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La Grande table - Tirons la nappe !    Page 26 sur 26

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La Grande table - Tirons la nappe ! - le Ven 11 Fév 2011, 13:15

Rappel du premier message :

Est-il possible de connaitre aussi mal le monde dans lequel on vit ?

J'écoute en direct, pour une fois, la Grande table, l'émission du midi par Hervé Gardette et Caroline Broué.
Sujet : le bal
Prétexte : une exposition
Invitées : les commissaires de l'exposition
Dans le rôle de l'erreur de casting : les deux producteurs.
Je suis sidéré d'entendre les questions qu'ils posent à leurs invitées.
D'ailleurs elles mettent un temps à répondre, tellement les questions sont basiques, bébètes, creuses, plates, vides.

On se demande si Gardette et Broué ont jamais ouvert les yeux sur le monde dans lequel ils vivent. Je ne parle pas du monde social, ou plutôt je parle de ça et du reste. Et scotché depuis 10 minutes à un tel monument de rien, je ne sais pas si je suis désarçonné par l'insondable stupidité de leurs questions, ou par leur air perpétuellement contents d'eux-mêmes, ou par l'Himalaya d'inculture ou tout simplement de méconnaissance du monde qui découle aussi clairement de leurs questions.


C'est ahurissant.
* * *

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Modeste entreprise : ''Une esquisse de l’histoire humaine'' - le Dim 03 Sep 2017, 09:13

"Où en sommes-nous ? Une esquisse de l’histoire humaine" (Seuil), l'historien et démographe Emmanuel Todd apporte son éclairage sur ce moment inégalitaire de histoire humaine, cet âge de la régression qui a fait basculer nos démocraties dans la crise.
La Grande table (2ème partie) L'histoire de l'humain vue par Emmanuel Todd* 01/09/2017

Olivia Gesbert doit apprécier le titre "Où en sommes-nous" (qui est "nous" ?), elle qui systématiquement posait à chacun de ses invités "Comment allons-nous ?" afin de pouvoir entendre avec un plaisir mal dissimulé "Mal, très mal, c'est la crise !".

Un bon client pour la chaîne, Emmanuel Todd, très bon même.  Et aussi pour la presse qui publie interviews, tribunes et éditoriaux

Exemple d'une tribune : Alain Blum : « Emmanuel Todd met l’histoire au service de ses engagements politiques »* (Dans une tribune au « Monde », l’historien estime que la rigueur scientifique de Todd s’amenuise au fil des années, au profit d’explications destinées à étayer ses opinions contre l’euro ou pour la Russie de Poutine.) LE MONDE | 31.08.2017 à 08h31 • Mis à jour le 31.08.2017 à 10h00 | Par Alain Blum (Historien, démographe)

Exemple d'article Le monde selon Emmanuel Todd Le démographe écarte les théories du choc des civilisations. Et place les structures familiales au cœur de sa lecture du passé et du futur proche.Le démographe français s’attelle à une esquisse de l’histoire humaine dans laquelle il applique sa théorie d’un effet déterminant des structures familiales sur les destins politiques des nations et manifeste une détestation toujours plus explicite envers la globalisation, le libre-échange et l’euro. Avec en plus une solide méfiance envers l’Allemagne et une tendresse toute particulière pour la Russie.

Pour comprendre Emmanuel Todd (et France Culture), on pourra aussi prendre des chemins de traverse et écouter les considérations proposées dans  les documentaires Apocalypse How Eleanor Rosamund Barraclough on how different cultures have viewed the end of the world et Apocalypse Nigh *

Il existe aussi un très beau documentaire scientifique de la série Natural histories intitulé sobrement Toad.  Mais ça n'a rien à voir.


