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France Culture avant et maintenant    Page 7 sur 9

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France Culture avant et maintenant - le Ven 18 Fév 2011, 10:37

Rappel du premier message :

C’est une proposition de fil pour que la mémoire radiophonique de cette radio ne sombre pas dans les oubliettes de l’ignorance.

Toutes et tous, sur ce forum, déplorons la médiocrité passe-partout de cette radio. Certains auront beau jeu de nous réduire à une bande de geignards, accrochés à je ne sais quel fantasme passéiste.

Aussi, je propose que ce fil soit dévolu à une défense et illustration de France Culture telle qu’elle a existé et telle qu’elle a forgé ses lettres de noblesse qu’elle continue à exploiter quand bien même sa production actuelle est banale et faiblarde dans l’immense majorité des cas.

Il faudrait donc que celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les rediffusions nocturnes, viennent, sur ce fil, expliquer comment, pourquoi ces émissions leur ont apporté des contenus culturels, ouvert des horizons insoupçonnés, permis de réfléchir, rêver, élaborer des idées, découvrir une radio vraiment différente, tant dans ses recherches formelles que dans son fond.
* * *

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Les Nuits Magnétiques amputées - le Sam 10 Oct 2015, 10:08

Question à la mémoire de France Culture (qui se reconnaîtra) : est-il jamais arrivé qu'un numéro des Nuits Magnétiques dure  une heure quand on sait que les émissions étaient programmées de 22h30 à minuit ?

Je parle précisément du numéro Rousses et roux * rediffusé le 02 octobre de 03h02 à 04h02.

Évidemment nous connaissons la réponse et avons déjà discuté ailleurs du phénomène (coupe-t-on le tiers d'un tableau pour pouvoir le glisser entre deux autres sur un mur d'exposition  ?).

Je viens d'écouter le numéro de Sur les Docks du France Culture a 50 ans ! (2/4) : « Nuits Magnétiques, bonsoir… » du 03.09.2013 (riche page descriptive). Et j'ai une autre question : comment se fait-il que la perspective proposée en 1978, par Alain Veinstein et Bruno Sourcis pour cette émission soit au mot près celle du projet de France Culture défendu par Olivier Poivre d'Arvor ces dernières années ?

Et pourtant, il y avait un autre climat, un autre ton. N'était-ce pas dû à la sensibilité littéraire et poétique des producteurs, souvent écrivains ? Veinstein explique clairement son projet à cet égard.  Et puis le facteur temps : un rythme adapté à l'écoute nocturne et solitaire (très intéressants propos de Veinstein sur la cohérence entre le projet et la nature des auditeurs). C'est Franck Venaille qui dit le mot-clé à un moment : « nous avions le temps ». Un mois d'immersion dans un milieu pour une série thématique, par exemple.

France Culture en 2015 vandalise son patrimoine en amputant d'un tiers ceci ou cela pour l'insérer dans un ensemble. Alors que justement la matière qui constituait ces émissions était le temps long, notamment les silences. À France Culture, on ne comprend pas que ce qui fait l'homme (et l'auditeur satisfait), c'est la respiration profonde, et non le halètement et l'essoufflement.

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Re: France Culture avant et maintenant - le Dim 11 Oct 2015, 20:51

Well, je n'ai pas connu cette époque du moins pour le programme de soirée. J'étais bloqué sur la matinale, le midi, et quelques émissions du week-end.

Mais en fait oui : de 1990 environ jusqu'à juillet 1999, les Nuits Magnétiques ont été progressivement réduites de 75 à 60 minutes.  Si la base INA-BNF n'était pas une fois de plus en carafe ou si j'avais sous la main mon disque dur réunissant les archives de la nuit (mais là j'appelle d'une cabine) je te donnerais des dates et des durées plus précises. Je vais peut-être faire installer une cabine dans ma yourte, finalement c'est pratique.

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Re: France Culture avant et maintenant - le Dim 11 Oct 2015, 21:04

@Nessie a écrit:Well, je n'ai pas connu cette époque du moins pour le programme de soirée. J'étais bloqué sur la matinale, le midi, et quelques émissions du week-end.

