Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 22, 23, 24, 25  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

La Grande table - Tirons la nappe !    Page 23 sur 25

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
La Grande table - Tirons la nappe ! - le Ven 11 Fév 2011, 13:15

Rappel du premier message :

Est-il possible de connaitre aussi mal le monde dans lequel on vit ?

J'écoute en direct, pour une fois, la Grande table, l'émission du midi par Hervé Gardette et Caroline Broué.
Sujet : le bal
Prétexte : une exposition
Invitées : les commissaires de l'exposition
Dans le rôle de l'erreur de casting : les deux producteurs.
Je suis sidéré d'entendre les questions qu'ils posent à leurs invitées.
D'ailleurs elles mettent un temps à répondre, tellement les questions sont basiques, bébètes, creuses, plates, vides.

On se demande si Gardette et Broué ont jamais ouvert les yeux sur le monde dans lequel ils vivent. Je ne parle pas du monde social, ou plutôt je parle de ça et du reste. Et scotché depuis 10 minutes à un tel monument de rien, je ne sais pas si je suis désarçonné par l'insondable stupidité de leurs questions, ou par leur air perpétuellement contents d'eux-mêmes, ou par l'Himalaya d'inculture ou tout simplement de méconnaissance du monde qui découle aussi clairement de leurs questions.


C'est ahurissant.
* * *

221
Répondre en citant  
La Grande table vue par un auditeur sourd (ou ami) - le Mer 13 Juil 2016, 13:16

Chez le médiateur :

Caroline Broué
Christophe Dugué 12/07/2016 14:55 France Culture

Bonjour,

j'ai appris la semaine dernière que Caroline Broué n'animerait plus la Grande Table à la rentrée.
Je voulais faire part de ma tristesse de cette nouvelle. Je ne sais pas si c'est le choix de Caroline ou de France Culture, mais en tout cas je vais trouver un grand vide le midi sans cette voix si familière.
Je voulais en profiter aussi pour saluer la qualité exceptionnelle du travail accomplit au quotidien par Caroline Broué et son équipe pour proposer aux auditeurs des sujets et des thèmes de débat souvent exigeants traités avec un recul inouïs, une impartialité totale et des invités à la parole souvent inaudible dans les autres médias.
J'ai appris tellement de chose grâce a cette émission.
J'espère que la suite donné à la Grande Table sera de la même exigence.

Merci à Caroline Broué, à France culture pour la qualité de ses programmes et plus largement au groupe Radio France.


"la qualité exceptionnelle du travail accomplit [sic] " ; "Un recul inouïs [sic]" ; "une impartialité totale"., etc. Un ex-collaborateur de Broué (sans grande grammaire) qui lui offre un petit cadeau de départ ?

"J'ai appris tellement de chose [sic]", ici non. "J'espère que la suite donné [sic] à la Grande Table sera de la même exigence." On peut compter sur France Culture pour proposer les mêmes tables rondes superficielles, politiquement biaisées et aux sujets rebattus dès septembre 2016.

222
Répondre en citant  
Grande table d'été, Besserie dialogue avec Combas - le Mer 17 Aoû 2016, 14:17

Maylis Besserie ne se laisse pas démonter face à un client plutôt difficile, pour dire le moins, Portrait : Robert Combas. L'entretien du jour vaut le coup d'oreille, moins pour le contenu que pour la forme (ça déjante et déraille sec).

Découvrant le selfie de Robert Combas, après écoute de sa voix, je ne l'imaginais pas du tout ainsi. À quoi sert un selfie (sur le site de l'antenne) ? Jean-Luuc a posé la question avec des exemples ici dans le fil De l'image dans votre radio, De l'autoportrait au « selfie »

Il est possible d'écouter le duo Les Sans Pattes (avec Combas), juste avant l'entretien. À vos risques et périls.

223
Répondre en citant  
Dans la série ''La crise de...'', un débat sur l'attention - le Lun 22 Aoû 2016, 08:18

On invente beaucoup à France Culture : le fil à couper le beurre, l'eau chaude, etc.

Dans la série "Surfer sur les thèmes porteurs", après le silence en voie d'extinction, voici "la crise de l'attention" par Caroline Broué dans une Grande table du 06.06.2016 pas du tout inintéressante, Notre attention est-elle une ressource limitée ? *

On y entend un Matthew B. Crawford (bien traduit en simultané), calme et réfléchi répondre au trio Broué, Mercier, Potte-Bonneville, qui n'ont pas tous compris qu'une question doit être compréhensible pour un étranger, et aussi pour un Français.