* This year the Bulletin of Atomic Scientists set its Doomsday Clock at two and a half minutes to midnight, their judgement that humanity had moved closer to its own destruction. It's a theme embraced in popular culture, from the surprise-bestseller, The Ladybird Book of the Zombie Apocalypse to armageddon-chic on the catwalk.
However while politics, pollution and the very real threat of terrorism may indeed have made our world less stable, science broadcaster Robin Ince considers whether our concern with disaster is also age-old and sometimes imagined. Using the archive he explores our longstanding preoccupation with the apocalypse, from religion and science to comedy and drama, and what it tells us about the way we think.
Drawing on diverse sources from nuclear missile tests to the Hitchhiker's Guide to the Galaxy and Orson Wells' infamous radio hoax, Ince discovers how destruction has been portrayed in different ways across the decades, with archive contributions from thinkers including physicist Richard Feynman and philosopher Noam Chomsky.
He hears from contemporary commentators with an interest in the darker side of human thought. Novelist Lionel Shriver and psychotherapist Susie Orbach are among those who explain what the apocalypse means to them.
Ince also searches the archive for practical advice in the event of catastrophe. He meets Professor Lewis Dartnell, a disaster-expert who explains how to reboot civilisation in the event of apocalypse.

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Déclinaison décliniste - le Mer 27 Sep 2017, 12:00

"Dans quel monde vivons-nous ?"

Voilà bien une question à la Gesbert ! L'on sait déjà qu'il ne va pas être question de sujets réels et fondés, mais de propos généraux émaillés des obsessions de la station.

Déjà le titre de l'émission d'hier En quête de repères nous signale que l'on va naviguer en eaux troubles.

Le spécialiste va nous éclairer sur... tout : "Gaël Brustier livre une analyse des phénomènes importants qui ont eu lieu récemment en France, en Europe ou dans le monde". Rien moins.

Manque le raton-laveur à la liste des "phénomènes importants" : "De la Manif pour tous à Podemos en Espagne, de la crise de l'intégration européenne au déclin de la social-démocratie, déclin confirmé ce week-end encore en Allemagne avec la défaite aux législatives du SPD qui vient de réaliser le plus faible score de son histoire".

Ah le déclin ! Il n'y a que France Culture pour connaître le succès permanent, grâce à sa directrice incollable sur la Transnistrie (à vérifier).

La question que pose France Culture (mais que Sandrine Treiner n'a pas révisée, malgré sa vive attention à la langue française, du  moins le prétend-elle) : "quelles interprétations données à ces changements ?"...

Vous êtes bien sur France Culture... Avec un invité très conforme à l'esprit du 12h30-14h. Mercier/Gesbert/Kronlund boivent du petit lait en entendant : "Macron est le produit du désordre idéologique." dixit Gaël Brustier, politologue, est l'auteur de plusieurs essais dont Le Mai 68 conservateur (2014), A demain Gramsci (2015), et l’année d’après # Nuit Debout. Que penser?, tous publiés aux éditions du Cerf.

La référence à Marx a le vent en poupe : ce matin, chez Erner Marx : un héritage capital ? et Brustier : "Nuit debout est le premier mouvement social post-marxiste".

Pendant ce temps-là, les savoirs et la création sont aux abonnés absents.

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Un auditeur publié chez le Médiateur : le conformisme de l’émission « la grande table » - le Mer 27 Sep 2017, 12:38

Lu après le post ci-dessus  :

le conformisme de l’émission « la grande table »

