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Maison ronde… et autres ondes    Page 3 sur 11

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Maison ronde… et autres ondes - le Dim 10 Oct 2010, 13:28

Rappel du premier message :

À trop regarder France Culture par le petit bout de la lorgnette nous pourrions oublier qu’autour gravitent six radios de service public qui participent de la création radiophonique. Ce fil à l’oreille voudrait rendre compte des circonvolutions culturelles et médiatiques qui courent les ondes de cette maison qui, malgré ses rondeurs, a du mal à cacher quelques aspérités…
* * *

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RTF, Radio d'abord, Télé ensuite et le F on s'en fout… - le Lun 29 Nov 2010, 21:40

Michel Boujut, critique ciné tient un blog sur MediaPart et ce qu'il écrit aujourd'hui pourrait s'appliquer cash à la radio. Du titre à la conclusion.

Les inventeurs d'un autre temps
29 Novembre 2010 Par Michel Boujut

Dans le miroir de l'écran plat d'une télé éteinte apparaît l'image de Raoul Sangla, réalisateur de télévision de grand mérite. Il est assis à côté de sa petite caméra video et il nous présente le film qu'il a intitulé sobrement «Des inventeurs de la RTF» (1), autrement dit une histoire de l'écriture télévisuelle à la Radio télévision française (1950-1965) telle que l'ont façonnée ses «camarades de jeu», comme il dit, puisque lui-même a réalisé à partir de 1964 plus de quatre cents heures de programmes, documentaires et émissions de variétés dont le fameux «Discorama» de Denise Glaser.

Tout a commencé à la fin des années 40, au 15 de la rue Cogacq-Jay à Paris, où des jeunes gens curieux et imaginatifs relevaient le défi d'inventer un nouveau langage rendu possible par les nouveaux outils mis à leur disposition. Pour raconter cette aventure proprement insensée, Sangla interroge six de ses pairs parmi les pionniers de la télévision d'alors. Rien encore dans ces temps lointains n'était fixé, chacun inventait ses propres règles et sa propre syntaxe. «La liberté était notre socle», dit-il fièrement. Alexandre Tarta et Jean-Noël Roy inventent les premiers reportages en direct et en extérieur à trois ou quatre caméras, «sans beaucoup d'argent mais avec de gros moyens techniques». Jacques Krier part sur les routes «à la découverte des Français», c'est le titre de la série. L'extrait que nous voyons (en noir et blanc, bien sûr), portrait de monsieur Morizot «qui cultive 80 hectares de terre», est un extraordinaire document sur la paysannerie des années 50 au moment où elle va disparaître. Jean-Claude Bringuier, lui, se fait connaître avec sa série des «Croquis provinciaux» dont les héros de tous les jours sont des paysans, des instituteurs, des forgerons ou des notaires. «Notre travail consistait à enregistrer la vie, sans la froisser», précise-t-il. Belle et juste formule.

Jean-Marie Drot a conçu et produit pendant presque vingt ans l'émission «L'art et les hommes» consacrée aux plus grands artistes vivants. Pour lui, la télévision était faite par «une bande de partageux» désireux de transmettre à autrui «une sorte de pédagogie amicale». Pour Marcel Bluwal, champion des «dramatiques» en direct (tout comme Stellio Lorenzi, Jean Prat ou Claude Santelli, disparus tous les trois), cette télévision-là était l'outil d'éducation populaire par excellence. «Donner la culture en partage au mineur d'Anzin, et non pas pousser à la consommation la ménagère de 50 ans!» Noble idéal. «Aujourd'hui, conclut Sangla, la télé est une foire d'empoigne sillonnée par des forains impudents et des icônes électroménagères. Les téléviseurs sont devenus des micro-ondes où l'on fait réchauffer le consensus...» A la télévision des créateurs a succédé la télévision des communicants, à l'innovation, le formatage, et à l'éveil le décervelage. Ainsi va le monde.

Tous ces explorateurs de l'image et du son avaient, il est vrai, une conscience politique. S'en fait l'écho le second document ici présent : «Du joli mai 68 à l'ORTF» dans lequel Raoul Sangla converse avec les grévistes d'alors en lutte contre la censure de la télévision gaulliste, journalistes, réalisateurs, techniciens et ingénieurs. Histoire rarement contée d'une époque épique.

(1) Coffret de deux DVD : «De l'utopie à la révolte» (éd. Les Mutins de Pangée).

Chronique parue dans la «Charente Libre» du 27 novembre.

