plouf-ploufe)

./...

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Ven 14 Jan 2011, 16:26

./...

Reprenons sans hors-sujet cette fois promis
Tiens disons quelques mots sur le premier invité, Gaspard Lundwall qui a livré dans Esprit un papier méritant la lecture, d'ailleurs même Julie Clarini l'a lu puisqu'elle s'en est inspirée pour une de ses premières chroniques des idées claires en retenant juste ce dont elle avait besoin. Ce 1er janvier Lundwall était venu à PdT pour ré-expliquer sa thèse mais hélas dans un style moins clair qu'à l'écrit : résultat des "euh" et des "voila" en masse chaque fois qu'il n'arrivait pas à finir sa phrase c'est à dire une fois sur deux. Le Xav'e battu en "voila" oui c'est possible, c'était quasi le niveau du Noodle-man de la grande époque voilatesque. Dans le cas considéré, un "voila" signifie "devinez donc la suite pour moi c'est tellement évident que j'arrive pas à le dire alors vous débrouillez-vous comment je suis pas clair mais vous êtes jamais contents". On constate le niveau d'économie : tout ça en 2 syllabes seulement (voila). Bref avec un degré de compétence assez faible à l'oral, ce type est probablement un chercheur ou un enseignant, ou plus probablement encore les deux, mais j'espère que dans la (hi!)sécurité de la salle de classe, il est plus souvent capable de finir ses phrases que dans l'univers impitoyable du "plateau" (puisque pour le Xav'e comme pour Goumarre on est en plateau bon ben s'ils veulent en rester à la phase de plateau c'est leur droit et leur plaisir hein!). Bon je vois que j'arrive pas à m'en sortir sans vacheries, j'abandonne mais mon confesseur est témoin que j'ai fait tous mes efforts pour rester clean...

Qu'il me suffise de renvoyer au numéro d'Esprit où on trouve ce papier qui mérite discussion : dans le numéro de Décembre de la revue Esprit, l'article de Gaspard Lundwall Le réel, l'imaginaire, et l'internet est en libre accès.

Et aussi, remerciements au Xav'e pour le cadeau de milieu d'émission : extrait du concert de Carl Craig & l'Orchestre des Siècles on y retrouve Francesco Tristano que connaissent bien (sans le savoir) les auditeurs de l'Eloge du savoir. Il vous suffira de clicker sur le lien ci-après pour entendre et voir un peu plus d'une heure de ce concert. Au début on est chez Steve Reich. C'est en 8 eme position que vous retrouverez l'extrait entendu chez Xav'e, "Technology". Vraiment bien

Merci Xavier malgré tout Wink

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Dim 30 Jan 2011, 22:29

Etonnant : au début du Place de la Toile d'aujourd'hui, Florian Delorme présente son invité, Arnaud Contreras, producteur occasionnel à France Culture, ou "irrégulier, on va appeler ça comme ça", avec une pointe de dégoût pour ce statut non-titulaire. Pas la peine de réfléchir à quoi peut servir ce statut (créer des séries d'émissions, mieux se préparer, proposer des sujets originaux aux auditeurs, éviter la panne d'inspiration par le roulement), on préfère la titularisation générale en diminuant les effectifs, et on voit ce que ça donne : des émissions qui tombent en panne au bout de quelques numéros, des quotidiennes à marche forcée, un éventail de sujets de plus en plus réduits, bref, tout ce qui contribue à donner cette impression de "petit monde", et de faire de France Culture une toute petite radio qui se répète, encore et encore.

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Du rififi dans l'immature - le Dim 23 Sep 2012, 14:29

A Place de la toile, le gout de chiottes c'est de pire en pire. L'auditeur imprudent ou trop éloigné du bouton de sa radio était déjà à tout instant menacé d'endurer le "tou-lou-lou-lou" de l'adolescent attardé qui avait trouvé malin d'ouvrir ainsi sa rubrique de l'exploreur. Mais cette année le danger s'accroît : à l'occasion de la rentrée le progrès à Place de la toile aura consisté à placer en ouverture de chaque émission un gingle de synthèse vocale qui imite à merveille la voix d'un débile mental au point qu'on pourrait croire que c'est le Xav'e lui-même ou bien Henneton qui a fait l'essai de micro juste après un sniff de trichlo.
Ceux qui croient que j'exagère n'ont qu'à clicker sur ce bouton : [son mp3="http://download.od.tv-radio.com/france_culture_ondemand/sites/default/files/sons/2012/09/s38/Place_de_la_toile--le_numerique_en_Inde--NET_ed6c8eb5-1521-4f14-ab1e-3481e343506d_FC.mp3" debut="00:00" fin="00:04"]

A part ça, les invités restent ce qu'ils ont toujours été : tour à tour des chercheurs, des ingénieurs, des commerciaux et des juristes, des geeks pointus et des geeks abrutis, des hackers et des militants. Bref des génies et des tarés.

