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La Grande table - Tirons la nappe !    Page 24 sur 25

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La Grande table - Tirons la nappe ! - le Ven 11 Fév 2011, 13:15

Rappel du premier message :

Est-il possible de connaitre aussi mal le monde dans lequel on vit ?

J'écoute en direct, pour une fois, la Grande table, l'émission du midi par Hervé Gardette et Caroline Broué.
Sujet : le bal
Prétexte : une exposition
Invitées : les commissaires de l'exposition
Dans le rôle de l'erreur de casting : les deux producteurs.
Je suis sidéré d'entendre les questions qu'ils posent à leurs invitées.
D'ailleurs elles mettent un temps à répondre, tellement les questions sont basiques, bébètes, creuses, plates, vides.

On se demande si Gardette et Broué ont jamais ouvert les yeux sur le monde dans lequel ils vivent. Je ne parle pas du monde social, ou plutôt je parle de ça et du reste. Et scotché depuis 10 minutes à un tel monument de rien, je ne sais pas si je suis désarçonné par l'insondable stupidité de leurs questions, ou par leur air perpétuellement contents d'eux-mêmes, ou par l'Himalaya d'inculture ou tout simplement de méconnaissance du monde qui découle aussi clairement de leurs questions.


C'est ahurissant.
* * *

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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 12 Sep 2016, 17:45

Right. A sa décharge, la pression est telle sur FC qu'il est difficile de ne pas tomber dans le panneau de temps en temps. Prise à froid, peut-être ? C'est d'ailleurs toute une culture et toute une pratique de l'interview qui est en cause : la pression mise sur l'invité, harcelé pour commenter l'actu.

Il y a quelques jours j'ai vu Attali à la limite de la colère, en tous cas haussant le ton devant l'intervieweuse (c'était sur LCI je crois), refusant de commenter la candidature de Macron aux présidentielles. Expliquer qu'il n'est pas là pour parler de ça, que ça ne l'intéresse pas, que les questions importantes sont ailleurs. Il n'ose pas dire qu'il est là pour vendre sa camelote mais il l'a quand même dit à sa façon. Quant au métier, il aurait aussi bien pu donner en moins de mots une leçon de journalisme à son interlocutrice : qu'est-ce que l'information, qu'est-ce qu'un fait, qu'est-ce qu'un événement réel, à quoi sert le commentaire, que signifie commenter ce qui pourrait survenir dans le futur mais dont on n'est pas du tout certain. C'est d'ailleurs e qu'il avait fait sur FC, en peu de mots et sans aller aussi loin dans l'exposé. C'était au micro de Voinchet, dans la matinale. Quant à la pin-up de LCI, le plus étonnant est que tout en baissant le museau elle a continué à poser des questions tout aussi superficielles sur divers micro-faits de la vie politique, en assaisonnant ces questions de "ça intéresse les français" pour répondre au "ça ne m'intéresse pas" de  son invité.

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À France Culture, c'est falsification le matin et le midi - le Lun 12 Sep 2016, 22:23

Toujours sur Mona Ozouf à la La Grande table (2ème partie), voilà la citation avec laquelle le portail présente l'émission "Mona Ozouf : ''C'est le rôle de l’historien de montrer que la République est aujourd'hui victime d'arbitrage et d’accommodements''".

On se dit... Mona Ozouf, dire ça ? Non !  Allons donc écouter et voici ce que l'on trouve :

[son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-12.09.2016-ITEMA_21073494-1.mp3" debut="13:19" fin="13:36"]

Mona Ozouf dit : "La première chose à faire, je crois, pour un historien, c’est de rappeler que la République dont nous nous réclamons aujourd'hui est l’objet d’un arbitrage et d’accommodements "

France Culture prête ces propos à Mona Ozouf  et les affiche sur son portail : "C'est le rôle de l’historien de montrer que la République est aujourd'hui victime d'arbitrage et d’accommodements".

