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France Culture avant et maintenant    Page 4 sur 9

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France Culture avant et maintenant - le Ven 18 Fév 2011, 10:37

Rappel du premier message :

C’est une proposition de fil pour que la mémoire radiophonique de cette radio ne sombre pas dans les oubliettes de l’ignorance.

Toutes et tous, sur ce forum, déplorons la médiocrité passe-partout de cette radio. Certains auront beau jeu de nous réduire à une bande de geignards, accrochés à je ne sais quel fantasme passéiste.

Aussi, je propose que ce fil soit dévolu à une défense et illustration de France Culture telle qu’elle a existé et telle qu’elle a forgé ses lettres de noblesse qu’elle continue à exploiter quand bien même sa production actuelle est banale et faiblarde dans l’immense majorité des cas.

Il faudrait donc que celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les rediffusions nocturnes, viennent, sur ce fil, expliquer comment, pourquoi ces émissions leur ont apporté des contenus culturels, ouvert des horizons insoupçonnés, permis de réfléchir, rêver, élaborer des idées, découvrir une radio vraiment différente, tant dans ses recherches formelles que dans son fond.
* * *

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« Avant », c'est encore maintenant... - le Lun 26 Aoû 2013, 22:06

À écouter ceci,  dix-huit minutes splendides : Les Voix de la francophonie 3 -  14.08.2013 - 15:00  - Panorama,  "Bretagne", avec Pierre Jakez Hélias par Michel Bydlowski (Date de diffusion : 06/11/1990).

Comme un bel hommage à Michel Bydlowski aux manettes d'un numéro du Panorama, ce RDV du midi dont Nessie, en historien de la chaîne (on ne vous a pas invité à collaborer au livre anniversaire, Nessie ?), retraçait les étapes il n'y a pas si longtemps : histoire du Panorama.

Ça commençait comme ça en 1990
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2013/08/s33/RF_3E001A64-B975-45B2-90FB-B681CDB62ADD_GENE_0.MP3" debut="01:40" fin="05:00"]

Et un jour les aficionados de l'émission eurent le bonheur d'en savoir plus sur l'indicatif du Panorama.

Une idée cadeau pour le directeur de France Culture : cette musique comme sonnerie de téléphone ou de réveil-matin ...

http://www.franceculture.fr/emission-france-culture-50-ans-de-radio-les-voix-de-la-francophonie-3-2013-08-14

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Comparaison cruelle - le Sam 07 Sep 2013, 21:59

Dans le fil « Au fil de l’écoute », le vendredi 7 septembre 2013
@Nessie a écrit: (...) Ce que produit le FC d'aujourd'hui n'est pas durable ; c'est périmé aussitôt que livré, et même comme produit ultra-frais c'est immangeable. Ce qu'on peut illustrer par la comparaison entre "On ne parle pas la bouche pleine" et "Bouche à oreille" (créé en 1993 comme série d'été, puis régularisée en 97 par Gélinet). Le programme des Nuits en témoigne, toute l'année où l'on voit la pâle figure qu'y font les émissions actuelles. (...)
La comparaison que vous établissez, Nessie, est on ne peut mieux illustrée par la succession des deux émissions  dans l'émission d'archives concoctée par Emmanuel Laurentin et Philippe Garbit Pain, amour et fantaisie 3 - 28.08.2013
http://www.franceculture.fr/emission-france-culture-50-ans-de-radio-pain-amour-et-fantaisie-3-2013-08-28

On y entend d'abord De bouche à oreille : Poissons au caramel, par Renée Elkaïm Bollinger
Réalisation : Pierrette Perrono (Date de diffusion : 29/10/1984)
(la date est manifestement erronée) et c'est un régal, comme chacune des émission que Renée Elkaïm Bollinger produisait : des émissions avec du relief, du savoir, de l'intelligence, de la complicité, du dynamisme, etc.

Bon. Très bien.

Ensuite l'émission « animée » par Alain Kruger en 2012. Cruelle comparaison ! Kruger est un empêtré de la parole. Il ne sait pas quoi dire. Ne sait pas interviewer. Il n'y a rien ou presque. L'émission est d'un plat... abyssal ! (ici semi-laids animés).