Mais en fait oui : de 1990 environ jusqu'à juillet 1999, les Nuits Magnétiques ont été progressivement réduites de 75 à 60 minutes.  Si la base INA-BNF n'était pas une fois de plus en carafe ou si j'avais sois la main mon disque dur réunissant les archives de la nuit (mais là j'appelle d'une cabine) je te donnerais des dates et des durées plus précises. Je vais peut-être faire installer une cabine dans ma yourte, finalement c'est pratique.

Cybercafé ? Évidemment... Bon, en cliquant de nouveau sur le lien du post 61 plus haut, je lis : 03:02 - 04:02 Nuits magnétiques - Rousses et roux Par Olivier Chaumelle 1ère diffusion : 04/11/1998

Caramba ! À propos du dernier numéro de Sur les Docks
@Philaunet a écrit: (...) Repensant de nouveau aux Nuits magnétiques telles qu'imaginées par Alain Veinstein en 1978, je trouve qu'Olivier Chaumelle crée (avec Ana Szmuc) du documentaire répondant parfaitement à l'esprit de ces Nuits. C'est bien monté, il y a un rythme agréable, une ambiance intime, une voix (Chaumelle), une trame,  un récit, un investissement du  producteur dans son sujet (comme autrefois, Venaille, Milovanoff, etc.). (...)

Que le savoir-faire et l'expérience d'un Olivier Chaumelle soient encore utilisés à France Culture aujourd'hui semble relever du miracle. Sinon, une Nuit magnétique de 1998 d'une durée d'une heure ? Mmmhhh... Quand la home connexion sera rétablie, je demande à voir.

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De notre envoyé spécial - le Lun 12 Oct 2015, 00:42

Ma connection n'est toujours pas rétablie (encore quelques semaines de patience) mais la base du dépôt légal INA-BNF dopée à la quintonine de l'abbé formol est opérationnelle depuis ma cabine à l'heure ou j'écris ceci.

En fait, des Nuits magnétiques de 60 minutes, tu en trouveras déjà quelques-unes dans le programme des Nuits auquel tu peux faire confiance car contrairement à ses rediffusions dans le programme d'été, en nocturne l'équipe Garbit ne pratique qu'exceptionnellement le charcutage. Donc déjà sans aucun doute celles qui sont datées de septembre 1998 à Juillet 1999 durent une petite heure, et probablement il en va de même lors de la saison précédente. J'écris ce post tout en faisant défiler les fiches INA, et je m'attends à un virage lors du changement à la Direction du programme, quand Patrice Gélinet remplace Jean-Marie Borzeix (octobre 97 ?).

Disons quelques mots de cette base INA-BNF : elle donne la liste des émissions placées en dépôt légal depuis le 1er janvier 1994 jusqu'à aujourd'hui. La liste mais pas les émissions elles-même hélas, qu'on doit aller consulter sur place et à la condition d'avoir quelques années de patience devant soi le temps d'obtenir un accès ou une autorisation sauf si bien sûr on a une recommandation car en France c'est ainsi que les choses fonctionnent mais je m'égare : je disais la liste oui les émissions non mais au moins avec la liste nous avons des fiches assez détaillées (titres, producteurs, générique, sujet et parfois même un chapeau etc etc). Il y a des sacrés trous et des rayons entiers qui sont vides. Par exemple, le dossier "Tire ta langue" comporte plusieurs années de fiches vides. C'est bien dommage car entre 1999 et 2003 année où le documentaire y devint l'exception, Tire-ta-langue fut parmi celles qui parvint à maintenir le cap culturel que Laura Delair était en train de proscrire sur la boussole maison.

