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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales    Page 17 sur 21

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Michel Onfray, chroniques et émissions estivales - le Mar 01 Sep 2009, 16:59

Rappel du premier message :

Michel Onfray, qu’as-tu fait de ta promesse ?

2009 : Septième année de diffusion estivale des conférences de l’Université Populaire de Caen de Michel Onfray. Je me souviens comme si c’était hier de la promesse du philosophe médiatique de nous faire connaître à l’occasion d’une « contre-histoire de la philosophie » une « autre philosophie », la philosophie hédoniste, la seule, la vraie, restée dans l’ombre au cours des siècles car persécutée par la philosophie officielle, et qui ne cesse de ressurgir sous différentes formes. La philosophie officielle, celle qui nous égare, c’est la philosophie spiritualiste, qui au cours de l’histoire allait toujours main dans la main avec le christianisme qui avait pris le pouvoir, philosophie qui avait Platon pour fondateur dont les conceptions collaient comme un gant à la religion chrétienne.

J’ai fini par comprendre que cette promesse décoiffante d’une « contre-histoire de la philosophie » ne serait pas tenue. De philosophie hédoniste, il n’y en a guère. Épicure, à la rigueur, mais Épicure est-il un grand philosophe, j’en doute.

Pour le XVIe siècle, il y a eu Montaigne. On ne pourra pas dire que Montaigne soit un penseur « clandestin », ignoré des académies et des universités .

Pour le XVIIe siècle les philosophes qui entraient dans sa catégorie, qualifiés de « libertins », dans l’ensemble peu préoccupés d’hédonisme n’étaient de petits maîtres qui méritent tout juste le détour, la Mothe le Vayer, précepteur de Louis XIV, Gassendi, un savant et un ecclésiastique qui a mis l’épicurisme au goût du jour et qui d’autre ? J’ai oublié. On était heureux d’en savoir plus sur Cyrano Bergerac et ses voyages dans la lune, mais cette galerie de portraits ne convainquait pas que la philosophie de ces « libertins » pouvait faire le poids face à Pascal, Descartes, Malebranche et Leibniz. En outre, Michel Onfray a tant bien que mal essayé d’enrôler Spinoza sous sa bannière, là c’était un plantage total qui a suscité des protestations. C’était un contre-sens, une récupération abusive et on voyait bien que son approche de l’œuvre de Spinoza était superficielle et insuffisamment informée.

Avec le XVIIIe siècle, nouvelle déception. J’attendais que l’éclosion d’un hédonisme qui s’assumât eut enfin lieu . Le XVIIIe siècle n’a-t-il pas plus que tout autre célébré le plaisir, dans le théâtre, le roman, la peinture, la musique, même. Curieusement, le thème de l’hédonisme a été abandonné, c’est l’apparition d’une philosophie d'un matérialisme encore mal affirmé qui a été présentée, avec des avancées du côté de l’utilitarisme : La Mettrie, Helvétius, Maupertuis . Les écrits du Marquis Donatien de Sade auraient dû permettre de poser la problématique d’un hédonisme radical, le plaisir comme but ultime, mon plaisir avant tout, mon plaisir à tout prix, mon plaisir au prix de la souffrance et du malheur de l’autre. Malheureusement, le prisonnier de Charenton n’a eu droit à un traitement expéditif : « Sade, c’est du nazisme avant l’heure » . J’aurais aimé faire remarquer à Michel Onfray que les cent-vingt journées de Sodome sont une fiction et une apologie autant qu'une critique de la débauche.

L’inspiration de Michel Onfray était meilleure quand il a traité par le menu le cas de l’abbé Jean Meslier, mettant l’accent sur ce fait étonnant que le premier athée déclaré était un obscur ecclésiastique, dont l’œuvre était totalement clandestine.

Pour le XIXe siècle, le thème finalement peu productif de l’hédonisme philosophique a été carrément abandonné au profit de l’eudémonisme, le bonheur prenant la place du plaisir. C’est un changement de programme, philosophie du bonheur et philosophie du plaisir, ce sont des orientations très différentes. Le bonheur est beaucoup moins lié au matérialisme que l'hédonisme. Cet abandon du thème de l’hédonisme me montrait une fois de plus que le projet de centrer une « contre-histoire de la philosophie » sur l’hédonisme était une impasse.

C’est cependant sans déplaisir que j’ai écouté une présentation de l’utilitarisme de Jeremy Bentham, si important pour l'ensemble du monde anglo-saxon, les idées extravagantes de Charles Fourier, traitées sur le ton de la franche rigolade et la vie aventureuse de Bakounine.

Je n’ai pas pu écouter les conférences de 2008.

En 2009, une nouvelle fois, mon attente était grande. Enfin, il serait question de Nietzsche, l’idole de Michel Onfray.