michel vigourt 27/09/2017 8:08 Radio France

en deux jours , lundi et mardi 25 et 26 septembre l'émission "la grande table" a dépassé les bornes du bien pensant actuel , c'est à dire la haine de soi du français qui se culpabilise de tous les malheurs du monde !
Lundi "la grande table " invite une américaine pour nous ressortir à nouveau que nous sommes racistes de ne pas laisser les femmes musulmanes se voiler ! mais enfin, est ce que les hommes musulmans ont des contraintes vestimentaires,? non, donc il y a discrimination manifeste envers les femmes à se poser la moindre question sur leur tenue! aucun racisme là dedans mais le sens de l'égalité tout simplement.
mardi " la grande table" invite gael Brustier qui montre un mépris, une suffisance insensée envers des hommes politiques (Hollande, Macron ). qui se coltinent avec la réalité et ne se contentent pas de commenter. On peut bien sûr critiquer ces politiques mais un peu de modestie dans le propos serait necessaire surtout quand on a juste à proposer pour finir que la solution du revenu universel ! Ce Gael Brustier a énuméré tous les poncifs les plus habituels sur l'élitisme de la classe politique mais a t il déja essayé de faire la moindre action publique pour voir combien c'est difficile ? ( j'ai été délégué syndical, c'est pas évident la réalité du terrain et cela calme la prétention)
Enfin arrive jean Louis Trintignant , homme merveilleux, mais qui hélas cette fois ci n'a pas pu renier le dernier film de Haneke qui semble, d'après de nombreuses critiques, un sommet dans la detestation de soi ( nous sommes des bourgeois pitoyables et ces pauvres migrants à coté qui sont si héroiques !! )
Tout cela est affligeant de conformisme, pourquoi ne pas inviter pasca lBruckner et ses anlyses autrement plus pertinentes.L'émission "La grande table" semble d'ailleurs sortir tout droit d'un livre de Bruckner r tellement elle est caricaturale .
reprenez vous, ouvrez les yeux
,j'aime bien france culture évidemment.
Michel Vigourt"

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Kultur et culture - le Mer 27 Sep 2017, 14:39

Un troisième billet consécutif sur La Grande table ? Il faut dire qu'elle le mérite, vu son exposition médiatique à une heure de grande écoute.  

Ce midi, phénomène frappant : presque simultanément, ce sont, d'une part une Allemande traduite en français sur France Culture et d'autre part un Français traduit en allemand sur SWR 2. Passer d'une radio à l'autre révèle la distance entre deux manières de concevoir la culture à l'heure du déjeuner (et à toutes les autres heures).

Chez nos voisins allemands, il est question de l'exposition "Absolument moderne" consacrée à Arthur Rimbaud au musée Gutenberg de Mayence. Le plasticien Serge Chamchinov évoque le projet de traduction du Bateau ivre en de nombreuses langues et un extrait du poème est lu en allemand.


Serge Chamchinov, Le Bateau Ivre (sur A. Rimbaud) : vue n°1 Couverture

Sur France Culture ? Une invitée, déjà apparue dans les Matins chez Erner avec le discours "qui convient" sur l'Allemagne post-élection, Carolin Emcke, journaliste et écrivain, auteur de Contre la haine : plaidoyer pour l'impur. Titre modeste de l'émission Carolin Emcke, l'intellectuelle qui réveille l'Allemagne* et comparaison flatteuse (pour FC) : la nouvelle Hannah Arendt.

L'introduction par Olivia Gesbert : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-27.09.2017-ITEMA_21446627-1.mp3" debut="00:02" fin="01:33"]
On appréciera immédiatement l'extrait de film avant le générique, le logo spirituel de l'émission ?


Carolin Emcke sur le portail de France Culture

Vous pouviez ensuite prendre un peu d'air avec Les Pieds sur terre dont le thème sur la France, la torture et les atrocités en Algérie (titre : "A la guerre") vous permet de voir la vie du bon côté pour le reste de la journée.

L'équipe de la Grande table [ça manque de parité... Peire, de la famille de Dani des Matins ?]
Production
Olivia Gesbert
Réalisation
Peire Legras, Charlotte Roux
Avec la collaboration de
Chloé Leblond, Clémence Mary, Henri Le Blanc
Production déléguée
Claire Mayot



* Dans cette enquête/plaidoyer, elle interroge les nouvelles formes de violences et met à jour les mécanismes de la haine qui mine nos démocraties. Haine raciste, sociale, sexiste, antireligieuse, fondée, à ses yeux, sur un processus consistant à rendre invisible les différences. Cette haine témoigne pour elle d'un désir d’homogénéité, d'un culte voué à la pureté - culte prôné par exemple par l’EI, ou par les partis d’extrême droite en Europe. Que faire ou penser, pour l’enrayer ? [« met au jour », peut-être ? ; « rendre invisibles les différences », peut-être ? Heureusement que la directrice de FC veille à la correction de la langue française...]


