Forum des auditeurs passionnés et critiques de France Culture

france culturelongpont demainGoogle

Le forum des auditeurs critiques de France Culture

 


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

France Culture avant et maintenant    Page 6 sur 9

Bas de page ?   

1
Répondre en citant  
France Culture avant et maintenant - le Ven 18 Fév 2011, 10:37

Rappel du premier message :

C’est une proposition de fil pour que la mémoire radiophonique de cette radio ne sombre pas dans les oubliettes de l’ignorance.

Toutes et tous, sur ce forum, déplorons la médiocrité passe-partout de cette radio. Certains auront beau jeu de nous réduire à une bande de geignards, accrochés à je ne sais quel fantasme passéiste.

Aussi, je propose que ce fil soit dévolu à une défense et illustration de France Culture telle qu’elle a existé et telle qu’elle a forgé ses lettres de noblesse qu’elle continue à exploiter quand bien même sa production actuelle est banale et faiblarde dans l’immense majorité des cas.

Il faudrait donc que celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les rediffusions nocturnes, viennent, sur ce fil, expliquer comment, pourquoi ces émissions leur ont apporté des contenus culturels, ouvert des horizons insoupçonnés, permis de réfléchir, rêver, élaborer des idées, découvrir une radio vraiment différente, tant dans ses recherches formelles que dans son fond.
* * *

51
Répondre en citant  
Bali - le Jeu 13 Aoû 2015, 10:15

Dans La musique et les hommes - Musique et pouvoir 1/2, une émission de 2h35 (excusez du peu...) diffusée en 1980 et donnée récemment  en écoute dans les Nuits de FC, Alain Féron qui a le même fort accent que  Florent Mazzoleni  (mais une élocution très précise et un texte préparé), Alain Féron, donc, sert un discours très seventies sur la colonisation européenne des autres sphères géographiques en proposant de longs extraits musicaux, lesquels, pour certains, ressortissent au genre du collage.  Exemple de 6 minutes (le passage dure 16' à partir de 40') :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/04/s16/RF_1DE4C211-A611-46A0-85D4-BEE1E12CDAC2_GENE.MP3" debut="40:42" fin="46:02"]

C'est l'avantage d'une émission de 1980 de ne pas directement nous dire ce qu'il faut penser, contrairement à aujourd'hui où bien des émissions sont des boutiques de prêt-à-penser. En effet, au cours de l'émission, on sent un propos qui oscille entre respect pour la tradition (chant grégorien, messe de Josquin,  musique iranienne, etc,) et curiosité-fascination pour la culture anglo-saxonne et d'ailleurs (Rolling Stones, Beatles, variété française, rock tchèque, etc,).

Alain Féron a visiblement une dilection pour le free jazz qu'Archie Shepp a popularisé, un morceau d'environ 20 minutes de ce style concluant l'émission.

À suivre.



52
Répondre en citant  
Re: France Culture avant et maintenant - le Jeu 13 Aoû 2015, 17:11

Dans le second volet de  La musique et les hommes - Musique et pouvoir 2/2 (cf. post précédent), Alain Féron résume sans ambiguïté le propos qu'il a tenu dans la première partie. Ce pourrait être « une idée pour France Culture », d'ailleurs :  d'un numéro à l'autre sur le même sujet, rappeler ou résumer largement en début d'émission ce qui a été vu auparavant (ou en fin d'émission ce qui a été dit, l'émission allemande Tandem de SWR 2 le proposant pour chaque numéro).

Où l'on voit aussi qu'avant, comme maintenant, le propos engagé, idéologique avait pignon sur micro à France Culture. La différence est néanmoins notable, comme on l'entendra.  En 1980, Alain Féron propose une réflexion sur la musique et le pouvoir, loin de tout manichéisme idéologique (les révolutionnaires sont mis dans le même sac que la musique dite bourgeoise). Il y a là une recherche de la complexité servie par une langue élaborée qui jure avec la langue automatique du prêt-à-penser de 2015. Je ne crois pas qu'en 1980 un intellectuel aurait imaginé pouvoir dire à France Culture, sur un ton de colère feinte, qu'un enfant voyant un paquet de biscuits dans le caddie de son voisin au supermarché, alors que lui-même n'en a pas, était ravagé au point de devenir un révolté plus tard...

Le résumé de l'émission précédente, donc,
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/04/s16/RF_1C62B023-8DD9-4B2C-A712-F53AB1911A27_GENE.MP3" debut="05:31" fin="08:17"]

Et pour qui aime la musique iranienne, un extrait du premier volet, à 1h24 :
[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/04/s16/RF_1DE4C211-A611-46A0-85D4-BEE1E12CDAC2_GENE.MP3" debut="83:58" fin="92:24"]
et une réflexion à creuser.