France Culture, honnête, rigoureuse, professionnelle. La preuve...

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Boudiou, c'est Badiou ! - le Mer 28 Sep 2016, 13:27

Qui a écouté (tenu ou soutenu l'écoute) au-delà des cinq premières minutes de Quel avenir pour la jeunesse ?* (La Grande table (2ème partie) du 26 09 2016) : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-26.09.2016-ITEMA_21086619-1.mp3" debut="00:00" fin="05:20"]

* "On voit que les jeunes sont sommés de trouver une place dans le monde tel qu'il est. De réussir dans la compétition planétaire." Alain Badiou

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Delirium très épais - le Mer 28 Sep 2016, 15:20

Philaunet(http://www.regardfc.com/t337p230-la-grande-table-tirons-la-nappe#27055) a écrit:Qui a écouté (tenu ou soutenu l'écoute) au-delà des cinq premières minutes de Quel avenir pour la jeunesse ?* (La Grande table (2ème partie) du 26 09 2016) : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-26.09.2016-ITEMA_21086619-1.mp3" debut="00:00" fin="05:20"]

* "On voit que les jeunes sont sommés de trouver une place dans le monde tel qu'il est. De réussir dans la compétition planétaire." Alain Badiou
Une fois qu'on aura dit que Badiou, à 80 ans, vit et parle grâce aux résultats de la société qu'il honnit, qu'il aurait voulu ne jamais voir exister et qu'il voudrait voir disparaître, on a tout dit.

Enfin presque. Gesbert lui donne du "cher Alain" et nomme ses délires "leçons de sagesse". La case  "Théâtre et compagnie" a donc changé d'horaire. Et ce n'est même pas du théâtre de l'absurde, c'est la reproduction d'un monologue d'aliéné encouragé par deux admirateurs.

Difficile de croire que cela passe sur une antenne dite culturelle. Pendant ce temps-là, d'authentiques savants ne se voient pas autorisés à transmettre leur savoir. On est au-delà du burlesque.

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Ah ça ira, ça ira (hymne de France Culture) - le Ven 30 Sep 2016, 05:57

Dans La Grande table, un sujet qui taraude quotidiennement les producteurs et sans doute la direction de France Culture Que reste-t-il de l’idéal révolutionnaire ? avec cette "admirable" citation de Jean-Claude Milner (invité privilégié de l'antenne) :

"La Révolution française peut être mise à part des autres révolutions mondiales parce qu'elle a réussi." Il faudrait voir le contexte, car il ne semble pas faux de dire que d'autres révolutions ont "réussi".

Sur la Révolution française, j'ai bien aimé ce que dit  Michel Houellebecq dans son  Discours pour la réception du prix ''Frank-Schirrmacher''** :  " Je lis actuellement  „L’histoire des Girondins“ de Lamartine qui est en fait une histoire de la Révolution française.(...) Ce qui me frappe pourtant, c'est la monstrueuse cruauté des révolutionnaires français. (...) Là, on trouve la fameuse histoire de la princesse de Lamballe dont un insurgé a tranché la vulve sur son cadavre pour s'en faire une barbe postiche. On trouve des têtes coupées dont on se sert pour jouer aux quilles,  des enfants qui ont dû creuser la tombe de leurs parents (...). Comparés aux révolutionnaires français, les gens de Daesch paraissent presque civilisés."


* ''An dieser Stelle bin ich versucht, sehr weit auszuholen, weil ich gerade Lamartines „L’histoire des Girondins“ lese, die recht eigentlich eine Geschichte der Französischen Revolution ist. (...)

