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Julie Clarini - Les idées claires    Page 3 sur 3

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Julie Clarini - Les idées claires - le Ven 14 Jan 2011, 07:28

Rappel du premier message :

Grâce à la proposition d'écoute, innovation sympa sur notre site, on découvre que Voinchet au mieux de sa forme présente la chronique de la madone en "Les idées Clarini". C'est clair ! (1) Quand au sujet énoncé de façon aussi rapide à la façon d'un Polahh ou d'une recette de cuisine, c'est consternant. Pauvre Julie Clarini.

Ben ça va me donner envie d'aller chaque jour sur la page d'accueil ! Merci aux inventeurs de la chose !

(1) avec une absence totale de subtilité il casse l'effet (très petit l'effet) que le concepteur du titre avait inventé pour sans doute suggérer à J.C. d'être claire
* * *

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Re: Julie Clarini - Les idées claires - le Mer 23 Fév 2011, 16:53

Le voici in extenso, le texte de la chronique sur Marcel Mauss :
http://www.franceculture.com/emission-les-idees-claires-le-grand-retour-de-marcel-mauss-2011-01-10.html

Ben, pour ma part, j’y retrouve les mêmes procédés que dans celles sur les classes moyennes.
On va récupérer une caution intellectuelle, on fait semblant de l’utiliser avec précautions et, paf, soudain, on procède à un petit détournement, à un tour de passe-passe.
Car, de fait, la conclusion de Clarini, c’est bien de gauchir le sens initial imparti au potlach pour faire son prêchi-prêcha, un tantinet simpliste.

Citation :

Alors revenons à notre idée de départ : si Marcel Mauss connaît un retour de mode dans les sciences sociales, c’est sans doute parce qu’il conteste l’idée que l’intérêt personnel est le seul motif de nos actes. Non, l’intérêt personnel n’est pas la seule motivation de nos actes ; il se joue entre les hommes beaucoup d’autres choses que le seul calcul de coût- bénéfice.
L’échange, la réciprocité de l’échange, a une dimension symbolique. Il s’y tisse quelque chose comme la reconnaissance de soi et de l’autre à l’intérieur du monde commun. C’est le mécanisme central de la solidarité et le fondement de la confiance.

Et pourtant... l’économisme généralisé a forcé les portes de bien des disciplines au point que « homo oeconomicus », agi par pur égoïsme, s’est imposé dans presque toutes les sciences de l’homme, depuis les années 70.

Puisque la crise qui vient de passer balaye les croyances les plus ancrées, puisqu’elle rebat les cartes, et nous avons besoin de nouveaux cadres, ma conviction est que nous serions bien inspirés de les chercher dans cette veine qui s’inscrit en faux contre l’utilitarisme.
C’est pourquoi il faut lire ou relire Marcel Mauss.

Je suis d’accord avec Nessie, les chroniques de Clarini mélangent tout parce qu’elle veut à tout prix procéder à son bourrage de crâne.
Je ne reproche certainement pas à cette personne d’être de gauche. En revanche, de balancer sa glue idéologique, si !
Ras le bol de tous ces pontifiants matinaux, Adler pareil, sauf qu’à force de l’entendre pontifier, celui-ci, il m’a eu à l’usure, il n’est plus qu’un bourdonnement de fond.

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Re: Julie Clarini - Les idées claires - le Dim 27 Fév 2011, 12:11

Julie Clarini essaie, pôvre… mais elle y arrive pas !

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En écho à ce qu'on dit dans un autre fil - le Ven 15 Avr 2011, 10:59

Dans le fil ouvert par Uleski "ce qu’il faut dénoncer", Frédéric a écrit:[...] j’incluerai en plus des Meyer et Adler, dans cette liste des bien mal stipendiés, l’allergène (pour ce forum) Clarini. A qui l’on aurait tort de ne pas reprocher pêle-mêle les idées qu’elle draine quand elles ne nous agréent pas, la viscosité (la labilité ?) de son propos quand on lui trouve un manque de netteté ou de substance, d’assassiner ses chroniques avec l’arme qu’on veut.

Mais, exhiber sa condition sociale, le milieu d’où elle parle, et même son action personnelle, c’est une critique très faible. Onfray ne passe son temps qu’à ça, l’ad personam, pour nous faire haïr Platon, Saint Paul, Freud... C’est souvent l’indice pour le lecteur qu’on a la flemme d’aller chercher dans le contenu du propos la source de sa critique.
Je fais un mea culpa concernant la critique portée à Julie Clarini : je me sens fautif non de la brocarder, mais de le faire si peu sur le contenu de ses chroniques. Et j’assume avec un peu de honte ce diagnostic de flemme. Mais j’y ajoute une circonstance atténuante : je trouve dans ses chroniques un tel réseau d’idées reçues, de notions fausses et de raccourcis idéologico-conceptuels, un maillage tellement serré, que la pelote ne donne pas prise, ou plutôt je n’ai pas encore trouvé la prise. Je reporte l’effort critique, depuis 3 mois.