On voit difficilement comment à France Culture en 2015 une personne pourrait composer deux émissions élaborées de 2h35 de ce genre. Le mode actuel : intervieweur et invité(s) en direct durant 30 ou 45 minutes (avec rires obligés).

53
Répondre en citant  
Comparons dans le temps et dans l'espace - le Mer 02 Sep 2015, 10:53

Dans le fil Rentrée septembre 2015
@Nessie a écrit:En cette rentrée d'une 17e saison qui s'annonce médiocre à l'image des 16 précédentes, le toilettage du programme ne pisse pas bien loin. (...) Pour le reste, votre radio est plus que jamais au service du découragement de l'auditeur. La matinale est France-interrienne.

Une matinale france-interisée..

En cherchant, en vain, le visuel de ceci, je suis tombé sur cela : SAISON 1989-1990

7h Culture Matin (Jean Lebrun)
8h15 Les enjeux internationaux (Thierry Garcin)
8h30 Les chemins de la connaissance
9h Le journal



Où l'on voit que le savoir et la culture (et de quelle manière, par des Chemins de vraie Connaissance !) se voyaient dédier la tranche 8h30-9h. Peut-on l'imaginer un seul instant maintenant ? Mais bien sûr ! Tenez, la radio culturelle badoise voisine, SWR 2, programme chaque matin à 8h30 une émission intitulée Wissen (Savoir). Ce matin il était question de "Diagnosezentren für Seltene Krankheiten" (Centres de diagnostic pour maladies rares *). Que proposait France Culture à cette heure-là ? De la dérision, des chroniques politiques, des bribes aussi vite écoutées qu'oubliées ? Du France Inter, sans nul doute.

France Culture a un réel problème de définition de ses missions, ça navigue à vue, sans réflexion prospective, sans comparaison avec ce qui se fait ailleurs.

L'organigramme de la saison 1989-1990 mérite d'autres commentaires. À suivre !

* Voir le très exhaustif résumé sur la page, en sus de la transcription intégrale de l'émission : c'est ce que j'appelle de la radio à lire, loin de la quadrichromie inutile et snob de France Culture Papiers que personne ne lit et à qui je ne donne pas une saison de plus d'existence.

54
Répondre en citant  
Re: France Culture avant et maintenant - le Mer 02 Sep 2015, 11:54

Et pendant ce temps, les auditeurs de France Musique se plaignent de la matinale "france culturisée" de la station, avec un Vincent Josse toujours aussi média et culture-people (ce matin, Christine Angot...). On avait noté, au passage, une certaine tension de Josse dirigée vers Voinchet pendant la conférence de presse. On peut légitimement penser qu'il y a dans tout RF une réelle crise de gouvernance et de gestion des personnels, des fortes têtes et des fortes personnalités avec un gros pouvoir de nuisance. Impossible dans ces conditions de développer un projet d'ensemble avec des missions bien définies. Un transfuge de France Inter fait une matinale à la France Culture sur France Musique, un transfuge de France Inter fait une matinale à la Demorand sur France Culture (mais ne jugeons pas trop vite, il débute)... Est-il encore possible de faire des choix à Radio France, autre que le licenciement des producteurs de qualité (souvent les plus silencieux)?

55
Répondre en citant  
Surpris par la nuit - le Mar 15 Sep 2015, 07:18

Qu'il est doux de lire un descriptif de présentation pensé, "écrit", sachant introduire son sujet l'air de rien et déroulant un plan de travail qui "colle" à la future écoute (sans chichi ni poésie de comptoir).

Écoutant l'excellente série des 5 Surpris par la nuit : Alberto Giacometti, la main dans la nuit, diffusé du 31 décembre 2007 au 4 janvier 2008, j'ai pu retrouver ce texte écrit par A. Veinstein sur le site de F.C. :

