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La Grande table - Tirons la nappe !    Page 35 sur 36

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Le pire est sûr - le Lun 28 Mai 2018, 22:14

Un sujet déjà présenté longuement dans Avis critique et labouré de nouveau chez Mme Gesbert ce lundi 28 mai 2018.

On ne s'en étonnera pas à lire une des deux phrases tirée des 35 minutes d'émission pour figurer en citation sur le descriptif : "Les institutions de la représentation sont en train de mourir sous nos yeux." Loïc Blondiaux

Revient à l'esprit le propos de munstead (et bien d'autres) à propos des journaux de France Culture :
munstead(http://www.regardfc.com/t94p650-les-journaux-et-la-redaction-de-fc#30639) a écrit: (...) le journal de la mi-journée: dénonciations, critiques, inquiétude, attaques diverses, avertissements, désolation, mobilisations, bref l'atmosphère habituelle des journaux de FC.

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Une belle nappe pour la ''Grande table 1ere partie'', mais après, vite sous la table ! - le Mer 30 Mai 2018, 12:46

Une demi-heure qui s'écoute avec intérêt et qui a pour sujet Merce Cunningham, indépassable, le 30/05/2018.

La responsabilité en incombe à Raphaël Bourgois qui tient la discussion avec maîtrise et expérience. Parole libre est laissée à l'Américain Robert Swinston, ex danseur et ancien assistant de Merce Cunningham, qui s'exprime en français, et à deux autres intervenants (descriptif* encore incomplet).

La fin de la demi-heure est lancée avec l'arrogant et rasoir "France Culture, l'esprit d'ouverture" (on se croirait dans un supermarché qui beugle sa publicité) et les annonces qui se terminent par une promotion des Pieds sur terre (nouveau produit podcast) avec ce cri de désespoir "Faites quelque chose !". Cela permet d'aborder les lamentations du journal avec empathie...

Raphaël Bourgois nous invite à entrer, après le journal, dans le dur de l'esprit et des obsessions de France Culture avec Dans les ruines du capitalisme sous-titré  "Le champignon de la fin du monde" Youpi ! Les citations à venir devraient être un régal...

[Ajouté après envoi]
GT1, le bon français : Merce Cunningham a plus de deux cent pièces [cents] / Bien que Merce Cunningham utilise le vocabulaire et le corps classique [? "classiques" ?]
GT2, la phrase définitive Smile : "Si on ne peut pas arrêter le capitalisme, c'est le capitalisme qui va nous arrêter." Anna L. Tsing ; le bon français : "La crise écologique et l'évolution du capitalisme globalisé ont définitivement invalidé cette idée de progrès continue" [continu]

*Avec Robert Swinston, ex danseur et ancien assistant de Merce Cunningham, directeur du CNDC d’Angers. Il reprend trois pièces du chorégraphe américain à l’occasion du centenaire de sa naissance au Théâtre national de la danse de Chaillot. Et avec Dominique Boivin, ancien élève de Merce Cunningham.

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Après la peur de l'altérité, le capitalisme - le Mer 06 Juin 2018, 22:17

La réponse au quiz posté dans le fil "On tique aux tics" sous le titre ''L'altérité'' (en soi)
Philaunet(http://www.regardfc.com/t617p30-on-tique-aux-tics#30698) a écrit:La devinette du jour : qui parle (= qui tente de poser une "question") dans quelle émission ?    [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18755-25.05.2018-ITEMA_21691007-4.mp3" debut="18:34" fin="19:45"]
était dans l'émission La Grande table (2ème partie) du 25/05/2018, numéro à l'écoute duquel on a ressenti une grosse fatigue, ça tombait bien vu son sujet "La fatigue, un mal contemporain".