Michel Onfray a consacré plusieurs séances à un philosophe très peu connu, certainement très intéressant et plus que talentueux, le français Jean-Marie Guyau , atteint de tuberculose, auteur de « l’esquisse d’une morale sans obligation ni sanction », qui a développé une philosophie existentielle qui répond à la maladie et peut être considéré comme un précurseur de Nietzsche. Le conférencier aurait pu éviter de consacrer une séance entière pour stigmatiser le conformisme politique de cet auteur, selon lui coupable d’être moralement conservateur, chauvin, colonialiste, réactionnaire, antisémite, militariste, attaché à la terre, à la famille nonobstant républicain.

Ensuite, on est passé à Nietzsche, j’attendais Michel Onfray au tournant. Comment lui homme de gauche très à cheval sur la correction politique pourrait-il défendre un philosophe dont la réputation de penseur sulfureux n’est pas du tout usurpée, un philosophe qui consacre tant et tant de pages à de virulentes attaques contre la classe ouvrière, qualifiée par lui de « plèbe au sang vicié » ? Le point fort de cette série était la présentation du philosophe malade à la recherche de la « grande santé », une manière de vivre avec la maladie et d’en tirer un avantage existentiel beaucoup important que la bonne santé de l'homme moyen . Oui mais pourquoi tout au cours de son oeuvre Nietzsche n’a-t-il que mépris pour les malades, pourquoi est-ce une injure sous sa plume dont il accable, entre autres, les religieux? La plupart de ses interventions de cette série n’étaient qu’un plaidoyer assez laborieux qui cherchait à nous présenter un Nietzsche largement calomnié, c’est certainement vrai, mais un Nietzsche vu sous l’angle politique, contestataire gauchiste qui pourrait prendre sa carte au parti d’Olivier Besancenot, un Nietzsche réduit à la haine de son pays, de la bonne société bourgeoise et de la religion, un Nietzsche devenu salonsfähig en quelque sorte. Les mânes de Nietzsche n’en demandent pas tant. La présentation de la dissension avec Wagner était particulièrement plate et même fallacieuse, Michel Onfray y projetait de toute évidence ses propres détestations, alors que cet épisode avait été présenté de manière lumineuse et fort inspirée par le philosophe Philippe Lacoue Labarthe dans une série du matin des musiciens. Finalement, une grande déception.

Mon exemplaire des œuvres presque complètes de Nietzsche est resté sur les bords de la rivière Tshuapa, confisqué par un séminariste. Quand j’aurai récupéré ce livre, je confronterai le Nietzsche salonsfähig de Michel Onfray au Nietzsche que j’ai cru découvrir quand je lisais ces écrits qui avaient le don de me faire dresser sur la tête les quelques cheveux qui me restent à chaque page.

Bien loin des platitudes politicardes de Michel Onfray, j’ai connaissance d’un magnifique commentaire sur Nietzsche, il est contenu dans une série d’émissions de René Girard. Le jour où je retrouverai la cassette, je vous en dirai plus.

Dans sa dernière séance, Michel Onfray a annoncé une nouvelle série sur le nietzschéisme chez les philosophes contemporains. Une nouvelle fois, j’en attendrai beaucoup, peut-être enfin ne serai-je pas déçu.

Henry
* * *

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Pas un clou - le Ven 01 Aoû 2014, 13:17

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La dernière question : la justice, vous connaissez ? Vous attaquez tellement de gens, est-ce que vous prenez pas des risques ? Quand on vous attaque en justice pour vos propos, est-ce que vous avez un avocat ?

L'intérêt ici, c'est de constater une façon de répondre à côté : Onfray pourrait répondre à la question en une minute, mais il préfère raconter sa vie. Alors il se lance dans un récit de ses démélées judiciaires avec Raël, mécontent d'avoir été traité d'abruti local. Onfray fut donc convoqué au tribunal avec son éditeur. En fin de compte il gagne le procès, puis perd en appel. L'histoire aurait tenu en moins d'une minute si le conférencier avait eu davantage le souci de répondre, que celui de se mettre en valeur. Au contraire de quoi il prendra plusieurs minutes pour raconter l'histoire sous forme de fable qui lui permet de faire le clown : "Oui monsieur le juge, j'ai traité Raël d'abruti local mais ça n'est pas une insulte c'est une vérité, ou alors prouvez-moi que j'ai tort". C'est presque aussi fin que du Bruno Gaccio. Le public de Caen, bon enfant et acquis à sa cause, se bidonne. Et d'ailleurs, le juge lui glisse en loucedé qu'il est bien d'accord. La question était factuelle, la réponse aurait pu l'être, mais elle a surtout servi à faire un numéro.