Rue Didot, à Paris, Alessandra, la marchande de journaux, est italienne. Signe particulier : elle ne refuse pas la conversation à ses clients, qu’elle appelle souvent par leur prénom. Autre signe particulier : sa boutique, située à quelques pas de la rue Hippolyte-Maindron où était son atelier, et juste en face du bar-tabac (disparu depuis) où il avait ses habitudes, est celle où Alberto Giacometti venait chaque jour acheter les journaux dont il était un lecteur assidu. Du coup, avec Alessandra, nous avons parlé du sculpteur, qui serait certainement une figure familière de sa boutique s’il ne nous avait pas quittés, il y a maintenant un peu plus de quarante ans, le 11 janvier 1966.
Il arrive souvent à Alessandra d’y penser et de se poser des questions sur cet artiste qui a toujours vécu son œuvre comme un échec, alors que son importance, aux yeux de beaucoup, ne cesse de croître. Rien que dans les dernières semaines, quatre expositions ont été présentées en France : à Aix-en-Provence, Giacometti/Dupin. Le peintre et le modèle à l’Hôtel de Castillon ; à Paris, L’Atelier d’Alberto Giacometti au Centre Pompidou et Alberto Giacometti, œuvre gravé à la Bibliothèque nationale de France ; à Saint-Paul de Vence, la reconstitution de la salle Giacometti à la Fondation Maeght. Quatre expositions accompagnées d’une salve de publications.
Le moment m’a donc paru bien choisi de tenter d’apporter des éléments de réponse, par la voie des ondes, à certaines des questions que se pose Alessandra. Peut-être nous contenterons-nous, d’ailleurs, de répéter et de multiplier les questions, l’œuvre étant, pour l’essentiel, une remise en question dans chacune de ses manifestations et à chacun de ses instants. Elle est sans aucun doute un refus des prétentions du savoir, au seul bénéfice de la poursuite éperdue de la vérité enfouie dans l’étonnement du premier regard. A relire et à réécouter les différents entretiens qu’il a donnés, on comprend combien l’art était pour Giacometti une chance de s’efforcer de saisir la vie dans son évidence, dans sa plénitude, donc dans ce qu’elle a de plus caché et de plus exposé à la fois, par exemple dans un visage où, à partir d’un regard, rayonne une présence. « L’écart entre toute œuvre d’art et la réalité immédiate de n’importe qui est devenu trop grand, disait-il, et, en fait, il n’y a plus que la réalité qui m’intéresse. »
En proposant ces émissions autour de Giacometti, j’ai voulu souligner cet écart, qui me paraît s’être dangereusement creusé depuis sa mort. Il m’a semblé nécessaire d’insister sur la dimension de présence qui s’impose au contact de n’importe laquelle de ses œuvres. Après tout, l’heure étant aux vœux en ce début de nouvelle année, il n’est peut-être pas inutile de donner à penser ou à rêver à partir de cette approche de la présence, particulièrement nécessaire à une époque où elle devient toujours plus inaccessible.


Ce temps semble révolu. Au-delà des fautes retrouvées un peu partout, les textes de présentation (qui ne sont pas des transcriptions de chroniques lues) ne sont guère que des morceaux de phrases jetées ça et là, sans l'intention de former une réflexion susceptible d'intéresser l'auditeur qui à l'écoute, chercherait à en savoir plus en cliquant sur la page de l'émission.

56
Répondre en citant  
Étre évolué - le Sam 19 Sep 2015, 08:48

Rentrée 2015 et rien ne change : 47 précieuses minutes d'antenne consacrées à une conversation entre amis sur un sujet hautement culturel : « La conférence de presse du président a-t-elle encore un intérêt pour l'information ? » Le Secret des sources

Pour comparaison à la rentrée 1989-1990, le programme du même créneau du samedi matin proposait :
8h Littérature pour tous (Françoise Favier, Denise Alberti)
8h30 Contes


Le 14 septembre dernier, le soi-disant médiateur de Radio France répondait sèchement à un auditeur « Par ailleurs, France Culture, contrairement à ce que vous souhaitez, ne peut rester figée dans des programmes d'il y a 20 ans. Le monde évolue, France Culture et ses auditeurs également. ».

En utilisant le terme "évolue" dans son paragraphe préfabriqué le journaliste cherche à décrédibiliser toute critique sur les contenus de France Culture. En effet, qui ne veut pas que les choses « évoluent »? Mais il y a de bonnes et de mauvaises évolutions...

57
Répondre en citant  
Re: France Culture avant et maintenant - le Sam 19 Sep 2015, 10:51

La réponse du médiateur en dit long sur deux choses : l'image des auditeurs en interne, un troupeau méprisable et réactionnaire, et l'image de France Culture elle-même en interne. Le médiateur n'a visiblement pas pris le temps de consulter qui que ce soit, ne sait pas ce que la station représente, et prend la liberté de rétorquer en deux phrases que la transmission et les programmes de fond hors-actualité, c'est du passé. Maintenant, la règle, c'est la normativité présentiste. On a du mal à croire que ce type est médiateur, qu'il travaille à Radio France. C'est cela notre service public? Est-il encore utile de le financer?
Tout ce que veulent ces odieux réactionnaires, c'est que France Culture passe d'une radio d'info généraliste du XXe siècle à une radio culturelle du XXIe siècle. Et que ceux qui travaillent en interne réfléchissent à de véritables projets, au lieu de voguer sur une vague continuité auto-satisfaite.