Was allerdings auch erstaunt, ist die monströse Grausamkeit der französischen Revolutionäre. Man kann verstehen, wenn Joseph de Maistre die Französische Revolution als eine vollständig satanische Veranstaltung ansieht. Alle vier oder fünf Seiten bei Lamartine werden auf Lanzen aufgespießte abgeschlagene Köpfe herumgetragen. Und ohne Unterbrechung diese abscheulichen Geschichten. Da gibt es die berühmteste, jene der Prinzessin von Lamballe, deren Vulva an ihrem Leichnam zerschnitten wurde - von einem Aufrührer, der sich einen falschen Bart daraus machte. Da sind die abgeschlagenen Köpfe, die man zum Kegeln benutzte. Die Kinder, die ihren Eltern das Grab schaufeln mussten. Wiederholte Szenen, in denen der Helfer des Henkers einen von der Guillotine herabgefallenen Kopf zurückholt, um ihn unter den Anschuldigungen des Publikums zu ohrfeigen. Neben den französischen Revolutionären erscheinen die Menschen des „Islamischen Staates“ beinahe zivilisiert.
''

Anton Aetolyce 

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« Non verbum pro verbo » (litote) - le Ven 14 Oct 2016, 15:06

Aujourd'hui, à une heure, Mme Gesbert recevait l'historien Ian Kershaw, à l'occasion de la parution en français de son livre L'Europe en enfer*. A Mme Gesbert seule importe « l'actu ». En premier lieu, elle inaugura « l'interview » en adressant à M. Kershaw la question suivante : « Comment allons-nous ? » En second lieu, au cours des dix dernières minutes de l'émission (qui en compte à peu près trente), elle n'interrogea plus M. Kershaw que sur l'Europe présente (elle s'étudia même (en vain) à faire dire à l'historien britannique que notre temps ressemble « aux années trente »).  
M. Ian Kershaw (un spécialiste de l'histoire européenne du XXème siècle qui semble ne pas entendre le français...) s'exprimait en anglais ; était chargé de la traduction française M. Robert Wolfenstein (orthographe de moi inconnue). Sans méconnaître les grandes difficultés que présente une traduction simultanée, je m'étonne toutefois de la manière dont certains des propos de l'historien britannique étaient « rendus ». Voici deux exemples :
1- « En effet il y a quand même une responsabilité toute particulière sur [?] l'Allemagne qui n'était certes pas seule responsable de la Première Guerre mondiale mais par contre pour la Deuxième Guerre mondiale si pour  la Première Guerre mondiale, pour le premier conflit c'est un peu c'est un peu plus compliqué dans la mesure euh où vous aviez des des conflits entre les grandes puissances euh qui qui s'affrontaient la Grande-Bretagne la France et puis euh l'Empire austro-hongrois la Russie et bien entendu l'Allemagne donc c'était une affaire un peu plus compliquée et puis l'ambition de ces pays les les les craintes de ces pays avaient précipité la Première Guerre mondiale par contre euh il y a une responsabilité toute particulière pour l'Allemagne qui était particulièrement inquiète euh des menaces euh causée par la par la Russie et qui préparait déjà des des attaques préemptives [sic (bel anglicisme)] dès 1914 après la révolution soviétique [resic] (...) »  (10'30-11'26).
2- « Précisément et et surtout en Allemagne justement c'est là que la euuuuh que le capitalisme euh le capitalisme s'est euuuuh s'est effondré si vous r'gardez l'Allemagne l'Italie bon il y avait uneuh une crise dans les deux pays euh Hitler est arrivé au pouvoir un an après Musso Mussolini [!?] justement au moment de cette grande crise du capitalisme au début des années trente (...) » (13'40-14'11).
Me refusant à croire que M. Kershaw dit en anglais de telles billevesées (et ne parvenant pas à prendre connaissance des paroles anglaises effectivement prononcées), j'incline à estimer ces traductions de M. Wolfenstein à tout le moins approximatives. Traduttore, traditore.  
http://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/europe-que-nous-apprennent-les-annees-30

* M. Kershaw avait déjà accordé une « interview » à M. Laurentin (à propos du même livre)  mardi dernier...
http://www.franceculture.fr/emissions/la-fabrique-de-lhistoire/la-guerre-et-ses-raisons-24-entretien-avec-ian-kershaw

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Filer le bourdon, mission de la ''Grande table'' - le Lun 17 Oct 2016, 20:01

Au fil de l'écoute, je tombe sur le début de La Grande table (2ème partie) où est invité Antoine Garapon pour le livre "Le terrorisme global n'est pas politique".