C'est aussi un joli moment d'interaction culturelle où l'on voit l'idéologie française (ou celle d'Antoine Mercier de France Culture ?) confrontée au pragmatisme américain.

Caroline Broué ouvre le bal en se régalant de la double casquette de son invité : philosophe et réparateur de moto (ou inversement). Et comme chacun le sait un atelier de réparation de moto est un lieu de silence... [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-06.06.2016-ITEMA_21002845-1.mp3" debut="02:21" fin="03:09"]

Pour ce qui concerne les tics à France Culture (on tique aux tics...), voici le fatigant et final "mais pas seulement.", variante de "mais pas que." Antoine Mercier nous le fournit gracieusement [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-06.06.2016-ITEMA_21002845-1.mp3" debut="04:50" fin="06:48"]
En matière d'expression qui tue et qui laisse généralement l'interlocuteur interdit durant deux secondes, nous avons aussi "nous perdons notre singularité", dont Antoine Mercier vient de nous donner un bel exemple.

Enfin, chose promise chose due, voici un joli passage dans lequel Antoine Mercier appelle discrètement à monter sur les barricades et faire la révolution contre le système, à quoi le philosophe-mécanicien lui répond tranquillement "small is beautiful" avant d'essayer d'avoir un peu d'empathie avec l'indigné de salon [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-06.06.2016-ITEMA_21002845-1.mp3" debut="25:48" fin="28:49"]

Antoine Mercier : "Sur le plan politique, on se demande pourquoi vous n'êtes pas plus dur, pourquoi vous ne dénoncez pas davantage tout ce système qui est à l'origine de la captation (...) Qu'est-ce qui fait que le système actuel organise précisément cette captation, car il y a forcément à l’œuvre quelque chose de puissant pour que tout se mette dans ce sens-là"

Matthew B. Crawford : " J'ai un espoir. Rien qu'en signalant que tout ça est ignoble (...) j'espère que l'on pourra susciter une prise de conscience [to raise awareness], et peut-être changer les décisions (...) c'est infime certes, mais ce serait un pas en avant dans l'amélioration du tissu de notre vie quotidienne"

Antoine Mercier, déçu, coupant sèchement : "ça dépend de chacun donc"...

Caricatural, mais très éclairant !

On suivra avec quelque intérêt Mathieu Potte-Bonneville : philosophe, responsable du pôle Idées et savoirs à l'Institut français citant Hannah Arendt, Merleau Ponty et, Nietzsche avant de poser ses questions.

* Surnommé le philosophe-mécanicien depuis le succès de son premier essai paru en 2010, « Éloge du carburateur » – un éloge du travail manuel – Matthew B. Crawford nous invite aujourd’hui à prendre conscience de la "crise de l’attention"

224
Répondre en citant  
Bertrand Bonnello - le Mer 31 Aoû 2016, 13:09

Ce 31 aout en première partie de la grande table, Olivia Gesbert reçoit Bertrand Bonnello pour son dernier film : Nocturama. Initialement le projet s'appelait "Paris est une fête" mais le titre d'Hemingway ayant été remis en lumière par la réaction aux attentats de novembre, Bonnello a du l'abandonner (cela, on l'apprend en écoutant le même Bonnello ce matin au micro de Tewfik Hakem)

Alors ce qu'on entend et il ne faudra pas en douter, c'est qu'en tant que film Nocturama n'est absolument pas putassier, ne tombe absolument pas dans l'exploitation de l'actualité, bien qu'il s'agisse de terrorisme -la fête- car un projet cinéma voyez vous ça remonte forcément à plus loin que novembre dernier. Non non, il s'agit seulement de montrer quelques personnages, un échantillon d'une jeunesse désespérée qui passe à l'acte terroriste, acte qu'ils promettent inédit jamais vu et qui va les envoyer direct au paradis (extrait du dialogue). Atassion le film ne justifie ni ne soutient franchement le radicalisme de l'islam : l'attentat sera suicidaire mais non meurtrier, c'est beau comme de la bibliothèque verte pour adultes. Alors si c'est pas de l'Islam qu'est-ce ? A peine plus et en tous cas rien de moins que de valoriser la tendance insurrectionnelle qui sert d'endorphines dans les crânes au sein des classes cultivées, crânes sur-bourrés au gauchisme : une des bibles-de-dessous-la-table à France Culture étant "L'insurrection qui vient", Bonnello avait d'emblée table ouverte sur la chaîne. On se demande même comment il a pu se faire que son film ne soye point un "partenairiat" ou au moins un "filmeuhfransscultchure".

