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Brice Couturier, le libéralisme et les néo-conservateurs    Page 6 sur 6

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Brice Couturier, le libéralisme et les néo-conservateurs - le Jeu 17 Fév 2011, 18:50

Rappel du premier message :

Le fil consacré à Répliques a vu démarrer en fond de page 4 une série de digressions sur Brice Couturier et ses orientations (politiques). C’est le moment de canaliser tout ça dans un sujet dédié.

En reprenant (et sur le mode de la provocation) :

Sur le fil Répliques (dernier refuge), Langevin a écrit:Ah, mon cher Frédéric, vous avez raison, j’ai peut-être cédé à un goût coupable pour la formule éristique et à une pratique du débat qui me porte moins vers les froufrous de la guerre en dentelle que vers la franche et joyeuse brutalité du Cosaque du Kouban.

Je vois, verser dans l’argument, c’est tremper dans la mollesse ? Allez, un bon bourre-pif, ça convaincra les besogneux du syllogisme Smile

Il a aussi été le cas que Langevin a écrit:Brice Couturier : j’y reviendrai plus longuement, mais le pauvre garçon me fait l’effet d’un enfant né trop tard dans un monde trop vieux, d’un faux libéral qui [...]

En quoi n’est-il pas un vrai libéral ? Le libéralisme politique a ses courants, tempérer son libéralisme de quelques registres d’exceptions (quoi, son conservatisme social, à Couturier ?) c’est n’être plus un libéral ?
Autre chose : Si le libéralisme (le vrai) est voué à la faillite, être un faux libéral c’est un moindre mal ? Non ? Ou bien le vrai libéralisme, vous en attendez quelques succès ?

Dans la suite de la phase, le même a écrit:[...] voit le monde avec les lunettes de Gerald Ford, d’un antitotalitaire autoproclamé qui poursuit de sa vindicte un cadavre sans penser un instant la faillite intellectuelle profonde, totale d’un modèle intellectuel fugace, le néoconservatisme à l’étasunienne, dont il fut un ardent défenseur (pour ne pas dire propagandiste).

Neocon ou libéral (aspirant-Aron), il faut choisir l’étiquette qu’on lui colle. Les néo-conservateurs sont d’authentiques interventionnistes, et ne se réclament pas du libéralisme.

Et, bien que les Bush n’étaient pas vraiment néo-conservateurs, c’est dans les faits qu’on constatera l’échec de certains partis pris néo-conservateurs. On ne démontrera pas "intellectuellement" la fausseté de principes très généraux comme l’anti-totalitarisme ou l’anti-relativisme social et moral, ou de thèses à visées pratiques comme la défense de la position dominante américaine et les moyens d’empêcher les possibilités de sa remise en cause. On peut les démonter par l’exemple - ça a ses limites, le champ d’expérience étant limité et pas de rejeu possible des situations -, mais "faillite intellectuelle" ?

Par ailleurs, à tant piétiner le modèle en question, on pourrait faire croire qu’il n’est pas tout à fait mort.

Je ne connais pas bien Brice Couturier, mais dans son tandem, le principal fournisseur de chiffres, en moyenne le meilleur connaisseur des dossiers traités, et le pourvoyeur de questions certes polémiques, mais correctement aiguisées, c’est lui. Ce sont ses qualités d’animateur du débat, pas ses orientations politiques qui comptent à son poste.

Sur la faiblesse et la force "sur le champ des idées dominantes", désolé mais c’est un travers universel, j’ai l’impression, de se représenter que les idées adverses dominent, "insidieusement" pense-t-on facilement, les esprits et les mentalités : Acrimed et compagnie voient le libéralisme et la droite partout, Slama, Couturier et Finkie n’ont de cesse de traquer l’antiracisme et la bien-pensance universellement répandue, pouvoir social véritable; Dieudonné, Soral ou quantité d’autres plus fréquentables ne cessent de croire se heurter à l’emprise sioniste omniprésente, quand le précédent Finkielkraut, et combien d’autres personnalités juives (pas de polémique sur ce qualificatif svp) s’imaginent l’antisémitisme ronger le coeur de la société et bientôt déboucher sur une nouvelle catastrophe.

Voilà une pelote d’objections de plus où moins bonne foi, qui vous donneront l’occasion de froufrouter un peu sur le dos de Brice Couturier. La démêler vous sera un jeu agréable, agira maïeutiquement sur vos idées, et permettra au forum de profiter un peu de votre lecture, et celle des autres pourvoyeurs de bons mots qui sévissent ici.
* * *

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Re: Brice Couturier, le libéralisme et les néo-conservateurs - le Jeu 26 Nov 2015, 12:54

./...