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Un invité spécialiste de littérature (paraît-il)... - le Jeu 05 Oct 2017, 13:11

Extraordinairement parlante la réponse, dans La Grande table de ce jour avec l'annonce en direct (en quatre langues, pas en trois, madame Gesbert...) du lauréat du Nobel de littérature, Kazuo Ishiguro, donnée à la question "Connaissez-vous cet écrivain ? " par l'invité Vincent Kaufmann, professeur de littérature et d’histoire des médias au MCM Institute de l’Université de St. Gall en Suisse, auteur de Dernières nouvelles du spectacle (ce que les médias font à la littérature) aux éditions du Seuil (octobre 2017) : "Non, je ne connais pas cet écrivain".

Être "professeur de littérature" et ne pas connaître Kazuo Ishiguro, on croit rêver.

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L'usure thématique puissance n : ''Où atterrir ? Comment s’orienter en politique'' - le Lun 09 Oct 2017, 19:37

Il fut un temps où à chaque fois que l'on allumait son poste entre 12h30 et 13h30, on entendait une discussion animée sur la littérature, le théâtre, le monde des livres, le cinéma, etc, avec une équipe d'intervenants particulièrement pointus. Cela tournait parfois à la foire d'empoigne et les trois ou quatre producteurs du Panorama avaient parfois du mal à tenir leur petite troupe. C'était néanmoins toujours stimulant.

Aujourd'hui, c'est chaque jour ou presque les mêmes sujets avec les mêmes discours. Olivia Gesbert (et Antoine Mercier) ne semblent maîtriser que la question fourre-tout "Comment allons-nous ?". Ce midi tentative, et puis après quelques phrases entendues, bouton stop.

La nature politique de Bruno Latour Le philosophe et sociologue des sciences Bruno Latour fait paraître "Où atterrir ? Comment s’orienter en politique" aux éditions La Découverte.*

Avec cette citation "définitive" qui ne craint pas le ridicule : "Il faut accepter de comprendre enfin que le globe et la terre, ce n'est pas pareil." Bruno Latour.

Et le commentaire dit par Olivia Gesbert sur le ton soporifique qui la caractérise : "Un monde commun est-il encore possible ? Bruno Latour pense que oui, mais qu'un tel monde est difficile à (re?)mettre en place : « les élites républicaines », « les classes dirigeantes » ayant abandonné l’idée d’un destin commun."

Mortel. On est bien sur France Culture...

* Anthropologue et philosophe des sciences, professeur émérite associé au Medialab de Sciences-Po Paris, Bruno Latuor est notamment l’auteur de Face à Gaïa. Huit conférences sur le nouveau régime climatique. (...)

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''Les corps genrés'' et autres formules - le Jeu 12 Oct 2017, 20:08

Une bien "belle" journée sur France Culture ("on va y revenir"...). Au cœur d'icelle, ce numéro pas piqué des hannetons : La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert, sujet : "Les corps sans défense d'Elsa Dorlin"

Tombé sur ce passage à 13h (avec un effort d'écoute durant 5 minutes, mais tout le monde n'y est pas obligé) : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-12.10.2017-ITEMA_21461486-1.mp3" debut="01:24" fin="08:35"] (un discours qu'il faudrait transcrire pour conserver le souvenir de ce qu'est devenue France Culture à 13h, et à d'autres heures).

Présentation : "Comment exister face à la violence ? Une question soulevée dans son essai par la philosophe Elsa Dorlin. Une histoire de la violence, une généalogie de l’autodéfense politique, ''pensée comme nécessité vitale, comme pratique de résistance''. Qu’est-ce que la violence fait au corps et ce qu’elle met à nu ? quel sujet révèle-t-elle ?"