On peut trouver normal qu'un magistrat du calibre d'Antoine Garapon soit invité dans une discussion, ses propos sont éclairants et il serait dommage de s'en priver. En même temps, France Culture doit être la seule radio qui fasse ouvertement la promotion des livres de ses producteurs en leur donnant la parole dans des émissions. Que faut-il en penser ?

On entendra dans les pastilles suivantes comment Olivia Gesbert lance l'entretien. Rengaine habituelle, outils de discours usés, la prose laisse un malaise. Olivia Gesbert  : "Les Français tentent de marginaliser leurs peurs, de refouler les haines, de croire encore en ce qui les unit pour garder sur pied un pays qui peine à se relever, une société qui voudrait faire corps pour elle-même et qui ne voudrait pas tomber dans le piège de la division (...)"

Mais qu'est-ce que c'est que ce discours ? Dans la forme comme dans le fond ? "Un pays qui peine à se relever", parce qu'il y a eu 300 victimes à Nice, dont près de 100 morts ? Eh, Olivia, il y a en France chaque année près de 600 000 morts (six cent mille) et des centaines de milliers de blessés à divers degrés, paraplégiques, tétraplégiques, etc. Quant au "piège de la division", passons.

L'introduction donc, et ce n'est pas parce que la journaliste a une voix neutre et plutôt douce que le malaise à l'écouter en est amoindri : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-17.10.2016-ITEMA_21106638-1.mp3" debut="00:23" fin="02:04"]

Antoine  Garapon se sort très bien de ce lancement sur la pente populiste : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-17.10.2016-ITEMA_21106638-1.mp3" debut="02:05" fin="02:44"]

Mais Olivia Gesbert ne va pas lâcher son os de tout le début de l'émission, revenant jusqu'à l’écœurement sur le propos du livre des journalistes du Monde : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-17.10.2016-ITEMA_21106638-1.mp3" debut="02:45" fin="04:05"] ("qu'est-ce que ça dit de..." la formule répétée ad nauseam par Marie Richeux dans toutes ses émissions...)

Enfin la question con, pardon, mais vraiment con : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-17.10.2016-ITEMA_21106638-1.mp3" debut="06:39" fin="06:47"]

Quelle sera donc la réponse du magistrat et collègue producteur Antoine Garapon à ce "Comment allons-nous ?" Ou plutôt quelle devait impérativement être sa réponse ?  Ah vous avez deviné ? Voilà donc confirmation : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-17.10.2016-ITEMA_21106638-1.mp3" debut="06:47" fin="07:38"]

"Faire face à l'altérité...(les Français savent moins faire que les autres)". c'était à 8'.  Pour la suite, "je passe le relais".

Ces apocalyptiques sont payés pour donner le bourdon, on dirait. Tiens, profitons-en pour accompagner Raymond Devos en Vacances

Anton Adespotos 

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« Ils ont bâti Calais » - le Mer 19 Oct 2016, 15:27