Un petit extrait ? Quelles cases du paradigme peut-on cocher, ici ? La voix du questionneur est la même que celle qui nous contait  la peur de l'altérité : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18755-25.05.2018-ITEMA_21691007-4.mp3" debut="19:40" fin="22:03"]

Pas de relance des animateurs ici ? Il faut dire qu'ils sont tellement contents de ce qu'ils entendent (vu qu'ils l'ont provoqué...). En passant, Mme Gesbert dit "Aude" pour "ode", ce doit être une "Maude".

Pour le reste, le commentaire est libre, comme toujours, je passe la main aux volontaires.

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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Mer 06 Juin 2018, 22:42

@Philaunet a écrit:Un petit extrait ? Quelles cases du paradigme peut-on cocher, ici ? La voix du questionneur est la même que celle qui nous contait  la peur de l’altérité

Qui sait, peut-être comprendrions-nous ce qu'Antoine Mercier veut dire si on le voyait gesticuler pour ex-pli-ci-ter sa parole ? Cet épais nuage de particules verbales contribue sans aucun doute au couvercle de pollution qui recouvre la capitale quand le vent ne souffle pas. Et si l'invité en rajoute... De l'art de sortir tout le thésaurus des mots sociologico-philosophiques qui viennent à l'esprit, avec deux ou trois embardées du côté de la critique de la société de consommation et de la détestation du gouvernement. On peut légitimement se demander ce que ces deux-là peuvent fumer ensemble. Se rendent-ils compte que leur comédie de l'échange intellectuel ne veut quasiment rien dire, qu'elle est inintéressante, qu'elle ne laisse aucun souvenir et qu'elle prend un temps d'antenne qui pourrait être comblé par de vrais projets culturels? (cf. les nombreuses suggestions d'écoutes à l'étranger publiées ici par le vaillant Philaunet)

On se hasarde à revenir à petit pas à l'écoute de l'indigeste programme de jour, et puis on tombe sur ceci... Ont-ils seulement conscience que leur émission est totalement ratée et incompréhensible à la diffusion ?

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''La faute à la société...'' - le Dim 10 Juin 2018, 08:14

Joli retour sur une campagne de communication de France Culture dans
Yann Sancatorze(http://www.regardfc.com/t337p340-la-grande-table-tirons-la-nappe#30701) a écrit: (...) Qui sait, peut-être comprendrions-nous ce qu'Antoine Mercier veut dire si on le voyait gesticuler pour ex-pli-ci-ter sa parole ? (...) De l'art de sortir tout le thésaurus des mots sociologico-philosophiques qui viennent à l'esprit, avec deux ou trois embardées du côté de la critique de la société de consommation et de la détestation du gouvernement. (...)
Toujours dans La fatigue, un mal contemporain avec Eric Fiat et Dalibor Frioux, ici ce dernier après la relance de Mme Gesbert. Faut-il pointer le simplisme ? La sottise ?
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18755-25.05.2018-ITEMA_21691007-4.mp3" debut="22:47" fin="23:52"]
"Eau, air, sexualité : gratuit, abondant, partagé, naturel" : du grand savoir d'historien et de géographe...

Le premier (tout un poème) sur la rêverie, avec en prime un peu de name-dropping, une lecture de fiche et quelques imparfaits du subjonctif pour faire son pédant. Donc rêverie = regarder une femme dans le métro [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18755-25.05.2018-ITEMA_21691007-4.mp3" debut="28:16" fin="31:12"]
Rare relance un peu critique, celle d'Antoine Mercier.

Puis, après une mention de Stefan Zweig (peut-il nous renseigner sur notre époque ? On peut en douter), cette incise d'Eric Fiat et la cerise sur le gâteau d'Antoine Mercier : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18755-25.05.2018-ITEMA_21691007-4.mp3" debut="33:15" fin="33:36"]

"Le visage du Christ penché sur la croix, les cantates de Bach, ce sont de magnifiques odes au sommeil". Sottises transmises aux historiens de l'art et aux musicologues. Antoine Mercier souligne involontairement et de manière cocasse cette remarque en ajoutant : "On peut y mettre aussi les Nuits de France Culture".