Mais revenons à nos Nuits magnétiques ; voici ce que je trouve :
- 2511 références depuis le 4 janvier 94 jusqu'à ces derniers temps. Ecartons celles qui affichent une probable erreur de date. Et lisons attentivement la colonne des heures de diffusion : on y trouve à 2h du matin les rediffusions des numéros antérieurs par les Nuits de FC. Ces rediffusions de nuit qui font la totalité des réponses depuis septembre 1999 et aussi un partie non négligeable entre 94 et 99 expliquent le chiffre de 2511 qui est largement supérieur au nombre de jours ouvrables entre janvier 94 et juillet 99. Et elles nous informent aussi sur ce que produisaient les NM avant 1994.
- En janvier de cette année-là, les émissions référencées durent 1h18. Ce qui veut dire une perte de 12 minutes depuis la formule canonique de 1978, qui présentait . Ajouter que sous la direction de Colette Fellous (depuis 1990) les Nuits Magnétiques ne sont plus fidèles à leur principe initial d'improvisation, mais produisent en majorité du documentaire sans ligne éditoriale autre qu'une grande ouverture du sujet. Avec tout de même quelques régularités : des rendez-vous réguliers par exemple chaque premier vendredi du mois un magazine d'actualité littéraire. On remarque qu'à la rentrée 1999 avec Surpris par la nuit qui reprend le créneau et l'idée mais en changeant de titre parce que la bande magnétique a déjà plus qu'entamé son retrait, Alain Veinstein suivra un principe très proche du système de Colette Fellous, dont il avait pourtant dit que c'était une trahison des principes initiaux des Nuits Magnétiques. C'est certainement vrai, mais lui-même aura finalement suivi le même chemin.
- En septembre 1995,96, 97 pas de changement : toujours Colette Fellous aux commandes et une durée de 78 minutes.
- J'avance ensuite non plus année par année mais mois par mois et je vois qu'à partir du 27 octobre de cette année la durée est de 1h. Il faut encore regarder attentivement, car à ce point de l'inventaire on trouve se succédant des émissions de 2h50, de 1h18, et de 1h. Les durées de 2h50 sont des vestiges des temps où la grille du programme était moins rigide, certainement pendant les années Yves Jaigu. les durées de 1h18 sont des rediffusions nocturnes des émissions récentes.

Je remarque parmi les premières émissions de 60 minutes : "Odette Baticle à Drancy". Ce titre est connu des archiveurs forcenés : les Nuits de GArbit nous l'on re-proposé au moins 2 fois sinon davantage. Comme j'en ai un peu marre de parcourir la base INA-BNF qui et presque aussi prévisible qu'une mécanique soviétique et qui moulinant de plus en plus lentement, annonce un plantage, je décroche et je passe en recherche sur, sur..... mais sur Regards FC bien sûûûûr ! On obtient 138 réponses à la louche je dirais que ça donne une soixantaine d'émissions dont la date sera visible. Quand cette date est postérieure au 27 octobre 1997, tu peux cliquer et tu trouveras autant de numéros des NM de durée 60 minutes.

Les courageux peuvent refaire le même chemin que moi en commençant par interroger cette base BNF qui semble fonctionner sur des ordinateurs en bois. Attention le système des mots-clé est capricieux. Un conseil : éviter les guillemets et ne pas donner plus d'un mot dans chaque pavé de saisie. Pour affiner une recherche, utiliser plusieurs critères par exemple si vous voulez retrouver la trace d'un court dialogue Laurentin-Pastoureau entendu en miette d'archive servie par la môme Rexona dans un numéro des Nouvelles Vagues, ne saisissez surement pas Pastoureau+Laurentin dans la case "Générique" qui contient les invités et les producteurs. Essayez plutôt Pastoureau dans la case "Générique" et Fabrique dans la case "Titre".
Outre souhaiter à tous d'avoir une sacrée réserve de patience, il me reste à donner le format des dates pour ceux qui voudront cadrer leur recherche dans le temps : JJ.MM.AAAA et enfin voici l'adresse de ladite base de donnée qui est fichtrement utile : http://inatheque.ina.fr/Ina/ws/dltv/dlweb/general/MultiSearchNames9

Bon courage, Jim...

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Quelques cas repérés dans notre programme de nuit... - le Lun 12 Oct 2015, 01:14

Mais on peut ruser, en utilisant le moteur de recherche du forum puisqu'il permet de multiplier les mots clés. Il me suffit de faire appel à mes souvenirs griffonnés sur un carnet qui ne me quitte jamais non je plaisante : j'utiliserai ici des mots-clés pris sur la Base INA-BNF après une requête en ordre chronologique décroissant. Là, il me suffit de répérer parmi les numéros offerts en rediff de nuit ceux dont la durée est d'environ 1h. il n'y en a pas beaucoup mais ça me suffit, avec quelques mots clés réinjectés dans le moteur de RFC (aérotrain / prison photo bombe / sapin oreille / Marienbad) de trouver quelques Nuits magnétiques de la période qui va de la fin 1997 à Juillet 99. Ah tiens voici que la base INA-BNF me donne aussi en rediffusion récente des Nuits magnétiques de moins d'une heure : 55 ou 56 minutes. Ce sont les émissions charcutées par les producteurs de Sur les docks ou des Ateliers de la nuit, honte à eux.

