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Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner    Page 7 sur 8

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Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Mar 01 Sep 2009, 00:10

Rappel du premier message :

Ok , je me fous à l'eau :
Très réussi ce premier numéro.
C'est de la radio créative, poétique, inspirée. Je me laisse porter par l'ambiance sonore. Je débranche mon cerveau gauche. J'analyse pas, j'analyse rien. J'ai de la poésie radio dans les oreilles. Ca me suffit. Ecoutez-donc les voix, bon sang : ça ne bétifie pas, ça ne niaisifie point, ça ne gueularde pas, ça ne nous vend pas de la moraline à deux balles. On est là quelque part dans la poésie radio, héritée lointainement du club d'essai, héritée des meilleurs ACR de Farabet quand ils foutaient leur prétention vaseuse dans le tiroir.

Baumgartner il a une sacrée succession à assurer : Schaeffer, Trutat, Jean Couturier, Veinstein. C'est pas facile. Il s'en tire bien, très bien même.
Dans les matins déjà il était meilleur que le titulaire (mais était-ce un exploit ?)
J'ai apprécié la compagnie de ces Passagers.

L.
* * *

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Re: Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Jeu 07 Juil 2011, 13:21

Je m'aperçois que j'avais naguère noté que "Les passagers" rediffusaient abondamment et je me demandais si les crédits auraient été réduits. Nous ne le saurons pas hélas.

Cependant, un petit rappel. Dans "Libé" en date du 1er avril 2011, à la page 27 dans son habituel et délicieux style tout en métaphore amphigourique, Poivre d'Arvor déclarait : " Tous ces beaux animaux ne peuvent être mis en cage avec le même dompteur".
Ces "animaux" ne sont pas des boeufs, ni des moutons (quoi que ... ) mais le documentaire et la fiction. Mention spéciale faite aux "Passagers" ! Absolument !
Poivre d'Arvor parlait même d'augmenter les cachets.

Nous étions un 1er avril, c'est vrai.

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Re: Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Jeu 07 Juil 2011, 14:58

La question se pose, tout de même: pour quoi dépenser de l\\\'argent public pour une émission que personne n\\\'apprécie, si ce n\\\'est quelques irréductibles, et si encore moins de personne ne l\\\'écoute vraiment (j\\\'ai l\\\'impression qu\\\'il y a beaucoup d\\\'afféterie dans les commentaires élogieux sur cette émission, que pour ma part je supporte mal. Tout cela fait tellement 70s....)
(un)Péricles(un)S­Sdv

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Re: Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Jeu 07 Juil 2011, 17:41

Pericles a écrit:La question se pose, tout de même: pour quoi dépenser de l\\\'argent public pour une émission que personne n\\\'apprécie, si ce n\\\'est quelques irréductibles, et si encore moins de personne ne l\\\'écoute vraiment (j\\\'ai l\\\'impression qu\\\'il y a beaucoup d\\\'afféterie dans les commentaires élogieux sur cette émission, que pour ma part je supporte mal. Tout cela fait tellement 70s....)
(un)Péricles(un)S­Sdv

C'est bien de poser des questions, Périclès, vous finirez sans doute philosophe !
Alors comme ça, "Les passagers" ennuient le monde et comme vox populi, vox dei, couic, "Les passagers", grand aller, sans retour. Et comment savez-vous cela ? Avez-vous les chiffres d'audience et de podcasts, avec leur source et mode de calcul car je serais curieux de les connaître.
Par ailleurs, "Les passagers", 70 s ? Bizarre, Baumgartner m'avait toujours fait l'effet d'un branché très contemporain.

Quoi qu'il en soit, le plus rigolo dans l'histoire est de noter que les déclarations de Poivre d'Arvor sont à prendre avec ... distance.

Pour le reste, nous sommes d'accord, ne gaspillons pas l'argent public. C'est inutile, les gens aiment majoritairement TF1. Sans argent public, sans MES impôts et sous vos applaudissements.

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Le blabla d'OPA - le Jeu 07 Juil 2011, 17:43

Libération, p. 27, 1er avril 2011

Directeur de France Culture, Olivier Poivre d’Arvor refuse la création d’unité spécialisée mais veut doubler les cachets : «Ce n’est pas normal d’être payé trois jours pour un mois réel de travail» Olivier Poivre d’Arvor est directeur de France Culture depuis septembre 2010.