Les émissions d'archives de la station diffusées la nuit (mais écoutées le jour en podcast) comme "ode au sommeil" ? On aura tout entendu.

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Mathieu Bock-Côté tire la nappe de la Grande table - le Dim 10 Juin 2018, 08:21

En lisant la présentation de Mathieu Bock-Côté par La Grande table (2ème partie) du 04 06 2018, on s'interroge : a-t-on jamais lu équivalente description pour un invité "de gauche" ?

Descriptif : Grand contributeur à la «fertilité du débat» selon Laurent Wauquiez, fort de la «fraîcheur de pensée » que lui attribue Guillaume Peltier, loué pour « sa parole non-aseptisée», il est un intellectuel de plus en plus prisé sur la droite de l'échiquier français. Le sociologue Mathieu Bock-Côté, chargé de cours à HEC Montréal, chroniqueur au Journal de Montréal et à différents magazine de droite française (Figaro Vox, Valeurs Actuelles, Le Point, le site Causeur.fr etc.).

Tendance gaulliste dont il apprécie le conservatisme romantique... Disciple de Raymond Aron. Critique envers le système («l’ordre») médiatique «pathologiquement» de gauche.


Le titre de l’émission, bien dans le style anxiogène et généralisant de France Culture ("Menace" + "Civilisation") ne reflète pas son contenu.

Un compte-rendu de cette émission, à la manière de ce que fit Nessie autrefois, suivant minute par minute un débat (cf. posts 44 à 47 du fil "Interviewer Mme Le Pen"), montrerait comment Mathieu Bock Côté a laminé ses piètres interlocuteurs par sa verve et son discours ultra-rodé. Cette émission n'a "curieusement" pas fait l'objet de promotion sur la page d'accueil de la station. Par ailleurs, le choix de la photo du descriptif vaut déclaration politique de la station.

Alain Finkielkraut comme caution de droite de la station, un classique de la direction de France Culture pour arguer de son "pluralisme"... [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-04.06.2018-ITEMA_21700687-1.mp3" debut="01:51" fin="02:26"]

"Vous êtes ici chez vous" dit Mme Gesbert à qui l'on décerne la palme de l'hypocrisie.

Suite pour situer le niveau du débat (Emmanuel Macron vs Justin Trudeau ; le progressisme ;  le conservatisme et la modernité) : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/18722-04.06.2018-ITEMA_21700687-1.mp3" debut="02:26" fin="06:23"]

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Jean-Yves Tadié (La grande table d'été + La compagnie des auteurs) - le Sam 14 Juil 2018, 23:19

Hormis un savonnage malencontreux (Prout musicomane, dit-elle [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-11.07.2018-ITEMA_21739648-10.mp3" debut="01:55" fin="02:10"]) en introduction de La grande table d'été du 11 juillet 2018 : La petite sonate de Proust, toutes les questions de Maylis Besserie à Jean-Yves Tadié et Cécile Leblanc ont le mérite de cibler précisément leur objet : par exemple, la place de la musique dans l’éducation de Proust, la musique de chambre avant l’enregistrement sur cylindres, la relation de l’écrivain avec Reynaldo Hahn, les conditions de l'écoute au théâtrophone. Les renvois archives suscitent également la curiosité de l’auditeur. Sont citées deux émissions de France Musique, ce n’est pas si courant sur France Culture : Notes du traducteur, par Philippe Cassard (et non Notes de traduction comme dit à l’antenne) « Piano et pianistes dans l’oeuvre de Marcel Proust », avec Jérôme Bastianelli (27 juin 2015, encore disponible à l’écoute) et Note contre note, par Martine Kaufmann, avec Clément Rosset (21 février 2010).