Cultivées, lesdites classes et notamment l'auteur du film mais non sans une certaine ignorance car Bonnello qui connait la musique et qui croit connaitre l'histoire, répond ainsi à une question d'Olivia Gesbert : pourquoi vos personnages font-ils un attentat contre la statue de Jeanne d'Arc ? Réponse : "Parce que Jeanne d'Arc c'est un grand symbole républicain, à la base". Ben voyons. Symbole républicain. Il faut écouter France Culture pour entendre ça, dans cette émission venue en 15 ans sur le créneau du Panorama après 4 ou 5 autres robinets à sornettes. Olivia Gesbert ne relèvera pas cette ânerie mais elle placera la sienne : "En tous cas ce film c'est une belle publicité pour Paris, j'espère qu'il est distribué à l'étranger". Trop génial.

Quand elle annonce la présence de Jean-Louis Comolli dans la seconde partie, je comprends que si j'ai été assez passif pour ne pas fermer ma radio une fois finie la chronique de 11h55, cette fois il est temps. Jean-Louis Comolli je connais ses fouthèses sur le cinéma documentaire, alors je ne suis pas intéressé par un point de vue de même farine sur les vidéos de propagande que nous envoie le Califat Islamique, car c'est ça qui est au programme de la seconde partie.

C'était ma reprise de contact avec France Culture. Ce que je peux en dire c'est que comme reprise, c'est pas gagné..

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

Assiètenkarton 

225
Répondre en citant  
France Olivia Gesbert Culture - le Jeu 01 Sep 2016, 22:28

Nessie bien vu et bien tourné
Pouvez- vous nous donner un profil d'Olivia ?
En mangeant je trouve sa voix jolie avec de subtiles intonations et une belle syntaxe au débit fluide.On l'imagine jolie (moi pas macho)et ne donne pour l'instant aucun ricanement.
Jeanne est un socle(base) républicain ? Il s'agit sans doute de la statue de celle qui fût cuite car non crue et cela ne mérite pas le bûcher.

et de dire : "en tous cas ce film c'est une belle publicité pour Paris, j'espère qu'il est distribué à l'étranger". Trop génial. .... et terrorisant de connerie. affraid

La reprise sur FC = moral dans les chaussettes trouées (j'ai perdu l’œuf à repriser)

226
Répondre en citant  
Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Mar 06 Sep 2016, 22:39

Nessie(http://www.regardfc.com/t337p220-la-grande-table-tirons-la-nappe#26680) a écrit:(...)
C'était ma reprise de contact avec France Culture. Ce que je peux en dire c'est que comme reprise, c'est pas gagné..
+
Assiètenkarton(http://www.regardfc.com/t337p220-la-grande-table-tirons-la-nappe#26714) a écrit:(...)
La reprise sur FC = moral dans les chaussettes trouées (j'ai perdu l’œuf à repriser)
+
Philaunet(http://www.regardfc.com/t231p260-arnaud-laporte-la-dispute#26712) a écrit:
(...)
C'est la rentrée à France Culture et le sentiment que cette radio est épuisée.

Cette rentrée est également un sale coup derrière la nuque en ce qui me concerne. Une consolation malgré tout, La grande table est de nouveau écoutable, et depuis Tout arrive d'Arnaud Laporte, j'avais quasi totalement cessé l'écoute de cette tranche. Ce mardi 6 septembre 2016, François Ozon s'entretenait donc avec Olivia Gesbert pour son film Frantz. Le résultat est honnête, la productrice ne cherche pas la confiance du réalisateur, l'auditeur ne tremble pas devant ses questions.

Mais esquisse un sourire à l'écoute de ce passage :

26'10'' : Olivia Gesbert : (...) Anna est le personnage original du film, toutes les émotions passent à travers elle : ses amours défuntes, ses doutes, des désillusions, sa quête malgré la guerre en toile de fond. Vous avez quand même réalisé un film assez féminin François Ozon avec Frantz.

François Ozon : ... Oui. C'est possible. Mais je l'aurais raconté d'un point de vue masculin, vous ne feriez pas cette remarque.

Gesbert : Non, je vous aurais dit que vous auriez fait un film très masculin.

Ozon : Je ne suis pas sûr.