De là on s'interroge : mais bon sang de bois, qui donc peut croire que tout cela est de la philosophie ? Et surtout on se demande comment a été bricolée cette émission et pourquoi on a choisi ces questions là ? A cause des réponses ? Parce que ce sont celles où Onfray, surexcité, est en plein hubris d'improvisation ? Je dis ça parce qu'en consultant le site de l'Université populaire de Caen, on peut vérifier que le calendrier ne contient pas de séance de réponses aux questions, ce qui est bien compréhensible : les questions suivent les conférences, et l'émission est construite en sélectionnant de quoi boucler une émission sur 5. De quoi boucler une émission, mais aussi de quoi permettre au conférencier de faire son numéro.

Avec cette fin de première semaine, on peut douter légitimement de l'utilité d'écouter les 4 suivantes. C'est certainement par erreur que le podcast du jour porte le titre "Philosopher en dehors des clous". Car dans cette séance de questions, Onfray ne philosophe pas, il n'est en dehors d'aucun passage clouté, et finalement c'est son baratin qui ne vaut pas un clou.

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le café du commerce du vendredi - le Ven 01 Aoû 2014, 21:28

C'est du Michel Onfray tel  qu'en lui même. Ça ne mérite pas des tonnes de commentaires. Un naufrage? non, car c'est improvisé et sans prétention.

Quand il avait opposé  histoire et archives, il  avait  dit une grosse carabistouille. Histoire et archives, ça  ne s'oppose pas, ça va ensemble.  Il aurait dû admettre son erreur. On peut sans doute reprocher des choses à Michel Foucault, pas d'avoir travaillé à la Bibliothèque nationale. Et puis quand  il dit que Foucault ignorait le terrain, c'est sans doute assez faux . J'ai un souvenir personnel, j'avais un jour accompagné un émigré dans  la monstrueuse  queue de la Préfecture de Police pour la délivrance des permis de séjour, et devinez qui j'y avais vu? Michel Foucault. Qui n'était pas là, je suppose  pour avoir des papiers mais pour voir comment ça se passait.

Pour le Christ, qu'il ait ou non existé, je crois effectivement qu'il n'est pas sur un terrain très solide. Et puis il est tellement partial, tellement à l'affut de ce qui peut aller contre la religion... Ce  n'est pas vrai qu'il n'y a que des sources chrétiennes qui affirment l'existence du Christ, il y a au moins Flavius Josèphe.  J'ai en tête la réponse d'un historien, Odon Vallet  qui pour répondre à cette question avait dit si vous niez l'existence du Christ, ça pose plus de problèmes que si vous l'acceptez.

Pour ce qui est de la stratégie, la bombardement de Dresde, les camps de concentration de la guerre des Boers, oui, ce qu'il a dit était  acceptable, mais pourquoi toujours se poser en interlocuteur virtuel de gens comme Soral  qu' on ferait aussi bien d'ignorer totalement et définitivement. Qui pense vraiment que les bombardements de Dresde relativisent Auschwitz?

Ce qu'il dit de la stratégie est assez juste, il y a de plus en plus de conflits asymétriques avec des menaces de terrorisme.  Ce n'est pas d'une grande originalité.

C'est vrai qu'il a un public qui boit ses paroles et qui semble l'idolâtrer.   Mais il ne faut pas le lui reprocher, il a quand même beaucoup donné à ce public, qui lui doit une certaine reconnaissance.

À propos de  Martin Heidegger, ce n'est pas  parce qu'on a eu deux, et peut-être plus amoureuses juives, qu'on peut  être  dédouané des accusations d'antisémitisme,  c'est vrai  mais c'est tellement évident.  Ce sont des choses dont on  ne devrait même pas discuter mais on lui avait posé la question, alors il fallait qu'il réponde. Ce qu'il cherche, on le connaît, c'est toujours en rajouter une couche, et ressortir la femme de Husserl, le discours du rectorat etc. etc. au bout d'un moment, ça finira par lasser, mais  il  est  comme  ça, c'est sa méthode.

Le dernier chapitre, l'affaire de la tentative de la secte Raël de le récupérer, non, je n'irai pas le lui reprocher car c'était vraiment  amusant. L'histoire est drôle  et  il l'a fort  bien racontée. C'était le bon moment de la conférence, le petit dessert.

J'ai réécouté la première conférence, ce qu'il dit du structuralisme était  vraiment très très intéressant très éclairant et me semble  pertinent.  Je vous recommande d'y  aller ou d'y retourner.   C'est une des meilleures interventions de Michel Onfray de ces douze années. Il est vrai qu'on a vu apparaître en cette fin du XXe siècle, alors que le matérialisme semblait avoir définitivement triomphé, un idéalisme sophistiqué, qui s'appuie sur des travaux scientifiques importants et qui a eu de grands maîtres, parmi lesquels Claude Lévi-Strauss et Roman  Jakobson, mais aussi des myriades de fumistes, de rigolos, de pédants grotesques, de jean-foutre, de trissotins, de bateleurs de foire,  d'imposteurs, de charlatans de toutes sortes.  Le tableau qu'il a fait de cette foire aux fumistes valait le détour. Je n'avais qu'un regret, que l'exposé ait été si court. j'en aurais bien repris une tranche.