Une fois la productrice s’embourbe un peu, mais rien de méchant car son travail (peut-être scolaire mais cela vaut toujours mieux que Gesbert) est sérieux. Besserie : La musique est une forme d’écriture, non seulement peut-être parce que la musique peut dire tout ce que le langage n’arrive peut-être pas à exprimer, en tout cas, il y a cette forme de concurrence entre les arts et ce questionnement de Proust face à la capacité qu’a la musique à rendre autre chose de l’émotion et du monde (11’06'') (cela n’a pas l’air, mais c’est une question). Jean-Yves Tadié : ce que montre très bien Proust, c’est qu’on peut écouter la musique de manière un peu superficielle ou même sentimentale (…), or ce n’est pas absolument pas comme ça qu’il faut écouter la musique. Il faut la comprendre finalement comme lorsqu’on écoute le septuor de Vinteuil dans La prisonnière, c’est-à-dire qu’on est renvoyé à un déchiffrage du sens du monde, à un équivalent sonore de ce qu’apporte la plus belle littérature ou la plus belle peinture, avec cette note en plus que Proust appelle la communication des âmes, la communication sans les mots.

Le descriptif de l’émission aurait pu renvoyer vers la nuit spéciale : Une nuit au café concert avec Marcel Proust (11 juin 2017) ou à l’émission du Gai savoir consacrée à La petite phrase de Vinteuil (13 janvier 2013) dont il est également question dans l’émission. Ceci pour ce qui est encore écoutable. Sinon, de bien meilleures émissions ont été proposées à l'écoute dans les Nuits mais elles ne sont plus accessibles.

Tout à l’inverse, les questions de Matthieu Garrigou-Lagrange dans son émission La compagnie des auteurs désespèrent l’auditeur par l’amplitude qu’elles osent embrasser. En voici quelques-unes avec lesquelles Jean-Yves Tadié doit se débrouiller (Proust l'optimiste, 23 octobre 2017) :

3’54’’ : Qu’est-ce qui selon vous justifie que l’on fasse de Proust le centre de la littérature française moderne ?

4’10’’ : Est-ce que vous avez le sentiment que l’on vit dans une littérature qui reste proustienne ou est-ce qu’on a dépassé ce moment proustien de la littérature française ?

6’10’’ : (…) Proust est un personnage de la culture française. Il fait partie de notre Panthéon. Il y a un certain nombre d’images qui sont rattachées à cet écrivain et qui sont sont rattachées pour le coup à la vie de cet écrivain (elle n’en a pas l’air, mais cette dernière phrase est une question).

10’10’’ : Est-ce qu’on peut parler d’une manière ou d’une autre tout de même d’une forme d’autofiction pour À la recherche du temps perdu ?

20’02’’ : Que retenez-vous de cet extrait de Du côté de chez Swann lu par André Dussolier, Jean-Yves Tadié ?

27'05'' : Qu'est-ce qui conduit Marcel Proust à ce premier livre ?

44'27'' (la plus inepte peut-être) : S'il fallait donner une définition à cette immense livre [À la recherche du temps perdu], quelle définition pourriez-vous donner ?

47'37'' (atterrant) : Il y a aussi sur l'art et la vie la réflexion du narrateur et sans doute de Marcel Proust sur l'art et la vie. Peut-on dire que c'est un livre qui réfléchit d'abord cette question et la place de l'écriture dans une vie ? (Vous avez 5 heures).

N.B. : La façon qu’ont certains producteurs de découper leurs émissions en chapitres (un jour = un sujet) et de s’y tenir rigoureusement, je dirai même effrontément, peut non seulement casser la fluidité d’une transmission généreuse où une idée en apporte une autre mais aussi conduire à des impolitesses inexcusables. Voyez comme Jean-Yves Tadié est recadré par Garrigou-Lagrange au moment où le biographe souhaite apporter un complément de connaissance sur la réception homosexuelle de l’oeuvre de Proust : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/15537-23.10.2017-ITEMA_21472506-1.mp3" debut="09:00" fin="09:44"]

Ça, c’est l’émission de mercredi, dit-il. N’y entendrait-on pas : laisse mes jouets tranquilles et contente-toi de mes questions ?