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Allez hop à la Manœuvre - le Mar 30 Nov 2010, 13:08

Lundi 29/11, dans la deuxième partie de son émission (17/18) Bonnaud recevait le rock-critic en pleine tournée des plages… de disques le pimpant Manœuvre. J'écoute ! Le rock français déménage (un peu après les chaussettes "stemm" noires) et les morceaux qui illustrent l'émission donnent des fourmis dans les jambes et l'envie de s'en remettre un peu "entre les oreilles". Manœuvre -sans son casque- il est bon, il n'a plus besoin d'en faire des tonnes, il a sa place et sa façon. J'ai pris mon pied et le slogan de l'époque qu'allait avec.

On le voit deux approches d'un même sujet peuvent ou non captiver l'auditeur ! De là à dire que Bonnaud aurait sa place sur Fc je ne le dis pas et je donnerai un avis dès que le fil ad hoc (FI vs FC) sera ouvert.

Mais j'aimerai vraiment que JMV dans ses Vendredis de la Musique invite le manœuvrier et je suis sûr qu'elle lui en ferait raconter d'autres. Je lui écrit. Vous êtes pas obligé de me lyncher quand vous me croiserez sur ce forum. J'ai pas de casque (allez François fais-toi plaisir).

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Monsieur Meuble, les chaises, les fauteuils et… Denis Olivennes - le Mer 01 Déc 2010, 18:39

L'article du Monde (2/12/10) ci-dessous

M. Olivennes quitte " Le Nouvel Obs " pour Europe 1

Le groupe Lagardère a annoncé, mardi 30 novembre, la nomination de Denis Olivennes, actuel président du directoire du groupe Nouvel Observateur, au poste de PDG d'Europe 1. Il succède ainsi à Alexandre Bompard, parti le 23 novembre prendre la présidence de la Fnac. Mais outre Europe 1, M. Olivennes aura aussi la haute main sur les hebdomadaires Paris Match et Le Journal du Dimanche, ainsi que les sites Web de Lagardère regroupés dans l'entité Newsweb.

En pratique, il n'aura fallu qu'une semaine à Arnaud Lagardère pour trouver un nouveau patron pour Europe 1. Le patron de Lagardère et M. Olivennes se sont retrouvés à déjeuner vendredi 26 novembre, " par hasard " selon des proches, au restaurant du théâtre Edouard-VII avec un ami commun, le metteur en scène Bernard Murat. Au cours du déjeuner, M. Lagardère a précisé à M. Olivennes le profil du patron qu'il recherchait pour Europe 1. Avant de lui proposer le poste un peu plus tard dans la journée. Au cours du week-end, M. Olivennes a annoncé son départ à Claude Perdriel, le propriétaire du Nouvel Observateur.

Pour le convaincre de quitter l'hebdomadaire, M. Lagardère n'a pas lésiné : M. Olivennes hérite d'un " pôle info " taillé sur mesure à l'intérieur de Lagardère Active, le pôle média du groupe, dirigé par Didier Quillot. Pour compliquer les choses, le nouveau patron rapportera directement à M. Quillot et à Arnaud Lagardère. Ce " double reporting ", comme on l'appelle chez Lagardère, pourrait-il fragiliser M. Quillot ? Pour le moment, ce dernier " a l'air de tenir les objectifs qu'il nous a annoncés, veut rassurer un porte-parole du groupe. Il est dans les clous. "

Agé de 50 ans, M. Olivennes n'est pas un inconnu chez Lagardère. " Arnaud et lui sont copains depuis une quinzaine d'années ", admet la direction du groupe. Par deux fois, déjà, Lagardère a tenté de s'attacher ses services : lors de son départ de la direction générale de Canal+ en avril 2002, puis quand il dirigeait la Fnac, jusqu'en 2008.

Lorsque M. Olivennes est arrivé à la tête du groupe Nouvel Observateur, en mai 2008, il devait y demeurer " pour vingt-cinq ans ", selon une formule de M. Perdriel. Il n'y sera resté que deux ans et demi. Le temps de redresser un peu les comptes du premier news magazine français. L'hebdomadaire et son site Internet ont subi une perte d'exploitation de 2,9 millions d'euros en 2009, dont 1,7 million de charges exceptionnelles pour financer une vingtaine de départs. En 2010, les pertes devraient être de 1,4 million, dont encore 1,2 million d'indemnités de départs. Au total, les départs volontaires ont concerné une trentaine de journalistes.

En revanche, la diffusion connaît une baisse qui s'est accélérée au cours des derniers mois. Selon les chiffres de l'OJD, la diffusion France payée a baissé de 0,8 % entre juillet 2009 et juin 2010. Les ventes au numéro ont chuté de 7,66 %. Une nouvelle formule doit être lancée début 2011.