Ne participent à « La grande table » que ceux que Jankélévitch appelle non sans une nuance d'ironie les « penseurs sachant penser ». Etaient ainsi invités, aujourd'hui, M. Boris Charmatz, « un touche-à-tout », dans la première partie de l'émission et, dans la seconde, Mme Marielle Macé, « spécialiste de littérature française moderne ». D'une part, M. Charmatz prononça avec une grande éloquence une émouvante péroraison : « (…) surtout qu'la Volksbühne c'est la c'est la scène du peuple c'est des gros mots hein euh mais moi ça m'ça m'tente j'adore Berliiin c'est une ville importante c'est une ville qui a aussi ouvert euh la porte aux migrants euh et leuh toute l'Allemagne a ouvert sa sa entr'ouvert sa porte aux migrants et la Volksbühne va ouvrir un nouveau lieu dans un aéroport qui a été transformé ancien aéroport qui a été transformé en l'un des plus grands centres de réfugiés euh d'Europe dans laquelle [sic] la Volksbühne va intervenir avoir un hangar donc pour moi c'est c'est un c'est un projet important quoi » (2728'-27'58).
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/boris-charmatz-dans-la-danse-en-oubliant-un-peu-la-rue-peut
D'autre part, Mme Marielle Macé, après avoir tenu des propos tout à fait conformes au catéchisme rubicond que prêche incessamment France Inculture (et après avoir veillé dans le même temps à louanger BourDieu, son prophète Bergounioux, Pasolini, et l'inévitable « Benyamine »), forma avec force redoublements (d'insistance sans doute) la bouleversante période suivante : « (…) on peut voir les les migrants on peut les voir aussi bien comme des héros bâtisseurs hein j'entendais tout à l'heure dire ''on a bâti Calais'' beh oui ils ont bâti Calais [sic] ils ont ils ont bâti des restaurants ils ont bâti des des des abris des des lieux de culte etc. oui on peut les voir aussi comme des héros bâtisseurs et pas seulement comme eux qui seraient tout autres et qu'on aurait à... auxquels auxquels on aurait à ouvrir les yeux sur une sur une forme de vie désirable »  (29'30-30'00).
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-vie-une-affaire-de-styles
« Ils ont bâti Calais » ! Audentes Fortuna iuuat (Enéide, X, 284).

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Le flou règne - le Mer 19 Oct 2016, 19:41

Anton Adespotos(http://www.regardfc.com/t337p230-la-grande-table-tirons-la-nappe#27250) a écrit:
Ne participent à « La grande table » que ceux que Jankélévitch appelle non sans une nuance d'ironie les « penseurs sachant penser ». Etaient ainsi invités, aujourd'hui, M. Boris Charmatz, « un touche-à-tout », dans la première partie de l'émission et, dans la seconde, Mme Marielle Macé, « spécialiste de littérature française moderne ». D'une part, M. Charmatz prononça avec une grande éloquence une émouvante péroraison : « (…) surtout qu'la Volksbühne c'est la c'est la scène du peuple c'est des gros mots hein euh mais moi ça m'ça m'tente j'adore Berliiin c'est une ville importante c'est une ville qui a aussi ouvert euh la porte aux migrants euh et leuh toute l'Allemagne a ouvert sa sa entr'ouvert sa porte aux migrants et la Volksbühne va ouvrir un nouveau lieu dans un aéroport qui a été transformé ancien aéroport qui a été transformé en l'un des plus grands centres de réfugiés euh d'Europe dans laquelle [sic] la Volksbühne va intervenir avoir un hangar donc pour moi c'est c'est un c'est un projet important quoi » (2728'-27'58).
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/boris-charmatz-dans-la-danse-en-oubliant-un-peu-la-rue-peut

Commençons avec le passage en question transcrit plus haut: [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-19.10.2016-ITEMA_21108951-0.mp3" debut="27:28" fin="27:58"]. Se passe en effet de commentaire.

Boris Charmatz est donc décrit comme « un touche-à-tout », de quoi ce "tout" est-il fait, mystère et boule de gomme. La suite du descriptif est, je crois, le type de prose que Yann Sancatorze adore au plus haut point (pasticher). Aussi pour lui donner de nouveaux matériaux langagiers, voici le flou du flou : "Les projets de Boris Charmatz ont pour vocation de dessiner un espace ouvert à des essais multiples. Le chorégraphe veut trouver des modes de travail ou des formes de présentation qui tentent de rendre la danse à son potentiel critique, sa richesse. Et surtout, à sa non-rigidité."