N.B. Bis : Un contre-exemple, confirmant l’inanité des questions du producteur : Alors, il y a des ressemblances entre la mère et le fils. Il y a une ressemblance physique déjà qui est très forte. Tadié : Absolument oui… (un blanc). Cela ne nous mène pas très loin, mais c’est vrai.

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« C'est tellement large » Françoise Pétrovitch - le Lun 30 Juil 2018, 18:02

La grande table d'été offre un retour aux fondamentaux : des expositions, du cinéma, du théâtre, de la photographie et c'est franchement bienvenu. Si l'on est d'abord enthousiaste à l'idée d'écouter les artistes invités au micro, on se désole néanmoins des questions qui leur sont posées.

Aujourd'hui, lundi 30 juillet 2018, l'émission est intitulée Enfance de l'art. Clément Cogitore, cinéaste et Françoise Pétrovitch, dessinatrice-peintre sont reçus dans la première partie (i.e. 30 minutes). Le producteur Romain de Becdelievre a remplacé Maylis Besserie. Et signe le retour des questions ouvertes c'est-à-dire interchangeables, travaillant en secret l'espoir d'une réponse longue ou fouillée de l'invité qui lancera peut-être un commencement de discussion et cassera la routine de l'«interrogatoire ». Comme Gesbert avant lui, Romain de Becdelievre ne sait pas poser de questions concrètes à un artiste (laissons-lui le temps cependant, c'était sa première) relatives à une oeuvre, au procédé de son exécution, son mode d'exposition. Non, à la place, il demande :

1'57'' : Est-ce que vous diriez que l'enfance, c'est une notion dont il faut se méfier a priori ? (l'enfance, une notion ?)
2'38'' : Et comment elle se transmet dans l'art cette violence-là ?  
4'58'' : On associe souvent l'enfance à la question de la naïveté, de l'innocence. Est-ce que c'est des notions qui vous intéressent ? (zzzzzz...)
6'10'' : Ce serait un état de transformation des formes, un moment où les formes sont plutôt indistinctes, ce moment de l'enfance ? (un blanc) Ce serait ça qui vous intéresserait ? Pétrovitch : _ Je ne sais pas (rires). C'est tellement large ! [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-30.07.2018-ITEMA_21756266-10.mp3" debut="06:09" fin="06:30"]

À 7'50'', cela se resserre enfin. Des questions circonstanciées sont posées. Enfin, presque :

11'41'' : Dans la question de l'exposition, il y a la question de l'échelle (...) Je me suis demandé si le regard de l'enfant et l'enfant spectateur, c'était pas aussi juste une question de la taille de l'enfant. Il est petit et finalement il regarde des oeuvres qui sont plus grandes que lui (que dire ?)
13'42'' : Est-ce que c'est une notion qui vous a intéressé, la question du montage dans l'exposition ? (notion, question, décidément...)
18'56'' : Est-ce que vous, vous avez un rapport singulier avec votre enfance, c'est quelque chose que vous convoquez pour votre travail artistique ? À question délibérément gagesque, préalable sonnant : Françoise Pétrovitch : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-30.07.2018-ITEMA_21756266-10.mp3" debut="20:10" fin="20:50"]
21'34'' : Dans vos dessins, vous avez souvent représenté des enfants et aussi surtout des adolescents. Qu'est-ce qui vous intéresse dans cette représentation-là ? (terrible, terrible, quelle patience de Pétrovitch)
24'59'' : Est-ce que vous faites un lien entre l'enfant et l'animal ?
28'43'' : Est-ce que vous avez des souvenirs tous les deux d'avoir vu des enfants confrontés à vos oeuvres ? Qu'est-ce que ça vous a fait ? (le qu'estcequeçavousafait typique de Richeux, je crois qu'on n'a pas fini de l'entendre.)