Revenons aux nocturnes : voici quelques exemples dont certains sont d'ailleurs disponibles en podcast et en écoute à la demande sur le site de FC pour qui se munira d'un bon moteur de recherche et surtout pas en tâtonnant dans les milliers de références offertes aux pages des Nuits. DOnc en partant de RFC, nous avons :

dans le message 837 daté du 14 novembre 2014, Nessie a écrit:Chers forumeurs  impécunieux ou hanséatiques [...]
Lundi 17 novembre
00h00 - 01h00 :
Nuits magnétiques - L'aventure de l'Aérotrain (2 décembre 1977) par Olivier Chaumelle. Avec Philippe Bertin

dans le message 775 du 6 juin 2014 Nessie a écrit:
[...]
Mercredi 11 juin
01h30 - 02h37 :
Nuits magnétiques - La photo c'est de la bombe ! Une expérience photographique en prison (27 novembre 1998) par Colette Fellous et Klavdij Sluban

dans le programme publié le 19 décembre 2014, Nessie a écrit:
[...]
Jeudi 25 décembre Nuit de Noël
[...]
03h32 - 04h37 :
Nuits magnétiques - Un sapin dans l'oreille 1re ou 2e partie (23 ou 26 décembre 1997) de Colette Fellous. Avec Sophie Calle

dans le message 607 du 12 juillet 2013, Nessie a écrit:
[...]
Dimanche 21 juillet Nuit rêvée de François Caillat
01h49 - 02h54 :
Nuits magnétiques - Les mémoires de Marienbad (23 septembre 98) par Colette Fellous

On pourra vérifier en se reportant à la base INA-BNF que les durées originelles sont bien d'une soixantaine de minutes. Les quelques minutes supplémentaires dans la rediff des Nuits sont dues à la séquence annonce+désannonce+intermède musical.

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acid-house - le Jeu 22 Oct 2015, 15:47

Je crois me souvenir que lorsque l'on allumait son poste de radio dans l'après-midi « il y a quelques années » on tombait sur Pierre Descargues interrogeant un peintre dans une galerie ou un atelier. Aujourd'hui, on a de la musique techno, Les points cardinaux de l'électro française avec un Benoît Sabatier éteint qui enfile des inutilités dans un langage de 100 mots avec un invité qui se trouve à France Culture pour parler « des nouvelles musiques [qui] enflamment les clubs : le house et la techno ».

Comme le disait Jean-Luuc, dans un post sur Nova-Serrell, France Culture a vraiment des airs de Fun radio

Franchement qui écoute France Culture pour entendre ça ?

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Raccorder des bribes - le Jeu 19 Nov 2015, 16:59

Avant : une émission de 60 minutes, For Intérieur créée par Olivier Germain-Thomas qui interrogeait, en profondeur, un auteur ou un artiste lors d'un tête-à-tête calme.

Avant toujours : Du jour au lendemain d'Alain Veinstein, une émission culte d'entretien d'une durée de 40 minutes et de qualité variable selon l'auteur invité et la forme du producteur.

Avant encore, Agora avec  Olivier Germain-Thomas, en alternance avec Gilles Lapouge (et durant un temps André Velter). Trente minutes d'interview ressemblant parfois à de la promotion de livre, un aspect un peu superficiel, mais la qualité était souvent au rendez-vous.

Maintenant,  le soir, la même chose ? Oui, si l'on est équipé d'un lecteur MP3 et que l'on est abonné à des podcasts. La serrello-quenehenite n'est pas une fatalité*.

Prenez Un autre jour est possible  à 6h du matin La première partie de l'émission est une tranche de 20 % d'un entretien d'une heure enregistré au préalable. Il suffit d'écouter les 5 tranches à la suite pour avoir votre For Intérieur ou un grand Agora ou DJAL. Vous me rétorquerez, entre autres, oui mais... Tewfik Hakem ? Un exemple de juin montrera dans le fil idoine, qu'il fait au moins jeu égal avec un Gilles Lapouge qui n'était pas sans reproche (il se croyait souvent l'invité de sa propre émission).

Raccorder des bribes , l'auditeur à la recherche de culture en est là...


* Pour qui veut voir des poses d'imbéciles en photo, se rendre sur la page de Ping-Pong, la pire émission de France Culture.