Citations sélectionnées par l'émission :

"Comment, en dehors de l'espace public, peut-on politiser cette peur à l'intérieur de soi, et en faire une action de défense ?"

" Politiser la peur que connaît le corps dans l'agression, c'est un moyen de faire prendre conscience de la violence des agresseurs."

"Depuis des décennies la paranoïa blanche américaine définit le corps africain-américain comme agressif, dangereux"


Photos ? Manifestantes à Georgetown, Washington DC et photo légendée "Traitement des esclaves aux Etats-Unis. Ici, les Cicatrices de Peter, pris en photo en 1863, en Louisiane".



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Ça manque de plus en plus de parité - le Mar 17 Oct 2017, 11:18

La Grande table (2ème partie) par Olivia Gesbert avec Sandra Laugier et Mariana Otero. Cette dernière, nouvelle égérie de la station pour avoir fait un film* sur un groupuscule se pâmant devant un Lordon égosillé.  C'est la misère !

Et maintenant que le programme du jour s'étoffe sur le site, on ne sait pas s'il faut en rire ou en pleurer. Tout est là. Ce monde est rempli de victimes, de tous et de tout. France Culture est une salle d'attente de psychiatre bondée. Les pleurs, lamentations et cris d'indignation sont une douce musique aux oreilles de la direction de la station.


*La multiplication des initiatives citoyennes et la demande de plus en plus forte de la possibilité pour les citoyens d'exprimer leur opinion dans les affaires publiques démontrent que nous sommes à un moment où le fonctionnement de notre démocratie est interrogé. En 2016, Nuit debout avait incarné cette volonté de repenser la place du citoyen dans la prise de décisions qui l'affecte directement. Bien qu'il n'ait pas perduré dans le temps, il a néanmoins montré le désir réel de nombreux individus de s'engager dans la vie publique. C'est ce qu'illustre notamment le documentaire L'Assemblée de Mariana Otero, qui filme la manière dont les participants à Nuit debout ont tenté de repensé une organisation politique, sociale et économique nouvelle..

"les participants à Nuit debout ont tenté de repensé une organisation politique, sociale et économique nouvelle". Seulement ? Ils ont oublié de repenser l'univers.

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Le mantra de l'exclusion-inclusion - le Mer 18 Oct 2017, 19:44

Le numéro du jour de La Grande table L'art du recyclage de Nicolas Bouriaud indique en fin de page Tags : Idées ; Société. Comme dirait Raymond Devos : "C'est vague".

Pourquoi ne pas plutôt faire une liste de mots-clés, une fois pour toutes, et les copier-coller pour chaque émission ? Ce serait plus informatif (et sans fatigue).

Il suffit de tomber à n'importe quel moment de cette émission chaque jour pour entendre les mêmes mots (généralement dans les interminables phrases monocordes d'Olivia Gesbert). Exemples : "inclusion-exclusion ; le corps social ; penser le monde ; Walter Benjamin ; société ; espace de transition ; corps en suspens ; travailler cette question de l'exclusion ; questionner cette notion, etc." [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-18.10.2017-ITEMA_21467246-1.mp3" debut="19:30" fin="24:07"]
Qu'en pensent les créateurs, artistes, lecteurs de ce forum (il y en a) ?

* Nicolas Bourriaud, historien de l’art et commissaire d’exposition, directeur de La Panacée à Montpellier, fait paraître L’exforme : art, idéologie et rejet (PUF, septembre 2017). En discussion avec Fabrice Bousteau, directeur de la rédaction de Beaux-Arts magazine.

"L'artiste est comme le chien qui va chercher dans la poubelle ce que son maître voulait jeter." Nicolas Bourriaud

"Ce passionné d’art a forgé le concept d'esthétique relationnelle dans un ouvrage éponyme paru en 1998 ou l’art comme état de rencontre. Dans Radicant, il plaide pour une « altermodernité »

Aujourd’hui, il publie L’Exforme aux Presses Universitaires de France, méditation autour du déchet comme forme de l’art, enserrée dans un double processus d’inclusion et d’exclusion."