On reconnaît les dégâts collatéraux causés par Richeux dont Becdelievre a été l'assistant plusieurs années (et continuera peut-être de l'être). À écouter cette introduction du deuxième invité, vous prenez peur (ton, phrases sans point et surtout, le Merci d'être là, fatal) :
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-30.07.2018-ITEMA_21756266-10.mp3" debut="34:54" fin="35:25"]

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Formatage au ras des pâquerettes - le Jeu 02 Aoû 2018, 16:42

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t337p340-la-grande-table-tirons-la-nappe#30947) a écrit:La grande table d'été offre un retour aux fondamentaux : des expositions, du cinéma, du théâtre, de la photographie et c'est franchement bienvenu. (...)
C'est tous les jours le cas sur une radio culturelle d'outre-Rhin.
Si l'on est d'abord enthousiaste à l'idée d'écouter les artistes invités au micro, on se désole néanmoins des questions qui leur sont posées.
Voir en passant sur le sujet notre fil L'art de l'entretien radiophonique.
Aujourd'hui, lundi 30 juillet 2018, l'émission est intitulée Enfance de l'art. Clément Cogitore, cinéaste et Françoise Pétrovitch, dessinatrice-peintre sont reçus dans la première partie (i.e. 30 minutes). Le producteur Romain de Becdelievre a remplacé Maylis Besserie. Et signe le retour des questions ouvertes c'est-à-dire interchangeables, travaillant en secret l'espoir d'une réponse longue ou fouillée de l'invité qui lancera peut-être un commencement de discussion et cassera la routine de l'« interrogatoire ». Comme Gesbert avant lui, Romain de Becdelievre ne sait pas poser de questions concrètes à un artiste (laissons-lui le temps cependant, c'était sa première) relatives à une oeuvre, au procédé de son exécution, son mode d'exposition.
Romain de Becdelievre remplace régulièrement la productrice Marie Richeux et son nom figure dans 94 pages de 15 émissions, soit 1410 collaborations à des émissions depuis 2011. A-t-il encore besoin de formation pour préparer une discussion ?
Non, à la place, il demande :

1'57'' : Est-ce que vous diriez que l'enfance, c'est une notion dont il faut se méfier a priori ? (l'enfance, une notion ?)
2'38'' : Et comment elle se transmet dans l'art cette violence-là ?  
4'58'' : On associe souvent l'enfance à la question de la naïveté, de l'innocence. Est-ce que c'est des notions qui vous intéressent ? (zzzzzz...)
6'10'' : Ce serait un état de transformation des formes, un moment où les formes sont plutôt indistinctes, ce moment de l'enfance ? (un blanc) Ce serait ça qui vous intéresserait ? Pétrovitch : _ Je ne sais pas (rires). C'est tellement large ! [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-30.07.2018-ITEMA_21756266-10.mp3" debut="06:09" fin="06:30"] (...)
21'34'' : Dans vos dessins, vous avez souvent représenté des enfants et aussi surtout des adolescents. Qu'est-ce qui vous intéresse dans cette représentation-là ? (terrible, terrible, quelle patience de Pétrovitch)
24'59'' : Est-ce que vous faites un lien entre l'enfant et l'animal ?
28'43'' : Est-ce que vous avez des souvenirs tous les deux d'avoir vu des enfants confrontés à vos oeuvres ? Qu'est-ce que ça vous a fait ? (le qu'estcequeçavousafait typique de Richeux, je crois qu'on n'a pas fini de l'entendre.)

On reconnaît les dégâts collatéraux causés par Richeux dont Becdelievre a été l'assistant plusieurs années (et continuera peut-être de l'être). À écouter cette introduction du deuxième invité, vous prenez peur (ton, phrases sans point et surtout, le Merci d'être là, fatal) :
[son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-30.07.2018-ITEMA_21756266-10.mp3" debut="34:54" fin="35:25"]
Quand on a une cervelle d'oiseau comme maîtresse de stage, faut-il s'étonner ?