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Réaction - le Lun 04 Aoû 2014, 15:13

Pas d'accord avec toi Henry quand tu dis que c'est sans prétention. Au contraire la prétention dégouline de ces émissions du vendredi encore plus que des conférences. C'est dommage d'ailleurs car des (pseudo)séances de questions seraient plutôt bien venues pour casser la monotonie et donner son rythme à la semaine Onfraysienne. Hélas elles ont le même défaut que les débats de ciné-club, dont Michel Audiard disait "Qui n'a jamais assisté à un débat dans un ciné-club ne peut pas dire qu'il s'est vraiment marré une fois dans sa vie". A titre d'exemple, je suggère l'écoute des questions posées dans les séances de Jean Douchet à la cinémathèque. Douchet quand il est bien inspiré, réussit à commenter en profondeur le film, mais il le fait en réponse à des questions extraordinairement naïves, sottes, à côté de la plaque. Le problème dans l'émission de vendredi dernier, c'est que les questions ne valent pas lourd, et que les réponses n'élèvent guère le niveau. Il n'y avait donc rien de mieux à glaner dans la partie débat de ces 4 premiers cours ? Je pose la question et je ne suis guère optimiste sur la réponse.

A part ça, je me demande au nom de quel principe la médiocrité ne mériterait pas d'être commentée et discutée ? Au contraire nous avons là un objet radiophonique qui prête le flanc à la critique, tout comme les 55 minutes d'Eloge du savoir que madame Goémé tire des cours du Collège de France. Eh bien ces conférence de Caen, elles donnent en une heure de radio tellement peu de savoir utilisable, que la chose mérite d'être dite avec quelques arguments à l'appui dans un  billet qui se lit en 5 minutes. 5 minutes de lecture pour économiser 55 minutes de radio c'est un service rendu car le temps de l'auditeur est précieux, et il est de bonne critique de le prévenir qu'en allumant son poste à 11h il prend le risque de gaspiller son temps à écouter des sornettes. Ensuite il fait comme bon lui semble, l'auditeur. Par contre je ne vois guère l'utilité qu'il y a à dire aux autres ce qu'ils doivent écrire ou ne pas écrire en forum, et pourquoi pas aussi leur dire quand et comment ? Mais enfin ce sont là les mystères du dialogue ou plutôt, la loi du dialogue : sans désaccords, il ne peut pas y avoir d'échanges.

Alors parlons un peu du savoir que dispense Michel Onfray, ça vaudra mieux....

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Sur la révision du structuralisme - le Lun 04 Aoû 2014, 15:18

@Henry Faÿ a écrit:[...] ce qu'il dit du structuralisme était  vraiment très très intéressant très éclairant et me semble  pertinent.  Je vous recommande d'y  aller ou d'y retourner.   C'est une des meilleures interventions de Michel Onfray de ces douze années. Il est vrai qu'on a vu apparaître en cette fin du XXe siècle, alors que le matérialisme semblait avoir définitivement triomphé, un idéalisme sophistiqué, qui s'appuie sur des travaux scientifiques importants et qui a eu de grands maîtres, parmi lesquels Claude Lévi-Strauss et Roman Jakobson, mais aussi des myriades de fumistes, de rigolos, de pédants grotesques, de jean-foutre, de trissotins, de bateleurs de foire,  d'imposteurs, de charlatans de toutes sortes.  Le tableau qu'il a fait de cette foire aux fumistes valait le détour. Je n'avais qu'un regret, que l'exposé ait été si court. j'en aurais bien repris une tranche.
La révision du structuralisme considéré comme une mode intellectuelle, c'est intéressant et c'est un sujet en soi, sans aucun rapport avec Hannah Arendt. Mais surtout, à l'exception peut-être du cas Foucault, c'est une controverse révolue. D'autres ont su s'en charger avec davantage de courage intellectuel il y a 30 ans (Marcel Gauchet) ou dès les années 60 (Boudon, Rosset et JF Revel dont Onfray est inconsciemment proche) avec davantage de pertinence et surtout un peu plus de savoir en magasin que Michel Onfray qui nous refait ici le coup de sa croisade anti-Freud : il débarque après la bataille et il pourfend des cadavres avec une épée en bois. On se demande quand il va s'attaquer aux moulins (désaffectés, bien sûr).