" Dommage collatéral " Ces mauvais chiffres expliquent en partie la dégradation des relations entre MM. Olivennes et Perdriel au cours des derniers mois. Comme ses prédécesseurs, Laurent Joffrin et Franz-Olivier Giesbert, le directeur de l'hebdomadaire supportait difficilement les interventions du propriétaire, qui outrepassait ses fonctions de président du conseil de surveillance, se mêlant volontiers de la gestion et de l'éditorial.

Le départ de M. Olivennes est aussi un " dommage collatéral ", décrypte-t-on en interne, de l'échec de la reprise du Monde par SFA PAR, la holding de M. Perdriel. L'offre déposée par le groupe en juin, en partenariat avec Orange et Prisa, avait soudé les deux hommes autour d'un projet commun. Après son rejet par les sociétés de personnels du Monde, chacun des deux a rejeté sur l'autre la responsabilité de l'échec.

En partant, M. Olivennes renoncera aux 6,2 % d'actions qu'il détenait dans la holding de M. Perdriel. Ce " débouclage " devrait se dérouler sans difficulté, puisque ces parts sociales lui avait été attribuées selon un mécanisme d'achat à terme. Il n'exercera pas ses options.

De son côté, la rédaction du Nouvel Observateur reprochait à M. Olivennes de cumuler les fonctions de gestion de l'entreprise et d'animation de la rédaction. Son départ pourrait permettre de clarifier cette situation. " La rédaction a besoin d'un vrai directeur, qui soit journaliste ou qui l'ait été ", souligne un rédacteur. Plusieurs noms de successeurs possibles circulent : Laurent Joffrin, directeur de Libération, ou Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de Challenges. Les noms de Jean-François Kahn et de Jean-Marie Colombani sont aussi évoqués.

Guy Dutheil et Xavier Ternisien
© Le Monde


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L'amer Denis (Olivennes) - le Mer 01 Déc 2010, 18:53

@fanch a écrit: " La rédaction a besoin d'un vrai directeur, qui soit journaliste ou qui l'ait été ", souligne un rédacteur. Plusieurs noms de successeurs possibles circulent : Laurent Joffrin, directeur de Libération, ou Vincent Beaufils, directeur de la rédaction de Challenges. Les noms de Jean-François Kahn et de Jean-Marie Colombani sont aussi évoqués.

Plus fort que "Poubelle la Vie"
Laurent Joffrin : métier "Navette" (avec un N), Libé, N'Obs, Libé et bientôt peut-être retour dans la crèmerie à Perdriel (ça se trouve j'ai oublié il a commencé à l'Obs, mais ça change rien)
Jean-François Kahn : le gazier qu'avait pris du champ avec Marianne (en flag' uh!uh!uh!) irait se colleter avec la gôohe caviardée,
Jean-Marie Colombani : préparez la banquise, le Titanic de la presse, qu'à mis le Monde sur la paille (oui je sais ya pas de paille sur la banquise, c'est une allégorie !) va faire des ronds de jambe avec Perdriel ça va donner Mémé.

Julliard vient de s'arracher à Marianne, et Jean Daniel tricote son œuvre. Le vieil Obs le journal à pâlir.

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Complicité, Confort, Connivence… - le Ven 03 Déc 2010, 12:50

En 1973, j'avais la chance de pouvoir écouter la radio toute la journ' en bossant. Claude Viller nous racontait (de 15/16 ou 16/17) des "histoires de train", formidable conteur mais horaire confidentiel. A la rentrée (sept 73 ou peut-être janvier 74) le taulier ou la taulière lui donne 2h, de 20h à 22h "Pas de Panique". Adieu le ronron douillet style Paris-Inter (j'ai pas connu) d'un peu de théatre (de très bonnes choses toutefois : l'étrange…) et la musique pendant 1 heure avec Jean Fontaine. Deux heures qui vont décoiffer et permettre à la jeunesse qui s'en fout de la télé d'être en phase avec le temps et d'être en phase avec Viller (qui fera travailler Nicolas Hulot, si si le scaphandrier). Ce rendez-vous je l'aurai manqué pour rien au monde c'était le moment CCC (voir titre). Ben pour Plan B c'est pareil et l'émission sur Springteen avant hier participait de la même magie. Donc les lectures pour tous des Munier/Hakem et la messe de "Sur les docks je fuis.