PS : ce sont les Journées du Patrimoine ce weekend, mais voilà un marronnier que France Culture n'aborde jamais en détail, et au contraire de France Musique, on ne trouve pas d'émission qui s'en fait un sujet. France Culture ne fait rien pour les Journées du Patrimoine. Pas mal non?

58
Répondre en citant  
Patricénobite - le Sam 19 Sep 2015, 11:26

@Yann Sancatorze a écrit:La réponse du médiateur en dit long sur deux choses : l'image des auditeurs en interne, un troupeau méprisable et réactionnaire, et l'image de France Culture elle-même en interne. Le médiateur n'a visiblement pas pris le temps de consulter qui que ce soit, ne sait pas ce que la station représente, et prend la liberté de rétorquer en deux phrases que la transmission et les programmes de fond hors-actualité, c'est du passé. Maintenant, la règle, c'est la normativité présentiste. On a du mal à croire que ce type est médiateur, qu'il travaille à Radio France. C'est cela notre service public? Est-il encore utile de le financer?
Tout ce que veulent ces odieux réactionnaires, c'est que France Culture passe d'une radio d'info généraliste du XXe siècle à une radio culturelle du XXIe siècle. Et que ceux qui travaillent en interne réfléchissent à de véritables projets, au lieu de voguer sur une vague continuité auto-satisfaite.

PS : ce sont les Journées du Patrimoine ce weekend, mais voilà un marronnier que France Culture n'aborde jamais en détail, et au contraire de France Musique, on ne trouve pas d'émission qui s'en fait un sujet. France Culture ne fait rien pour les Journées du Patrimoine. Pas mal non?
Patri... quoi ? Ça aurait pas à voir avec la patrie, les pères ou les papas votre mot-là ? enfin un truc qu'a un rapport avec la guerre la domination masculine et la violence symbolique quoi ? que Bourdieu même il a bien montré que c'était pas bien. A France Cul on s'met à la page ! Maintenant c'est la coupe du monde de rugby mec ! Oh eh il est trop prise de tête lui avec son patrimoine !
http://www.franceculture.fr/emission-pixel-la-nouvelle-cartographie-du-rugby-2015-09-18
http://www.franceculture.fr/emission-le-secret-des-sources-quelle-place-pour-les-femmes-journalistes-dans-le-rugby-2015-09-19
Proposition de sujet pour France Inculture : quelle place pour les femmes (tout court) au coeur de la mêlée ?

59
Répondre en citant  
Re: France Culture avant et maintenant - le Sam 19 Sep 2015, 11:51

Vous ne croyez pas si bien dire... Sur Les Docks, via leur page FB, faisaient hier la promo d'un site que je vous laisse découvrir :

http://www.matrimoine.fr/

Leur devise : patrimoine + matrimoine = notre héritage culturel
Savent-elle que "mater" veut dire "mère" ? Elles sous-entendent donc que toutes les femmes ont vocation à être mères, ce qui est terriblement discriminant-inégalitaire pas-pour-tous-padamalgame-no-pasaran-à-bas-l'ordre-patriarcal-capitalo-bourgeois.

60
Répondre en citant  
La haine du patrimoine français - le Dim 20 Sep 2015, 17:41

@Yann Sancatorze a écrit: (...) PS : ce sont les Journées du Patrimoine ce weekend, mais voilà un marronnier que France Culture n'aborde jamais en détail, et au contraire de France Musique, on ne trouve pas d'émission qui s'en fait un sujet. France Culture ne fait rien pour les Journées du Patrimoine. Pas mal non?

France Culture ne fait rien pour Les Journées du patrimoine.  France Culture ne fait rien pour Les Journées du patrimoine.

C'était si difficilement concevable que je suis allé consulter le programme des émissions des samedi 19 et dimanche 20 septembre. Rien.  Rien de rien. Pas un seul mot.

Ce ne peut être un hasard. On ne peut que constater un choix délibéré d'ignorer cet événement. C'est une manière de déclaration.