Quelle place trouvera le documentaire dans votre grille de rentrée 2011 ?
Le documentaire, c’est une des fier- tés de France Culture et une fascination pour moi. Les formes les plus fragiles à la radio sont le documentaire et la fiction. Et, je vous l’affirme, je veux les protéger contre toute perte ou effacement : la saison prochaine, le documentaire occupera les mêmes places, la même durée dans la grille de France Culture. Je souhaite pouvoir redonner un espace à la création, le soir, de 22 heures à minuit. Un espace de récits, qui peuvent prendre des formes de fictions, de documentaires. Je souhaite enfin créer une collection de documentaires consacrés aux grandes villes du monde : deux heures chaque week-end pour le portrait d’une ville dressé par les artistes qui l’habitent. Je conçois cette série sur cinq ans comme une série patrimoniale.

Pourquoi n’y a-t-il pas un budget pour le documentaire à France Culture comme il existe un budget pour la fiction ?
La fiction est une mission régalienne de France Culture. A ce titre, elle bénéficie d’un budget. Pour le documentaire, une partie des moyens ne vient pas de nous mais de Radio France, comme le salaire des techniciens qui travaillent pour toutes les chaînes de la maison. Créer un service du documentaire comme il existe un service de la fiction aboutirait au formatage des formes documentaires, qui sont très différentes selon les émissions : la Fabrique de l’histoire, les Pieds sur terre, Sur les docks, les Passagers de la nuit, les ACR. Tous ces beaux animaux ne peuvent être mis dans la même cage avec le même dompteur. D’autre part, la forme documentaire doit irriguer toutes les émissions de la chaîne et ne pas se cantonner à certaines cases horaires.

Pourquoi les auteurs de documentaires qui travaillent entre autres pour France Culture ne peuvent-ils vivre de ce métier ?
Je sais que les rémunérations sont faibles, je suis le premier directeur à dire que c’est scandaleux. Ce n’est pas normal d’être payé trois jours pour un mois réel de travail. Durant mes cinq ans de mandat, je souhaite doubler le cachet d’un documentaire pour Sur les docks par exemple, le faire passer à 2 000 euros. Auteur de documentaires, c’est clair, est un statut précaire, un statut d’intermittent. Il n’est pas possible de leur garantir le plein- emploi, à moins d’entretenir un corps de quelques auteurs et se passer alors de tous les autres. Ce ne serait pas intéressant pour la diversité de la création. Les auteurs de docu sont des écorchés, car ce sont des créateurs. Je les admire. J’espère qu’ils se sentiront aimés ici. Alors je reconnais que ce n’est pas la réponse à la question de la précarité. Mais, dès lors qu’on attache de l’importance à ce qu’ils font, qu’on les prend vraiment pour des créateurs, c’est déjà un réconfort.

Recueilli par H.M.

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Abraham Moles pendant quelques minutes, ou bien pendant une heure ? - le Ven 09 Sep 2011, 23:30

Les "Passagers de la nuit" nous ont quitté, mais la part qui m'en semblait la plus intéressante a survécu : les vendredis de Thomas Baumgartner, et même en format augmenté puisqu'on les a maintenant sur une heure. Finalement on y gagne, un peu ?

En ce moment même l'invité Alexandre Castant évoque une de ses grandes influences : Abraham Moles, chercheur et curieux, curieux chercheur, que bizarrement tout le monde ce soir semble appeler "Abraham Môle" était-il rugbyman cet ancien de l'INPG qui après Grenoble, partit enseigner un peu partout entre autres à Mexico et à l'école d'ULM (pas celle du Veme arrondissement, celle de la ville d'ULM) avant de se poser définitivement à Strasbourg où pendant des années il impressionna son public, par sa pensée originale et son humour.

Baumgartner évoque un "savant tous azimuts". L'expression est juste : un mélange d'ingénieur, de philosophe, de psychologue et de sociologue, imaginatif parfois jusqu'au loufoque, théoricien de la communication comme un Schaeffer en moins impressionnant, en moins sérieux, peut-être autrement inspiré, et assurément en excentrique.
L'extrait de voix qu'on nous propose est bien court.
Ceux qui veulent en savoir plus, peut-être pas sur le sujet de Baumgartner ce soir, mais sur celui qui vient d'être invité par contumace (puisque Moles a disparu en 1992), peuvent le retrouver pendant une heure, dans une émission de la série "Histoire du futur", en date du 27 janvier 85 puis rediffusée quelques mois plus tard dans Les Nuits (dans la présentation d'époque on reconnait la voix de Marc Floriot jeune), et qu'on avait déposée il y a deux ans selon nos moyens usuels.
Cliquez ici pour retrouver le Futur d'Abraham Moles en 1985