Vivement que les outils ad hoc de programmation nous permettent de fabriquer nos propres programmes (avec des archives dedans). C'est peut-être ça le futur de la radio. La chaîne bien verrouillée (sic) avec un programme en béton et des cases de zombies c'est presque fini. Parlons-en.

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(Il) a vu le futur du rock and roll…* - le Ven 03 Déc 2010, 13:46

Pendant une heure (17/18) le Bonnaud recevait ce 1er décembre un journaliste des Inrocks pour nous parler du hors-série sur Brouuuuuuuuusse Springsteen. J'ai appris beaucoup de choses. J'aime bien le gazier qu'est né aux U.S.A. (qui n'est pas un hymne à Reagan!). Comme d'hab émission tonique, sources fiables, passions, clins d'œil et rock and roll. Pourquoi mais pourquoi je me passerai de cette émission puisque qu'Fc a plombé ce créneau horaire avec deux chats qui ronronnent sur leurs poufs (15/16) et une émission qui tourne en rond et s'auto-écoute (17/18). J'aimerai avoir l'avis de ceux qui ont joué le jeu d'aller écouter Plan B pour constater que l'image et/ou le titre de la chaîne n'a plus grand chose à voir avec le contenu.

De fait ce n'est sans doute plus la peine d'ouvrir un fil sur Fc vs Fi (1) ! L'affaire est plus sournoise. Adieu les identités bien logotypés et sloganisés. Le marché est ouvert et les producteurs presque interchangeables et là ça craint car ça veut dire que la ligne médiane qui a été choisie (ou imposée) a gommé les identités et les particularités. La ligne c'est global. Marteau en est la préfiguration avec "son" INA global. Moi global ça me fait l'effet de "on mélange tout" (ce que fait Marteau tous les dimanches). Aurai-je vu le futur de la radio ? Dès que je croise Landau j'lui en cause !

* John Landau, rock-critic à Rolling-Stone (édition US) déclaration de 1977 ou 1978 concernant Bruce Springsteen,
(1) Rappelons que L.A. Woman (Laure Adler) a au cours de la précédente "saison" (langage Goumarrien) officié sur Fi pour une émission sur le théâtre.

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Re: Maison ronde… et autres ondes - le Ven 03 Déc 2010, 19:55

j'ai pu écouter une partie du 16-18h et c'est vrai que ça vaut le coup. Avant 17h, j'ai juste entendu qque chose sur les déchets : le contenu d'une poubelle en 1959 et en 1978. Rigolo et parlant. Ensuite, discussion ave un journaliste de Mediapart sur les rétrocommissions et l'attentat de Karachi. C'est extrêmement vivant. Quand il pose une question, Frédéric .Bonnaud n'y va pas par quatre chemins, pas d'atermoiements; ça change des Matins de France -culturesur des sujets identiques.

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Re: Maison ronde… et autres ondes - le Sam 04 Déc 2010, 13:16

quand certains croient qu'on enjolive le passé de la radio, qu'ils aillent écouter les archives des
histoires de Claude Viller dans le train aux Etats-unis ou en France (était-ce toujours en train, je ne sais plus). C'était des vraies histoires,les histoires des gens ordinaires mais extraordinaires, qu'il allait pêcher au cours de ses pérégrinations.Mais à cette époque, on n'éprouvait cette culpabilité d'intellectuels tellement coupables vis à vis du "peuple" et du coup, on allait le voir ce peuple, parler avec lui,on ne lui apportait pas de la culture toute mâchée ,des gens faisaient émerger le meilleur de lui-même et non le "plus bas".
Avec mes enfants, on attendait ce moment (20h) avec impatience: évidemment fallait pas avoir envie de voir les débilités du Journal télévisé, on était fascinées, mais il n'y avait pas de télé à la maison....
A propos du "plus bas", j'ai eu des élèves d'un très faible niveau à qui j'apprenais le nom des plantes: ils retenaient plus facilement le nom latin que le nom français. Je crois que cela les rendait fiers d'eux-mêmes.

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Si Chancel pouvait aussi conseiller… Martel, Goumarre, Laporte, Richeux… - le Lun 06 Déc 2010, 19:08

Jacques Chancel, 82 ans, conseille les jeunes d'i-Télé

J'ai été vieux trop tôt, je suis jeune trop tard ! ", répète à l'envi Jacques Chancel. Il ne faut surtout pas le croire. A 82 ans, le créateur de " Radioscopie " sur France Inter et du " Grand Echiquier " sur Antenne 2 est toujours d'active. Depuis quelques mois, il s'est installé au chevet d'i-Télé.

