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La Grande table - Tirons la nappe !    Page 34 sur 35

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''Zapata'' au menu insurrectionnel de la GT - le Jeu 05 Avr 2018, 21:08

À chaque jour son accusation du système. On peut s'en lasser, penser qu'il faut se détourner de tout cela, comme certains contributeurs qui ont abandonné la partie.

Le signaler c'est aussi faire archives pour une future étude de France Culture. Passons donc à la citation qui ouvre la page de l'émission La Grande table (2ème partie) du 05/04/2018 : "Le présentisme est la forme d'historicité propre à l'étape du système capitaliste néolibéral." Jérôme Baschet .

Un extrait de la parole de l'invité (interchangeable avec bien d'autres) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/12360-05.04.2018-ITEMA_21638571-1.mp3" debut="10:18" fin="12:03"]

Qui est M. Baschet ? "Maître de conférences à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et également à l’Universidad Autónoma de Chiapas, à San Cristóbal de Las Casas (Mexique)". EHESS et Chiapas, donc.  Aussi lui plaît-il de "reconsidérer l’articulation entre mémoire et avenir à l’aune de l’expérience zapatiste."

"Zapatisme", voir ce mot. Fallait-il cette expérience pour mener une réflexion sur "le temps" dans la société contemporaine ? De nombreuses émissions de SWR 2 abordent le sujet de la temporalité moderne de façon instructive sans démarche accusatoire (de la "société capitaliste néo-libérale"), sans catastrophisme outrancier et sans généralités passe-partout (parsemées dans cette émission de "réchauffement climatique"). France Culture quant à elle produit un discours qui tourne en rond et qui donne l'impression d'un matraquage quotidien.

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Musique - le Jeu 26 Avr 2018, 09:28

Il fallait entendre hier Olivia G, la grande prêtresse multicartes à la voix de concentré de velours, la confesseuse sans humour, l'admiratrice professionnelle, présenter une émission sur Leonard Bernstein, avec Renaud Machard et Francis Wolff. Elle ne connait pas la musique et encore moins Bernstein et ses questions sont souvent gênantes (pour elle). Par exemple, elle tient absolument à aborder " les influences… qui ont influencé Bernstein" en particulier les compositeurs allemands "comme Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert"… Machard change de sujet, puis revient sèchement sur cette question d'une naïveté confondante pour les mélomanes et précise que la grande influence revendiquée et reconnue de Bernstein, c'est Malher, et l'explique en détail.
Par ailleurs rien, mais c'est un choix, sur la vie désordonnée (mondanités effrénées, alcool, drogues etc.) qui ont beaucoup perturbé et freiné les activités créatives de ce grand homme de la musique du XXe siècle.

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Pour Olivia Gesbert (qui ne sait pas que France Musique existe...) - le Ven 27 Avr 2018, 07:49

munstead(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30486) a écrit:Il fallait entendre hier Olivia G, la grande prêtresse multicartes à la voix de concentré de velours, la confesseuse sans humour,  l'admiratrice professionnelle, présenter une émission sur Leonard Bernstein, avec Renaud Machart et Francis Wolff. Elle ne connait pas la musique et encore moins Bernstein et ses questions sont souvent gênantes (pour elle). Par exemple, elle tient absolument à aborder " les influences… qui ont influencé Bernstein" en particulier les compositeurs allemands "comme Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert"… Machart change de sujet, puis revient sèchement sur cette question d'une naïveté confondante pour les mélomanes et précise que la grande influence revendiquée et reconnue de Bernstein, c'est Mahler, et l'explique en détail.
Par ailleurs rien, mais c'est un choix, sur la vie désordonnée (mondanités effrénées, alcool, drogues etc.) qui ont beaucoup perturbé et freiné les activités créatives de ce grand homme de la musique du XXe siècle.
Exemple de Bernstein dirigeant Mahler, la dernière pièce diffusée dans le numéro de Musicopolis Gustav Mahler à Vienne en 1907 (1/5) :

Gustav Mahler (1860-1911)
Symphonie n°1 (1888) IV. Stürmisch bewegt
Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam, direction Leonard Bernstein
RCO live RCO 08005/10


[cf. aussi La musique à France Culture]

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Encore du commentaire politique ! - le Ven 27 Avr 2018, 13:13

En plus avec ce titre (les 13-18 ans, cible de Treiner, apprécieront) : Le plan Borloo va-t-il péter le ghetto? Et des critiques à la pelle qui, demain, n'auront plus aucune valeur.

