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Promotion & autopromotion    Page 8 sur 8

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Promotion & autopromotion - le Sam 15 Jan 2011, 23:40

Rappel du premier message :

Le présent sujet regroupe les différents liens vers des sites, pages ou articles auxquels vous êtes liés, et que souhaitez promouvoir ici.
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Phiippe Garbit - le Ven 09 Oct 2015, 22:01

@Jean-Luuc a écrit:Entretien avec P. Garbit, par I. Verlaque, publié sur le site de Télérama le 06 octobre 2015  (...)

Télérama ne recueille que peu de commentaires sur son site et rarement en matière de radio, la dernière roue du carrosse de l'hebdomadaire  (alors que sa rédactrice en chef a son couvert à La Dispute, vous savez celle qui rit plus fort que la Castafiore ne chante !).

Le seul publié à la suite de cet article sous le nom d'ErciDob vaut le détour.

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La casserole dans une main, un petit oiseau d'argile dans l'autre : vous êtes sur F.C. - le Lun 28 Mar 2016, 09:40

Entretien de Benjamin Abitan par Laurence Le Saux pour la série Questions radio (l'un des plus longs jamais lus), mis en ligne le 28 mars 2016 sur le site de télérama.fr.

On n'ose croire au sérieux des réponses. Et pourtant. Comme le rappelait justement Anselme, parfois il faudrait savoir arrêter de tendre le micro et laisser les producteurs faire leur travail. Lapalissades, anachronismes, épanchements, confessions, c'en est presque gênant.

N.B. : d'avance, pardon pour les passages soulignés :

Metteur en scène, Benjamin Abitan est aussi réalisateur à France Culture. On lui doit par exemple une adaptation d'une aventure de Tintin, Les Cigares du pharaon, ou encore un feuilleton rétro-futuriste brindezingue, La Préhistoire du futur. Il raconte son histoire avec, et sa conception de la radio.

Pourquoi la radio ?

Ça ne fait pas très longtemps que j'en fais et je comprends chaque jour un peu mieux pourquoi je m'y sens bien. Je crois que ce qui me plaît est de pouvoir parler simultanément à l’individu et au groupe. J’ai toujours eu un rapport ambivalent au groupe, que ce soit dans la vie ou dans ma pratique du théâtre.

Grâce à la radio je peux m’adresser à chaque personne en particulier et partager avec elle une expérience parfois très subtile qui, autrement, ne pourrait exister que dans une relation interpersonnelle, tout ça sans oublier la dimension collective de ce partage – on s'adresse en même temps à la société en général et aux individus qui la composent
. Pour moi, ça résout assez efficacement un problème qui n’avait jamais trouvé de solution.


Depuis quand ?

Au collège, alors que j’étais assez isolé, j’ai commencé à fabriquer des sortes de podcasts sur des cassettes audio, des mixtapes vocales qui circulaient dans la classe. Un ami m’a rejoint et on a créé à deux pas mal de ces cassettes. Il y avait des sortes de magazines parodiques, des chansons, mais aussi des contenus d’ordre quasi expérimental, y compris des fictions interactives dans lesquelles l’auditeur pouvait changer le cours de l’histoire en avançant ou en rembobinant – un système assez élaboré qui rendait la chose difficile à écouter, mais qui nous enthousiasmait.

Il n’y avait jamais de musique additionnelle, on produisait tout de A à Z dans notre chambre ; je pense que c’est ce qui faisait le charme de ces mixtapes, qui avaient un certain succès alors que moi-même je n’étais pas très populaire. Ce n’était pas de la radio de flux, et je n'étais pas encore entouré d'une équipe de gens talentueux et compétents, mais c’était déjà le plaisir que j’éprouve maintenant à bricoler des sons pour les individus et le groupe.


De quelle station êtes-vous l'enfant ?