" Je ne suis pas opérationnel ", modère-t-il. Manière de ne pas froisser Pierre Fraidenraich, le directeur général de la chaîne d'info en continu du groupe Canal+. Et d'ajouter : " Je suis là à titre consultatif. " Voire ! Car son implication semble très concrète. " Il fait un travail de coaching de certains de nos présentateurs, notamment les jeunes ", avoue M. Fraidenraich. Avec un credo : " Savoir raconter une histoire. " Aux débutants, l'animateur de 6 826 " Radioscopie " enseignerait " ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais présentateur " (c'est moi qui souligne).

Très écouté
Pour ce nouveau " job ", Jacques Chancel a dû renoncer à son mandat d'administrateur de Canal+, explique-t-il visiblement ravi de cette contrainte légale. Lui qui sera resté sept ans au " board " de la chaîne cryptée ! Vers la fin des années 1990, " lorsque j'ai quitté France Télévisions je pensais me consacrer à l'écriture. Mais j'ai été "rattrapé" par Canal+ à la demande du PDG Bertrand Méheut ", raconte-t-il sans bouder son plaisir. Installé dans l'ombre de Pierre Fraidenraich, Jacques Chancel admet " avoir la meilleure part des choses ".

La mission de cet improbable duo est toujours la même : placer i-Télé au premier rang des chaînes d'informations. Or, au grand dam de M. Méheut, depuis le lancement de la télévision numérique terrestre (TNT), en mars 2005, c'est la rivale BFMTV qui fait la course en tête.

A Canal+, Jacques Chancel est un conseiller très écouté, se félicite Rodolphe Belmer, le patron de la chaîne cryptée. " On se voit une fois par mois ; il me donne son avis sur Canal+ ", détaille ce dernier. A près de 83 ans, il reste un poids lourd de l'audiovisuel. Il ne cache pas être, de longue date, un proche de Nicolas Sarkozy. Mais tempère aussitôt : " Je suis ami avec l'homme, pas le conseiller du président de la République. "

Mercredi 1er décembre, tous les amis de Jacques Chancel étaient autour de lui. Jean-Luc Hees, patron de la radio publique, mais aussi Rémy Pflimlin, PDG de France Télévisions, ou encore Michel Boyon, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ils étaient réunis à Radio France, à l'occasion de la diffusion, sur France 5, d'un documentaire sur sa vie. Un film réalisé par l'écrivain Florian Zeller, l'époux de la meilleure amie de Carla Bruni-Sarkozy.

Après i-Télé, Jacques Chancel a d'autres projets. Comme cette " chaîne du patrimoine - en partenariat avec l'Institut national de l'audiovisuel - avec sa grille et son directeur de programmes mais qui n'a toujours pas vu le jour ", se désole-t-il.(1)

Guy Dutheil
© Le Monde, 7 décembre 2010

(1) Du patrimoine audiovisuel ? Parce que la même chose pour le patrimoine radio ça pourrait le faire non ?

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Enthoven/Barthes/Ben Jelloun/Genet… sur le Mouv' c'est possible - le Mar 07 Déc 2010, 09:30

Les sceptiques sur le Mouv' pourront aujourd'hui mesurer la capacité ou non du Bonnaud à faire son miel avec des sujets pointus :

16h - 17h : Raphaël Enthoven pour le livre "Barthes" (Fayard); Jacqueline Guittard pour son édition illustrée de "Mythologies" (Seuil).

17h - 18h : Tahar Ben Jelloun pour son livre "Jean Genet, menteur sublime" (Gallimard); Gilles Blanchard pour son documentaire diffusé sur Arte " Jean Genet, le contre exemplaire".

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Barthes et + si affinités… - le Mar 07 Déc 2010, 21:07

Je sais pas si c'est de la culture, je ne sais pas de quelle science ça relève mais Enthoven/Guittard/Bonnaud m'ont donné envie de lire les Mythologies. Raphy que je n'écoute pas sur Culture était ici clair, limpide, pertinent. Était-il différent en fonction du "niveau" de son interviewer ? Vous le direz si vous l'avez entendu. Moi ça m'a fort bien parlé. La ligne de Bonnaud s'affirme et le bonhomme à l'air (et la chanson) d'avoir une culture solide pour tenir son affaire sans avoir l'air d'avoir lu son sujet 15mn avant de démarrer l'émission.
(Pourraient se reposer les questions : "Bonnaud aurait-il sa place sur Culture" ? "Sur Inter" ? Le Mouv' tape t-il trop haut ? Mais je ne les poserai pas…)

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