Et puis dans la veine "tout le monde il est pareil et n'importe qui peut faire n'importe quoi" et "Il faut décloisonner et abattre les frontières" par exemple entre les artistes et le public : "Danse de nuit ne déroge pas à la règle avec son absence de scène et son public qui prend part aux mouvements des danseurs dans l'espace public".

"Tous ensemble, tous ensemble, ouais !" (cris de manifestantes auquel se rallia longtemps le générique des Pieds sur Terre).

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''Le regard qu'on peut porter sur l'autre dans cette altérité'' (O. Gesbert) - le Mer 19 Oct 2016, 20:28

Anton Adespotos(http://www.regardfc.com/t337p230-la-grande-table-tirons-la-nappe#27250) a écrit:(...) D'autre part, Mme Marielle Macé, après avoir tenu des propos tout à fait conformes au catéchisme rubicond que prêche incessamment France Inculture (et après avoir veillé dans le même temps à louanger BourDieu, son prophète Bergounioux, Pasolini, et l'inévitable « Benyamine »), forma avec force redoublements (d'insistance sans doute) la bouleversante période suivante : « (…) on peut voir les les migrants on peut les voir aussi bien comme des héros bâtisseurs hein j'entendais tout à l'heure dire ''on a bâti Calais'' beh oui ils ont bâti Calais [sic] ils ont ils ont bâti des restaurants ils ont bâti des des des abris des des lieux de culte etc. oui on peut les voir aussi comme des héros bâtisseurs et pas seulement comme eux qui seraient tout autres et qu'on aurait à... auxquels auxquels on aurait à ouvrir les yeux sur une sur une forme de vie désirable »  (29'30-30'00).
https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-2eme-partie/la-vie-une-affaire-de-styles
« Ils ont bâti Calais » ! Audentes Fortuna iuuat (Enéide, X, 284).
Comment prononcez-vous "Macé" ? Ah ? Eh bien vous vous trompez, il faut prononcer, comme Olivia Gesbert, "Massait". Laquelle Gesbert nous gratifie en entrée de jeu d'une grasse "tartine questionnante" (dixit Y.S.) suivie de la réponse, mamma mia ! (pas "ma maman" !), particulièrement emberlificotée et contradictoire de madame "Massait" : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-19.10.2016-ITEMA_21108951-1.mp3" debut="01:40" fin="03:27"] Eh be ! Pauvres étudiants ! Parce que madame Macé est (your attention, please) : "Directrice adjointe du CRAL (Centre de recherches sur les arts et le langage CNRS-EHESS) , spécialiste de littérature française moderne. Elle enseigne la littérature française et la pensée littéraire à l’EHESS, à l’Ecole normale supérieure".

On l'a dit ailleurs, l'EHESS a pris ses quartiers à France Culture et les producteurs de la station sont cul et chemise avec ceux qui y sont employés.

Quant à la période que vous avez relevée, Anton, on s'accroche, la voici mais avec quelques secondes de plus pour bien goûter le discours de l'Ehess woman et la reprise de parole d'Olivia Gesbert : [son mp3="http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-19.10.2016-ITEMA_21108951-1.mp3" debut="28:52" fin="30:27"]

Sans commentaire.

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« Repenser l'altérité musulmane » une urgence le 1er novembre - le Mar 01 Nov 2016, 12:19

Un sujet en adéquation avec le jour de la Toussaint sur France Culture : Comment repenser l'altérité musulmane ?

Peut-être pour "se venger" d'avoir été obligé par le règlement de diffuser ce matin :

9H05 Chrétiens d'Orient 24 min
Iran : saints orientaux et conversions, avec le père Humblot.

9H30 Service protestant 29 min
Le combat de la mort et de la vie

10H00 La Messe 1H
Fête de La Toussaint

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