La Grande table ou la radio prêt-à-jeter.  La radio de développement durable n'est pas à l'ordre du jour à France Culture, on est plutôt dans les émissions à obsolescence programmée.

Qui va remettre France Culture sur les rails, le matin, le midi et le soir ?

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Tout va à vau-l'eau... (rengaine) - le Lun 07 Mai 2018, 21:28

Ce qui est bien avec la Grande table, c'est que l'on connaît le programme sans qu'il ait été donné Smile

Ainsi, on ne peut être étonné de voir aujourd'hui au programme "Bilan de faillite" de l'ancien guévariste, puis tout récemment va-t-en guerre sur France Culture, Régis Debray.

Tout fout l'camp et il n'y a rien à sauver. La rengaine de France Culture du matin au soir (surtout les matins, midis et soirs).

Olivia Gesbert, bien planquée dans la Maison Ronde se délecte quotidiennement de tous les discours insurrectionnels, apocalyptiques ou dans les moins mauvais moments, alarmistes et démoralisateurs, d'où ce genre de citation : "Il y a une bascule qui s'est faite de l'intellectuel vers l'émotif, du projet vers l'optique, de la réflexion aux images. L'heure est aux publicitaires, aux spin doctors, aux photographes et aux cinéastes, plus aux écrivains ou aux philosophes." Régis Debray

Ou encore celle-ci :

"La disparition de l’avenir est une chose notable. Il n’y a plus de parti idéologiquement structuré avec une vision de l’avenir, avec une vision de ce qui est à accomplir. Nous vivons dans le marketing de l’instant, dans le 'présentisme' du chiffre." Régis Debray  [Soupirs puissance n]

Comme chacun sait, il ne faut pas appeler le chef de l'exécutif, "le Président de la République, Emmanuel Macron", ni "Emmanuel Macron", mais "Macron", comme on le voit ci-dessous dans un résumé de livre qui se veut descriptif quand il est en filigrane, comme toujours, accusatoire :

Dans Le nouveau Pouvoir (Cerf, Septembre 2017) il [Régis Debray] montrait comment l’apparent changement politique que constitue l’arrivée au pouvoir de Macron marque une profonde mutation culturelle inscrivant la France, pourtant catholique et républicaine, dans l’avènement planétaire de la civilisation issue du néo-protestantisme.

Par un hasard de lecture dû à un entretien, justement de madame Gesbert, avec Bertrand Delais, je lis ceci qui montre pourquoi le Président de la République provoque une telle haine des jeunes conservateurs de France Culture et de toutes les personnalités rancies qui font le bilan mélancolique de leur existence :

Emmanuel Macron, le Président à l'optimisme sans borne huffingtonpost.fr
________________________________________
Un jour les historiens s'interrogeront sur ces élections de 2017... et une interrogation s'imposera alors: comment et pourquoi un pays en pleine dépression, doutant de lui-même a ainsi décidé de livrer une partie de son destin à un homme qui lui restait un optimiste invétéré?
Ce paradoxe était frappant hier soir dans l'intervention présidentielle. Lorsqu'il expliquait sa politique sur le logement, sur la formation de chômeurs ou sur le tissu social qui se délite, on était frappé par la constante référence à une vision optimiste, à des paris censés mais qui trahissaient une vraie croyance dans le progrès. Là où les populismes européens, le vote Trump constituent les expressions du blues du peuple blanc fragilisé par la mondialisation, la dialectique d'Emmanuel Macron reste celle de celui qui entend redonner une confiance en l'avenir, qui refuse un certain fatalisme.

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336
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''Il faut un minimum de respect et de politesse'' (auditrice) - le Mer 09 Mai 2018, 14:33

Philaunet(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30551) a écrit: (...)  Comme chacun sait, il ne faut pas appeler le chef de l'exécutif, "le Président de la République, Emmanuel Macron", ni "Emmanuel Macron", mais "Macron", comme on le voit ci-dessous dans un résumé de livre qui se veut descriptif quand il est en filigrane, comme toujours, accusatoire :

Dans Le nouveau Pouvoir (Cerf, Septembre 2017) il [Régis Debray] montrait comment l’apparent changement politique que constitue l’arrivée au pouvoir de Macron marque une profonde mutation culturelle inscrivant la France, pourtant catholique et républicaine, dans l’avènement planétaire de la civilisation issue du néo-protestantisme. (...)
On n'est pas seul... Au courrier de Radio France politesse à l’antenne
nicole chirey 07/05/2018 10:48 France Culture

6h40 ce jour :billet politique pour la première année du nouveau président .j'entends parler de Macron , Merquel sans monsieur ou madame .c'est un manque de respect pour la personne et l'institution , j'attends mieux de France Culture .ces personnes ont été élues .On ne peut pas les nommer de la même façon qu'un jeune nomme son camarade de classe .Si on ne montre pas un minimum de respect pour ces personnes qui représentent leurs pays , pourquoi respecter les personnes agées ,les députés , les médecins , les enseignants ..., les personnes qui ne pensent pas comme nous ?
les mots ne sont pas innocents et surtout sur les ondes .si on veut une société solidaire , il faut un minimum de respect et de politesse.