Cela dit, c’est pas tant de sa condition sociale ou de son extraction que j’avais parlé dans le fil X (référence à venir), car je n’en connais rien. Quand avec Antonia je qualifie Julie Clarini d’enfant gâtée et de bo-bo, c’est pas tant comme ressortissante (hypothétique) d’une classe favorisée. C’est uniquement pour l’impression d’ensemble que donne le personnage, qui joue à la révolutionnaire mais qui me semble assise dans un petit salon pépère. Là elle me fait vraiment penser à une marquise ayant ses pauvres, et je trouve que le titre du fil ouvert par Antonia met dans le mille.

Si j’ai parlé dans un post très récent de la condition sociale de Julie Clarini, ça n’était surtout pas pour la critiquer à ce titre et pas plus pour y faire une référence directe, mais pour dire ce que ça donnerait si en toute honnêteté Julie Clarini poussait jusqu’au bout ses raisonnements sur les inégalités : il faudra les appliquer à elle-même. Alors pourquoi ne commencerait-elle pas par la ? Quand on veut changer le monde il faut commencer par se changer soi-même.

Ici j’ai conscience qu’il y a un risque de dérapage, alors pour bien montre que je ne confonds pas Julie Clarini avec Emmanuelle Béart, je m’explique : Julie Clarini ne cesse de fustiger les inégalités de tous ordres, et dans le même temps elle use à l’envi des explications Bourdieusantes où l’habitus de classe tient la première place dans les actes de la personne. Dans ces conditions :
a) quel mérite lui reste-t-il à Julie d’en être là ou elle en est arrivée puisqu’elle n’est qu’un produit social. Ensuite :
b) mérite ou non, comment peut-elle trouver moralement soutenable de profiter à ce point d’une telle inégalité ?? Car même si c’est à son travail personnel qu’elle doit d’en être arrivée là où elle est, en dernier ressort ce travail n’a jamais été rendu possible que par ce qui lui a été donné (sa capacité de travail, précisément).

Au bout du compte, Julie Clarini n’est pas plus responsable de sa réussite que ceux qui se donnent la peine de naitre dans une famille bourgeoise (ceci sans préjuger de sa naissance). Résultat : elle a un boulot passionnant + une position de prestige enviable + en plus une condition sociale favorisée ? Mais quelle contradiction, alors ! Elle lutte donc contre une abolition des privilèges, et quid des siens ? La vie exaltante qu’elle mène devrait lui suffire, et elle devrait laisser le niveau de consommation (y compris le fait de vivre à Paris) à des gens moins bien servis par la vie. Par ailleurs la nature éminemment sympathique de Julie Clarini, mise en regard avec la disgrâce des gens laids, de ceux qui font fuir, de ceux à qui on n’a pas envie de dire oui, n’est-ce pas là encore inégalité de naissance et injustice criante ? Or que fait-elle au juste contre cette inégalité là ? Réponse : rien. Pourquoi ne parle-t-elle jamais des inégalités dont elle bénéficie et du cumul de privilèges. Pourquoi n’a-t-elle pas honte de son bonheur quand tellement de gens souffrent : des laids, des pauvres, des malades, des sales, des cons, des exclus ??

Chez Julie Clarini comme chez nombre de donneurs de leçon, je retrouve la révolutionnaire en salon version Veme République : les partageux qui se battent surtout pour mettre en partage les biens et avantages des autres.

Entendons-nous : évidemment, je ne préconise pas le partage social qui consiste à déshabiller Paul pour donner à Pierre qui se montrera ensuite aussi égoïste que le précédent. Si je partage quelque chose, c’est surtout une aversion pour les passions égalitaires, car je crois très redoutables les effets pervers de l’égalitarisme mal pensé. Je veux simplement signaler ce qui cloche chez les donneurs de leçon qu’on trouve à FC (dont Julie Clarini fait partie, à mon sens).

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Re: Julie Clarini - Les idées claires - le Ven 15 Avr 2011, 11:55

Ben, pas d’accord avec l’idée générale : Clarini n’a pas à adopter un comportement qui paraisse s’accorder avec, quoi, la morale qui de dessine en pointillés derrière ses chroniques ?

Non, si elle adoptait le genre de comportement que tu lui trouverais cohérent, ça ne prouverait rien de mieux sur la quantité de vérité véhiculée par son propos. On ne gagnera rien à demander une conformation pratique des auteurs avec leurs écrits, et au contraire on jettera avec l’eau du bain les Rousseau, les Platon, les Freud (qu’il n’est pas interdit de critiquer, mais on voit bien la différence de la critique de Platon par Popper et par Onfray)

De toute façon, je pense que si d’égalitarisme on peut la soupçonner, il est à parier qu’elle le souhaiterait d’impulsion collective, et non individuel.