Ma mère écoutait France Inter dans sa cuisine, mon père France Info dans sa voiture. C’était deux sensations opposées. Par le prisme d’Inter, je visualisais la radio comme une salle assez petite dans laquelle des gens discutaient tranquillement devant un public ; je n’y associais aucun stress, je ne voyais pas du tout cet univers comme il est, c’est-à-dire soumis au temps et aux contours de la grille. Le flux de l’antenne me paraissait très doux, dans le prolongement du bruit de la cocotte-minute ; c’était un environnement chaleureux et rassurant, hors du temps.

Le jingle d’Info au contraire me rappelle les embouteillages du matin, le dégivrage du pare-brise, le stress de la journée déjà en retard sur elle-même… Je trouvais que mon père écoutait cette station très fort et j'étais intimidé à l’idée qu'il puisse comprendre et intégrer tout ce que disaient les journalistes ; cela me donnait l’impression que l’information était une substance à absorber tous les matins, comme les céréales, qu’il fallait être capable d’assimiler instantanément. Je n’aimais pas vraiment ce tempo.


A quel âge avez-vous eu un poste de radio dans votre chambre ?

Au collège, avant de commencer à faire des mixtapes, j’étais, comme je l’ai dit plus haut assez isolé, je m’en suis ouvert à un type très populaire qui m’a donné une série de conseils pour avoir l’air plus cool, dont écouter les émissions de libre antenne de Skyrock et Fun Radio, Le Skyclub avec Tabatha Cash et Lovin’ Fun. En les écoutant, comme sans doute des milliers d’autres adolescents au même instant, j’ai découvert qu’un certain nombre de questions que je croyais être seul à me poser, ayant trait notamment à la découverte de la sexualité, étaient en fait très banales.

Ce mélange d’intimité et de collectif était assez excitant. Les animateurs créaient une certaine forme de parler vrai, sans jamais chambrer les gens qui osaient s’exposer à l'antenne. Ce qui aurait pu se limiter à une expérience de voyeurisme un peu malsain devenait une manière de s’inscrire par procuration dans un dialogue franc et désencombré, avec des adultes, sur des questions habituellement taboues. Au-delà de la question de devenir populaire à l’école, c’était un soulagement inattendu.


L'écoutiez-vous en famille, seul ?

Tout seul, à très faible volume et sous les couvertures, avec la main sur le bouton off au cas où – comme sans doute plein d’adolescents. L’écoute de ces émissions était très solitaire et s’accompagnait d’un fort sentiment de transgression, même si je ne savais pas au juste quelle interdiction je bravais. On en parlait dans la cour le lendemain matin, et c’est seulement à ce moment-là qu’une écoute collective apparaissait, a posteriori.

Si vous étiez une émission mythique ?


Je pourrais répondre Signé Furax, qui a rempli selon moi une fonction qu’aucune émission de fiction ne remplit actuellement sur les grandes radios de flux : le feuilleton bricolé à la dernière minute et qui se donne à entendre comme tel. Mais je peux aussi répondre Le jeu des mille francs, pour le côté ultralocal et sympathique bien que totalement vide de contenu. Je crois que ma fiction radiophonique idéale serait à mi-chemin entre ces deux modèles ; je ne veux pas dire par là que les émissions devraient être vides de contenu, mais que ce contenu devrait être partagé avec le moins de solennité possible.


Si vous étiez un générique de radio ?

Encore une fois c’est Le jeu des mille francs qui vient, à l’époque de Lucien Jeunesse, où il n’y a même pas besoin de générique mais juste ce rituel idiot et touchant du présentateur qui dit « Chers amis, bonjour », et du public qui répond « Bonjour ».

Votre première expérience en radio ?

Au lycée, avec des copains, on écoutait tous les soirs une émission de libre antenne sur Radio Galère, une radio associative marseillaise, dans laquelle les gens pouvaient appeler pour dédicacer des chansons. On se moquait des animateurs et des gens qui appelaient, et on a même téléphoné une fois ou deux pour passer de fausses dédicaces. C’est probablement la première fois que je suis « passé à la radio ». C’était assez méchant. Puis on a dû faire un stage en entreprise et, bizarrement, on est allés le faire dans cette chaîne. J'ai pu observer un peu comment la radio se fabriquait et toute mon ironie a disparu pour céder la place à l'admiration et l'envie.