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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 14 Mai 2018, 12:32

munstead(http://www.regardfc.com/t94p650-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#30581) a écrit:Il fallait écouter à 12 h 30 la remise des prix cinéma France Culture à Cannes par Sandrine Treiner. La directrice, que le journaliste appelle "Sandrine",  n'a aucune idée de la façon de remettre un prix. J'ai connu des remises de prix dans des collèges qui avaient plus de panache. Elle se lance dans quelques phrases confuses avant que l'on ne découvre enfin que c'est Claire Denis qui a obtenu le prix pour l'ensemble de son œuvre. Claire Denis! L'habituée de FC, la grande réalisatrice française inexportable, l'enfant chérie du CNC (c'est son côté intellectuelle avancée) prend vaguement la parole, en toute fausse modestie (quand on la connait), on parle de son film qui sort juste là, mais on n'aura pas le droit d'en connaître le sujet, me semble-t-il. (...)

Tout cela dans la plus grande confusion par volonté de "faire simple", "entre copains" (c'est d'ailleurs le cas). Le français est massacré, on se rend mutuellement hommage, le réalisateur est ému d'être assis à côté de Claire Denis (généralement, dans le milieu du cinéma, on a plutôt peur d'être à côté d'elle), bref le petit monde du CNC ravi de se retrouver. Je ne crois pas que quelqu'un ait pensé mentionner ce que représentait ce prix, ce qu'il apportait en dehors d'une mention au générique et de la station présentant ce genre d'œuvres comme "un film France Culture", ce qui est pour le moins abusif. Énervant pour un dimanche.
Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) En direct du 71e Festival de Cannes (1/6) Lauréat(e) du prix France Culture consécration: Claire Denis.

Mme Denis ("ouais, ouais") a des états d'âme comme on les aime à FC,  elle est sans doute ce que l'on appelle une réalisatrice "torturée", doutant de tout et anxieuse de sentir le temps qu passe. Mme Gesbert aurait dû "faire" psychanalyste (l'antenne ressemble d'ailleurs assez souvent à un cabinet de psy). Mme Denis est de son temps (comme Antoine Guillot aux ordres, qui rappelle  à OG , "en passant", que les directeurs des festivals à Cannes sont tous des hommes), elle est féministe et pour "plus d'international et de métissage".

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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 14 Mai 2018, 17:02

Philaunet(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30586) a écrit:

Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) En direct du 71e Festival de Cannes (1/6) Lauréat(e) du prix France Culture consécration: Claire Denis.

Mme Denis ("ouais, ouais") a des états d'âme comme on les aime à FC,  elle est sans doute ce que l'on appelle une réalisatrice "torturée", doutant de tout et anxieuse de sentir le temps qu passe. Mme Gesbert aurait dû "faire" psychanalyste (l'antenne ressemble d'ailleurs assez souvent à un cabinet de psy). Mme Denis est de son temps (comme Antoine Guillot aux ordres, qui rappelle  à OG , "en passant", que les directeurs des festivals à Cannes sont tous des hommes), elle est féministe et pour "plus d'international et de métissage".

Vous écrivez Philaunet : Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) . Une inspiration très limitée, sans doute. Une connaissance de tous les films nulle que trahissent des questions si ouvertes que l'interview tourne à la séance de psychanalyse, plus certainement.