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Re: Julie Clarini - Les idées claires - le Ven 15 Avr 2011, 12:43

Pour le dernier point je n’en suis pas certain du tout et pas non plus du contraire. Objectivement on n’en sait rien. La personne, qui semble des plus pacifiques rejoindrait-elle ou non les rangs des liberticides dès lors que ces derniers seraient au pouvoir ? S’il fallait faire un pronostic (pur jeu intellectuel) je serais bien embarrassé de me prononcer d’un côté ou de l’autre. Le mieux serait encore de lui poser directement la question dans un débat.

Ce qui me choque vraiment chez Clarini c’est moins les idées que la posture morale. Car au plan du savoir et des idées, elle ne me semble pas pire que l’intelligentsia actuellement pétrie de culturalisme.

Alors, bien d’accord avec toi pour ce qui est de la dissociation entre la personne et les idées, mais cela ne peut valoir que pour le discours de connaissance. Car quand le propos d’une personne ressortit à l’injonction morale (et les remarques de Julie Clarini sur les inégalités en sont pleines), je crois au contraire indispensable d’exiger la cohérence entre parole et conduite. Sauf à faire de la morale positive, or le militant (et Clarini est une militante) n’est certes pas en train de faire de la morale positive : Julie Clarini se bat pour la justice. Pour l’intellectuel tenant sa place dans la Cité, dès qu’il y a morale, il y faut quand même une cohérence interne, en l’occurrence une adéquation entre le prèche et la conduite. La cohérence morale serait dans le discours d’injonction morale, le pendant du critère de cohérence interne pour le discours de connaissance.

Cela dit, la conduite cohérente chez Julie Clarini ne serait certes pas d’abandonner du jour au lendemain ses privilèges -ce qui ne servirait à rien- mais de pousser le raisonnement jusqu’au bout, afin de lui donner sa cohérence interne. Donc quand elle fustige les privilèges, de commencer par reconnaitre les siens. Finalement ça serait de la cohérence interne... dans son discours.

Je n’ai plus le courage d’écouter Onfray. Je ne suis pas lecteur de Rousseau. Sa critique de Freud m’avait semblée inepte. De toutes façons elle a été faite avant lui et bien mieux, par d’autres que lui. Mais s’il reproche à Rousseau et Freud leur conduite sans que ça concerne la justesse de leurs idées, alors il nous fait vraiment de l’exécrable soupe qui mélange la morale et la connaissance. Pour la part d’idées diffusées et peut-être même parfois produites par Julie Clarini, en tant qu’elles échappent à la morale et traitent du social comme objet de connaissance et d’action, je n’ai guère de reproche de conduite à lui en faire : si c’est discutable il faut les discuter et c’est tout. Les idées fausses ça ne me choque pas trop, précisément parce qu’elles donnent prise à la discussion. Et c’est bien là que je reconnais manquer de courage. Tâche difficile.

De toutes façons l’approche culturaliste ou holiste n’est pas erronée en soi : ce qui conduit au délire c’est d’en faire l’alpha et l’oméga de l’explication. En lisant soigneusement Bourdieu dans les rares moments où il ne ment pas, on voit bien que lui même n’évacue pas l’individualisme. Et je demeure persuadé qu’il a souffert de cette contradiction, et encore plus de se voir suivi aveuglément par tant de gens qui n’avaient pas le niveau de discernement nécessaire pour pointer les fissures de sa théorie : il savait certainement qu’elle ne tiendraient pas longtemps en dehors du cerveau des militants, et que son avenir scientifique était des plus réduits. Il a du mourir vraiment désespéré.

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Qu'elle retourne remplacer la catastrophique Louise Tourret syr du Grain à moudre - le Mar 23 Aoû 2011, 15:59

Qu'elle retourne remplacer la catastrophique Louise Tourret syr du Grain à moudre !!!

Cette émission est devenue inécoutable depuis son départ

La pauvre Tourret ne sait pas parler, elle annone comme une ado, et semble d'une rare prétention que franchement rien ne justifie.

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Julie Clarini - le Jeu 01 Sep 2011, 19:14

Où est passée Julie Clarini?

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Re: Julie Clarini - Les idées claires - le Ven 02 Sep 2011, 15:07

Bonjour,
Comme nous l'apprenait ici Thom, fournisseur officiel en nouvelles fraîches au cours de l'été, Julie Clarini a quitté la station pour rejoindre le Monde des livres.

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Salut Julie - le Lun 05 Sep 2011, 18:07

Dire que la Louise est revenue avec son émission sur l'école!

Julie a bien fait de changer d'air!

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rue des écoles - le Lun 05 Sep 2011, 19:18

je n'ai pas encore écouté cette "nouvelle" émission, bien que le sujet m'intéresse beaucoup. Pour tout dire, je n'ose pas. Je voudrais pouvoir lancer "play" juste au moment où, par exemple, C. Lelièvre s'exprime, mais j'ai trop peur de tomber sur Louise T qui bafouille, et j'en suis tellement gêné pour elle....

Sinon, personne ici qui râle de la fin du RDV des politiques ? Moi, j'en suis très mécontent ! Une émission pour inter, diront certains... mais c'était de loin la meilleure émission d'entretiens politiques de l'audiovisuel.

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