En tous cas le structuralisme en tant que méthode, c'est autre chose qu'une mode intellectuelle. Et le procès philosophique que lui intente Onfray en bloc n'a guère de sens. Il commet à ce moment une des pires erreurs que puisse commettre un philosophe : juger en bloc d'une réalité multiple. A cette erreur on trouvera aisément un faisceau de causes, mais s'il en est une qu'il ne faut pas omettre, c'est l'ignorance : Onfray ne sait pas de quoi il parle. Il a envie de se payer quelques fumistes et des essayistes dont le travail ne lui revient pas, alors il met tout le monde dans la même charrette y compris ceux qu'il n'a pas lus. Il leur administre une double leçon de morale et de méthode, en reprenant à son compte le reproche philosophique (et non méthodologique) que d'autres ont su faire avant lui et bien mieux : Jean-Marie Domenach, Jean-Paul Aron.

Anyway, de cette démolition expédiée en deux coup de cuiller à pot, je défie quiconque de tirer un savoir sur le sujet visé qui est, je le rappelle, le structuralisme. La seule chose qu'on peut retenir c'est que sous cette étiquette on trouvera certes une collection de fumistes, et de gloires usurpées. C'est salutaire oui, mais comme savoir c'est maigre et comme lance à incendie philosophique ça ne pisse pas loin. En plus Onfray se trompe quand il vise Derrida et Deleuze qui ne sont structuralistes que par accident et par mode passagère. Ce qu'on peut leur reprocher ne se situe que lointainement dans la sphère structurale. Une fois encore, Onfray grisé de sa propre parole, a mis à côté.

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Une pensée mal structurée, peut-être ? - le Lun 04 Aoû 2014, 16:10

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D'ailleurs je ne parierais pas que pris à part dans un bistrot ou pris en traître sur une table d'examen et sans préparation, l'homme de Caen pourrait produire une définition acceptable du mot "structure". Or c'est une notion tout à fait fondamentale, structurante en elle-même, d'ailleurs. Et qu'est-ce qu'il nous sort ? Eh bien ce lundi pour la 6eme leçon (en fait la 5e conférence), alors qu'il commente la préface des "Racines du totalitarisme", on l'entend dire à la 20e minute que la structure ne saurait être cachée mais que -ça tombe sous le sens- la structure est de l'évidence. Mais peut-être par là, n'entend-il que le plan du livre ? Ou bien le fil du raisonnement ? Comme si la structure c'était ça ...  Mais non réécoutons l'extrait : il parle bien en généralité, et il se piège tout seul dans la polysémie. C'est tellement énorme que je préfère le placer en ânerie du jour. A ce moment là il confirme qu'il improvise sur quelque chose de fondamental, mais qu'il ne connait pas ou alors bien mal, et qu'il ne s'est pas donné la peine d'affiner.

La encore, ça s'explique -outre par son énergie personnelle, son narcissisme, et son envie d'en découdre avec les escrocs de la philo- ça s'explique dis-je par l'ignorance : il manque à son cursus une initiation élémentaire aux sciences humaines prises en tant que telles, plutôt que prises au carcan de la philosophie : l'histoire, la psychologie, la sociologie, il n'y connait rien ou bien le peu qu'il en connait, il l'a assimilé par le filtre des concepts. De là il n'en finit pas de ses dépêtrer avec l'injonction du recours aux faits, à l'empirie. Mais le totalitarisme est un fait historique, et il n'est pas bien malin de vouloir le décoder depuis la philosophie, si c'est pour nous expliquer que la philosophie n'a rien à en dire. Or c'est bien là qu'il nous emmène.

Pour cette raison d'ailleurs, son cours aussi superficiel et saupoudré soit-il de facilités, serait utile même à des producteurs de radio bien meilleurs que lui. Je pense en premier lieu à Raphaël Enthoven, dont les promenades philosophiques toujours instructives car issues d'un véritable lettré, sont entachées de bourdes et d'idées reçues dignes du café des sportifs "tous nous croyons que", "les gens veulent..." et autres "l'opinion estime que". Une petite injection d'Onfray permettrait de recadrer quelque peu Raphaël.

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Au fait, Nessie, au fait !! - le Lun 04 Aoû 2014, 16:28

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Alors aujourd'hui pendant une heure on entend, sous couvert de nous dire quelle était l'anti-méthode d'Hannah Arendt, on entend à-peu-près le même ressassement habituel. Les faits, les faits surtout avant les concepts, il n'y a pas d'essence avant l'existence, le totalitarisme n'est pas acceptable même maquillé en transcendance ben tu parles comme nous voila éclairés ! En passant, encore un coup de savate à Michel Foucault, il est vrai que comme Barthes Foucault mérite davantage d'estime en tant que personnage si on le compare aux arrogants fumistes qu'Onfray aime à se payer. Et en tant qu'intellectuel Foucault mérite un cycle complet de conférences si on veut s'en prendre à sa pensée. Je gage qu'après une analyse serrée il n'en restera pas lourd, mais rien ne me donne à penser qu'Onfray soit capable de la produire cette analyse, puisqu'en allant fouiller dans les poubelles de sa biographie il ne risque pas de déterrer autant de cadavres que dans le jardin de Freud. Pour cette raison il essaie de s'en prendre à la méthode, mais le hic est bien que pour les questions de méthode, Onfray n'est pas très bien équipé.