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Emmanuel Bove dans les Nuits magnétiques en 1983 - le Jeu 10 Déc 2015, 13:14

@Jean-Luuc a écrit:
@Philaunet a écrit: (...) France Culture a mis en avant sur le site (pas longtemps) le dernier Feuilleton de 9 épisodes + 1 consacrés à Emmanuel Bove. Philippe Garbit a même sorti de son chapeau, lors de la nuit du 23 11 2015, un numéro des Nuits magnétiques du 04 05 1983  consacré à l'auteur. (...)

Merci Philaunet pour cette archive Nuits magnétiques, à côté de laquelle j'étais passé. La voici à l'écoute. (...)

Merci aussi d'en avoir indiqué le lien vers l'écoute, ça évite les recherches quand on a téléchargé l'émission en podcast.

Cette émission est belle à plus d'un titre. Elle date de 1983, il y a un petit côté amateur (un avion qui passe et les deux interlocuteurs font silence pendant au moins 5 secondes), l'intervieweur et l'éditeur se tutoient après quelques minutes et c'est assez amusant, enfin la passion de l'éditeur pour la littérature est contagieuse. Même si l'on n'est pas un connaisseur ou un inconditionnel de Bove, on écoute cet exposé de l'oeuvre avec intérêt. Belles lectures, densité palpable de culture des deux intervenants principaux, jeunes de surcroît, ce qui n'est qu'un paradoxe que pour ceux (j'en suis) qui ont été habitués par France Culture, ces 15 dernières années, à associer jeunesse et immaturité (Richeux and co), hélas, trois fois hélas !

Émission donc à écouter dans son intégralité. En voici un passage qui n'est pas sans rappeler (à trois minutes trente de la pastille*) ce que disait Gérard Genette dans le premier lien cité par Antoine Arnoux dans le fil La pilule du bonheur [son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/03/s11/RF_7B3AC944-48BA-4854-8B49-4F306D31016D_GENE.MP3" debut="75:00" fin="80:23"]

* « Moi je pense que la littérature, c'est d'abord une écriture »

Et un merci à l'équipe des Nuits pour sa programmation qui permet encore d'écouter France Culture, même avec un différé de... 32 ans.

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Re: France Culture avant et maintenant - le Dim 20 Déc 2015, 00:36

Si le propos ne concerne pas directement le sujet de ce fil : France Culture avant et maintenant, on pourrait néanmoins le lui rapporter avec un peu d'imagination.

A l'invitation de Michel Ciment (Projection privée, 19 décembre 2015), le réalisateur Nicolas Pariser développe une brève réflexion franche du collier sur les rapports des hommes politiques à la culture. Voici la question (qui fait un peu l'équilibre) de Michel Ciment, 41ème minute :

J'ai lu une remarque très intéressante de votre part, Nicolas Pariser, j'aimerais que vous la développiez. Vous montrez l'opposition entre les gens du pouvoir qui en fait ne parlent pratiquement jamais de politique - ils parlent de manœuvres, de choses comme ça, mais jamais de problèmes profonds de l'exercice de la politique, et au contraire, les gauchistes qui n'ont aucun pouvoir, mais qui parlent beaucoup de politique.

Dans la réponse de Nicolas Pariser, il est notamment question de la déconnexion de la classe politique française avec la culture, des présidents de la cinquième République, d'un usage du français médiocre par les élites intellectuelles, de Maupassant, de la pratique du pouvoir.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s51/NET_FC_17f97c37-1c2e-4b36-b4d3-1cd078106cbf.mp3" debut="40:53" fin="43:55"]

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Un possible parallèle - le Dim 20 Déc 2015, 10:31

@Jean-Luuc a écrit:Si le propos ne concerne pas directement le sujet de ce fil : France Culture avant et maintenant, on pourrait néanmoins le lui rapporter avec un peu d'imagination.

A l'invitation de Michel Ciment (Projection privée, 19 décembre 2015), le réalisateur Nicolas Pariser développe une brève réflexion franche du collier sur les rapports des hommes politiques à la culture. Voici la question (qui fait un peu l'équilibre) de Michel Ciment, 41ème minute :

J'ai lu une remarque très intéressante de votre part, Nicolas Pariser, j'aimerais que vous la développiez. Vous montrez l'opposition entre les gens du pouvoir qui en fait ne parlent pratiquement jamais de politique - ils parlent de manœuvres, de choses comme ça, mais jamais de problèmes profonds de l'exercice de la politique, et au contraire, les gauchistes qui n'ont aucun pouvoir, mais qui parlent beaucoup de politique.