Certains lecteurs prennent pour de l'aigreur ou de l'acrimonie ce qui, dans la critique radiophonique de ce Forum, est la plupart du temps une saine fâcherie : comment la chaîne ose-t-elle produire et diffuser une aussi mauvaise émission que celle d'Alain Kruger ?

Il y a là un manquement professionnel évident et aussi une absence de pudeur.

Mais gageons que ceux de Radio France qui ont préparé et écouté ces archives pour cet «anniversaire » sauront, le jour venu, remettre les pendules à l'heure. Patience.

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Futures archives de la médiocrité de France Culture des années 2010 - le Lun 14 Oct 2013, 21:43

On mesure l'effarante dégringolade intellectuelle de France Culture en comparant intervieweurs et interviewés dans des émissions traitant du même sujet à 23 ans de distance.

Aujourd'hui, une émission qu'on croirait faite pour des enfants du primaire tant les questions et les réponses sont superficielles Ali Rebeihi, le jeune de « Du côté de chez soi » et une génération plus tôt, du 24 au 28 septembre 1990, une série des Chemins de la Connaissance consacrée au jeûne socio-politique, thérapeutique, religieux, etc, où des invités se sont exprimés, non pas comme maintenant autour d'un café à trois ou quatre pour sortir des lieux communs, mais chacun leur tour dans des émissions différentes pour exprimer des points de vue étayés d'historien, de médecin, de religieux, etc.

On a mal pour cette génération de nouveaux auditeurs qui se voit offrir, par cette prétendue station culturelle, le plus petit dénominateur commun imaginable en matière de connaissances.

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Avant : les archives nocturnes - le Mar 05 Nov 2013, 18:36

Maintenant : L'écriture est un combat.

On a cru reconnaître la dégaine d'Olivier Poivre d'Arvor dans le clip vidéo où deux personnes masquées se jettent des livres.  Un des projectiles à la couverture déchirée a retenu notre attention : Polaroïd d'un certain Richeux. Il apparaît qu'on ne se relève pas après en avoir été frappé.

Ce jeu est une sorte de pilon artisanal.

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Re: France Culture avant et maintenant - le Jeu 23 Jan 2014, 08:30

Dans un autre fil, Partisan de France\" a écrit:[...]à une époque reculée, on va dire toutes les années 90, j'écoutais France Culture tous les matins en me préparant pour le travail, au début par réel intérêt, puis très vite, pour y traquer toutes les erreurs dites, les fautes d'élocution de grammaire et surtout pour comprendre le double langage que cette radio prenait soin de développer dans sa propagande de tous les jours (c'est le meilleur terme qui détermine cette façon de faire) ... dans sa propagande, donc,  très orientée dans le choix de ses invités et des sujets toujours tous très orientés, le tout dans la même direction.

À un moment donné, ce bourrage de crâne m'était devenu si insupportable que j'ai rayé cette radio de ma liste et que je m'en suis vite mieux porté, j'ai osé la remettre dernièrement, j'ai tenu une heure, car au final, rien n'a changé, sinon en encore pire.[...]

Je cite ici l'extrait du post qui motive ma réponse.

Les défauts de France Culture sous Olivier Point d'Audience sont-ils les mêmes que dans les années 90's sous la direction Borzeix ??

Ca me semble très discutable, de dire ou de laisser entendre que rien n'a changé. Je veux bien croire que certains défauts qui nous font bondir étaient déjà présents alors, mais étaient-ils proéminents ? Sincèrement je ne le crois pas. Ne serait-ce que pour la raison que nous avançons régulièrement quand on veut comparer les deux périodes : la proportion d'émissions documentaires confiées à des producteurs non titularisés, était sinon la garantie du moins une condition forte de variété dans le style intellectuel et dans l'imprégnation idéologique du programme. Et même dans les émissions en direct : le Panorama était résolument pluraliste. Les fautes de langue y étaient la caution de l'écharpage en direct. Aujourd'hui à la Grande Table, au rEN-Dez-vOUS et chez Arnaud Laporte, le débrayé langagier est devenu la marque de fabrique alors que  l'écharpage est rare, et que le pluralisme idéologique n'est plus qu'un souvenir.