Peu après, ayant formé un groupe dans lequel on jouait une musique catastrophique qu’on qualifiait de punk-musette, on s’est débrouillé pour avoir notre émission sur cette même station, une heure par semaine. Je ne sais plus du tout ce qui se passait dans cette émission, qui s'appelait Contre-courants. Je crois qu’on passait des disques de punk et de ska et qu’on parlait entre les morceaux en attendant que le téléphone sonne, ce qui ne s’est jamais produit. Mais j'adorais ça, je me sentais parfaitement bien là-bas. C’était encore cette sensation de se placer à l’écart du temps et de la société pour mieux s’y inscrire.

Quels rapports entretenez-vous avec le micro ?

En général, je trouve que son aspect pose problème. Il faudrait fabriquer des micros qui ressemblent moins à des armes et plus à des cornets, des réceptacles, comme c’était le cas des tout premiers appareils permettant de recueillir le son. L’objectif d’une caméra ressemblant pas mal à un œil, ce serait bien qu’on puisse avoir des micros qui ressemblent à des oreilles. Ce n’est pas totalement dissocié du son lui-même parce que je crois que cela change vraiment quelque chose pour la personne qui parle dedans.

Que faites-vous en écoutant la radio ?

La cuisine, comme tout le monde. Je n’écoute plus de podcasts dans le métro depuis que j’ai pu réaliser à quel point il est difficile de rendre justice à un travail délicat dans un environnement bruyant. Et quand je veux vraiment écouter attentivement une émission, je façonne des petits oiseaux en argile. C'est un bon système : je suis plus concentré comme ça qu’avec les yeux fermés, et par ailleurs c’est décoratif.

Podcastez-vous vos émissions préférées ?


J’écoute beaucoup de fictions en podcast, sur France Culture et Arte radio principalement. A certaines périodes je podcaste presque tous les jours Les pieds sur terre. Les émissions élaborées, fictions ou documentaires, me paraissent évidemment plus adaptées à une écoute attentive, au casque, à un moment choisi par l’auditeur ; mais c’est le cas aussi de certaines fictions feuilletonnantes au long cours comme le podcast [américain, ndlr] Welcome to Night Vale, que j’écoute beaucoup et qui n’est pas très élaboré en termes de production.

Quelle radio ou émission n'écouteriez-vous pas, même sous la torture ?

Je ne peux plus répondre Les grosses têtes depuis que je suis tombé par hasard sur Les grandes gueules, sur RMC. Pour moi ces émissions concentrent ce qu’il y a de plus désagréable à écouter : la mise en scène outrancière de soi, la discussion envisagée par défaut comme un conflit, le fait d’imposer de façon rhétorique des opinions péremptoires et bien sûr les « histoires drôles » qui me mettent toujours très mal à l’aise.

Rêvez-vous de radio ?

C'est arrivé une seule fois. J'entre dans une chambre d’hôtel décatie dans une petite ville balnéaire hors-saison ; là, un homme en costume-cravate assis sur le lit, face à la fenêtre qui donne sur la mer, me tend le combiné de téléphone et me dit d’une voix désespérée : « Tenez, écoutez, c’est le direct ». Je le porte à mon oreille et j'entends ce qui doit provenir d’un hydrophone placé sous la mer, avec des chants de baleines très lointains. C'est triste et plutôt apaisant.

Votre pire souvenir de radio ?