Cela dit, je m'inscrirai en faux aussi énergiquement que possible contre deux de vos remarques :

- "Le bon économique ça n'existe pas".
Excusez moi mais je crois que c'est l'assertion la moins acceptable que j'aie jamais lue dans ce forum. Elle va m'obliger à réfléchir au B-A-BA assimilé il y tellement longtemps que j'y perds mes bases et que je ne vois plus que l'évidence d'une contraposée : l'absurdité en économie et la politique de gribouille ça existe et nous la voyons à l'oeuvre avec l'économie administrée à la façon française.

- Vous parlez de néolibéralisme mais je ne sache pas que Couturier se pose en néolibéral. Il pense plutôt, me semble-t-il, qu'il n'y a pas assez de liberté économique dans ce pays. Excusez-moi de chercher la nuance hein. Et le problème dans les discussions n'est pas tant le réglage sur une ligne qui va du collectivisme absolu au libéralisme absolu. Le problème est qu'à France Culture, le libéralisme est diabolisé et l'anti-libéralisme est viscéral. Voyez par exemple sur toute l'année quelle est la couleur dominante de l'Economie en question ou des Carnets de l'économie maintenant tenus par l'impeccable (mais intoxiquée) Dominique Rousset. Ecoutez donc le mini-journal de la pensée économique chaque matin avec Amélie Perrier. Ne soyez point trop surpris d'y voir des tapis rouges déroulés à des Dominique Plihon et à des Guillaume Duval, et la portion congrue à des David Thesmar ou Patrick Arthus selon la règle moitié-moitié du pâté d'alouette : une alouette de libéralisme pour un cheval d'économie administrée. Voyez comment on parle d'économie et de société à la Grande table ou à la Suite dans les idées. Par pitié, ne nous sortez pas l'antienne sur le "néolibéralisme", c'est bon pour les banderoles du petit père Filoche, ça ....

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Atassion : ne pas lire assez RegardsFC peut vous transformer en procureur (c'est prouvé) - le Jeu 26 Nov 2015, 15:15

Et pour tout dire, s'il faut être vraiment franc et honnête, je reste étonné par l'aversion viscérale que l'idée même de liberté économique semble susciter dans la classe éclairée. Un libéral de gauche comme Macron ne peut, par évidente et basique définition, être réellement de gauche. Et quiconque afficherait un penchant pour un accroissement des libertés économiques en régime plus ou moins (lire : plutôt plus que moins) administré est immédiatement suspect de malhonnêteté intellectuelle ou idéologique.

J'en veux pour preuve la façon dont notre ami Langevin se paye le luxe de m'apostropher récemment avec son "dites plutôt que la ligne Couturier flatte votre vision des choses, ça sera tout aussi vrai et d'une franche honnêteté". Oui, "franche honnêteté", houlla et encore je vous met pas le "flatte" (n'insistons pas sur les connotations méprisables) en majuscules et souligné mais on trouvera ça dans le post au complet, daté du 26 septembre. Donc je manque de "franche honnêteté", ça y est, tac. Me voila cloué : Nessie l'est pas franc du collier. Hypocritement libéral, hé hé voyons c'est évident : si le courant Couturier a ma faveur, je suis forcément malhonnête. Notamment je l'ai pas dit assez fort. Sauf qu'avant de jouer l'air de la trahison mon ami Langevin, ben faudrait voir à prendre ses pilules et à parcourir le livret : exactement une année avant soit le 30 septembre 2014, j'avais clairement exprimé ma position ici-même dans le message n°16 qu'on peut lire un peu plus haut.  

Mais je conçois qu'on n'aye pas le temps ni l'envie et encore moins le goût de tout lire sur RFC.

Seulement dans ce cas là, on la ferme ; je veux dire : sur ce point précis. Le reste du post en sera tout aussi juste et "d'une plus franche honnêteté" Wink

_________________
A l'intention de ceux qui prennent mon pseudonyme pour un bouclier : mon identité n'est ni affichée ni dissimulée.
Pour la trouver il suffit de suivre le fil de mon profil.

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Le militant, idole de France Culture - le Jeu 26 Nov 2015, 23:49

@Nessie a écrit:(...)  Le problème est qu'à France Culture, le libéralisme est diabolisé et l'anti-libéralisme est viscéral. Voyez par exemple sur toute l'année quelle est la couleur dominante de l'Economie en question ou des Carnets de l'économie maintenant tenus par l'impeccable (mais intoxiquée) Dominique Rousset. Ecoutez donc le mini-journal de la pensée économique chaque matin avec Amélie Perrier. (...)