En ce qui concerne la matinale : arguer qu'elle était insupportable aux temps de Jean Lebrun, je veux bien. Mais dans ce cas en 2014 elle n'est pas insupportable, elle est intolérable, inadmissible, condamnable, infernale. Et quand je dis infernale justement, je doute fortement que le martelage de propagande soit identique. Lebrun a été épinglé plus d'une fois comme un cul béni ou plutôt comme un cul-bénit, jamais véritablement extirpé de son passage à La Croix ou chez Esprit. On me fera difficilement admettre que la propagande de France Culture reste aujourd'hui celle du Vatican ou de l'Opus Dei. On ne fera avaler à personne que la culture et l'art radiophonique de Lebrun trouvent en Voinchet  -qui certes fut de ses élèves puisqu'aujourd'hui il singe ses tics- un digne continuateur.

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Conrad Winter, par Kaye Mortley 2009 - le Ven 28 Fév 2014, 18:58

Un exceptionnel Surpris par la nuit de 2009 qui résonne comme l'un des meilleurs moments des documentaires/reportages créatifs et poétiques de la maison Radio France entre 1980 et 2000 sur la chaîne culturelle :  Etranger en Alsace. Conrad Winter : 1931- 2007.

Sans doute grâce à une femme ayant l'art radiophonique chevillé au corps, dont on a entendu la voix il y a peu et qui maintient une tradition de grande qualité dans le documentaire audio, Kaye Mortley. Elle s'exprimait récemment sur son art, un billet l'avait souligné ici L'Atelier du son.

Maintenant, il faut se demander si l'évolution de France Culture au sein de Radio France ira dans le sens de la beauté et de la poésie ou si, comme c'est déjà le cas, les contenus dériveront de la novlangue technocratique pastichée ainsi  par un lecteur du journal Le Monde : (...) il faut décloisonner les synergies transversales pour dynamiser les revenus par un renouvellement générationnel. à la suite du billet de blog du journal intitulé Comment Mathieu Gallet veut changer Radio France

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Les Jules et les Prosper qui font le France Culture de demain - le Mar 04 Mar 2014, 01:29

Well, à ce point de la discussion, Alain avait répondu à Philaunet.

Mais vu ce qui commence à remonter comme info, je suggère qu'on transporte le débat dans un autre fil, sis dans le sous-forum "Medias & ...".

Donc j'y déplace le post d'Alain, et j'y inscris à la suite, outre le contenu de l'article cité en référence par Philaunet, quelques uns des états de service du nouveau patron.

our continuer la lecture depuis le message d'Alain et à la suite des échanges, clicker sur ce lien

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Déplacement des sources de l'intérêt et de la qualité - le Dim 16 Mar 2014, 12:45

[nolettrine]En parcourant d'un oeil, sur mon bureau,
- primo : la liste des émissions entreposées dans le disque dur où je stocke  les rediffusions de la nuit
- secundo les émissions du programme actuel, en attente pour écoute,  
je constate une différence notable entre le France Culture de maintenant, et celui des 20 dernières années du siècle précédent : la source variable de l'intérêt et surtout du plaisir qu'on peut espérer d'une émission avant de l'écouter, et en fin de compte la motivation qu'on tire à l'écouter.

Je m'explique :
- Dans le France Culture de maintenant, nombre d'émissions valent ce que vaut l'invité, ou alors elles suscitent notre intérêt en fonction du sujet  (ou même de la personne).  
- Dans le France Culture des années d'avant 2000, c'est le contraire : une émission traitant de n'importe quel sujet, accueillant n'importe quel invité, est susceptible de nous apporter à la fois du plaisir et de la culture, pour peu qu'elle soit bien faite. Et cela on pouvait l'anticiper rien qu'à lire les noms du générique : le producteur (le plus souvent même une productrice), éventuellement le chargé de réalisation.  