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Un invité programmatique pour France Culture - le Mar 24 Oct 2017, 08:12

Philaunet(http://www.regardfc.com/t370p150-le-paradigme-ideologique-de-france-culture#29196) a écrit: (...) La rebelle Gesbert se devait d'inviter M. Gros ce jour pour La Grande table  dont le numéro porte le sobre titre (sans guillemets sur la page) "Désobéissons avec Frédéric Gros"

"Frédéric Gros, philosophe, professeur de pensée politique à Sciences Po Paris analyse les différentes formes de désobéissance dans son essai "Désobéir" (Albin Michel/Flammarion, septembre 2017) ."

" Sciences Po Paris", comme c'est nouveau... "Professeur de pensée politique", la "discipline" qui irrigue toute la grille de France Culture.

Les citations à venir devraient être gratinées.
Eh bien, c'est conforme à ce que l'on attendait. En gros caractères sur la page d'accueil : "Désobéir, c'est d'abord se soucier de soi-même : revenir à soi comme source d'autorité première." [Ce qui me plaît le plus, je pense, c'est mon avis à moi]

« Pourquoi est il si facile de mettre d’accord sur la désespérance du monde et si difficile pourtant de lui désobéir ? » [Une citation déjà accrochée dans les couloirs de France Culture ! "La désespérance du monde" ? Misère de la pensée grossiste !]

"Désobéir requiert un certain courage, car ce qui nous retient de désobéir, c'est la peur de nous retrouver seuls" [Nous avons affaire là à un penseur, non 3.0, mais zéro puissance 3...]

Descriptif :  "Thoreau est l’auteur de ''De La désobéissance civile'' qui a théorisé un mode de contestation politique et mis en pratique le refus d’obéir." [sa mère a payé ses impôts, sinon il allait en prison...]

Frédéric Gros "a également édité Michel Foucault dans la Pléiade, et lui a consacré un _Que sais-je ?_ paru aux PUF en mai dernier". Il coche toutes les cases du bon client de France Culture. Hannah Arendt et Walter Benjamin sont-ils de la partie ?

Avec toujours le bon français cultivé par l'antenne : "Les éditions Albin Michel de leur côté réédite l’intégralité"

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Œillères - le Lun 06 Nov 2017, 14:18

Difficile de résister à commenter le dernier quart d'heure d'entretien entre Olivia Gesbert et l'écrivain Michaël Collins en direct de Chicago pour Donald Trump, quelle riposte intellectuelle ? 06/11/2017.

Olivia Gesbert occupait donc le créneau normalement dévolu à la militante Sonia Kronlund. Elle l'a très bien remplacée. Longs monologues flous de Gesbert présentés comme des questions (pauvre traducteur) et œillères particulièrement visibles.

Ainsi autour de 13h50 Gesbert pose la question "Quels panneaux ne voit-on pas à l'entrée de Chicago ?" Michaël Collins fait un développement intéressant qui se conclut sur le constat que l'échec n'est pas celui de la société, ni du gouvernement, mais un échec personnel (a personal failing) des gens concernés dû à leur immobilisme (il parle depuis son expérience du terrain) et qu'il sera difficile de changer quelque chose. À ce moment-là Gesbert reprend la parole pour parler de ce que doit faire la société, etc.

Caricatural : 1/ la faute de la société pour France Culture (as usual), 2/ l'échec individuel constaté par l'écrivain, 3/ l'impasse sur la responsabilité individuelle par France Culture.

Le citoyen est un enfant, il n'est pas responsable, la société l'est et ce serait à elle d'aider ce citoyen mineur, de le diriger, de l'encadrer. Sorte de pensée totalitaire à l’œuvre quotidiennement. Paradoxe, France Culture entonne quotidiennement le mantra de la liberté, mais elle la nie aux êtres, celle d'être, par exemple, l'instrument de leur propre infortune.

Relire l'écrivain américain, Raymond Carver.



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