A 11h 50 enfin on voit enfin se profiler 3 principes, non de la méthode d'Arendt comme il avait été annoncé, mais de sa prévention contre l'idéologie et contre le propos des idéologues :
- l'idéologue se pose en extra-territorialité du présent.
- l'idéologie est transcendante : elle n'expérimente pas le réel, mais pose le primat de l'idée pure s'imposant au réel. (et il en rajoutera une couche en 4e point, disant : en tant que transcendance, le totalitarisme est au-dessus non seulement des faits, mais des hommes).
- l'idéologie opère une réduction de la complexité du réel.
Ah ouiche voila qui est très bien envoyé surtout le troisième point : par exemple quand on réduit le structuralisme tantôt à une idéologie parmi d'autres mais mortifère, et tantôt à un bloc de fumisterie, mais toujours en oubliant que c'est tout à la fois une méthode pour les chercheurs, une herméneutique, une boite à outils, une voie pour les essayistes, un bon créneau pour les faiseurs. Pas de pot, Onfray est mal tombé aussi bien dans son troisième point que dans sa croisade anti-structurale : la réduction du réel n'est aucunement "spécifique des idéologies totalitaires" comme il l'a dit juste avant d'attaquer son petit inventaire terminal. Anattendant, j'aimerais bien savoir où il a trouvé cela chez Arendt.

Eh bien excusez-moi de penser que c'est tout de même 'achement court. Et ça n'est pas en réécrivant le marxisme pour y injecter les gènes du complotisme (comme si Hannah Arendt avait eu quelque chose à en dire, du complotisme) qu'Onfray parvient à donner quelque épaisseur à sa fin de cours. On dirait une diatribe d'intellectuel débutant. Car c'est vraiment se traîner au niveau du débutant que de tartiner pendant une heure sur l'idéologie qui biaise la pensée, et sur l'analyse qui doit partir des faits. Certes il y a là une salutaire désintoxication, mais elle ne passe jamais le cap de l'énoncé général. Onfray aime bien lancer son année en anticipant pour ses élèves "A la fin de l'année, vous saurez que... et avec ce que vous aurez appris, vous pourrez....". Sauf qu'on n'y apprend rien.

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Michel Onfray à Orphalese - le Ven 15 Aoû 2014, 11:57

En ce moment même, la troisième séance de questions. Prise en route, au réveil - ouf c'est toujours 20 minutes de sauvées mais il y a aussi de quoi renoncer à se lever hein.  

Ces séances du vendredi sont révélatrices d'un esprit, ne serait-ce que par leur choix : comment sont choisies (et par qui) les questions ? Pourquoi n'ont-elles qu'un lointain rapport avec le sujet de l'année, tout en offrant au conférencier l'occasion de faire un numéro ? Mais alors, quel numéro les amis...

Une seule question lui permet de sortir un gros oeuf de son gibus, une interminable glose de 20 minutes pendant lesquelles Onfray accumule des généralités comme si à chaque détour de sa réponse il redécouvrait un big-bang philosophique. Mais alors tiédasse hein le big bang d'abord ça ne pisse jamais bien loin : les animaux sont gentils, les bourgeois sont médiocres, et les culs-terreux en savent plus que les philosophes officiels ; et ensuite quand bien même il nous sort un micro-gramme de bon sens ou de discernement, une fois sur deux c'est-à-dire environ une fois par minute il parvient à l'enchâsser dans une ânerie. Essayez au hasard vous allez voir, à chaque tournant on glisse sur une bourde en forme de paralogisme, une leçon de morale neu-neu, un petit coup de militantisme, ou une brève digression d'homme apparemment cultivé qui en délaissant le simple name-dropping pour le commentaire, ne montre qu'une chose : sa capacité à lire de travers.