Soucieux de ne flagorner personne, je ne cite pas de noms ici mais je l'ai fait déjà à plusieurs reprises, ailleurs dans ce forum.  Le France Culture d'avant 2000 était fait par une foule de gens parmi lesquels l'auditeur savait reconnaitre de très bons artisans : pour certains, leur seule présence était d'avance le garant de l'agrément et de l'enrichissement qu'on pouvait escompter. Avec le France Culture de maintenant, le critère d'induction (du désir) se déplace : la rencontre se produira plutôt sur la base du sujet ou de l'invité ; elle sera motivée par une curiosité déjà existante, un intérêt déjà présent. Et le pénible est  que même dans ce cas, nous devrons quand même à la même heure chaque semaine et parfois chaque jour, entendre les toujours mêmes tours et tics lassants des titulaires : Perraud, Deligeorges, Canto-Sperber, Kahn, Alberganti, Charpentier, Broué, Gardette, Laporte (notez bien que j'ai pris le soin de citer, en plus d'un cuistre, des qui me sont sympathiques et d'autres qui me le sont moins). Certes, la chose a toujours existé puisque Fellous, Finkielkraut, Fraïssé et nombre d'autres ont reçu leur créneau régulier bien avant la réorganisation des années 2000-2005. Mais ce qui n'était qu'un des modes de la production y est devenu la règle générale.

Le résultat : nous sommes passés d'une radio de découverte à une radio de confirmation. C'est un effet (néfaste à mon sens) de la double mutation qu'a été :
a) l'abandon du documentaire comme forme majoritaire, au profit du face-à-face en studio. Telle série ou tel numéro des Chemins de la connaissance, des Mardis du cinéma, de la Matinée des autres, étaient capables de nous séduire -et donc de nous instruire- simplement quand l'émission était bien faite.
b) l'abandon du principe des producteurs mobiles : France Culture employait un contingent de créateurs qui étaient aussi des artistes du média radio. La liquidation de ce contingent au profit d'une petite partie d'entre eux qui sont devenus les titulaires n'est pas seulement une injustice sociale (en rupture évidente avec le catéchisme de la maison) ou une perte de diversité. C'est tout simplement la mise au placards des talents qui avaient donné à cette radio ses meilleures années, et de facto, c'est un enterrement de la qualité radio.

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Du traitement de la littérature - le Lun 12 Jan 2015, 09:49

Vu ceci en page d'accueil du site de France Culture 2015 : Mrs. Dalloway - Virginia Woolf (I)

Contribution pour aider à la lecture.

Ça c'est de Virginia Woolf : « Mrs Dalloway dit qu’elle irait acheter les fleurs elle-même. » (Mrs. Dalloway said she would buy the flowers herself.)

Ça c'est de Raphaël Enthoven (attention prenez votre respiration et sortez vos mouchoirs ou éloignez toute la porcelaine autour de vous) :  « Ainsi commence l’aventure d’une journée, de juin 1923. Et le livre éponyme, enchanteur, de la grande Virginia Woolf, un fragment de réel offert en partage par celle qui ayant tout compris, vécut au-dessus de ses moyens avant de mourir comme l’un de ses personnages. »

Ça, bien que non mis entre guillemets dans la page de présentation et à la suite du commentaire emphatique (attendez la suite pour rire !) d'Enthoven, c'est de nouveau de Virginia Woolf :  « Dans les yeux des hommes, dans leurs pas, leurs piétinements, leur tumulte, dans le fracas, dans le vacarme, voitures, autos, omnibus, camions, hommes-sandwich traînant et oscillant, orchestres, orgues de Barbarie, dans le triomphe et dans le tintement et dans le chant étrange d’un aéroplane au-dessus de sa tête, il y avait ce qu’elle aimait : la vie, Londres, ce moment de juin. » Vu la mise en page fusionnant les lignes d'Enthoven et de Virginia Woolf, une petite recherche s'imposait pour rendre à César ce qui lui appartenait.