Dans la réponse de Nicolas Pariser, il est notamment question de la déconnexion de la classe politique française avec la culture, des présidents de la cinquième République, d'un usage du français médiocre par les élites intellectuelles, de Maupassant, de la pratique du pouvoir.

[son mp3="http://franceculture.fr/sites/default/files/sons/2015/12/s51/NET_FC_17f97c37-1c2e-4b36-b4d3-1cd078106cbf.mp3" debut="40:53" fin="43:55"]

Le rapprochement avec France Culture est séduisant, mais la réponse donnée par Nicolas Pariser rappelle ces intellectuels entendus si fréquemment à France Culture qui feignent de chercher des mots en bégayant et disent des banalités ou prononcent des jugements à l'emporte-pièce.   Quel horizon intellectuel littéraire ce M. Pariser a-t-il  ? De Vigan ? Bégaudeau ? Le Clézio ? Nicolas Sarkozy a-t-il, comme le dit le cinéaste, Maupassant pour horizon littéraire indépassable, ce qui, le cas échéant, serait critiquable ? Le croire et le dire, c'est ne pas penser très loin en matière politique.  L'ex-pdt de la République lâche un nom d'écrivain sur le conseil de son conseiller en communication, c'est tout. Maupassant serait du « niveau Brevet » ? Transmis dans l'éther à Claude Santelli... Chirac, lui, avait cité Lermontov dans un débat pour les présidentielles. Personne n'est dupe. Les politiques ne lisent pas davantage de littérature que les journalistes ou que la majorité des professeurs.

Dire que les politiques ne parlent jamais de politique est là aussi à côté de la plaque. De même que dire que des gauchistes ne seraient pas légitimes d'en parler ou d'en faire parce qu'ils n'ont pas le pouvoir.

Dans les mots de Nicolas Pariser, j'entends ce langage branché et malhabile de qui ne lit pas et dont la pensée est constituée de clichés.

Votre post, Jean-Luuc, est très bienvenu en cela qu'il nous (= me) donne des nouvelles de la création cinématographique contemporaine. Ce forum est peu généreux en contributions dans ce domaine.  Par ailleurs, il permet de nous rappeler en filigrane ce que le fil Le paradigme idéologique de France Culture (ici la dernière page) développe longuement : à de rares exceptions, les intellectuels qui animent la station n'ont en tête que des préoccupations concernant le changement politique et social, et sont démunis de langage élaboré et de réelle culture littéraire.

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Re: France Culture avant et maintenant - le Dim 20 Déc 2015, 12:10

@Jean-Luuc a écrit:[...] il est notamment question de la déconnexion de la classe politique française avec la culture, des présidents de la cinquième République, d'un usage du français médiocre par les élites intellectuelles, de Maupassant, de la pratique du pouvoir.

@Philaunet a écrit:Dans les mots de Nicolas Pariser, j'entends ce langage branché et malhabile de qui ne lit pas et dont la pensée est constituée de clichés.

Parachuté quelques minutes dans Projection privée, j'ai entendu exactement l'extrait ici signalé. Si je n'avais attendu la rubrique finale -Conseil de la semaine, de plus en plus souvent le seul bon moment de Projection privée- j'aurais immédiatement suspendu l'écoute. Ma surprise principale n'a pas tant été la quantité de bétises entendues en un peu moins d'une minute, que l'absence complète de réaction de Michel Ciment : certes, Nicolas Pariser ne faisait que répondre à son souhait de "développer" ; certes, en balançant une crasse sur le leader politique qu'il est de bon ton de flinguer (ça tient lieu d'idées personnelles) il rejoint les habitudes de Michel Ciment. Mais enfin dans cette diatribe médiocrissime il ne parle pas de cinéma. Il se contente d'enfiler des idées reçues et de donner des leçons tout en faisant exactement le contraire de ce qu'il recommande.

J'ai été doublé de peu par les deux forumeurs ci-dessus cités, mais je maintiens mon projet : poser mes remarques en fil "Anerie du jour" qui le vaut bien.....

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