Lisons à plat les questions interchangeables d'Olivia Gesbert. Pas une ne concerne un film particulier, une séquence précise, un rapprochement opportun. De sorte que telles quelles, vous pouvez les resservir au prochain cinéaste qui viendra au micro. Travail fourni pour cette interview ? Avoisinant le zéro. Voyons comment (petit jeu : lisez ces questions en remplaçant les mots : Claire Denis par ceux de votre réalisateur préféré, votre interview est dans la boîte !) :

1/ Est-ce qu'après une dizaine de films, vous vous sentez enfin légitime ? (7'25'')
2/ Si on cherche aujourd'hui, qu'on fait ce coup d’œil en arrière dans le rétroviseur, et qu'on cherche ce qui peut relier tous vos films, ce qui commence à faire oeuvre malgré tout, est-ce que vous diriez que c'est le doute le fil conducteur ? (9'00'')
3/ On fait des films pour sortir de soi aussi, pour sortir de son monde intérieur, et faire des films permet peut-être de construire un autre monde par la caméra, ce monde que vous avez cherché à construire, est-ce que c'est un monde idéal pour autant ? (09'59'')
4/ A vos yeux quel est le film qui vous ressemble le plus aujourd'hui ? On revient à Chocolat qui était en partie autobiographique aussi, est-ce que White material est celui qui vous correspond le plus, est-ce qu'il y en a un qui nous parle de vous plus qu'un autre ? (10'49'')
5/ Vous avez toujours refusé de faire des films de genre, c'est-à-dire des films féminins. Ça vous a été reproché ? (13'39'')
6/ Vous pensez Claire Denis qu'on vit dans un monde où tout est possible aujourd'hui ? Le pire comme le meilleur ? (14'40'')
7/ Est-ce que le cinéma pour vous Claire Denis nous rehausse ? (16'28'')
8/ Le cinéma c'est faire des films dans la contrainte pour vous réalisatrice. Avec le prochain film, on a le sentiment que vous avez défié une nouvelle part de vous -même. Ça a été compliqué ce tournage ? Quel est le défi principal que vous vous êtes adressé à vous-même avec ce film ? (17'50'')
9/ Donc ce film commence à ressembler à ce que vous vouliez ? (18'30'')

Et sinon, Claire Denis, un ou deux sucres avec votre café ?

P.S. : Réussir à ne pas citer une seule fois Trouble every day (2001) dans une interview avec Claire Denis, c'est vraiment bien joué.

P.S. : les ouais-ouais cités par Philaunet : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-14.05.2018-ITEMA_21678661-0.mp3" debut="08:04" fin="08:10"]

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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Lun 14 Mai 2018, 17:20

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30589) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30586) a écrit:

Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) En direct du 71e Festival de Cannes (1/6) Lauréat(e) du prix France Culture consécration: Claire Denis.

Mme Denis ("ouais, ouais") a des états d'âme comme on les aime à FC,  elle est sans doute ce que l'on appelle une réalisatrice "torturée", doutant de tout et anxieuse de sentir le temps qu passe. Mme Gesbert aurait dû "faire" psychanalyste (l'antenne ressemble d'ailleurs assez souvent à un cabinet de psy). Mme Denis est de son temps (comme Antoine Guillot aux ordres, qui rappelle  à OG , "en passant", que les directeurs des festivals à Cannes sont tous des hommes), elle est féministe et pour "plus d'international et de métissage".

Vous écrivez Philaunet : Après ce point de vue, on ne vous recommande pas l'ajout à Claire Denis d'Olivia Gesbert qui l'interroge ce midi avec une inspiration très limitée, pour dire le moins (c'est peut-être voulu pour correspondre au niveau des néo-auditeurs recherchés) . Une inspiration très limitée, sans doute. Une connaissance de tous les films nulle que trahissent des questions si ouvertes que l'interview tourne à la séance de psychanalyse, plus certainement.

Lisons à plat les questions interchangeables d'Olivia Gesbert. Pas une ne concerne un film particulier, une séquence précise, un rapprochement opportun. De sorte que telles quelles, vous pouvez les resservir au prochain cinéaste qui viendra au micro. Travail fourni pour cette interview ? Avoisinant le zéro. Voyons comment (petit jeu : lisez ces questions en remplaçant les mots : Claire Denis par ceux de votre réalisateur préféré, votre interview est dans la boîte !) :