La toute première fois, quand on a appelé cette radio associative pour se moquer des gens de l’émission. C’était malveillant et indélicat, on donnait des coups de pied faciles dans un édifice fragile qui était assez beau, parce que c’était les mêmes personnes qui appelaient tout le temps et formaient une petite communauté que les animateurs géraient avec finesse. Je ne sais pas très bien d’où venait cette méchanceté, surtout qu'on ne manquait jamais l’émission et qu’on a fini par envoyer une maquette pour faire la même chose en plus maladroit.

Un moment de radio que vous aimeriez réentendre ?


Je ne l’ai jamais entendu, on me l’a raconté et j’aimerais bien mettre la main dessus. C’est un moment dans une émission d’Alain Veinstein, sur France Culture, où son invitée, une romancière, lui demande d’exposer sa propre intimité. Veinstein ne répond pas mais lui propose un verre d’eau, qu’elle accepte. Puis on entend verser l’eau dans le gobelet. C’est magnifique, paraît-il.


Un poisson d'avril au 28 mars ?

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Re: Promotion & autopromotion - le Dim 10 Avr 2016, 01:06

A la recherche d'un nouveau public, France Culture mise gros sur la case « jeune ». On l'a vu côté producteurs/trices, on le voit maintenant côté auditeurs/trices.

Pour appâter la cible convoitée, visons un peu cette réclame intitulée : Devenez jury du prix France Culture Cinéma des étudiants 2016, datée du 24 mars 2016.

La première phrase donne le ton : Vous êtes étudiant et fan de cinéma, vous souhaitez éprouver votre sens critique et soutenir un réalisateur émergent ? Alors rejoignez le Jury du Prix France Culture Cinéma des Étudiants !

Cinéphile ? Trop pointu. Amateur/trice ? Trop ringard. Spectateur/trice assidu(e) des salles obscures ? Trop long.

Fan de cinéma ? Banco.

Qu'est-ce qu'être « fan de cinéma » ? Fan de peinture ? Cela a -t-il un sens d'être fan d'un art ?

Comment candidater à ce nouveau jeu-concours bidon, né en 2015, qui semble davantage servir le prestige de la chaîne que d'assoir la confirmation d'un cinéaste dit « émergent » ? (et non pas « promis à une carrière fulgurante » ou plus sobrement « à suivre ») :

Pour intégrer le Jury 2016, il faut obligatoirement être scolarisé dans un établissement d'enseignement supérieur, et envoyer avant le 17 avril 2016 minuit, une critique du film de votre choix. Elle peut être sous forme écrite (1000 signes), audio ou vidéo (1min) et envoyée à comfranceculture@radiofrance.com via un lien wetransfer, dailymotion, Youtube, Viméo...

1000 signes (= une demi-page de texte Word) ou une minute ? Pas de tri sélectif à France Culture, on prend tout, on ouvre le plus largement les portes pour encourager la participation et laisser croire que rien n'est plus simple qu'analyser un film. Travailler ? Vous n'y pensez pas. Le cinéma n'est-il pas le premier loisir des étudiants en France comme indiqué en conclusion ?

Après tout, il ne s'agit que d'un vote en ligne, pas de concertation entre jurés, non, juste un clic : j'aime/j'aime pas :

Le jury devra visionner les 5 films présélectionnés par France Culture via un lien Vimeo (le lien expirera le 1er mai 2016 minuit) et voter sur une plateforme en ligne - du 19 avril jusqu’au 1er mai minuit.

Enfin à l'origine de la présélection, nous trouvons :

(...) Sandrine Treiner, directrice de France Culture, Caroline Broué, productrice de « La grande table », Michel Ciment, producteur de « Projection privée », Antoine Guillot, spécialiste Cinéma de « La dispute », Béline Dolat, conseillère aux programmes en charge des magazines et Virginie Noël, responsable des partenariats et des opérations extérieures, à partir des 50 films partenaires de la chaîne, sortis entre avril 2015 et mars 2016.

Caroline Broué ? Béline Dolat ? Virginie Noël ? (Antoine Guillot n'est pas critique cinéma mais « spécialiste cinéma ») Sans commentaire.

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