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Coup de pouce à ceux qui tiennent bon le cap - le Jeu 05 Jan 2012, 14:31

Voici la liste des sujets et des invités de L'Atelier du son pendant ce premier tiers de la saison 2011-2012 :

- 2 septembre : Jean-Michel Espitallier, poète sonore.
- 9 septembre : Les planètes sonores d'Alexandre Castant
- 16 septembre : La revue ' Volume'. Les sermons radiophoniques d'Hakim Bey
- 23 septembre : La Winter Family
- 30 septembre : Le son dans l'espace public. Décor sonore. Le son comme arme.
- 7 octobre : Floy Krouchi, prix Italia. Dominique Petitgand, plasticien
- 14 octobre : Hommage à François de Roubaix
- 21 octobre : Kerwin Rolland façonne le son - Bruxelles 18e festival de musique acousmatique
- 28 octobre : Geoff Emerick, ingénieur du son des Beatles
- 4 novembre : Anne-James Chaton et sa poésie sonore. Estaban Buch pour Comme à la radio
- 11 novembre : Ce qu'on peut faire avec un Toy Piano, ce soir : le piano Michelsonne
- 18 novembre : Architecture, espace urbain sonore. Avec Camille Michel, Henri Torgue
- 25 novembre : Charles Pennequin, poète - Hervé Birolini, compositeur
- 2 décembre : Longueurs d'ondes à Brest : le collectif Territoires sonores, et Aline Calm.
- 9 décembre : Hommage à Bernard Heidsieck par Polyphonics/J-Jacques Lebel + bonus de 75' à écouter
- 16 décembre : Jérôme Game pour ses vidéopoèmes. Dominique Baläy pour WebSYNradio
- 23 décembre : Olivier Melllano, compositeur. Ecoutez Dead sparkling stars sur le site
- 30 décembre : Jacques Bedos. De Radio-Alger à Polydor

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Jean Garretto par Thomas Baumgartner - le Lun 17 Sep 2012, 17:26

Décès de Jean Garetto, qui fut avec Pierre Codou l'inventeur de L'oreille en coin et le fondateur de FIP. C'était un ancien d'Europe1 puis de France Inter. Assistant de Pierre Billard, puis après un passage à la télévision comme illustrateur sonore, quitte la RTF pour devenir réalisateur à Europe1. Directeur de Radio Côte Basque entre 61 et 66. De retour à l'ORTF, à France Inter il crée en 1968 L'Oreille en coin avec Pierre Codou. Puis en 1971 avec le même, ce qui deviendra le réseau FIP. Directeur de France Inter entre 1983 et 1988. Reçoit le Grand prix de la SCAM en 1989.

De gauche à droite : Jean Garretto, Pierre Codou, et l'ingénieur du son Edouard Camprasse
Cette disparition va donner quelque grain à ceux qui n'ont guère plus à faire que moudre ce qu'il y a dans leur mouchoir c'est-à-dire des larmes zémues sur un passé lointain même s'ils n'en disent jamais beaucoup plus que "c'était bien et moi j'étais content-content" (en un peu plus orné, dans leurs bons ou hélas leurs mauvais jours ?).

Sur France Culture, le billet nécrologique de Garretto est logiquement confié à un connaisseur : Thomas Baumgartner qui dans Tout feu tout flamme, fait ce qu'il peut face à Marc Voinchet fidèle à son style de mauvais comédien qui en fait des caisses, avec ses étonnements simulés et ses enthousiasmes aussi sincères que surjoués.

Thomas Baumgartner avait consacré au tandem Garetto-Codou le 36eme numéro de sa série "Petite mythologie de la radio". On en avait débattu presque chaudement ici même, à la page 2 de ce même fil. Tout n'était pas réussi dans cette émission. Baumgartner aurait aussi bien pu réaliser un "Une vie une oeuvre" sans avoir à trainer certains des témoins lourdingues qui ont affaibli l'intérêt de cette évocation. N'empêche, on peut aller réécouter avec profit (et la récupérer) cette Mythologie radio - Jean Garetto du 9 juillet 2010, encore disponible en cette page du site de FC , placée en semi-visibilité.

On peut aussi écouter sur le site de FC le Tout feu tout flamme du jour mais atassion le fameux indicatif bien connu à la trompette, Big Fat Man, est coupé un peu tôt arghle.

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Re: Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Lun 17 Sep 2012, 18:14

@Nessie a écrit:"Petite mythologie de la radio"

"Mythologie de poche", plutôt non? Nessie vous d'habitude si précis....