1/ Est-ce qu'après une dizaine de films, vous vous sentez enfin légitime ? (7'25'')
2/ Si on cherche aujourd'hui, qu'on fait ce coup d'oeil en arrière dans le rétroviseur, et qu'on cherche ce qui peut relier tous vos films, ce qui commence à faire oeuvre malgré tout, est-ce que vous diriez que c'est le doute le fil conducteur ? (9'00'')
3/ On fait des films pour sortir de soi aussi, pour sortir de son monde intérieur, et faire des films permet peut-être de construire un autre monde par la caméra, ce monde que vous avez cherché à construire, est-ce que c'est un monde idéal pour autant ? (09'59'')
4/ A vos yeux quel est le film qui vous ressemble le plus aujourd'hui ? On revient à Chocolat qui était en partie autobiographique aussi, est-ce que White material est celui qui vous correspond le plus, est-ce qu'il y en a un qui nous parle de vous plus qu'un autre ? (10'49'')
5/ Vous avez toujours refusé de faire des films de genre, c'est-à-dire des films féminins. Ça vous a été reproché ? (13'39'')
6/ Vous pensez Claire Denis qu'on vit dans un monde où tout est possible aujourd'hui ? Le pire comme le meilleur ? (14'40'')
7/ Est-ce que le cinéma pour vous Claire Denis nous rehausse ? (16'28'')
8/ Le cinéma c'est faire des films dans la contrainte pour vous réalisatrice. Avec le prochain film, on a le sentiment que vous avez défié une nouvelle part de vous -même. Ça a été compliqué ce tournage ? Quel est le défi principal que vous vous êtes adressé à vous-même avec ce film ? (17'50'')
9/ Donc ce film commence à ressembler à ce que vous vouliez ? (18'30'')

Et sinon, Claire Denis, un ou deux sucres avec votre café ?

P.S. : Réussir à ne pas citer une seule fois Trouble every day (2001) dans une interview avec Claire Denis, c'est vraiment bien joué.

P.S. : les ouais-ouais cités par Philaunet : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-14.05.2018-ITEMA_21678661-0.mp3" debut="08:04" fin="08:10"]

Très amusant. Vous avez mis le doigt sur le principe des questions passe-partout d'OG, masquées par une formulation compliquée, quelques mots à la mode, des hésitations, le tout censé montrer qu'elles sont le fruit d'une profonde réflexion.
Je n'ai pas eu le courage d'écouter, CD n'étant pas du tout ma tasse de thé, même avec sucre. Pour la question 1 sur la légitimité, elle a dû quand même se retenir de ne pas quitter le plateau et d'envoyer sa tasse à la figure de la journaliste "légitime". Et là, elle aurait eu raison.

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''Pourquoi burn-outons nous ?'' (O. Gesbert) - le Ven 25 Mai 2018, 18:37

La Grande table, dans une émission mémorable (pas pour l'animatrice mais pour des raisons incidentes), pose aujourd'hui ces questions : "Pourquoi sommes-nous si fatigués, pourquoi burn-outons nous ?"

Réponse évidente : parce que nous lisons le site de France Culture et écoutons l'animatrice du midi.

Et pourquoi écouter la tranche du midi ? Pour ne pas se priver des propos susceptibles d'intéresser l'auditeur, même si l'on sait d'avance que les interventions de Mme Gesbert et de M. Mercier vont les gâcher (ce dernier a fait fort ce midi).

À suivre, La fatigue, un mal contemporain avec Eric Fiat et Dalibor Frioux.

En attendant, la parole à deux connaisseurs de l'antenne :
munstead(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30590) a écrit:
Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t337p330-la-grande-table-tirons-la-nappe#30589) a écrit: (...)  Lisons à plat les questions interchangeables d'Olivia Gesbert. Pas une ne concerne un film particulier, une séquence précise, un rapprochement opportun. De sorte que telles quelles, vous pouvez les resservir au prochain cinéaste qui viendra au micro. Travail fourni pour cette interview ? Avoisinant le zéro. Voyons comment (petit jeu : lisez ces questions en remplaçant les mots : Claire Denis par ceux de votre réalisateur préféré, votre interview est dans la boîte !) (...)
Très amusant. Vous avez mis le doigt sur le principe des questions passe-partout d'OG, masquées par une formulation compliquée, quelques mots à la mode, des hésitations, le tout censé montrer qu'elles sont le fruit d'une profonde réflexion.(...)

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Le pire est sûr - le Lun 28 Mai 2018, 22:14

Un sujet déjà présenté longuement dans Avis critique et labouré de nouveau chez Mme Gesbert ce lundi 28 mai 2018.

On ne s'en étonnera pas à lire une des deux phrases tirée des 35 minutes d'émission pour figurer en citation sur le descriptif : "Les institutions de la représentation sont en train de mourir sous nos yeux." Loïc Blondiaux

Revient à l'esprit le propos de munstead (et bien d'autres) à propos des journaux de France Culture :
munstead(http://www.regardfc.com/t94p650-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#30639) a écrit: (...) le journal de la mi-journée: dénonciations, critiques, inquiétude, attaques diverses, avertissements, désolation, mobilisations, bref l'atmosphère habituelle des journaux de FC.

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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! -

La Grande table - Tirons la nappe !     Page 34 sur 35

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