Ce 26 novembre, dans Culturesmonde (que signifie ce nom d'émission ?) Seattle, 1999, des "altermondialistes" aux "décroissants" : « Du 29 novembre au 3 décembre 1999 à Seattle, se tenait un sommet de l'Organisation mondiale du commerce. Sommet au cours duquel eurent lieu les premières manifestations altermondialistes, des milliers de militants bloquant les négociations et médiatisant pour la première fois une mobilisation d'ampleur considérable contre les affres [sic] du mondialisme néolibéral (...) Seize ans après, les héritiers des militants - et des fameux "black bloc" - de l'époque, ont-ils réussi à imposer un "contre-modèle", une "autre mondialisation" ? ».

De la radio très culturelle...

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Autorisé : bribes, hoquets, 140 lettres, sinon fermez-la ! - le Lun 11 Avr 2016, 10:35

Au milieu d'un Couturier-bashing de première, le blogueur de Radiofanch offre une séquence vidéo mémorable où l'on voit Maurice Clavel quitter le plateau télé.

Ce qui est remarquable, absolument remarquable ici en 1971, c'est que durant sa péroraison, Maurice Clavel n'a été interrompu à aucun moment par les deux présentateurs, dont l'un, Alain Duhamel, était appelé à faire une grande carrière comme chacun sait.

Quarante-cinq ans plus tard, voyez le climat d'un débat télévisuel (cela vaut aussi pour la radio, même culturelle ou prétendue telle) et le traitement infligé à Madame Benbassa sur Canal + Il n'est plus possible d'enfiler deux ou trois phrases pour exprimer un point de vue sans se faire interrompre de la manière la plus grossière. D'où le sentiment de stress permanent des intervenants et des auditeurs/téléspectateurs. Lien envoyé par une correspondante trouvant inique le traitement infligé à Madame Benbassa : http://m.canalplus.fr/?vid=1379461

PS On peut écouter avec intérêt le son intégré au billet de blog "La chronique de Vandel et l'épisode "Couturier"". Il se termine sur un propos concernant la nature actuelle des débats à la télévision.

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Blanc bonnet et bonnet blanc - le Mar 23 Aoû 2016, 11:16

Jean-Luuc(http://www.regardfc.com/t548p50-le-monde-le-figaro-et-autre-titres#26604) a écrit:
Philaunet(http://www.regardfc.com/t548p50-le-monde-le-figaro-et-autre-titres#26577) a écrit:Bon, après le questionnement sur le lieu idoine d'un commentaire, commençons par signaler l'existence de l'interview. Voici donc l'entretien de Brice Couturier au Figaro : Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité du 19 août 2016 (...)
Il serait dommage de ne pas citer plus longuement les réponses de Brice Couturier dans cet entretien par Alexandre Devecchio qui vise entre autres la chaîne qui l'emploie. La directrice de France Culture qui tient à faire preuve de sa grande ouverture d'esprit l'a même commenté indirectement sur Twitter. Comment ne pas rire de son message après avoir lu les extraits ci-dessous ?

Brice Couturier :  (...) L'hégémonie intellectuelle est toujours détenue par «presse qui pense», même si elle a de moins en moins de lecteurs: Télérama, Les Inrocks, Le Nouvel Obs, Libé, etc. C'est elle qui donne le ton, décerne des brevets et censure ce qu'ils appellent les «dérapages». Ces contestataires professionnels sont étonnés et furieux d'être à leur tour contestés. C'est que l'espèce de bouillie intellectuelle, ce néo-marxisme rudimentaire à base de slogans creux qui leur sert de pensée s'est fracassé sur la réalité sociale. Souvent demeurés intellectuellement dans les années 1960/70 (Derrida, Foucault, etc.), ils s'acharnent à «transgresser», à «renverser des tabous», alors qu'il n'y a plus, en face, que le vide. Ils rejouent éternellement la scène originelle de 68, alors qu'on a radicalement changé d'époque.(...)
À Télérama et à France Culture, on ne le sait pas (qu'on a changé d'époque). Ces deux-là se complètent bien ! Ce n'est plus du partenariat,  c'est de la fusion béate : Sur France Culture, radiographie d'une jeunesse française par Irène Verlaque  Publié le 18/08/2016 :

Extrait : Mai 68 érigé en “modèle” - (...) Si différents soient-ils, ces jeunes partagent beaucoup. Outre une forte sensibilité à la politique, quelques références culturelles plutôt étonnantes se détachent de cette remarquable série. Ils citent presque immanquablement la Révolution française ou Mai 68 comme « modèles »  (...).

Ou ce qui en fait se lever une le matin :  Grille et émissions de l'été 2016.

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Brice Couturier : le Parti des médias et l'intelligentsia méprisent la réalité - le Ven 26 Aoû 2016, 15:20

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Brice Couturier : le point de vue de l'Almanach Vermot. - le Lun 05 Sep 2016, 21:12

L'écho de Radio Calembourg.

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