A part ça, sa définition de la culture est distrayante. Il suffirait donc de vilipender la culture bourgeoise et de réhabiliter le corps. Car en vérité je vous le dis, la politesse ça n'est pas de mettre la fourchette à gauche et le couteau à droite quand on dresse la table (ça c'est la politesse bourgeoise, dit-il) non, la politesse c'est de faire attention à l'autre. D'ailleurs les animaux sont gentils car ils tuent pour manger et non par plaisir (on me pardonnera ce fulgurant raccourci, mais sincèrement c'est plutôt un bon résumé de ces vingt minutes de prédication)). En passant il raconte sa vie "moi quand j'étais prof" ou "moi quand j'ai lu jean-pierre changeux" ou bien "moi j'en ai appris plus avec les agriculteurs qu'à l'université". On n'en doute pas un instant, notez bien. Il y a aussi un savoureux "moi et bobonne ....".

Ouais.


Question : est-ce parce qu'il croit s'adresser à des débutants de la vie, ou bien parce qu'effectivement son public est composé d'adolescents qui le regardent fixement avec la bouche ouverte et les yeux comme des ronds d'ananas, qu'il enfile de telles prudhommeries tout en se grisant de sa propre parole ? De fait il n'est pas le seul à être grisé : un tonnerre d'applaudissement vient ponctuer cet hallucinante prestation de bistrot.

Anattendant, pas un mot sur Hans Jonas ni sur Hannah Arendt.
C'est peut-être mieux, en un sens.

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Oxymore, mot de l'année - le Mer 20 Aoû 2014, 11:57

Aussi sympathique soit-il par son mélange d'énergie et de sincérité, quand bien même cette dernière confine à la naïveté, le problème avec Michel Onfray c'est qu'il ne digère pas la contradiction. Je veux dire : pas celle qui fleurit dans la polémique, mais la vraie contradiction, essentielle et fondamentale. Celle qu'on trouve au fond des choses, de la vie, de la société et de l'histoire. Celle-là il ne la supporte pas, et le problème est encore aggravé par son inculture.

Ainsi il qualifie couramment d'oxymore ce qui heurte son esprit insuffisamment renseigné : une structure non apparente pour lui c'est inconcevable, tout comme une tyrannie bienveillante (ça c'était hier). Il faut vraiment ne pas connaître grand chose de l'Histoire pour ignorer la notion de bon tyran. Notion que je dois personnellement à mon professeur d'histoire en classe de 6eme. Peut-être Michel Onfray n'a-t-il commencé à se cultiver que très très très longtemps après la classe de 6eme. Alors je veux bien croire qu'il découvre la notion à 54 ans en lisant Hans Jonas. Mais aussi tard qu'il ait commencé à penser de lui-même, Onfray pourrait quand même se casser un peu la nénette et rapprocher la formule "tyrannie bienveillante" de celle du "despotisme éclairé". A moins que là encore il ne voie qu'oxymore. A moins que l'un des objectifs du cours ne soit d'imposer l'usage généralisé de quelques mots, qui resteront comme les marques de cette année : oxymore, et singulier.

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Singulier, autre mot de l'année Onfray - le Mer 20 Aoû 2014, 11:59

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Car indépendamment des contradictions qu'il ne digère pas, il y a aussi les prises de position des uns et des autres. Alors là ils ont intérêt à ne pas sortir des clous Onfray, car tout ce qui s'écarte du droit chemin est (dis)qualifié par lui au moyen de l'étiquette "singulier". Ainsi quotidiennement étonné ou plutôt choqué par Hannah Arendt, Hans Jonas pris au détour d'un paragraphe en flagrant délit d'incohérence (selon la logique du conférencier) ou de culot (selon sa morale),  il colle le sticker "c'est singulier" sur ce qu'il ne tolère pas. Là où l'esprit vulgaire eut collé plutôt "ridicule", Onfray dit "singulier". On l'entendra plusieurs fois chaque jour entre 11h et midi, puisque le cours propose une lecture critique des auteurs, c'est bien la moindre des choses ness pas.

Quand Onfray sent confusément qu'il gagnerait à éviter la répétition, il s'abaisse à employer "paradoxal", qui est un très bon moyen terme entre "oxymore" et "singulier". "Paradoxal" c'est tout à la fois : contradictoire, absurde, ridicule, irrecevable. Et là encore, ça se fera avec un discernement philosophique bien faible. Ainsi ce jour à 11h17, il juge "paradoxale" la réflexion d'Hans Jonas sur les effets pernicieux de la technique, non quand elle échoue mais bien quand elle réussit. Puisque ce cours est une initiation à la réflexion, il y aurait là de quoi lancer une réflexion sur la double nature des choses, sur le bien logé dans le mal et le mal dans le bien. Et encore plus jadis pour ses élèves de Terminale technique, car eux c'était peut-être pas la peine de les enfumer avec Hegel ou avec Simmel. Mais non : on sent qu'Onfray attaque tout juste la question, et qu'ici à mi-chemin entre le commentaire délayé de son synopsis et l'envolée dans l'improvisation, commence tout juste à penser la technique. Et pas à partir de la lecture d'Ellul ou de Giedion, non non : à cause de l'eugénisme et de Hans Jonas. Et pour ça, il lui fallait avoir depuis longtemps quitté son poste au lycée Technique de Caen, certainement. Ben mon vieux. Qui donc a dit qu'on pouvait enseigner la philosophie sans pour autant être philosophe ?