Les lectures du xav'e sont souvent la meilleure partie de l'émission puisqu'elle est pompée outdoor par le petit fouineur qui fait mumuse dans notre radio, et qui a appris l'existence de l'informatique plusieurs dizaines d'années après que nous ayons acheté nos premiers micro-ordinateurs. Du coup à chaque instant on sent éclater son incompétence : pour lui le numérique c'est les trois T : twitter, texto, téléchargement, terminal (pour lui ça fait bien 3). Rien d'étonnant donc, à ce que ses commentaires soient aussi benêts. Ainsi dans le numéro d'hier, il pose la question -c'est-à-dire qu'il reporte la question que d'autres ont posée- de la possession des produits numérisés : livres, musique, films. Le risque serait que les produits que nous croyons avoir achetés, maintenant dématérialisés et pistés, non seulement ne sont plus portables d'un ordinateur à l'autre, mais pourront même disparaitre de notre ordinateur. Ordinateur que Xav'e appelle 'le terminal de l'utilisateur' - ça fait frémir.

A écouter la chronique on comprend que l'âne bâté qui joue au producteur radio n'a jamais commencé à percevoir la polémique sur l'autonomie, pourtant récurrente depuis le début de l'informatique à domicile. Pendant les 80's, ça se jouait entre réseaux et mémoires privées, entre serveurs et disques perso comme vidéodisques ou CD-Rom, bref entre télématique et privatique, pour reprendre le titre de Lussato & Bounine en réponse au rapport Nora-Minc. Aujourd'hui certains collectionneurs préfèrent stocker leurs biens numériques non commerciaux sur des sites de stockage offshore, gratuits ou payants, et cela sans sembler conscients des risques de perte totale. Et en matière de biens commerciaux, on voit Apple comme Amazon capables de maîtriser mieux que nous le contenu de nos propres machines. Ceux qui ne le savaient pas encore peuvent conclure qu'il est vital de maintenir hors-ligne toute une part de leur vie numérique. Du moins jusqu'à ce que la connexion sans fil permette de surveiller les ordinateurs, quand ils seront conçus dès l'origine pour ne plus permettre l'usage confidentiel.

Mais rassurez-vous le Xav'e qui n'a de secret pour personne -pour avoir des secrets il faudrait avoir un cerveau ou, comme Marie Richeux, un journal intime fermé à clé- n'ira pas jusque là. Le bouquet c'est l'interprétation finale qu'en fait son esprit servile et d'une singulière inculture en sciences sociales : dans cette dépossession de l'acheteur, Xav'e voit les prémisses d'une abolition de l'héritage et de la propriété, qui sont bien sûr des facteurs d'inégalité. Cette chute lumineuse montre l'allégeance toute joyeuse de notre immature inculte au paradigme idéologique de France Culture.

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Dim 23 Sep 2012, 15:33

Si l'équipe de Place de la Toile faisait montre d'un peu de maturité, nous aurions des sujets comme, je ne sais pas, l'apport de la modélisation numérique dans le travail des architectes, les outils numériques que les musées mettent à disposition des visiteurs etc etc etc. Mais cela nécessiterait de virer la dite-équipe et de la remplacer par des adultes. C'est le problème d'une génération montante qui reste coincée à son propre niveau d'immaturité. Cela me rappelle un Grain à Moudre consacré au fameux article "Barrez-vous" paru dans Libé : on se lamentait du fait que les "vieilles générations" restaient en place, sans laisser place à l'inventivité des nouveaux arrivants. Le niveau navrant de l'émission, l'ambiance cour de récré nous donnaient la réponse à quasi toutes les questions posées : si la relève ressemble à cela, alors merci bien, il va falloir prendre son mal en patience. C'est exactement le cas à France Culture : l'émission qui nous en a donné l'idée la plus glaçante, c'était cet été, avec "20 ans et des poussières"... Voilà ce qui nous attend! Une nouvelle génération qui, au contraire de ce qu'on pourrait envisager, ne révolutionne rien, ne fait rien bouger, ne découvre rien, ne s'aventure pas, n'apprend rien, ne transmet rien mais calque sans savoir-faire aucun les autres formats, les entichements du moment, et ricanent quand ils se doutent qu'ils ne sont pas à la hauteur (mais c'est un degré de conscience personnelle qui ne tardera pas à disparaître). Il faut compter avec cela le côté tribal, clanique qui tend à exclure tout ceux qui ne vibrent pas comme eux. Le Xave représente bien tout cela. De l'occasion ratée, semaine après semaine après semaine. Peut-il faire des progrès? Si l'on se souvient de ses réactions lors du passage de ses chroniques foot des mois précédents (snobisme, élitisme etc.), on peut jurer qu'il n'en voit pas l'intérêt.