Ça c'est de nouveau le style inimitable (et surtout à ne pas imiter) de Raphaël Enthoven, vous savez le tout jeune quadragénaire qui se croit sorti de la cuisse de Jupiter et se pense en droit de donner des leçons de morale au monde entier  : «  Les humains sont des enfants gâtés qui, insouciants, préoccupés, oublieux du monde et du temps, pataugent dans l’amnésie quotidienne, la pesanteur des contraintes, le dégoût de soi-même et l’indifférence aux merveilles qu’ils croisent. Reste la littérature, non pour fuir, mais pour se réconcilier avec la vie. »

Pourquoi Enthoven dit-il « Les humains » quand il parle de lui ? Pour se sentir moins seul ?

Le professeur de philosophie, plus gonflé que la grenouille, poursuit : « Tel est Mrs Dalloway, le plus court des romans-fleuves, qui donne la parole aux silences assourdissants des consciences recluses, dissout l’identité dans l’impermanence des pensées, garantit l’émerveillement à qui sait voir, et l’inquiétude à qui veut s’échapper. Qui est Mrs Dalloway ? Une athlète mondaine qui survit comme elle peut. Qu’est-ce que Mrs Dalloway ? Une nouvelle version du Temps retrouvé. ».

L'oxymore (silences assourdissants des consciences recluses) comme succédané de la pensée pour impressionner les esprits crédules à la Paola ; le jugement définitif comme tentative (bien vaine, bien vaine) de sidération du lecteur : « Qu’est-ce que Mrs Dalloway ? Une nouvelle version du Temps retrouvé. » Ben tiens ! C'est Virginia Woolf qui soupire...

À propos de Virginia Woolf, une belle conférence a été diffusée l'été dernier ici "De qui avait peur Virginia Woolf ?" par Raymond Las Vergnas Première diffusion le 20/09/1968 sur France Culture.  À écouter à 26'30 après la conférence d'André Maurois sur Alain déjà mentionnée dans le fil Les trésors de l'été 2014.

Eh bien franchement, c'était mieux avant !

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« Le ravage de Sartre par Julien Green » - le Lun 12 Jan 2015, 15:03

@Philaunet a écrit:
(...). Le professeur de philosophie [M. Enthoven], plus gonflé que la grenouille, poursuit : « Tel est Mrs Dalloway, le plus court des romans-fleuves, qui donne la parole aux silences assourdissants des consciences recluses, dissout l’identité dans l’impermanence des pensées, garantit l’émerveillement à qui sait voir, et l’inquiétude à qui veut s’échapper. Qui est Mrs Dalloway ? Une athlète mondaine qui survit comme elle peut. Qu’est-ce que Mrs Dalloway ? Une nouvelle version du Temps retrouvé. » (...).
Bien que Proust mourût en 1922, la dernière partie d'A la recherche du Temps perdu ne parut qu'en 1927. Or le roman de Virginia Woolf fut publié en 1925. M. Enthoven aime procéder à cette assimilation (que seuls les esprits obtus tiendront pour abusive). Voici quelques semaines ne déclarait-il pas avec une assurance souveraine : « (…) l'emploi des des des italiques est constant dans La... dans Le... j'allais dire dans La recherche du Temps perdu euh dans cette version de La recherche du Temps perdu en quoi consiste Le rivage des Syrtes (...) » ?
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2014/12/s52/RF_64048BA7-EBA8-4ED4-AC15-A35977F226C8_GENE.MP3" debut="32:20" fin="32:30"]
M. Enthoven excelle dans la « felix culpa » (M. Enthoven raffole du verbe exceller).
http://www.franceculture.fr/emission-le-gai-savoir-le-rivage-des-syrtes-julien-gracq-2014-12-28

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Re: France Culture avant et maintenant - le Lun 12 Jan 2015, 19:46

@Philaunet a écrit:
Le professeur de philosophie, plus gonflé que la grenouille, poursuit : « [i]Tel est Mrs Dalloway, le plus court des romans-fleuves, qui donne la parole aux silences assourdissants des consciences recluses, dissout l’identité dans l’impermanence des pensées, garantit l’émerveillement à qui sait voir, et l’inquiétude à qui veut s’échapper.
Je n'écoute plus Enthoven car au fil des années ses tics m'ont de plus en plus agacé et la forme de ses échanges avec "Paola" me met franchement mal à l'aise, mais je trouve ce passage franchement pas mal.
Je suivrai votre conseil d'écoute en tout cas.

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