Fin sur un rire commun. Mais pas le même. Ces chères productrices sont incorrigibles (petite joue pincée).

227
Répondre en citant  
Un très mauvais client pour FC... - le Lun 12 Sep 2016, 14:29

Andreï Makine [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-12.09.2016-ITEMA_21073494-0.mp3" debut="24:18" fin="25:48"]

« Voyez-vous comme c'est simple finalement de mettre des étiquettes au lieu de réfléchir, d'analyser, d'avoir cette controverse, de se battre non pas à l'aide des anathèmes mais à l'aide des arguments intellectuels et intelligibles ? »

Riposte d'Olivia : « Et ça c'est ce qui se fait en Russie ? »

228
Répondre en citant  
La grande table du jeudi 7 septembre - Pierre Cahuc - le Lun 12 Sep 2016, 14:31

C'était dans un autre fil qu'Alain Machefert(http://www.regardfc.com/t94p280-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#26802) a écrit:
@munstead a écrit:Le négationnisme scientifique est une notion utilisée depuis des années dans la littérature scientifique.
Certes, mais il me semble que cette notion frise l'oxymore et se rapproche dangereusement de la "Reductio ad Hitlerum". Le discours négationniste est essentiellement lié au déni du génocide des Juifs par les Nazis et l'utiliser dans un autre contexte ne peut qu'entrainer des polémiques qui nous éloignent du champ scientifique.
Dans le cas de Pierre Cahuc c'est bien dommage car, comme vous l'indiquez, on parle plus de la forme que du fond, alors qu'il développe par ailleurs des théories intéressantes.
Mais il n'en est pas à son coup d'essai puisque l'on trouve dans sa biographie des titres où l'on ne sent pas beaucoup de doutes:
- Les ennemis de l'emploi - le chômage, fatalité ou nécessité ?
- Les Réformes ratées du président Sarkozy
Aussi naïf que les deux propagandistes qui produisent l'émission, j'ai découvert en même temps qu'eux, et tout aussi choqué qu'eux, cette récupération de l'étiquette 'négationnisme', comme s'il n'existait pas déjà dans l'histoire ou la philosophie des sciences un terme qui tout simplement ne fut pas connoté d'infamie comme l'est celui-là. Car même si elle est de l'ordre de l'évidence, je ne crois pas que l'infamie  des économistes chéris sur France Culture aille jusque là.

On peut toujours coincer assez facilement les gens qui vivent dans le doute, en montrant que sur certains points ils ne doutent pas. Rien de plus normal : sur les sujets qu'ils ont étudié de près, ils savent dépister nombre de thèses erronées dont ils sont assurées de la fausseté, que de thèses irrésistiblement vraies. On n'est jamais certain d'une vérité scientifique mais on peut être certain d'une fausseté. Ah ah ah alors vous êtes bourré de certitudes mon vieux ! Et hop, emballé c'est pesé.

Là-dessus aussi, Cahuc a bien répondu me semble-t-il. Chacune de ses paroles frôlait le crime de lèse-économistes-atterrés. Mercier lui parlait un peu comme un G-I à la libération offrirait du chewing-gum dans un des pays d'arriérés qu'il est venu délivrer, sans l'ombre d'un doute lui-même sur l'évidente supériorité de ses convictions. Mais en ce cas, pourquoi inviter un auteur ? Surtout que je n'ai pas eu le sentiment qu'on ait mis en face de lui ce jour-là en la personne de Dominique Seux un véritable contradicteur. Les producteurs ont probablement préféré s'adjuger ce rôle et ne pas risquer de faire du finkielkrisme : dézinguer un des deux invités avec l'aide de l'autre.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

229
Répondre en citant  
''Une voix au-dessus de la mêlée'' - le Lun 12 Sep 2016, 14:32

Rowan(http://www.regardfc.com/t337p220-la-grande-table-tirons-la-nappe#26841) a écrit:Andreî Makine [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-12.09.2016-ITEMA_21073494-0.mp3" debut="24:18" fin="25:48"]

« Voyez-vous comme c'est simple finalement de mettre des étiquettes au lieu de réfléchir, d'analyser, d'avoir cette controverse, de se battre non pas à l'aide des anathèmes mais à l'aide des arguments intellectuels et intelligibles ? »

Riposte d'Olivia : « Et ça c'est ce qui se fait en Russie ? »
Je ne sais pas si l'aveuglement est attendrissant ou si la réplique en tant que telle est savoureuse comme du Courteline ou du Labiche.  Peut-être qu'Olivia Gesbert n'écoute jamais France Culture, ou bien jamais La suite dans les idées...