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Re: Place de la toile… ce n'est qu'un début ou les tribulations du web sémantique (sic) - le Lun 24 Sep 2012, 01:43

La "tirade" de Yann m'a rappellé ce passage du roman de Kundera, La Plaisanterie:
"Mon commandant m'apparaissait tout simplement comme un rat vindicatif et sournois.
Aujourd'hui, je le vois surtout comme un homme qui était jeune et qui jouait. Les jeunes, aprés tout, s'ils jouent, ce n'est pas leur faute; inachevés, la vie les plante dans un monde achevé où on exige qu'ils agissent en hommes faits. Ils s'empressent, par suite, de s'approprier des formes et des modèles, ceux qui sont en vogue, qui leur vont, qui leur plaisent - et ils jouent."

Je n'écoute plus beaucoup l'émission pour pas mal des raisons mentionnées par Yann. Le sujet, trés intéressant, mérite un producteur plus "solide."

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Faits et geste dans le numérique - le Mer 28 Nov 2012, 09:56

A signaler dimanche dernier un numéro un peu intéressant au moins dans sa première moité. Intéressant quoique toujours horripilant par le relâchement qui vaporise sur toute l'émission un parfum de niaiserie sonore. Mais enfin le sujet est bien choisi et même traité de façon anecdotique, c'est une ouverture assez riche notamment en ce qu'il poussera tout un chacun à s'observer en action. A plus d'un moment le traitement pourra intéresser les lecteurs d'Edward Hall comme ceux de Mauss. Il donnera également un contrepoint au récent numéro des Ateliers du soir sur le théâtre du corps chez Jacques Lecocq (jeudi 15 novembre). Pour rester honnête je ne signale pas Simondon mais bien des gens de FC qui ne l'ont pas lu le feront à ma place : Max Gallo, Emmanuel Laurentin, Arnaud Laporte, bref ceux qui parlent de ce qu'ils ne connaissent que par une ligne repérée dans une biblio, ou par la couv' ou quand c'est le grand luxe, par toute la 4eme de couv' mais là c'est pour les plus cultivés.

Foin de ces vacheries, avec l'invité Nicolas Nova de quoi s'agit-il ? De réintroduire le corps dans le maniement du numérique, et plus précisément la gestuelle, la posture du moins au sens propre du terme et non au sens bourdieusien, dévoyé. De prendre en compte le corps dans le fonctionnement du système homme-machine. Les gestes de l'opérateur, seul avec sa télécommande ou bien dans les chiottes confronté à l'extinction des feux. Mais aussi le maniement du téléphone portable, pour soi mais aussi en représentation. Mais là, à bien des moments de la conversation, on peut se demander si le numérique est essentiellement concerné, ou si toute la technique domestique était déjà redevable d'études semblables : la montre, les clés, les lunettes, et le téléphone qui a existé avant le portable (mais ça xav'e ne le sait pas). En passant, le temps d'une remarque du producteur on constate que le récent commentaire de l'internet exploreur Henneton sur la touche 'inser' était bien une ineptie.

Puisque j'en suis là, j'ajoute que les collectionneurs de perles y trouveront les habituelles énormités du Xav'e par exemple à la 9eme minute sa question con envoyée dans un sourire de goulebenèze ébahi par l'image de Michel Serres des "petites poucettes" : 'Qu'est-ce qu'on peut dire de ce côté hyper-contre-intuitif (sic) qui fait qu'on va se servir du pouce, le doigt dont on se sert jamais'. Ben oui gentil xav'e, t'as raison, le pouce on s'en sert jamais. Pitié. Oui les collectionneurs seront contents : il y en a un tas d'autres car le Xav'e ne s'arrête jamais ('notre rapport complètement magique à la machine' / 'quand on lit aux toilettes, bon ça arrive' eh oui xav'e on lit, ça arrive....) .

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Pas touche à Goulebenèze - le Mer 28 Nov 2012, 17:10

Eh Nessie, "J'va te casser la goule" si tu touches à mon Pays, Goulebenèze !!

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