Le patrimoine, la culture, l'architecture, l'histoire nous emm..., nous, les cadres de France Culture et nous allons vous le prouver. Tenez voilà à vous mettre dans les oreilles samedi, ça c'est de la culture : Une vie une oeuvre, Dalida, c'est l'histoire d'un amour... (1933-1987)*

Pas contents ? Et paf, Tout un monde Outside art - la planète des non alignés**

Toujours pas contents les réacs (quelque 12 millions  en 2014...) qui allez dans les monuments historiques et autres lieux remarquables (jardins botaniques, musées spécialisés, etc). Vous auriez aimé que l'on vous en parle, qu'on vous donne des conseils, qu'on incite à voir, que l'on vous aide à comprendre votre histoire ? Eh ben, tiens pour ce dimanche  ! RIO VILLE-MONDES Escale 1 : «   Rio, la cité des femmes » . Et puis tiens encore, nous on ne fait pas dans l'actu : Le nouveau visage des écoles privées ***

On a aussi ça à 20h SECRET PROFESSIONNEL, mais on ne vous en dira pas le contenu (on tâtonne, on ne va pas annoncer l'émission avant qu'elle ne soit diffusée !).

Bref, une manifestation claire et nette de l'hostilité de France Culture à ces Journées du patrimoine qui mobilisent des milliers de bénévoles et qui font sortir des millions de personnes de chez eux.

Il y a vraiment un grave problème à la direction de France Culture.


* D'une petite maison blanche du Caire à l'Olympia et aux disques d'or la consacrant star internationale, Dalida ne cessa de confronter sa quête existentielle et mélancolique, à la relation de vérité unique qu'elle construisit avec son public.

** Art brut, art des fous, outsider art...comment définir ce qui échappe précisément à toute définition, à tout regroupement, à toute finitude?
Avec cette Podalissime déclaration d'intention de l'émission (et de l'idéologie de France Culture) par Marie-Hélène Fraïssé : "Mon frère, si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis" Saint Exupéry
Mille et un mondes font le monde d’aujourd’hui. Des frontières se brisent, des langues disparaissent, de nouveaux réseaux s'établissent, des menaces se profilent. L’Autre est à notre portée, à notre porte, étrange étranger qui nous ressemble comme un frère…


*** L'émission sur l'école de la station nationale publique du pays de Racine, Hugo et Proust :
une chose est sûr
elles coûtent de quelques centaines à plus de 30 000 euros
Que raconte ce succès grandissant de la perte de confiance en cette institution ?
Un paysage plus diversifié, contrasté et peut-être plus inégalitaire dont l’école de la République ne serait plus l’épicentre.

61
Répondre en citant  
Les Nuits Magnétiques amputées - le Sam 10 Oct 2015, 10:08

Question à la mémoire de France Culture (qui se reconnaîtra) : est-il jamais arrivé qu'un numéro des Nuits Magnétiques dure  une heure quand on sait que les émissions étaient programmées de 22h30 à minuit ?

Je parle précisément du numéro Rousses et roux * rediffusé le 02 octobre de 03h02 à 04h02.

Évidemment nous connaissons la réponse et avons déjà discuté ailleurs du phénomène (coupe-t-on le tiers d'un tableau pour pouvoir le glisser entre deux autres sur un mur d'exposition  ?).

Je viens d'écouter le numéro de Sur les Docks du France Culture a 50 ans ! (2/4) : « Nuits Magnétiques, bonsoir… » du 03.09.2013 (riche page descriptive). Et j'ai une autre question : comment se fait-il que la perspective proposée en 1978, par Alain Veinstein et Bruno Sourcis pour cette émission soit au mot près celle du projet de France Culture défendu par Olivier Poivre d'Arvor ces dernières années ?

Et pourtant, il y avait un autre climat, un autre ton. N'était-ce pas dû à la sensibilité littéraire et poétique des producteurs, souvent écrivains ? Veinstein explique clairement son projet à cet égard.  Et puis le facteur temps : un rythme adapté à l'écoute nocturne et solitaire (très intéressants propos de Veinstein sur la cohérence entre le projet et la nature des auditeurs). C'est Franck Venaille qui dit le mot-clé à un moment : « nous avions le temps ». Un mois d'immersion dans un milieu pour une série thématique, par exemple.

France Culture en 2015 vandalise son patrimoine en amputant d'un tiers ceci ou cela pour l'insérer dans un ensemble. Alors que justement la matière qui constituait ces émissions était le temps long, notamment les silences. À France Culture, on ne comprend pas que ce qui fait l'homme (et l'auditeur satisfait), c'est la respiration profonde, et non le halètement et l'essoufflement.

France Culture avant et maintenant     Page 6 sur 9

Haut de page ?   

Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  Suivant

Accueil / France Culture

Répondre au sujet

Permission de ce forum:
Vous pouvez répondre aux sujets dans ce forum