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L'avenir de Michel Onfray - le Mer 20 Aoû 2014, 12:07

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Cela dit, en écoutant le cours, on comprend qu'Onfray s'intéresse moins à la philosophie dont il fait la contre-histoire, qu'aux questions cruciales de notre époque, et qui donc l'en blâmerait. Peut-être même l'intitulé "Contre-histoire de la philosophie" n'était-il que prétexte, auquel cas notre homme a bien raison de ne pas annoncer franchement la couleur. Simplement, il ne peut éviter de décevoir toute une partie du public de France Culture qui voit dériver cette contre-histoire de la philosophie vers l'exercice de la prédication laïcarde où le maître de Caen donne son avis sur l'euthanasie, sur l'eugénisme, et on attend son avis éclairé sur la GPA et la PMA, en passant sur les OGM, le changement climatique etc.

En fin de compte, au-delà des qualités de showman et des carences de celui qui se pose comme un intellectuel de son temps, Michel Onfray est tout simplement un penseur léger. Notamment on voit ici qu'il n'a pas intégré le simple principe de complexité. Va-t-il dans un cours futur s'en prendre au fouillis de pensée d'Edgar Morin, lui même théoricien e t orfèvre en la matière ? L'homme de Caen a déjà pris plaisir à tenter de dégommer certaines des icônes de notre temps : Sartre, Derrida, Deleuze, Foucault. On ne l'imagine pas se payant Bourdieu (car pour se payer Bourdieu il faudrait d'abord connaitre le B-A-BA de la sociologie). Par contre Morin ferait une assez bonne future victime pour Onfray, qui par certains côtés est comme un nouvel Edgar Morin une fois retiré la vaste culture, la tendance à l'auto-critique, le reniement du stalinisme, la bienveillance débonnaire et quelques autres qualités qui font tout de même la différence entre ces deux grands dispensateurs de bourdes.

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Bonnes raisons d'écouter Michel Onfray - le Jeu 21 Aoû 2014, 11:46

Parmi les bonnes raisons d'écouter tout de même Michel Onfray car de bonnes raisons il y en a, on en trouve heureusement d'autres que la pêche aux perles. A qui n'a vraiment pas "la tête philosophique" comme dit Jean Lebrun, Onfray apporte une introduction générale à l'oeuvre de quelques grands auteurs absents des manuels courants. Et avec son style à la fois simplet et farci de bourdes mais toujours vivant, il permet tout de même d'aborder le sujet sans mouiller sa chemise.

Pour cette raison, sa deuxième année sur la psychanalyse avait permis d'exhumer des auteurs qui avaient pu échapper même aux psychologues surtout ceux qui sont formés par l'université, enfin de ces auteurs dont souvent on connait le nom mais pas plus que ça, parce que la saturation freudienne aidant, on avait finalement renoncé à explorer leurs écrits. Renoncement qui suivait aussi une lassitude générée par les excès du freudisme parisien et cela notamment à France Culture. Des auteurs parfois franchement loufoques et pourtant dotés d'un certain flair, mettons Wilhelm Reich. D'autres qu'on avait laissés sur le second rayon après en avoir lu un ou deux volumes, par exemple Erich Fromm. D'autres enfin, dont même le nom étaient passé aux oubliettes du renoncement, comme Otto Gross.

Alors cette année pour Hannah Arendt, certes on n'avait peut-être pas besoin d'Onfray. Sauf peut-être pour apprendre de sa bouche que le travail d'introduction a été très bien fait par Jean-Claude Poizat dans un livre de dimensions raisonnables : Hannah Arendt, une introduction (chez Agora-Pocket). Sans aller jusqu'à prétendre qu'il doit tout à ce livre -car sinon son cours eut été meilleur- il faut reconnaitre sportivement qu'il a fourni cette référence à la fin de presque toutes ses conférences cours sur Arendt.

Au programme de cette année, il y avait donc une introduction à Hans Jonas. Certes à prendre avec précautions comme tout le reste, mais en l'absence d'un Une vie une oeuvre ou d'une série des Chemins de la connaissance (les vrais, pas ceux de maintenant) la présentation générale d'Onfray vaut celle des revues pour le grand public.  Et elle pourra éclairer ceux qui se lassent du commentaire récurrent qu'on entend chez Finkielkraut, qui commente Jonas en profondeur et dans le détail mais ne passe pas trop de temps à rappeler l'essentiel qui nous manque.

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