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''Pourquoi ça peut justement être compliqué...'' - le Ven 03 Aoû 2018, 17:49

Sur la page de La Grande table d'été de Romain de Becdelievre " Emily Brontë a 200 ans" (31/07/2018), on n'y va pas avec le dos de la cuillère ('Les hauts de Hurlevent') : "c’est le plus beau roman de tous les temps. Christine Jordis". Soit dit en passant, la "spécialiste de la littérature anglaise", Christine Jordis, est l'invitée obligée de toutes les émissions sur les Brontë.

Emily Brontë, qui a manqué atteindre les 200 ans (pourquoi une mort si précoce ?), est une artiste, mieux, une femme de notre temps : "écrit par une femme, c’est un roman extrêmement subversif qui transgresse toutes les règles. Catherine Lanone". Un roman France Culture...

Au fait, l'art de la question et l'intelligence de la critique littéraire chez l'apprenti de Marie Richeux, Romain de Becdelièvre (sept ans à France Culture, 1410 collaborations d'émissions) :  [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-31.07.2018-ITEMA_21757298-10.mp3" debut="06:50" fin="07:05"]

"Comment elle opère cette violence dans 'Les hauts de Hurlevent' ? Elle procède de quoi ? Parce qu'elle est assez mystérieuse finalement
". (vous êtes bien sur France Culture 2018...) [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-31.07.2018-ITEMA_21757298-10.mp3" debut="11:02" fin="11:15"]

Ça vient de sortir chez Christine Jordis (ce qui n'étonne pas), le féminin comme collectif neutre [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-31.07.2018-ITEMA_21757298-10.mp3" debut="08:43" fin="08:55"] (audace tempérée quelques secondes plus tard en voulant donner à croire que ce féminin renvoie à sa collègue et elle-même).

À propos des Hauts de Hurlevent il existe apparemment une adaptation (qui semble bien brève) mentionnée ici en 2012 par Nessie dans son recueil des programmes des Nuits : 02h54 - 03h29 : Les hauts de Hurlevent (27 février (58) adapté par Michel Manoll .


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Re: La Grande table - Tirons la nappe ! - le Jeu 09 Aoû 2018, 16:11

Connaissez-vous Romain de Becdelievre, producteur de La grande table d'été tout droit sorti d'une planche de Fabcaro extraite de son album Zaï zaï zaï zaï (2015). Si non, découvrez-le ci-dessous :



À la manière de sa maîtresse Richeux, Becdelievre prépare ses entretiens en mûrissant quelques hypothèses de lecture qu'il s'imagine en germe dans l'oeuvre présentée par son invité. En les servant au micro, il vise des réponses souhaitées qui justifieront les postulats travaillés. Ses questions introduites par : « Diriez-vous » en attestent, de même que l'abus du conditionnel, qui ferment le champ des possibles avant même que les intentions de l'invité aient été connues des auditeurs. Voici quelques exemples pris aujourd'hui jeudi 9 août 2018 dans l'émission intitulée Patois mon toit :

- Première question, 3e minute : (...) vous diriez que le patois c'est une langue ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="02:54" fin="03:10"]
- 9e minute : Est-ce qu'on peut parler d'une forme de réappropriation (...) ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="08:58" fin="09:12"] (qui est ce on ?)
- 12e minute : Vous diriez que chanter en langue locale, ce serait un meilleur moyen (...) ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="12:35" fin="12:50"]
- 21e minute : Vous diriez aussi qu'il y a des langues ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="21:25" fin="21:32"]
- 29e minute : Sourdure (nom de l'invité), vous diriez aussi qu'il faut se méfier de la notion de folklore ? [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="29:17" fin="29:26"]

- Un autre exemple de conclusion hâtive déduite de la réponse de l'invité qui ne se laisse toutefois pas faire : [son mp3="https://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/17397-09.08.2018-ITEMA_21766194-10.mp3" debut="08:00" fin="08:25"]

Becdelievre n'est pas le seul à choisir à la place de l'invité les mots de sa réponse à l'intérieur de ses questions de façon régulière. D'autres producteurs prennent en charge ce qu'ils veulent entendre de lui.

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