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Fais moi mal Johnny - le Lun 17 Sep 2012, 19:32

Nessie vous d'habitude si précis....

(désolé j'étais saoul certainement - entre temps j'apprends
que ladite sera rediffusée vendredi, mais RegardsFC fidèle à
ses habitudes, a une longueur d'avance sur la maison dont
il ne voudrait pas pour mère)

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Re: Les passagers de la nuit - Thomas Baumgartner - le Mar 18 Sep 2012, 07:43

@Nessie a écrit: En ce moment même l'invité Alexandre Castant évoque une de ses grandes influences : Abraham Moles, chercheur et curieux, curieux chercheur, que bizarrement tout le monde ce soir semble appeler "Abraham Môle" était-il rugbyman cet ancien de l'INPG qui après Grenoble, partit enseigner un peu partout entre autres à Mexico et à l'école d'ULM (pas celle du Veme arrondissement, celle de la ville d'ULM) avant de se poser définitivement à Strasbourg où pendant des années il impressionna son public, par sa pensée originale et son humour.
Baumgartner évoque un "savant tous azimuts". L'expression est juste : un mélange d'ingénieur, de philosophe, de psychologue et de sociologue, imaginatif parfois jusqu'au loufoque, théoricien de la communication comme un Schaeffer en moins impressionnant, en moins sérieux, peut-être autrement inspiré, et assurément en excentrique.

En octobre 1990, Gérard Gromer donnait la parole à Abraham Moles dans une émission de 25 minutes : "Les prospérités du kitsch". Une perle.

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Torgue dans l'Atelier du son - le Ven 17 Mai 2013, 08:29

L'Atelier du son de Thomas Baumgartner continue son bonhomme de chemin. C'est de la radio d'honnête facture. Pas souvent transcendante, d'ailleurs on ne lui demande pas de nous envoyer sur orbite à chaque fois qu'on allume son poste. On aimerait bien, déjà, qu'elle ne nous donne pas envie de tourner le bouton et d'aller voir ailleurs. De fait, dans la grille de France Culture on trouve de la qualité appréciable dans plusieurs émissions sans tapage. C'est le cas de quelques unes dont on ne parle pas souvent dans ce forum, et qui font un travail honnête pour accompagner nos journées : Le carnet nomade, Movimento, l'Atelier du son.

Mais de ces émissions, on signale quand même les numéros mémorables. Ainsi dans ce fil qui conserve quelque mémoire des bonnes saisons créatives de Thomas Baumgartner, j'ai le plaisir d'informer les lecteurs du forum que dans l'Atelier du son vendredi dernier le 10 mai, Baumgartner recevait Henri Torgue. Torgue est un compositeur original, qui fut l'un des 3 mousquetaires du label Hopi Mesa, comme Jean-Philippe Goude et René Aubry, mais surtout en duo avec le 4ème mousquetaire Serge Houppin, puis que les deux hommes ont co-signé une dizaine de CD.

Torgue est musicien autodidacte ou presque. Depuis 25 ans il compose avec Houppin ou seul des musiques pour le théâtre et surtout pour les marionnettes de Philippe Genty, et pour la danse notamment les spectacles de Jean-Claude Gallota. Par ailleurs sociologue, chercheur sur les environnements sonores, pour le CNRS et pour l'Ecole d'Archi de Grenoble. Je me souviens de son témoignage lors de la soirée d'hommage à Pierre Sansot, au musée d'Art moderne en 2006. Et puis voila que depuis une bonne quinzaine d'années, France Culture puise pas mal chez Hopi Mesa pour ses génériques maison. On a donc entendu beaucoup Aubry (Nuits magnétiques, Première édition, jadis Le bien commun), un peu moins Goude (A voix nue, Bouche à oreille). La chaine a utilisé plusieurs des musiques signées par le duo Torgue/Houppin : Bouche à oreille, L'Eloge du savoir il y a quelques années (le morceau pour piano basse percussions & pluie nocturne : Malacca Bay dans le Cd Vertiges), et l'émission de Joseph Confavreux 'On est tous dans le brouillard' (morceau 'Salle d'espérance' du même Cd).

Au micro de Baumgartner on parle de son. Tel sera donc le thème du dialogue : après l'ouverture (musique de Bouche à oreille) suivie d'un bref point de biographie, la discussion tourne autour des sons urbains, puis des machines à son utilisées en composition. Tout ça s'écoute très bien. A la page du site de FC on trouvera un morceau en bonus, et un autre derrière la couverture de leur disque Ulysse (lui aussi chez Hopi Mesa)

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