Et puis dans le deuxième volet de l'émission, Mona Ozouf. Dans le cadre de la controverse sur les tenues de baignade qui a agité tout le pays , l'historienne dit clairement qu'elle a de la peine à trouver une position unilatérale. Ce faisant, elle se disqualifie aussi bien devant les tenants de l'interdiction que devant les partisans de la tolérance, que ce soit par souci d'éviter les tensions ou parce que, comme le dit Monseigneur Plenel, l'Islam est une chance pour la France. Dans ce débat furieux depuis un mois les premiers s'amusent à traiter les seconds de munichois et les troisièmes de collabos, non sans raison peut-être mais souvent sans excès de réflexion. Quant à Mona Ozouf elle est nettement ailleurs : du côté de ceux qui ne parlent pas de quelque chose sans savoir exactement ce qu'il en est ; or en cette affaire on a entendu beaucoup de gens parler mais peu de propos de connaissance, et pour cause : connaître ça prend du temps. ce qui explique que l'info brûlante soit si souvent allégée en savoir ou en pertinence.

Une Mona Ozouf parfaitement consciente par ailleurs que ses propos ne sont pas les bienvenus sur France Culture, quand elle se démarque aussi bien de la théorie du genre que du féminisme basique. Là, on sent la gêne profonde d'Antoine Mercier, ce grand féministe qui a envoyé sur la touche la productrice titulaire Olivia Gesbert qui est une femme en plus d'être trop jeune, et on sait la place que les vieux militants syndicaux laissent aux femmes, même quand ils prétendent soutenir le féminisme (à leur place - elles n'en sont pas capables, vous me suivez). Pendant cet interview d'après-déjeuner, avec ce coup de froid de Mona Ozouf qui n'adhère pas au paradigme idéologique en vigueur sur l'Antenne, Antoine Mercier doit avaler un café bien amer...

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

230
Répondre en citant  
Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 12 Sep 2016, 14:57

Nessie(http://www.regardfc.com/t337p220-la-grande-table-tirons-la-nappe?nid=369#26843) a écrit:Quant à Mona Ozouf elle est nettement ailleurs : du côté de ceux qui ne parlent pas de quelque chose sans savoir exactement ce qu'il en est ; or en cette affaire on a entendu beaucoup de gens parler mais peu de propos de connaissance, et pour cause : connaître ça prend du temps.

N'empêche, c'est très exactement - à ce qu'il me semble - ce dont elle s'est rendue coupable quelques minutes plus tôt : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/14310-12.09.2016-ITEMA_21073572-6.mp3" debut="11:33" fin="13:04"].

231
Répondre en citant  
Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 12 Sep 2016, 17:45

Right. A sa décharge, la pression est telle sur FC qu'il est difficile de ne pas tomber dans le panneau de temps en temps. Prise à froid, peut-être ? C'est d'ailleurs toute une culture et toute une pratique de l'interview qui est en cause : la pression mise sur l'invité, harcelé pour commenter l'actu.

Il y a quelques jours j'ai vu Attali à la limite de la colère, en tous cas haussant le ton devant l'intervieweuse (c'était sur LCI je crois), refusant de commenter la candidature de Macron aux présidentielles. Expliquer qu'il n'est pas là pour parler de ça, que ça ne l'intéresse pas, que les questions importantes sont ailleurs. Il n'ose pas dire qu'il est là pour vendre sa camelote mais il l'a quand même dit à sa façon. Quant au métier, il aurait aussi bien pu donner en moins de mots une leçon de journalisme à son interlocutrice : qu'est-ce que l'information, qu'est-ce qu'un fait, qu'est-ce qu'un événement réel, à quoi sert le commentaire, que signifie commenter ce qui pourrait survenir dans le futur mais dont on n'est pas du tout certain. C'est d'ailleurs e qu'il avait fait sur FC, en peu de mots et sans aller aussi loin dans l'exposé. C'était au micro de Voinchet, dans la matinale. Quant à la pin-up de LCI, le plus étonnant est que tout en baissant le museau elle a continué à poser des questions tout aussi superficielles sur divers micro-faits de la vie politique, en assaisonnant ces questions de "ça intéresse les français" pour répondre au "ça ne m'intéresse pas" de  son invité.

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

La Grande table - Tirons la nappe !     Page 23 sur 25

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 22, 23, 24, 25  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum